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Fantastique/Merveilleux
oxoyoz : La mélodie du coeur [concours]
 Publié le 19/12/07  -  11 commentaires  -  18415 caractères  -  9 lectures    Autres textes du même auteur

Impatient et téméraire, un jeune garçon déploie ses efforts pour retrouver la mélodie du coeur de sa bien aimée, subtilisée par Xiphonia La Sorcière.


La mélodie du coeur [concours]


Cette nouvelle est une participation au concours n°3 : Le Conte de Noël (informations sur ce concours).


Illustration d'Akai Kistsune, amie de l'auteur


Il était une fois, dans un royaume paisible, un jeune garçon du nom de Tini. Tini aimait la musique, les étoiles, et depuis toujours mais secrètement, il aimait Lilo. Lilo était la fille de Mr Pulm, le sculpteur de glace de la ville, dont notre héros était l’apprenti. Certaines nuits d’hiver, quand le ciel était clair, Lilo et Tini s’asseyaient sur les balançoires et regardaient les astres scintiller. Et quand la jeune fille se mettait à chanter, une fine neige tombait en flocons brillants, comme si les étoiles elles-mêmes se détachaient de leur voûte, attirées par ces douces mélodies.


Notre histoire débute un soir d’hiver, peu de temps avant Noël. Mr Pulm, croulant sous les commandes, usait ses ciseaux plus vite qu’à l’habitude. Le roi lui-même attendait une dizaine de statues pour orner son banquet de Noël. Tini, de nouveaux instruments sous le bras, traversait la ville en chevauchant Rèva, sa fidèle vespa jaune.


- Rèva, hâtons nous de rentrer, la nuit tombe et le froid avec. Je ne désire pas m’attarder plus longtemps dehors.

- Tu as la parole facile, répondit la vespa, ce n’est pas toi qui t’efforces de fonctionner malgré ce temps.


Bon gré mal gré, les deux compères arrivèrent à l’atelier. Tini gara Rèva à sa place habituelle et entra. Il fut alors frappé par le chaos qui régnait dans la pièce, semblable à une cabine de navire ayant traversé un ouragan. Inquiet, le garçon se précipita vers la porte qui joignait l’atelier et la maison. Le sculpteur était assis au chevet de sa fille, allongée sur un lit près du feu, le visage pâle et inerte.


- Lilo ! s’exclama Tini, Mr Pulm, que s’est il passé ?

- C’est terrible mon garçon, Xiphonia La Sorcière est venue pour prendre la mélodie du cœur de Lilo…


Xiphonia était la sorcière la plus puissante du pays, respectée par ses consœurs, crainte par le peuple. De mémoire d’homme, on n’avait vu femme si terrible. On disait que son regard, sublime de noirceur, suffisait à vous glacer pour toujours. Le vieil homme raconta comment la sorcière, telle un cyclone déchaîné, était entrée dans la demeure. Mr Pulm l’avait alors implorée de ne pas faire de mal à la petite, il n’avait rien mais était prêt à tout donner. « C’est la mélodie de son cœur que je suis venue chercher », s’était écriée la sorcière. Frappé par un maléfice, l’artisan s’était alors effondré, inconscient. À son réveil, Lilo gisait immobile au milieu de la pièce.


Terrifié par ce récit, Tini n’arrivait plus à détacher son regard du visage blême de la pauvre malheureuse. Ils passèrent la nuit à veiller sur elle. La fièvre l’avait gagnée, et aucun soin ne semblait l’apaiser dans son sommeil troublé. Au petit matin, on entendit des éclats de voix en provenance de la Grand Place. Presque toute la ville s’était réunie : la sorcière avait frappé dans une douzaine de maisons cette nuit-là. Les mères pleuraient, les pères rangeaient, mais personne ne savait quoi faire.


« Tini, demanda Mr Pulm quand le garçon revint de chez l’herboriste, je suis trop vieux pour agir. Je sais que tu tiens à Lilo autant que moi. Je t’en prie, trouve un moyen de la sauver. » À la fois motivé et inquiet, Tini sortit et enfourcha sa vespa jaune.


- Qu’allons-nous faire maintenant ? demanda l’engin.

- Allons voir le vieux bibliothécaire, il pourra sûrement nous aider.


