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Horreur/Épouvante
ROBERTO : La gargouille
 Publié le 30/08/08  -  17 commentaires  -  12062 caractères  -  86 lectures    Autres textes du même auteur

Les gargouilles qui décorent les tours de nos églises ne sont-elles que des monstres en pierre ? Un homme va découvrir que ces diables grimaçants ne sont pas aussi inoffensifs que cela.


La gargouille


Il y a une tache visqueuse sur l’azur du ciel de chez moi. Cette anomalie est présente dans chacun de mes rêves, souvent, trop souvent… Au début, je ne l’avais pas remarquée, je levais bien le nez en l’air, comme tout un chacun pour observer le ciel, mais sans jamais être frappé par elle. Il faut vous dire que je ne passe guère souvent près de l’église. D’abord parce que ce n’est pas mon chemin entre la maison et le boulot, ensuite, je ne suis pas chrétien, ignore la Messe et tout son prêchi-prêcha de péchés ou de paraboles. Le temple de Dieu n’est pour moi qu’une belle construction gothique, avec sa flèche grise transperçant l’infini tel un couteau de silex sacrificateur.


Par curiosité, un matin revêche et sordide, quand il fait encore trop sombre pour penser à autre chose qu’au lit qu’on a quitté à regret une heure plus tôt, je l’ai vu… L’avare éclairage public ne soulignait, d’une faible aurore de lueurs orangées que ses rides, telles les petites ripple-marks de sable abandonnées par l’océan sur la plage du matin. J’ai cru à une illusion, sans plus, rien qu’un lambeau tardif de rêve…


Maintenant je sais qu’elle est là, à nous observer tranquillement, nous les petits hommes courant après le bonheur, l’argent, et un tas d’autres choses aussi creuses ! Je suis revenu en plein jour, il était passé midi, le ciel était bleu, d’un bleu tendre, printanier, encore un peu timide et froid de l’hiver, plein de promesses pour l’avenir. Elle me fit l’impression d’une insulte à la beauté lumineuse de la chapelle.


Elle totalise toutes les contrefaçons de la nature, l’hideuse gargouille de mon église…

J’ai beau me dire que ce n’est qu’un morceau de pierre finement travaillé par un ouvrier imaginatif et probablement un peu fou, elle me fait peur, me rend malade, une nausée infecte et inexplicable. De sa gueule entrouverte s’échappent des langues couleur charbon éteint, une rangée de dents cruelles. La forme du groin qui domine cette mer de rasoir choque par son amorphisme scandaleux. Le front est haut, terminé par des poignées de cheveux imitant des flammes, entourant deux cornes grotesques, un masque de carnaval débilement laid ! Les yeux, oui, les yeux surtout, provoquent des spasmes involontaires. Exorbités de haine, à la prunelle fixement rivée sur vous… Elle ne vous quitte pas du regard un instant, elle vous suit, comme certains tableaux dont les yeux du personnage semblent s’accrocher à votre dos.

Je jurerais qu’elle plie son cou décharné pour me voir traverser la rue…


Bien sûr que non, elle n’a jamais bougé, mais…


Intrigué, vaguement inquiet, j’ai questionné le curé. D’abord il parut stupéfait par ma question, il connaissait toutes les gargouilles de la façade, mais pas celle que je décrivais. Il m’a suivi et je lui ai désigné l’horreur.


- Bien, qu’est ce qu’elle a de terrible cette statue ?


Je lui ai décrit son côté choquant, sa laideur insigne, le magnétisme que je percevais intrinsèquement chez elle. Il m’a regardé, troublé, non par le diable de pierre, mais par moi !

