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Sentimental/Romanesque
Perle-Hingaud : Comédie mélodramatique
 Publié le 17/01/10  -  23 commentaires  -  13767 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

"En amour, il y en a toujours un qui souffre et l’autre qui s’ennuie."
Honoré de Balzac


Comédie mélodramatique


J’ai rencontré Aude chez Darty. Un samedi comme les autres, elle flânait, indécise. Je crois qu’elle cherchait un cadeau pour la fête des mères, ou des pères, allez savoir. Ce dont je me souviens avec émotion, par contre, c’est de notre coup de foudre réciproque. Dieu qu’elle était belle ! Nous étions en été, elle portait une robe portefeuille bleue et des sandales à talons plats, ses jambes se révélaient dans la transparence du coton, ses bras bronzés frémissaient sous l’air conditionné. Rebelle, une mèche blonde s’échappait de sa tresse pour effleurer le lobe de son oreille. Je venais de revoir pour la huitième fois « Certains l’aiment chaud », elle fut ma Marilyn, je tombai instantanément raide amoureux d’elle.


Nous nous trouvâmes nez à nez au bord d’une allée, elle stoppa net sa déambulation, répondit à mon admiration muette par un sourire discret. Il faut dire que je suis plutôt intimidant, un grand black athlétique, mince mais costaud, carré, direct, brillant en société. Sans vouloir me vanter, le genre à faire craquer les filles comme les garçons, bien involontairement dans ce dernier cas.


– Sunny... lut-elle sur mon badge.


Pas le temps de poursuivre. Un vendeur s’interposa entre nous, le petit gros du rayon des caméscopes, celui qui suait dès le matin sous sa veste rouge et vous lorgnait d’un air concupiscent.


– Bonjour mademoiselle, puis-je vous aider ?


Je venais d’arriver, je découvrais les manigances des commerciaux : un client c’est du chiffre, la proie au plus rapide. Heureusement, Aude ne tomba pas dans le piège :


– Je me promène, c’est tout...


La tête haute, ma princesse disparut vers les aspirateurs. Je savais que nous nous reverrions. Foi de Sunny !


Le samedi suivant, bingo ! Elle était là. Je l’attendais dès l’ouverture, parfaitement préparé, scénario en tête. J’étais lustré et astiqué, je brillais comme un sou neuf. L’autre m’as-tu-vu des caméscopes était en main, nous fîmes connaissance, émerveillés, et je l’emballai sans faire d’histoire. À moins que ce ne fût Aude qui m’emballât, toujours est-il que l’affaire fut rondement menée, et moins de deux semaines plus tard je m’installai chez elle.


Alors commencèrent deux années de pure félicité.


Les débuts furent un peu chaotiques : son appartement était si petit, j’occupais tout l’espace. Mais enfin, en poussant quelques meubles, en tassant ses vieilles cassettes vidéo pour libérer une étagère, je réussis à emménager dans sa vie. Je me souviens encore du premier soir, lorsque nous bataillions pour raccorder mon ampli à son vieux magnétoscope. Je découvris alors qu’à l’abri des regards étrangers, la jeune femme discrète du grand magasin devenait tout autre : Aude se révélait impatiente, séductrice, un brin colérique.


– Bon Dieu ! Ça se branche où, ce machin ?


Elle pestait, s’appuyait sur moi en prenant pour prétexte une fiche électrique inaccessible, et ses mains me caressaient, me frôlaient. Coincée entre le meuble hi-fi et le mur, ma nouvelle amie me présentait successivement ses petites fesses rebondies et son joli soutien-gorge pigeonnant, à peine voilés par sa robe d’été. Quelle entrée en matière... Inutile de préciser que la séance de réglage des canaux hertziens fut assez turbulente, l’électricité statique crépita plus d’une fois !


Je l’aime tant, Aude...


Si émouvante dans ses gestes les plus simples, le matin, les cheveux en bataille, la marque de l’oreiller sur la joue, lorsqu’elle commente Télé-Achats en grignotant son muesli :


– Non mais c’est quoi ce truc ? Trente-neuf euros quatre-vingt-dix-neuf pour un vulgaire embauchoir à chaussures... On croit rêver !