Géménu était le doyen de la ville. Seul à s’occuper de la bibliothèque royale, il était toujours à la recherche de ses lunettes. Incapable de se rappeler où il les avait rangées, il pouvait en revanche relater dans les moindres détails des événements qui s’étaient déroulés des années auparavant. Tini arriva dans le hall vide de la bibliothèque et appuya plusieurs fois sur la petite sonnette en laiton, posée sur la table qui servait de guichet d’accueil.


- Ça va, ça va ! s’écria la sonnette. Géménu perd la mémoire mais pas l'ouïe, qu’est-ce qui te prend de me maltraiter de la sorte ?

- Pardonne-moi sonnette, mais il s’est passé d’horribles choses : Xiphonia est venue dans la nuit et a jeté des maléfices.

- Cette vieille sorcière a frappé la ville ?

- Oui, et Géménu doit être le seul ici à savoir quoi faire.

- Alors vas, tu le trouveras au rayon A58 en train de ranger des articles.


Remerciant la sonnette, Tini se précipita dans la direction indiquée. Le bibliothécaire était agenouillé entre deux rangées, un carton à la main.


- … Mais où diable peuvent-elles bien être… marmonnait-il avant d’apercevoir le jeune homme. Oh tiens ! Bonjour, qu’est-ce qui t’amène de si bon matin ?

- Monsieur, Xiphonia La Sorcière est venue hier soir et a pris la mélodie du cœur de plusieurs jeunes filles de la ville.

- Que dis-tu mon garçon ? répondit Géménu interloqué. Sais-tu au moins ce qu’est la mélodie du cœur ?

- Je n’en ai pas la moindre idée monsieur. C’est pour ça que je suis venu vous voir.


Géménu se redressa et commença à expliquer : les mélodies du cœur étaient un don que possédaient certaines personnes, et qui se manifestait quand celles-ci chantaient dans des conditions particulières. La féerie jouait alors sur ces airs des phénomènes merveilleux. « La personne qui sera la plus apte à t’en parler est Mulice, l’ancienne élève de Xiphonia. Son aide n’est jamais gratuite, mais elle n’est pas mauvaise. Elle vit dans la maison aux volets pourpres à la sortie de Petit Bourg, juste avant le champ d’éoliennes ». Tini remercia le bibliothécaire pour son aide et repartit.


Il repassa à l’atelier pour prévenir Mr Pulm de sa destination. Fort des nombreux conseils que lui prodigua le vieil artisan, qui l’aimait comme un fils, il jeta un dernier regard à celle qui était si chère à son cœur et partit. La route jusqu’au village de Petit Bourg longeait le sous bois, elle était légèrement verglacée, si bien que Rèva, de peur de l’accident, refusa d’aller trop vite.


- Mais enfin dépêche-toi ! s’impatienta Tini.

- À quoi cela te servirait d’arriver plus tôt si c’est avec une vespa cabossée et une jambe fracturée ? Je te le demande !


Au bout d’une petite heure de trajet ils arrivèrent aux abords du village. Celui-ci était calme, sans bruit. Les décorations de Noël fleurissaient les murs et les lampadaires. Le soleil s’élevait avec paresse dans le ciel, ses rayons commençaient à lécher le givre matinal qui blanchissait les rues. Au bout du village, on commençait à entendre le bruissement du vent dans les éoliennes. « Voilà la maison aux volets pourpres ! » annonça Rèva. Tini gara sa monture près d’un petit portail en bois et s’avança vers l’entrée de la demeure. Un panneau prévenait : « Client ou visiteur, entre sans frapper ». Tini posa la main sur la grosse poignée et poussa en vain à plusieurs reprises.


- Mais bon sang, porte, ouvre-toi ! s’impatienta le garçon.

- Appelle-moi Sésame tant que tu y es ! s’offusqua la serrure. Je suis vieille et rouillée, il faut me ménager.


Réessayant avec plus de délicatesse, Tini réussit à ouvrir la porte. Il entra alors dans un de ces lieux singuliers que sont les demeures de magicien : des fioles remplies de liquides aux couleurs diverses parsemaient les étagères, des ustensiles inconnus étaient posés çà et là, et une vapeur violette nimbait la pièce. Émergeant des volutes mauves, une jeune femme aux cheveux bleus se présenta à lui.