Il la trouve identique aux autres, même facture gothique du XVIe siècle, même pierre gris clair, rien de particulièrement affreux. Il lui prête même un air bonasse !!! Pour m’assurer qu’il ne se moquait pas de moi, je lui ai demandé de la décrire, telle qu’IL la voyait. Je n’en reviens pas encore… Le prêtre est-il un farceur ou un menteur ? Il ne voyait ni les yeux haineux et rageurs, ni les dents ciselées par la mort elle-même. Il la dépeignait toute autre, exactement comparable aux trois gargouilles restantes qui décorent les coins de la tour de l’église. J’ai laissé tomber, il m’excède ! Est-il myope à ce point ou bien complètement idiot ?


J’ai un copain au bar du coin, un certain Raymond. Brave gars, un peu alcoolique, parfois chamailleur à ses jours, mais sympa la majorité du temps. Je l’ai traîné de force sous cette impossible goule. Idem, rien, sa description est semblable point par point avec celle de l’ecclésiastique, les quatre gargouilles sont identiques, quatre sœurs jumelles ricanant au faîte des toits de la ville, quatre statues un peu ridicules, un peu laides, des gargouilles, quoi ! J’ai essayé de lui expliquer ce que je voyais et surtout ce que je ressentais, d’attirer son attention sur certains détails particulièrement dérangeants selon moi. Il m’a ri au nez, parlant de mon amour du vin ! J’ai, depuis lors, une réputation de con et de soûlard auprès des habitués du café ; je n’y mets plus les pieds !


J’en ai parlé à des collègues de bureau, à ma femme, au flic qui gesticule au carrefour principal de la ville. Ils m’ont tous regardé comme un pêcheur de lune ou un gars qui a subi une lobotomie complète. Tous, même l’agent de police, ont accepté de me suivre sous le regard goguenard des quatre filles de l’enfer : « Elles sont identiques toutes les quatre, sauf peut-être quelques détails, mais rien d’aussi effrayant que vous le dites » !


Je préfère ne plus insister, je ne veux pas être considéré comme un dingue en plus de la fâcheuse réputation que se paie Raymond sur mon dos ! D’ailleurs, je ne bois plus, mais plus du tout… Ma femme n’en revient pas et mon médecin m’a félicité. J’ai paraît-il maigri, les yeux cernés, l’air maussade et fatigué… C’est le bureau, trop de travail, voilà ma réponse ! Ce ne sont pas les néons au bureau ni même l’exécrable caractère de mon directeur qui me minent, c’est ELLE… Tous les jours je fais un crochet par la grand-place pour affronter son regard de glace en un combat silencieux. Les gens ont repéré mon manège, ils me jettent des regards pleins de commisération, les cons !


Puisque je vous dis qu’elle existe…


Sa gueule tordue, toujours plus laide de jour en jour, son air menaçant, sa haine de tout. Sa laideur se patine, se peaufine, comme si un artiste dément soignait son œuvre par petites touches acides.

Elle s’avance quotidiennement de plusieurs centimètres depuis ma découverte. La langue grise surplombe maintenant la moitié du trottoir en dessous, j’en suis sûr ! Cette saleté n’existe que pour moi…

Alors, c’est vrai, je dois être fou…


Mon toubib n’a rien détecté de spécial au vu de mes analyses et affirme que je suis un peu surmené ; il m’a envoyé chez un confrère psychiatre ! Le gars m’a reçu dans un bureau luxueux, plein de livres et d’objets coûteux. Je lui ai balancé : « Cela rapporte la folie des autres ? ».

Il m’a grimacé un petit sourire aussi gêné que débordant d’animosité à mon égard. Je lui ai expliqué mon « cas ». Il a souri et m’a aussi accompagné jusqu’à l’église :


- Vous voyez bien qu’elle est normale, votre statue, regardez vous-même !


Normale ? Tu parles ! Peut-être suis-je bien malade…


J’ai trouvé une astuce ; c’est ma femme qui m’en a donné l’idée en photographiant le sixième gâteau d’anniversaire de notre fils. J’ai enlevé mon « Canon » un matin et j’ai encadré le monstre sous tous les angles, réalisant une quinzaine de clichés. Pas moyen de rater un détail avec ce zoom 35/300 mm, en plein cadre, bonne luminosité, film extrasensible. Lorsque j’aurais en main les épreuves papier, que diront ces docteurs, curés et autres comiques, tel Raymond ?