Télé-Achats, oui ! Si l’on m’avait prédit que je me réveillerais devant de telles niaiseries... Elle était finalement très casanière, ma petite chérie. Elle n’aimait rien tant qu’une soirée télé, allongée sur le canapé, et je n’allais pas m’en plaindre, après tout. Parfois je m’amusais à la provoquer, je coupais le son pendant le coup de théâtre final, elle détestait ça, s’énervait sur la télécommande :


– Recommence et je te vire illico de l’appart ! me menaçait-elle.


Mais je savais qu’au fond, elle ne pouvait envisager de vivre sans moi. C’était bien simple, après le travail, nous passions tout notre temps ensemble. Même lorsque sa mère téléphonait, Aude continuait à me caresser des yeux, mutine, alors que j’avais bien du mal à garder un silence respectueux.


Après quelques semaines de vie commune, ma princesse organisa un dîner à la maison. Une grande première pour notre couple, le rite de présentation : la preuve que je faisais officiellement partie de son existence. Ses copines préférées allaient enfin me découvrir, et ce n’était pas une mince affaire. Aude craignait leur avis, je le sentais bien. Elle avait beau jouer la blasée, sûre d’elle et de moi, il était hors de question que je déçoive, et place nette fut faite parmi les câbles et les DVD qui traînaient. La veille, elle revint avec deux sacs pleins, l’un de surgelés, l’autre de bouteilles. Encore du congelé... Ma petite chérie est une mine de contradictions : elle peut passer des heures à noter les meilleures recettes, elle ne cuisinera le soir venu qu’un plat sous vide à réchauffer au micro-ondes. Et, croyez-moi, il faut une bonne dose d’humour pour ingurgiter un bœuf bourguignon en boîte devant une émission sur la cuisson du saumon à l’unilatérale présentée par un grand chef étoilé...


Mais je m’écarte de mon récit. Ce soir-là, Aude s’activait, non pas à la cuisine donc, mais au salon. Les doigts de pied écartés, elle étalait la deuxième couche de vernis « Conque marine » sur ses jolis ongles nacrés, avant de battre des jambes frénétiquement pour accélérer le séchage et chausser ses mignonnes sandales dorées. J’en étais tout bouillant... Enfin, la sonnette retentit, et ses amies arrivèrent en grappes compactes. Grâce aux longues, longues, longues conversations téléphoniques, je les connaissais déjà : Aude avait la manie de brancher systématiquement le haut-parleur. Elle discutait des heures tout en menant une activité parallèle, du repassage au bain moussant, du raccommodage d’ourlet à l’épilation du mollet. Ceci en ma présence et avec un naturel désarmant : elle se fichait complètement de ce que je pouvais bien en penser. Elle était chez elle, après tout...


Dès leur entrée, les filles m’entourèrent de roucoulades ravies. À ma grande fierté, mon pouvoir de séduction était intact malgré ces temps de monogamie recluse... Je vis dans leurs yeux de l’envie, du désir. L’une d’elles me frôla, l’autre m’alluma sans détour. Bien entendu, Aude intervint plutôt sèchement et remit la péronnelle sur le droit chemin, en l’occurrence face à son assiette. Passé ce léger incident, la soirée s’écoula gaiement. À l’apéritif, je fus le centre des conversations, j’en étais - presque - gêné, mais bientôt elles s’habituèrent à ma présence, je restais discrètement en retrait de leurs histoires de garçons, et, au dessert, je faisais déjà partie des meubles.


Test réussi, j’étais adopté !


Je crois que cette période fut la plus heureuse de notre histoire.


Pour notre premier anniversaire de vie commune, Aude nous offrit un abonnement à Canal Plus. Enfin autre chose que Jean-Pierre Foucault et « Les experts à Manhattan » ! J’étais ravi, elle zappait entre les reportages du National Geographic et le tennis de Wimbledon, nos soirées retrouvaient un second souffle, et l’enthousiasme de ma princesse pour les comédies romantiques était, à peu de chose près, communicatif.


Voilà. Ce bonheur tranquille, si évident qu’il me semblait même un peu ennuyeux, ce bonheur simple ponctué par « Silence, ça pousse » et « Desperate Housewives», il m’échappe à présent. Je n’ai rien de concret, aucune preuve matérielle à présenter, mais Aude n’est plus la même. Ou plutôt son regard sur moi a changé. Le soir, j’ai parfois l’impression terrible de n’être qu’un objet, utile, sans plus.