- Mulice, charmes et potions, dit-elle en lui tendant la main, que puis-je pour toi jeune homme ?

- Madame…

- Mademoiselle, interrompit la magicienne.

- Mademoiselle, j’aurais des renseignements à vous demander sur Xiphonia La Sorcière.


À ce nom pour elle évocateur d’années de brimade, Mulice se figea. Tini lui raconta son malheur et la motivation de sa venue. « Tu es un garçon bien téméraire, Xiphonia est la personne la plus mauvaise et la plus puissante que je connaisse » lui dit-elle. Mais touchée par la motivation affichée, la jeune sorcière se dit qu’elle pourrait en tirer profit.


- Je veux bien te venir en aide, mais sache qu’aucune des choses que je cède n’est gratuite, ne serait-ce que de simples mots.

- J’en ai été averti et je suis prêt.


Mulice expliqua alors que la situation était bien plus périlleuse qu’on ne pouvait le croire. Les mélodies du cœur étaient des choses proches de l’essence vitale d’une personne. Privées de celles-ci, les victimes sombraient dans un sommeil profond et troublé dont elles pouvaient ne jamais se réveiller, si leur mélodie ne leur était rendue assez tôt. Les mélodies constituaient par ailleurs une immense source de pouvoir, et qui savait ce que Xiphonia allait être capable de faire si elle les utilisait… Mais la sorcière avait une faiblesse que le courageux garçon allait pouvoir exploiter, s’il voulait récupérer la mélodie du cœur de sa bien aimée. « Je te dirai ce dont il s’agit lorsque tu m’auras rétribué ». Mulice demanda en compensation de ses informations « trois des boules de Noël du jardin des fées-mélancoliques ». Ces boules, d’un rouge éclatant, décoraient le sapin qui se trouvait au milieu du jardin des fées-mélancoliques, dans le bois près du château royal. « C’est un lieu où la magie est proscrite, je ne peux m’y rendre. Si tu siffles un air joyeux et que ton cœur est sans inquiétude, les fées ne pourront te voir. »


L’emplacement du jardin était connu de tous, porté par Rèva, il s’y rendit en essayant de vider son esprit, de chasser ses préoccupations, de ne plus penser au sort de Lilo. À cette heure de la journée, les routes étaient sèches et ils rejoignirent assez vite leur destination. En marchant vers le jardin qui se trouvait dans une petite clairière au milieu du bois, Tini repensa aux meilleurs moments de sa vie, et se mit à siffloter l’air préféré de Lilo. Il arriva à l’abord de la clairière et la beauté du lieu finit de lui réchauffer le cœur. Ce havre de bien-être existait pour apaiser les âmes perdues : une odeur tendre et sucrée flottait dans l’air, une petite allée serpentait au milieu des bancs et des buissons, décorés de mille apparats de noël. Au centre se dressait un immense sapin, orné avec faste et minutie de guirlandes or et argent. Et les magnifiques boules rouges en perlaient les branches. Le garçon se saisit de l’une d’entre elles et la détacha délicatement. Elle était chaude et semblait palpiter au creux de sa main. Il se sentit alors honteux de défaire une composition si belle, et commença à culpabiliser, pensant qu’il était en train de voler les fées. Trahi par les troubles de son cœur, Tini cessa d’être invisible aux yeux des fées, et elles aux siens. Semblables à des papillons, elles s’affairaient à diverses tâches. « Au voleur ! » s’écria soudain l’une d’entre elles. Pris de panique, le garçon s’enfuit du jardin, un essaim de petites fées en colère virevoltant autour de lui. Rèva était restée allumée et l’attendait non loin de là, il lui sauta dessus et tourna la poignée vigoureusement.


Dans la maison aux volets pourpres, Mulice l’attendait auprès de deux tasses de chocolat chaud. Tini arriva le souffle court et les cheveux en bataille. Sans un mot elle l’invita à s'asseoir.
« Je suis désolé mademoiselle, je n’ai réussi à en prendre qu’une seule », dit-il en sortant la boule de la poche de son blouson. Elle semblait avoir perdu de son éclat et de sa chaleur. Mulice la prit et l’accrocha sur le bonsaï posé sur la commode. La sphère se mit alors à scintiller, le chétif feuillage de l’arbre miniature parut soudain plus dense et d’un vert plus éclatant, et une nuance de chaleur et de joie se diffusa dans la pièce. « C’est le plus bel arbre de noël que j’ai jamais eu », soupira la jeune magicienne, des étoiles dans les yeux.