Je suis passé prendre mes photos et j’ai déchiré l’enveloppe d’un geste sec qui a étonné le vendeur. Il y a les instants de bonheur de mon gamin devant le gâteau aux six bougies, ma belle-mère au jardin avec son chien, des images de soleil couchant au-dessus des arbres qui passionnent ma femme et… un tas de gargouilles tout à fait… NORMALES…


Je me rends au travail comme un automate, l’esprit vide dans la mesure du possible. Je ne passerai plus devant l’église, c’est juré ! Vraie ou fausse, je ne tiens plus à revoir cette monstruosité !


Plus tard… J’ai téléphoné à mon directeur pour prévenir que je n’irai pas travailler, je suis malade ! Et en plus, c’est vrai ! J’ai vomi toute la nuit. Mes rêves, probablement… Les rêves ; affreux, ignobles… Comment vous dire ? Je voyais la gargouille entrer par la fenêtre, suivie par une horde de démons, tous plus immondes les uns que les autres. Pas des démons « courants », des diables à queue fourchue ou des trucs dans ce genre, non, des VRAIES horreurs ! Des choses sans forme, des paquets de saloperie dégoûtante ? Animés d’une vie telle que ni la flore, ni la faune n’en ont jamais produite.


Pour me changer les idées je suis parti prendre un grand bol d’air frais dehors. Ma propre maison me fait peur ; les murs semblent se pencher vers moi, il règne aussi une étrange odeur que je ne sais définir.

Ma femme se plaint de bruits bizarres à la cave… J’ai été voir ; rien évidemment ! Sauf, curieusement, une odeur qui s’insinue en vous lentement, tels les remugles d’un charnier en été.


Je n’ai pas dormi une minute, de crainte de revoir l’abomination nocturne de cette cohorte de cauchemar. Les odeurs persistent à la cave. Sylvie demande de prévenir un plombier dès demain car les canalisations refoulent, curieux pour une maison si récente…


Parti le dimanche à la pêche ! Un peu d’éloignement pour oublier tout ça… Je me suis endormi en laissant le goujon se repaître de l’hameçon. Ces quelques heures de repos tranquille m’ont fait un bien énorme. Je pourrais presque repasser devant l’église sans crainte…


Dimanche soir… L’HORREUR, LA FOLIE, LA FIN DE TOUT ! Du sang partout chez moi, des membres déchiquetés. Des flaques rouges mélangées à des traces jaunâtres dégageant une odeur fétide. L’abomination est venue de la cave… La porte qui s’ouvre vers le sous-sol a littéralement éclatée…

Je sais ce qu’il me reste à faire ! Je vais détruire cette chose, lui arracher les yeux et sa langue de flamme !

Non, je ne veux plus voir les yeux hagards de ma femme implorants en un appel muet de désespoir sans nom… Ni ne veut imaginer ce qu’il reste de mon fils, là-haut à l’étage… Le filet de sang qui coule par l’escalier me suffit…


Horrible fait divers :


Un homme massacre sa famille et se suicide en se jetant du sommet de l’église Saint-Michel !


Un drame affreux, comme trop souvent la société moderne nous en donne le spectacle, s’est produit dimanche au domicile de Monsieur F…, employé de banque dans le centre de la ville.

Des témoins affirment avoir vu l’individu s’acharner à défoncer la porte d’entrée de l’église Saint-Michel, puis après avoir forcé cette dernière, se précipiter à l’intérieur du lieu saint. Les mêmes personnes prévinrent la police, mais celle-ci n’arriva que pour constater un spectacle étrange et dramatique. Monsieur F…, qui entre-temps avait atteint les galeries supérieures de l’édifice, avait forcé la porte qui permet d’atteindre les toits. Arrivé là, il se dirigea vers l’aile ouest et souleva une masse dans le but de détruire la gargouille qui décore la façade à cet endroit. Alors qu’il levait une nouvelle fois son arme, il s’arrêta dans son mouvement, lâcha sa masse et poussa un hurlement qui fut entendu par tous les témoins présents sur la grand-place. Tout en protégeant son visage à deux mains, il tituba sur le rebord de la corniche, puis chuta et s’écrasa sur le trottoir. Les policiers ne purent que constater son décès.

