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| GLOEL
15/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour,
C'est un texte qui touche à une vérité universelle auquelle on a tous ete plus ou moins confrontee: la peur du déclassement social est souvent le moteur de nos ambitions, mais aussi la source de nos aveuglements. J'aime bien votre écriture fluide et introspective, presque humble... Le ton est tres juste : il n'y a ni apitoiement, ni jugement tranché, juste le constat lucide d'un homme qui, après avoir couru toute sa vie pour échapper à sa propre ombre, finit par la rattraper. Avec la mise en oeuvre de l'IA, toutes les categories socio professionnelles seront affectees et connaitront une forme de rapide declassement, au moins aussi longtemps que le travaill representera la liberte. Merci pour ce texte profondement humain. Frank Gloel |
| Donaldo75
24/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Intéressant cheminement de vie. Il y a de l'introspection, de la sociologie. La fin, avec le nouveau manager, synthétise bien les pratiques managériales peu humaines de certaines organisations. Heureusement, ce n'est pas le cas partout. La conclusion est assez pessimiste mais je comprends ce sentiment.
"Tu iras à l'école. J'y étais déjà. Tu réussiras ton collège, obtiendras ton brevet, puis le lycée, le bac avec une mention de préférence, un concours, une bonne place pour une bonne école, afin de décrocher le diplôme comme un sésame pour un bon boulot qui paie bien." Je crois que cette trajectoire, cette ambition, a disparu à la fin des années quatre-vingt-dix quand le chomage des jeunes est devenu endémique. Et depuis, le brevet et le bac ont perdu de leur superbe - quand j'étais adolescent, avoir le bac suffisait pour obtenir un travail même si le chomage de masse se profilait à l'horizon - et ParcourSup est arrivé. |
| Pepito
9/7/2026
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Bonjour moschen,
Forme : “acheter les pièces défectueuses”... il me semble que savoir quelle pièce est défectueuse est plus ardu que de l’acheter…. ^^ “nettoyait les souillures laissées par quelques troufions trop alcoolisés”... tss, tss, les autres ne laissaient pas de traces, eux? “certains avaient osé effleurer sa jupe.”... “osaient effleurer sa jupe”, non ? “... ne pas forcer sur le décolleté. Elle n’en faisait qu'à sa tête.”... je comprends mieux le terme de souillure. ;=)) “ le sergent signe une permanence qui leur donne le droit de fuir sans finir dans une geôle en déserteur.”... oups ! le champ lexical me semble très éloigné de la réalité. Re-Oups ! c’est un cinoche “dans” la caserne ? Ok, ok,... “ Ces soirs-là, je leur donnais un peu de fierté …” … à qui, aux troufions évoqués plus haut ? Je suppose que c’est au “parents”, faut suivre… ;=) “Il n'y avait pas de fatalité à se cantonner à…” … deuxième saut du coq à l'âne. Faut vraiment s’accrocher pour suivre… ^^ “ L'opportuniste ne s'interdit rien. Ma grand-mère avait montré l'exemple en faisant la dernière toilette du mort,...” … je vous conseille le merveilleux film japonais Okuribito (Departure en anglais), juste pour changer de vision. “... que ses intestins ne se mettent à fermenter.”... doit manquer un “pas”, non ? “Chaque personne vit avec ses moyens…” … perso, je préfère vivre avec ceux du voisin, mais c’est moins évident. “ Que savez-vous faire ? Surtout ne pas donner la mauvaise réponse ! Je ne voulais pas finir ainsi.”... koikidi le môssieur là, moi pas compris…. “avec les souillures des étudiants pour varier les plaisirs”.... non, ils faisaient pas ça sous la table du refectoire, quand même… si ?!! “Tu perpétueras la tradition.”... ils étaient projectionnistes de père en fils depuis des générations ?! “pas le droit de perdre le bénéfice de la bourse.”... déjà bien qu’elle existe… “ le patron si peu enclin à ce que ce fragile équilibre ne se perturbe.”... ah ça alors, sacré patron, tous les mêmes. A se demander pourquoi certains employés ne le deviennent pas, juste pour montrer l’exemple… ce serait bien fait, na ! “Papa me demandait parfois, fort poliment, de quoi était fait mon quotidien.”... j’en parlais justement avec un de mes fils aujourd'hui. Je n’ai pas eu cette chance… que mon père s'intéresse un jour à ce que je faisais. Autre génération, je suppose… “ Le client voulait voir du concret, fissa, lui-même pas tout à fait certain de connaître son besoin.”... pourquoi cette surprise, le monde industriel a fonctionné autrement un jour ? Fond : Une écriture hachée, faisant des bons tous azimuts. J’ai eu du mal à suivre, particulièrement au début. Un texte un brin larmoyant avec une propension du narrateur à rejeter ses manquements sur les autres. Sur ses parents, sur la société, sur ses employeurs, ses chefs… sans jamais se remettre en question lui-même. Le type même d’employé à partir dans la première charrette par manque d’adaptation et surtout par manque de réalisme. Exemple type du principe de Peter : “dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever jusqu’à son niveau d'incompétence ». Difficile, il est vrai, de savoir s'arrêter juste en dessous. ^^ Bref, vraiment désolé, mais je ne suis pas convaincu par ce texte. Une autre fois, sûrement. ;=) |
| Cyrill
10/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Moschen.
Je trouve cette nouvelle intéressante, parce qu’elle ne parle pas seulement de l’ascension sociale ou de l’intelligence artificielle. C’est aussi et surtout la peur de devenir inutile que j’ai retenu. Cette angoisse traverse tout le texte, depuis les parents jusqu’au narrateur. Vous avez trouvé un bon fil conducteur. La phrase « Je ne voulais pas finir comme eux. » revient comme un leitmotiv. Puis elle finit par se retourner contre le narrateur. Il devient exactement ce qu’il craignait, quelqu’un que le progrès rend obsolète. On appréhende le milieu social sans qu’il soit expliqué. On perçoit aussi la dignité du travail. Il y a une progression historique, on passe du cinéma à bobines, au téléphone, à l’informatique, jusqu’à l’intelligence artificielle, sans avoir l’impression de lire un cours d'histoire. Chaque époque efface la précédente. La chute surtout m’a ému : « Comme d’autres, j’ai eu le sentiment d’une vie broyée dans les rouages d'un monstrueux système qui clamait, à chaque génération, son dû ». Elle dépasse le cas individuel. Les parents, le narrateur et bientôt la génération suivante, sont pris dans le même mécanisme. La partie sur l’oscilloscope, la baie de brassage, la machine qui bobine les fils, semble dire que le narrateur crée lui-même les outils qui finiront par le remplacer. Il est presque tragique que le fils, qui voulait dépasser ses parents, finisse par être moins adaptable que son père. J’aime beaucoup le style, le ton de l’écriture. Elle est sobre, sans effets inutiles, et convient bien au propos, celui d’un bilan de vie duquel on peut tirer une philosophie. Une lecture plus profonde qu'une simple critique de l’intelligence artificielle. Pour moi, le texte parle surtout de la transmission d’une injonction familiale : travaille, adapte-toi. L’ironie tragique est que cette injonction est impossible à satisfaire durablement. Chaque génération croit avoir trouvé le moyen d'échapper à l’obsolescence, avant d’être à son tour dépassée. C'est cette dimension universelle qui, à mon sens, donne à votre nouvelle une portée qui dépasse l’autobiographie. Merci pour le partage. |