Xiphonia avait tenté, lors son enseignement, de transmettre à Mulice son mépris de l’autre et sa soif de pouvoir. Moins mauvaise que sa maîtresse, l’élève n’a pas adhéré, mais elle avait dans une certaine mesure perdu confiance dans le dévouement humain. Elle pensait que l’homme n’était sincère que s’il avait quelque chose à perdre et faisait donc payer tout ce qu’elle avait à offrir. Mais c’était Noël et elle avait envie de partager.


- Xiphonia pourrait te changer en moineau si elle t’attrapait, pourquoi veux-tu risquer ça ? demanda-t-elle.

- Il m’est bien égal de n’être plus humain si Lilo ne se réveille jamais.

- Si tu voles une autre mélodie tu pourras sûrement l’échanger contre celle de ton amie.

- … Non, je ne pourrais jamais faire une telle chose. Et je sauverais Lilo en abandonnant d’autres filles à leur sort ?

- En quoi sont-elles importantes pour toi ? interrogea la magicienne.

- Je ne sais pas, mais elles le sont.


Mulice sourit tendrement à cette naïveté caricaturale. « Une fois n’est pas coutume, tu n’as pas payé mais je vais te donner ce pourquoi tu es là ». Elle commença à lui expliquer : Xiphonia se servait d’un picolo ensorcelé pour extraire les mélodies. Tini devra le prendre si il ne veut pas qu’elle recommence. Une fois sortie du cœur qui la contenait, la mélodie prenait une forme en rapport avec ce qu’elle invoquait. « J’ai moi-même la mélodie de la rosée, dit la magicienne, elle prend la forme d’une goutte ; d’après ce que j’ai entendu dire, ton amie possède la mélodie de la neige, elle aura la forme d’un flocon ». Une fois ce point éclairci, et l’emplacement de la maison de la sorcière révélé, Mulice en arriva à la révélation tant attendue : Xiphonia avait une aversion maladive contre la neige ! Elle ne pouvait en supporter la présence.


Ne perdant plus un instant, Tini remercia chaleureusement la jeune magicienne et reprit sa route.


- Et que penses-tu faire maintenant ? demanda la vespa sur le chemin qui les ramenait en ville ?

- Je crois que j’ai une petite idée Rèva. C’est audacieux, mais je n’ai rien de mieux.

- Sois sûr de ton coup, je ne veux pas que cette femme me transforme en jouet en plastique !


L’après midi était bien avancé lorsqu’ils arrivèrent à l’atelier. Lilo n’avait toujours pas repris connaissance et Mr Pulm se rongeait les sangs. « J’ai besoin de votre plus gros bonhomme de neige ! » demanda Tini sans explication. Sceptique mais trop troublé par le sort de sa fille pour chercher à comprendre, l’artisan lui donna ce qu’il demandait. Ils l’installèrent sur une petite remorque qu’ils attachèrent à Rèva. Le soleil commençait à se faire discret et Tini partit sans craindre que la neige ne fonde. Rèva dut mettre toute sa motivation pour tirer la remorque jusqu'à la petite colline qui surmontait la maison de la terrible sorcière.