Tout a commencé il y a deux mois environ, je m’en souviens, après le dernier épisode de la saison six de « Dr House ». Au bureau, Aude avait quitté son poste. Rien de bien grave, une mutation interne, un changement de service. De nouveaux collègues... Elle devait néanmoins s’adapter, comprendre l’organisation des tâches, rattraper le retard accumulé par son prédécesseur. Elle rentrait plus tard, fini « Questions pour un champion », c’était désormais un plateau-repas rapide devant le « Tout le sport ». Je n’étais pas encore inquiet, elle paraissait plus en forme que jamais, guillerette.


Sa transformation s’est poursuivie, subtilement, par touches légères : l’acquisition d’escarpins à talons hauts, elle qui prétendait ne pas les supporter, un intérêt subit pour le rugby et plus particulièrement pour l’équipe du Stade Toulousain, un nouveau parfum dans ses cheveux... À la réflexion, je ne pense pas qu’elle ait voulu me mentir, ni même me cacher quoi que ce soit. Aude est incapable de ce genre de calcul. Elle est claire, simple, entière. Ma petite chérie ne découvre jamais le meurtrier dans les séries policières...


Puis, Aude sortit de plus en plus souvent, le soir. Je retrouvais le journal à la page des horaires de cinéma, bien en évidence sur la table basse du salon. Elle découvrait les films d’auteur, apparemment. Ceux qui ne passent pas sur petit écran... Je n’ai jamais eu davantage d’explications. Je n’ai rien demandé, j’ai ma fierté ! Je me mis à guetter les appels de ses amies, à surveiller leurs conversations : une fille confie toujours ses aventures à ses copines, non ? Mais là, rien. Elles aussi semblaient délaissées. Au profit de qui ? Nos soirées, si douces auparavant, n’étaient plus qu’une longue attente, « Ushuaïa », un prétexte pour tuer le temps. Le téléphone, cet allié qui m’avait tant aidé à m’intégrer à son petit monde, devint mon ennemi. Dès qu’il sonnait, Aude sursautait, bondissait sur la télécommande pour couper le son. Puis elle se détournait, la bouche collée au microphone, et se perdait en murmures ravis. Pour cet interlocuteur-là, nul besoin de haut-parleur... Aude était toute à lui, susurrait quelques phrases inaudibles de ma place avant de raccrocher brusquement. Des conversations aussi courtes, c’était forcément un homme ! Devais-je m’emporter, provoquer un drame entre nous ? Malgré mon allure nerveuse, je suis d’un naturel pacifique, un peu pantouflard. Je résolus d’attendre la fin du week-end : Aude recevait sa sœur et sa famille, peut-être ma princesse se confierait-elle, laissant échapper quelques indices dont je saurais tirer profit.


Hélas, trois fois hélas : que pouvais-je espérer de ces trublions ? Le seuil à peine franchi, les deux enfants, petits caïds aux doigts collants, me cernèrent. Alors que leur père se plongeait dans L’Équipe du jour, insensible aux cris de ses rejetons, je fus relégué au rang de baby-sitter. En désespoir de cause, je proposai une série de dessins animés japonais. Succès immédiat, mais grave erreur tactique : les stridulations agressives de petites bestioles entraînées dans des duels absurdes couvraient les confessions délicates d’Aude à sa sœur. Je crus obtenir une heure de répit pendant le goûter, mais le père des monstres me brancha alors sur « Stade 2 » et les résultats de la Ligue 1.


La nuit venue, grand silence dans l’appartement. Aude m’ignorait, plongée dans ses rêveries, et je me taisais, épuisé, désemparé.


Deux semaines ont passé. L’indifférence d’Aude empire, ma détresse se mue en désespoir. Je lui propose des concerts, du théâtre, une nouvelle saison de « Grey’s Anatomy », mais je ne rencontre qu’un désintérêt poli. Jamais mon nom ne m’a paru plus inapproprié : Sunny ! On aurait mieux fait de m’appeler Sadly, tant mon humeur ensoleillée a viré au gris de nuages bas emplis de larmes. Que faire, mon Dieu, que faire, pour regagner son cœur, la captiver, l’enchanter ?