La police envoya une patrouille prévenir sa famille, mais le spectacle qui attendait ces hommes au domicile de la victime était bien plus horrible encore ! Madame F… gisait morte dans son salon, affreusement mutilée, probablement à coup de hache. L’enfant du couple, un garçon âgé de six ans devait être retrouvé sans vie également.

Aux dires des proches de la famille, Monsieur F… présentait depuis quelque temps les signes d’une perturbation mentale évidente. Un psychiatre bien connu en ville s’est présenté à la police pour témoigner et confirmer la démence du suicidaire.

Un ami de la victime, Monsieur Raymond L…, nouveau gérant d’un café situé près de l’église, prétend que la victime était obsédée par une gargouille qui décore la façade ouest.

Détail choquant, cet homme aurait récemment prétendu qu’effectivement cette statue bouge de temps en temps et qu’elle le menace…Du travail en perspective pour un psychiatre…



 
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   Anonyme   
30/8/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Difficile à commenter...

D'abord parce que j'ai comme une impression de déjà lu...
Ensuite parce que j'ai beaucoup de mal avec la fin, à mon gout trop abrupte, pas assez travaillée...
Est-il fou?
non?
Fin ouverte, mais j'ai pas envie de chercher, surement parce que je manque de détails... La famille dont on ne sait rien, le contexte dont on sait pratiquement rien... bref une bonne idée selon moi pas assez fouillée.
Merci néanmoins pour cet agréable élan d'imagination.

   xuanvincent   
30/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L'idée de cette chose qui obsède, jusqu'à la folie, le héros, m'a intéressée.

L'intégration du rêve dans une partie du récit a de même retenu mon attention. Mais j'ai un peu perdu le fil du récit (notamment, la tache représente-t-elle la gargouille hideuse ?), entre ce qui pourrait faire partie du rêve (cauchemar plutôt du héros) et de la réalité.

Je ne sais pas trop comment interpréter la deuxième partie du récit. On bascule vers l'horreur, soit du domaine du fantastique soit de la folie réelle du héros ?

   Anonyme   
31/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi je trouve ça excellent. A part les quelques mots mis en majuscules : ce n'était pas nécessaire à mon gout d'appuyer sur la touche du clavier pour que la lectrice que je suis ressente l'importance, la surprise, la soudaineté, l'héroïsme de la gargouille (ELLE) Ça va se soi.
L'italique par contre me sied pour la citation de l'"Horrible fait divers"
Ne m'ont pas gênée non plus l'absence d'indices qui pourraient situer géographiquement l'action, l'absence de détails qui étofferaient les personnages secondaires. Je ne me suis pas sentie dans une chronique régionaliste de l'horreur quasi quotidienne qui endeuille l'actualité. J'ai vu plutôt, dans ce texte, une analyse finement menée du passage progressif de la normalité à la démence, de la santé mentale au délire paranoïaque, avec les conséquences dramatiques qui en résultent.
"Du travail en perspective pour un psychiatre ..." ? Je dirais m^me : du travail déjà en chantier depuis longtemps pour l'ensemble du corps psychiatrique, particulièrement en matière de prophylaxie !
Je n'ai pas boudé mon plaisir à la lecture de ce récit traité somme toute de manière assez froide et distante, ce qui ajoute de la fascination à l'épouvante présente ici.

   widjet   
31/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Hé merdeeeee...Mon premier comm s'est effacé !

Je reprends mais en plus condensé.