Tini installa le bonhomme de neige face à la sombre demeure. « Souffle la neige bonhomme, souffle la neige aussi fort que tu le peux » demanda-t-il. Le bonhomme s’exécuta et un vent glacé, chargé de flocons jaillit de sa bouche. Tini alla se cacher et vit la neige s’accumuler peu à peu sur la façade de la maison. Xiphonia sortit soudainement de la porte d’entrée, emmitouflée dans un superbe manteau bordeaux et une terrifiante expression de rage sur le visage. Elle se dirigea d’un pas ferme vers l’origine du vent, un parapluie noir dans une main et sa baguette brandie dans l’autre. Quand elle se fut éloignée de plusieurs mètres, Tini se faufila dans la maison. Elle était grande et sombre, une imposante horloge comptait lentement les heures à l’entrée d’un couloir, de grands tableaux ornaient les murs, et un immense lustre diffusait une faible lumière. Le garçon parcourut les pièces une à une et finit par arriver dans ce qui ressemblait à un laboratoire. Alignées sur une large étagère, les mélodies du cœur attendaient qu’on vienne les délivrer. Tini ouvrit son sac et les déposa, l’une après l’autre délicatement à l’intérieur. Il finit par se saisir de celle qui semblait appartenir à Lilo : un magnifique flocon de neige argenté. Plongé dans sa contemplation, il n’entendit pas les bruits de pas qui se rapprochaient. La sorcière fit irruption dans la pièce, le visage crispé par la fureur et les cheveux blanchis par la neige. Tini eut juste le temps de se cacher sous la table pour éviter le sort que venait de lancer Xiphonia. La verrerie vola en éclat et de nombreux objets tombèrent au sol. C’est là que parmi les brisures de verre notre ami vit une petite flûte. Il saisit le picolo, et repensant aux paroles de Mulice, se mit à jouer du mieux qu’il put. La sorcière fut soudainement prise de convulsions et s’écroula. Une petite sphère lumineuse s’échappa de sa poitrine, c’était un petit flocon, abîmé, comme terni par le temps.


La propre mélodie du cœur de Xiphonia La Sorcière était celle de la neige. Ce qu’elle haïssait le plus se trouvait en fait au plus profond d’elle. Tini ramassa les dernières mélodies et le picolo, et laissa la pauvre femme et sa mélodie sur place.


Il repartit sur sa vespa jaune, soulagé d’avoir réussi et trépignant d’impatience. Il commença par faire le tour de la ville pour rendre les mélodies à leurs propriétaires, et la joie dans les familles. Lorsque ce fut le tour de Lilo, Mr Pulm pleura de joie en voyant les couleurs revenir sur le visage de sa fille.


On n’eut plus jamais à craindre Xiphonia La Sorcière. Comme Tini l’avait laissée là, sa mélodie était sûrement revenue d’elle-même à sa place. Les rumeurs racontèrent qu’elle était partie vers un pays plus chaud, mais on n’en fut jamais vraiment sûr.


Au réveillon de Noël de cette année là, Mulice fut conviée au dîner par Mr Pulm, Lilo et Tini. Celui-ci reçut un télescope en cadeau, Lilo eut un bonnet et une écharpe qui lui allaient à merveille ; Mr Pulm, L’Encyclopédie des plus grands sculpteurs de l’histoire, Mulice, qui ne s’attendait pas à recevoir quelque chose, un service de tasses et Rèva une nouvelle paire de pneus. Ce soir-là, Tini avoua son amour à Lilo, qui n’attendait que ça depuis bien longtemps. Le vieil artisan prit sa retraite peu de temps après et les deux enfants héritèrent de l’atelier. Au milieu des chants et des copeaux de glace, ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants.


Illutration d'Akai Kistsune, amie de l'auteur


 
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   Ninjavert   
27/12/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai bien aimé l'ambiance du conte, et l'imaginaire qui l'habite. Les idées sont originales et dans la lignée des grands classiques.

Un peu trop, peut être. On reste dans du archi-classique à tous les niveaux : personnages, péripéties, déroulement... Le schéma de ce conte a été vu et revu des dizaines de fois...

Le style d'écriture est parfois un peu brouillon, et certaines phrases sont pour le moins étrange. Par exemple :
"Les mères pleuraient, les pères rangeaient, mais personne ne savait quoi faire." << J'ai du mal à saisir la logique du "les pères rangeaient"...

Les contraintes du conte son bien respectées, par contre celle de Noël m'a paru un peu survolée... Au final ça pourrait se passer n'importe quand ce serait pareil.

Mais globalement, malgré ces clichés et l'écriture que j'ai trouvé un peu trop approximative, j'ai passé un bon moment :)

Merci !