Comme presque tous les soirs à présent, je me morfonds, seul dans l’obscurité. Il est vingt-trois heures, je guette son retour.


Soudain la clé dans la serrure. Des pas. Le rire clair de mon aimée, et... une voix masculine. C’est lui, c’est mon rival ! Comment se permet-elle ?! Ils entrent dans le salon, ne m’accordent pas un regard, s’affalent sur le canapé. Par la fenêtre, le lampadaire éclaire la scène d’une vague lueur, mais je ne veux pas en voir davantage. Aude rit, proteste faiblement sous les étreintes de l’homme. Je me sens si impuissant, si stupide, si jaloux... Ils roucoulent, s’embrassent, obscènes. Je ne supporte pas d’être bafoué ainsi, je me révolte, je m’échauffe, je ne peux plus me contenir... Mon Aude, ma princesse, comment oses-tu me trahir ? La rage m’envahit, la douleur me foudroie. Ô mon unique amour, puisque notre passion est morte, puisque je ne suis plus le soleil de ta vie, ni ta lucarne vers l’infini, puisque je ne sais plus te troubler ni te faire rire, puisque tous les deux nous ne réfléchirons plus, nous ne jouerons plus, nous ne nous endormirons plus, bercés par le générique de « Chasse et Pêche », alors, ma chérie, nous périrons ensemble, dans une implosion finale, un jaillissement d’éclairs de verre qui me briseront et te lacéreront, et nous serons unis, chair fusionnée au métal fondu, peau mêlée à la bakélite liquéfiée, dans les ruines de notre forteresse d’amour... Adieu : je serai le premier téléviseur à périr par passion !


La jeune femme se redresse, inquiète :


– Ça ne sent pas le chaud ?


L’homme renifle :


– C’est ta télé, je crois : regarde ! Elle fume...

– Mince ! Mon Sony ! Vite, débranche... Pourvu qu’il ne soit pas mort...

– Voilà, c’est fait... Te tourmente pas, ma puce. Je viens d’acheter un Samsung, grand écran, haute définition. Toutes les dernières options, rien que pour nous deux !


 
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   Selenim   
12/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
B'alors là, j'ai rien vu venir.
Et pourtant y'avait des indices tout au long du chemin. Bien joué.

Cette nouvelle est rafraichissante, tranquille. Il s'agit d'un récit humble, avec une construction maitrisée. Le charme pèche un peu par son style académique, mais le plaisir est ailleurs.

La chute est bien amenée, sauf la toute dernière phrase qui n'a aucun intérêt.

Un bon divertissement.

   colibam   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte qu’il faut lire à son terme pour en comprendre l’intérêt, contenu dans la chute.

En effet, jusqu’au dénouement, la lecture m’a vraiment paru ennuyeuse, mélange de banalité des jours ordinaires et de clichés mièvres. A la lumière de la chute, j’ai relu avec cette fois-ci un sourire amusé.

Peut-être aurait-il fallu accentuer certains traits (humour, aigreur, vantardise, défiance) pour donner davantage de vie et de rythme à l’histoire.

Le titre enfin n'est pas très original. Vous pourriez vous creuser pour trouver un titre "jeux de mots" qui convient généralement bien à ce genre de récit.

   Anonyme   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce texte. Il y a une bonne dose d'humour bien distillée. la lecture est agréable le ton est volontairement léger et drôle....

Je me doutais bien un peu qu'il y avait anguille sous roche et Darty aurait dû m'éclairer... Car certaines scènes comme le présentation aux copines semblaient irréelles (les copines ne parlent jamais devant le type elles téléphonent après, et après concertation). Il y avait aussi les programmes télé trop présents.

Mais franchement j'ai adhéré, car je me suis laissée porter et la chute m'a fait sourire.
Sentimental romanesque vraiment ?

Merci

   Maëlle   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le problème d'en lire un par mois de ce genre, c'est la surprise s'évente assez vite. Du coup, je suis pas rentré plus que ça dedans, mais j'aurais du mal à dire que c'est la faute de l'auteur.