Déjà, je trouve l'intention très louable (trop peu de nouvelles de ce genre sur Oniris) et rien que pour ça, je remercie l'auteur pour cette initiative. Des histoires comme ça, ça court pas les rues oniriennes.

Le texte enfin. Il manque assurément à ce récit (tout à fait recommandable en soi), le petit "+" (peut-être dans le style trop inégal et certains passages - la fin notamment sanglante, mais qui manque de détails et qui est vite expédiée - ) qui donnerait le frisson qu'on est en droit d'attendre d'un pareil texte. Il faudrait écrire quelques lignes de plus pour donner à cette investigation un densité plus mystérieuse et plus effrayante. Le sujet s'y prête, l'auteur ne doit pas avoir peu de son histoire qui tient la route.

Le début est très prometteur avec une description réussie de la gargouille. Ensuite, c'est plus classique, même si cela reste correctement construit, le traitement est plus convenu.

Mais là encore - et c'est ce qui m'a le plus frustré - l'auteur loupe le coche dans la description de la santé mentale du héros. C'est facheux car l'avantage avec la démence (un thème difficile mais ô combien passionnant) est qu'on peut s'autoriser tous les excès sans que cela nuise à la crédibilité puisque justement la folie vous donne cette immunité ! Bref le travail psychologique aurait pu être plus poussé.
Enfin le communiqué en italique à la fin est bien trop long et son effet d'annonce perd de sa force.

Mais ne boudons pas notre plaisir, ce premier essai est tout ce qu'il y a de sympathique et mérite à coup sûr le coup d'oeil.

Widjet

   gollum29   
31/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pas mal du tout !

Contrairement à Widjet, j'ai un peu de difficultés avec le début : phrases trop longues, rythme mal maîtrisé, descriptions forcées... Après ça s'améliore, irruption d'un peu de langage familier, phrases plus fluides, accelération vers le denouement.

J'aime ce genre de récit, je trouve que le narrateur qui est le seul à trouver un objet anormal, ici une gargouille, même si c'est du déjà vu, est un procédé diablement efficace. Cela nous conduit facilement dans la folie et l'horreur, j'avoue avoir frissonné de plaisir ! Preuve que le texte est efficace.

Pour ce qui est de la fin, je l'aurais voulue encore plus ouverte. La coupure de presse n'est pas très utile, ou alors il aurait fallu l'écourter, pour un maximum d'impact.

Un joli texte, j'attends d'en voir d'autres de la même trempe !

   Une_ame_malade   
1/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Très sympathique...Ca fait toujours plaisir de voir un texte traitant d'horreur et de Folie par ici. :)
La folie est plutôt bien retranscrite, mais la fin est un peu trop rapide quand même. Ca ne gâche pas le texte ; peut-être était-ce ton intention de faire "sobre", mais j'avoue que ça m'a paru un peu rapide sur la fin.
Pas un chef-d'oeuvre, mais un auteur à surveiller si jamais il a d'autres textes du genre. :p

   strega   
1/9/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
ROBERTO je n'ai pas vraiment accroché à ta nouvelle, cependant, objectivement, elle n'est pas mal du tout. Le thème est tout à fait classique, plutôt pas mal trait quoique un peu expédié quand même. Avec ce genre de sujet, on peut effectivement se lâcher un peu plus.

Il est vrai que la fin et aussi un peu expédiée, mais ça, c'est très difficile à gérer.

Personnellement je n'ai pas été époustouflé parce que le thème si classique aurait mérité un autre prétexte. Si le sujet et la folie, la perte de soi, la gargouille qui qui hante gâche un peu le plaisir. LE faire avec un truc du quotidien qui d'un coup vous obsède m'aurait d'avantage intéressé.

Si la folie est au contraire le prétexte pour traiter de la gargouille, alors j'aurais aimé lire quelque chose qui aille plus loin dans la folie, que le style y colle encore plus.

Mais bon tout ça, ce n'est jamais que ce que je pense, donc ça vaut ce que ça vaut.