Ninj'

   gollum29   
27/12/2007
 a aimé ce texte 
Un peu
On a du mal à rentrer dans ce conte, certains passages auraient pu être allégés pour que l'alchimie prenne.
La vespa jaune fait un peu tâche au milieu d'éléments archi-classiques, mais peut-être est-ce un contraste voulu par l'auteur ?
L'aspect Noël semble surajouté, comme si le texte avait été écrit avant le concours, puis adapté dans l'urgence.

   Bidis   
30/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Histoire extrêmement poétique mais je l'ai trouvée un peu compliquée - cela ne se lit pas assez facilement.
Quelques petites choses m'ont gênée :
- que la vespa parle, c'est drôle et bienvenu. Mais dire "les deux compères" me semble pousser la personnalisation de l'objet un peu loin.
- "la féerie jouait sur ces airs merveilleux" : le verbe "jouer" ne me paraît pas ici très adéquat
- le héros secoue la poignée de la porte et c'est la serrure qui parle

   philippe   
31/12/2007

   Roselyne   
2/1/2008
Beaucoup d'imaginaire, de la poésie, joli conte
J'ai bien aimé

   Roselyne   
2/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
ma note

   OZOUA   
3/1/2008
Le titre est très évocateur.
C'est un beau conte. Beaucoup d'imagination. J'ai bien aimé.
Ozoua

   Lariviere   
3/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai adoré ce conte !

Qu'est ce que j'ai trouvé bien cette invention de ces "mélodies du coeur" !

Je suis persuadé qu'elles existent...

Il y a quelque chose de profond, de naïf, de poétique et enfin de très émouvant dans cette nouvelle.
L'auteur arrive à nous faire partager cela avec une belle écriture, légère et teinté de merveilleux qui correspond bien au traitement du thème.

A ce propos, je ne sais pas si c'est la nouvelle qui respecte le mieux l'esprit "conte de noël" au sens littéral du terme, mais sur le fond, c'est pour moi, celle qui s'en rapproche le plus...

Il y a l'amour ( des deux héros, mais aussi des autres...), il y a de la neige et du fantastique et il y a, je l'ai dit toute à l'heure, une espèce de légèreté tantôt joyeuse, tantôt mélancolique.

La psychologie des personnages et leurs façons d'être amenés puis animés dans la trame du récit me séduit beaucoup.

J'ai bien aimé aussi, l'idée incongrue, drôle et très décalé de faire converser le perso principal avec sa vespa... C'est assez dingue, mais pour moi, ça fonctionne...

Un seul petit reproche...
J'aurais aimé voir la scène de dénouement où le héros Tini est en contact avec Xiphonia la sorcière, être développée davantage. Surtout dans la description de la sorcière (j'aime bien "mater" les sorcieres, dans les contes...) qui est dans ce conte un personnage important qui méritait à mes yeux, d'être un peu plus mise en valeur lors de son apparition.
Peut être l'auteur aurait pu grapiller ça et là quelques passages inutiles ou trop long et mettre un peu plus de son travail dans ce paragraphe de dénouement...

Allez, tout ça pour chipoter un peu...

J'ai adoré, je l'ai dit !....

Félicitations à l'auteur, pour cette "mélodie du coeur" !...

   Maëlle   
4/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis complétement sous le charme, j'ai beaucoup aimé et l'univers et l'histoire. Ca m'a fait penser aussi bien à la reine de neige qu'a l'univers des films de Myazaki.

La fin est un peu en dessous, le repas de Noël, un peu plus détaillé, aurait été plus convaincant que cette avalanche de happy end.

   xuanvincent   
18/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
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   xuanvincent   
18/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bien joli conte !

J'ai apprécié le style. Pour le fond, j'ai trouvé l'histoire originale et ai bien aimé l'idée de la "mélodie du coeur", dérobée par la sorcière.
J'ai apprécié cette formulation "Le soleil s’élevait avec paresse dans le ciel (...)"
Petits détails : la "pauvre malheureuse" me paraît redondant (la "malheureuse" suffirait sans doute) ; "Celui-ci était calme, sans bruit" (idem, redondance il me semble, entre "calme" ; "l’élève n’a pas adhéré" (le verbe devrait sans doute être à l'imparfait).

J'ai bien aimé le début de l'histoire. Un peu moins la fin.

Les deux dessins sont réussis. Je note simplement que le premier ne m'a pas évoqué de manière évidente une illustration de conte.


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