   Anonyme   
16/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Ah c'est malin ! Je m'apprêtais à demander pourquoi cette énumération de programmes TV qui n'en finissait pas (ce n'est pas un peu trop d'ailleurs ?)quand j'ai soudain eu un petit soupçon. Belle idée, comique, pour une nouvelle pour humoristique que romanesque (sans vouloir dénigrer la passion de ce cher Sunny).
J'ai donc beaucoup apprécié la fin mais j'ai été moins convaincue par le début à cause des passés simples je crois. Ils m'embêtaient, je ne voyais qu'eux.

Merci, j'ai passé un agréable moment.

Electre

   Anonyme   
18/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Me suis fait promener !
Un peu après l'arrivée de la trahison, changement de parfum et tutti quanti, je me suis dit mince, l'auteur nous fait le coup du ch...
Mais alors arrivée à la fin, "surprise sur prise" si je puis dire !
Bien joué !

Le titre est bien trouvé, il n'aide en rien. Si ce n'est à la fin quand on le relit et qu'on se dit "ha ben oui... !"
Je dois être bon public ce genre de comédies ne me lasse pas ! J'aime beaucoup, c'est frais, léger, ça pétille, très féminin.

EDIT : Je relirai ce texte plus tard, pour l'instant je ne veux pas, je préfère rester sur le plaisir ressenti et surtout, sur cet autre : je me suis fait avoir, j'ai pas vu les indices ce qui signifie, à mon sens, que l'écriture est délectable, vivante et que l'histoire se dévore.
Bien sûr, un autre jour je relirai ce texte plus "froidement" et je le décortiquerai, j'irai à la pêche aux indices histoire de voir de quoi ils sont vêtus et comment ils sont disséminés.

Merci Perle-Hingaud et au plaisir de te (re)lire.

   ANIMAL   
17/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé dès le début cette histoire très fleur bleue en me demandant ce qui allait finir par mal tourner, et je me suis laissée avoir comme les autres !

C'est du réality show croustillant à souhait. J'ai apprécié chaque détail, le style, les allusions saupoudrées ça et là, si bien intégrées qu'elles ne prenent leur signification qu'à la seconde lecture.

Bravo à l'auteur :-)

   jamesbebeart   
17/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
La chute originale, amusante ne m'a pas fait oublier le déroulement de l'histoire plutôt laborieux, romance "adolescente" par tube cathodique interposé où les programmes télé défilent inexorablement... Donc pas vraiment d'enthousiasme pour cette histoire. Désolé, ce sera pour une prochaine fois.

   widjet   
17/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ami(e) lecteur(trice), ne lis pas ce qui va suivre !

Sans doute parce que j’en use (et abuse) moi-même, le piège n’a pas du tout fonctionné sur moi. Il faut dire que les appels de phare ne sont pas franchement subtils : « J’étais lustré et astiqué » (quel homme parle ainsi ?), « Mais enfin, en poussant quelques meubles, en tassant ses vieilles cassettes vidéo pour libérer une étagère, je réussis à emménager dans sa vie » (idem, même costaud le gars, faut pas pousser !) « Parfois je m’amusais à la provoquer, je coupais le son pendant le coup de théâtre final, elle détestait ça, s’énervait sur la télécommande »…).

Sans oublier le défilé des programmes qui met (à mon sens) largement la puce à l’oreille !

Le problème avec ce genre de récit (qui ne repose QUE sur le twist final, ce qui n’est pas toujours le cas), dès lors qu’on a pigé le truc, la lecture perd un peu de son intérêt… Le jeu ensuite est de retrouver les indices suivants afin de voir s’ils étaient mieux dissimulés et, là aussi, j’ai été un peu déçu. Ce n’est pas totalement la faute de l’auteur (même si j’ai vachement été aidé), mais surtout du fait que je fonctionne un peu pareil, alors j’ai anticipé.

Reste une lecture fluide, pas désagréable.

J'espère que Perle (plutot généreuse avec mes opus) ne m'en voudra pas.

W

   MissGavroche   
18/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Très bien écrit, les indices disséminés un peu partout sont peut-être un peu trop nombreux pour que l'on ne se doute pas de quelque chose avant l'issu.
Mon côté noir aurait préféré une fin plus dramatique que la mort tragique d'un appareil electroménager.

   feexlin   
18/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Aiie, je me suis faite avoir.
Vraiment, même en approchant de la fin, je voyais rien venir encore, ce qui fait que j'ai bien aimé la chute.

Puis après, j'ai commencé à comprendre cette abondance de description que j'avais trouvée assez étrange au départ.

Un bon texte dans son ensemble, plaisant, fluide, et qui donne envie de connaître la suite dès ses premières lignes.

   Anonyme   
18/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Plutôt amusant.
Le début, le passage "Darty" est bien mené, léger et drôle.
L'installation ensuite dans l'appart m'a laissé penser que nous nous embarquions dans une description de vie quotidienne que j'ai rapidement trouvé ronronnante, voire ennuyeuse, avec un abus de programme télé, qui a fini par me mettre la puce à l'oreille...
.....rendant la suite du récit bien moins intéressante.

Cependant c'est plutôt bien écrit dans l'ensemble et cela se lit sans déplaisir, même si l'interet n'est pas soutenu jusqu'au bout.
La chute m'a d'autant moins emballé que je m'étais imaginé qu'elle avait fini par ramener chez elle, le petit gros du rayon des caméscopes....

   Anonyme   
19/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Dommage qu'il yb ait autant d'indices! L'histoire et la trame narrative sont sympas, le style agréable et la lecture facilité par un brin d'humour.

Mais...Trop d'indices tuent les indices, comme si A.Christie nous donnait le nom du coupable!

Franchement c'est dommage.

Une autre fois?

   florilange   
20/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve cette histoire très bien construite, parfaitement amenée & écrite, pleine d'humour. L'intérêt est maintenu jusqu'à la fin, une vraie chute amusante, inattendue.
Merci de cette lecture,
Florilange.

   littlej   
23/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime bien. C'est bien écrit. La chute est trop prévisible certes, mais l'humour et cette petite pincée de suspense rehausse l'intérêt.
C'est pas du tout désagréable. Juste que ça m'a énerver de comprendre le truc trop vite.

Merci pour cette lecture.

j

   Bellaeva   
27/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Humour/détente ou sentimental/romanesque ? mais peut-être aurait-on été plus facilement sur la voie si la nouvelle avait été classé dans la première ..Bravo pour la chute !
Imprévisible totalement quoique ... Cet homme me paraissait curieux dans sa jalousie ...il s'interroge, se questionne...pas d'inquiètude rélle, pas de colère réelle, il y avait un manque de crédibilité. Lui si amoureux avec une jalousie si calme ....Etait-ce voulu ? Cela m'a gêné...
L'écriture par ailleurs est belle et fluide. Je trouve formidable dans les deux premiers paragraphes comment la situation est bien posée et les personnages dessinés à petits traits rapides et efficaces.
Une certaine truculence et de l'humour ...
Un peu de longueur dans la narration de leur relation, et de la façon de vivre de Aude, manque de dialogue (mais normal sans doute)
Une envie peut être d'aller plus loin dans la psychologie des personnages...
Bonne continuation

   jaimme   
28/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Sous la menace terrifiante de Perle je viens ici lire cette "comédie dramatique". Bon, le titre... et quelques indices de ci de là. On se doute assez rapidement qu'il y a un piège car le récit amoureux est sans grande péripétie. Je pense qu'il aurait fallu perdre le lecteur dans une histoire étonnante annexe, la nouvelle eut gagné en richesse.
Je me suis perdu dans mes recherches pour une raison précise: un homme raconte et je pensais que les indices venaient d'une erreur d'écriture de la part de l'auteure (des remarques trop féminines sur les programmes par exemple). Mais je me suis trompé.
C'est donc avec surprise et sourire que j'ai découvert la fin.
Ce texte est écrit avec intelligence.
L'écriture est très agréable, les détails souvent savoureux.
Le plaisir de lire fut au rendez-vous. Vraiment.
Merci Perle!

   costic   
30/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Triste histoire de désamour ménager, qui finit en fumée, agréable à lire, surprenante dans mon cas. Belle vision des amours de célibataires pour le PAF!

   marogne   
4/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bon, je rentre dans la catégorie des "naïfs", je me suis fait baladé, presque jusqu'à la fin (car il y en supportait peut être un peu trop...).

Donc sur ce plan, un texte qui a bien fonctionné pour moi.

J'ai trouvé l'énumération des programmes un peu longue, et j'ai du aller voir sur telerama s'ils existaient vraiment (ne regarde jamais la télé...), mais cela est "sauvé" par une écriture très agréable à lire, légère, la touche d'humour qui va bien, une distanciation qui donne envie d'aller au théâtre.

Un bon moment de lecture

   Bidis   
6/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Amusant, distrayant, bien écrit et chute désarmante.
Je suis désarmée.

   Mistinguette   
8/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jusqu’à la fin j’ai visualisé un éphèbe basané…
Un texte vraiment truculent qui m’a réjouit tout du long, autant dans la forme que dans le fond.
Un vrai régal ! Merci pour cette lecture !

   Flupke   
30/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo. Je me suis bien fait avoir.
Et quel plaisir à la relecture. L'une me frôla, l'autre m'alluma sans détour. Excellent !
Le genre d'histoire à chute que j'affectionne particulièrement.

Remarque: susurrait quelques phrases inaudibles de ma place avant de raccrocher brusquement. => susurrait quelques phrases -inaudibles de ma place- avant de raccrocher brusquement. Des tirets ou des virgules pour davantage de clarté.

Merci.

   monlokiana   
2/10/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Non, Perle, ce n’est pas de « l’harcèlement textuel » ! J’aime bien ton écriture c’est pour cela que je fais des tours dans tes textes et je me suis dis « pourquoi ne pas prendre celui-ci aujourd’hui ? Et je ne le regrette pas du tout !
L’histoire se lit super facilement, le rythme et la chute : j’ai passé au moins deux ou trois minutes à en rire toute seule dans ma chambre. J’espère qu’on ne me prendra pas pour une folle. :-)
Je ne m’y attendais pas du tout. Pas une seule seconde. Et quand Aude débarque à la maison avec son nouveau mec on se dit : « mais soyons réalistes, comment ose t- elle ?
Certes, il y a des petits détails qui renseignent un peu sur le parfum de la fin (mais elles me sont passés sous le nez) :

« J’ai rencontré Aude chez Darty. Un samedi comme les autres, elle flânait, indécise. Je crois qu’elle cherchait un cadeau pour la fête des mères, ou des pères, allez savoir. Ce dont je me souviens avec émotion, par contre, c’est de notre coup de foudre réciproque »
Si c’était un coup de foudre entre deux personnes, on pourrait penser que Perle aurait pu un peu plus intensifier la scène, la décrire ou rajouter des descriptions. Mais ce n’est pas le cas. C’est un indice du moins pas évident.

« Nous nous trouvâmes nez à nez au bord d’une allée, elle stoppa net sa déambulation, répondit à mon admiration muette par un sourire discret. Il faut dire que je suis plutôt intimidant, un grand black athlétique, mince mais costaud, carré, direct, brillant en société. »

Le mot « carré ». Un homme carré ?^^. Mince mais costaud, ce n’est pas l’opposition, et brillant en société, on se demande ce que ça veut dire mais arrivé à la fin, on comprend.

« Un vendeur s’interposa entre nous, le petit gros du rayon des caméscopes, celui qui suait dès le matin sous sa veste rouge et vous lorgnait d’un air concupiscent. »
Si Sunny était un vendeur, un autre vendeur ne viendrait pas l’interrompre alors qu’il discute avec une cliente. Argh, je me suis bellement fait avoir !

« J’étais lustré et astiqué, je brillais comme un sou neuf. » Un peu bizarre comme description. On pourrait avoir des doutes.

« À moins que ce ne fût Aude qui m’emballât, toujours est-il que l’affaire fut rondement menée, et moins de deux semaines plus tard je m’installai chez elle. »
Très rapide cet aménagement. Ce n’est pas naturel, ni crédible. Un moment on se dit : « wow, ça va super vite, ça va mal se terminer »/Alors, quand on tombe sur une fin qui dit : « je suis un Sony », on en éclate de rire.

J’arrête avec les indices que je n’ai pas vus. J’ai adoré cette nouvelle. Bien écrite, bien réfléchi, bien rythmé, fluide, on est intéressé par la fin. L’intrigue tient la route…Je n’ai absolument rien à critiquer (pour une fois :-). Et quand ça arrive ce genre de trucs chez moi, et ben, j’ai une coutume : je sors la Grande Note.

Merci pour cette lecture Perle. Bien sur, j’en lirais une autre de toi et quand j’aurais fini de lire tous tes textes, ça va bien me manquer :-(


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