   Anonyme   
4/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Eh bien, cela secoue!
On peut penser que l'auteur de ces lignes est devenu fou, ou alors...
La banalité des gens autour de lui est soulignée, ils sont protégés par leur manque total d'imagination, tandis que lui vit dans un monde qui lui est propre et qui finit par le dévorer, comme dans la nouvelle précédente de cet auteur.
Fort intéressant donc, et à suivre...

   leon   
15/9/2008
 a aimé ce texte 
Pas
"je ne passe guère souvent..."

Avec une telle faute en intro, je ne vais pas plus loin : le texte demande certainement des corrections....

"j’ai questionné le curé. D’abord il parut stupéfait par ma question"

mauvaise concordance de temps : finalement, je suis allé un peu plus loin.

ça n'est pas publiable !

sans rancune...

   Jedediah   
28/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà un texte écrit avec un style bien particulier, qui m'a vraiment plu...
La folie qui gagne peu à peu le narrateur est particulièrement bien restituée, et la fin particulièrement atroce...
L'histoire reste malgré tout un peu improbable, car comment imaginer que la gargouille ait pu massacrer une famille, alors qu'elle est censée rester soudée à son église ?
L'article de journal à la fin de la nouvelle nous fait prendre la mesure de l'horreur du crime commis, mais est rédigé dans un style assez peu journalistique.

   Menvussa   
8/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai trouvé que le démarrage était un peu laborieux. Puis tout s'est accéléré et l'histoire est devenue palpitante. Çà se termine d'une façon un peu abrupte laissant le lecteur désemparé, c'est un peu il est vrai le propre de la nouvelle qui se continue avec l'imagination du lecteur.

Bref pas mal du tout.

la chute appelle une suite improbable car si l'histoire doit se répéter que cela soit en rêves ou cauchemars.

   dude   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le thème est loin d'être original. Le début du texte m'a rappelé certaines nouvelles de S. King. Du classique donc.
Toutefois, il y a de jolies trouvailles visuelles. Les descriptions de la gargouille sont très réussies par exemple, et les réflexions du personnage principal conservent une part de suspens tout le long du récit.
Quant à la fin, ouverte ou fermée, cela n'a que peu d'incidence sur le récit. J'ai juste trouvé le tout dernier paragraphe untantinet trop long.
En résumé, c'est pas mal, l'intention est louable, mais ça ne sort pas assez des sentiers battus.

   marichka   
29/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
le texte n'est pas mal même si cela ressemble à du réchauffé.
Cela me rappelle en effet un film.De plus,la fin est trop expéditive.
Sinon,j'aime bien ce délire entre réalité et cauchemard.
est-il malade ou la gargouille existe vraiment?

   Nongag   
11/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Une histoire classique de folie inégalement racontée. Et je trouve ça dommage car il y a vraiment de très beau moment d'écriture dans ta prose:
"Elle totalise toutes les contrefaçons de la nature, l’hideuse gargouille de mon église…" ou encore "Sa gueule tordue, toujours plus laide de jour en jour, son air menaçant, sa haine de tout. Sa laideur se patine, se peaufine, comme si un artiste dément soignait son œuvre par petites touches acides." De belles phrases qui construisent bien la démence de cet homme.

Mais, on a aussi affaire à des constructions moins habiles. Phrases mal découpées comme:"Je suis revenu en plein jour, il était passé midi, le ciel était bleu, d’un bleu tendre, printanier, encore un peu timide et froid de l’hiver, plein de promesses pour l’avenir." Quelques répétitions aussi alourdissent le récit.

Ce qui fait que je suis passé du plaisir à l'agacement constamment.

Il ne manquait pas grand-chose selon moi. Peut-être quelques relectures. Parfois, il faut laisser un texte « dormir » quelques jours avant d’y revenir pour avoir un regard frais sur celui-ci.

   Anonyme   
24/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte mené à un bon rythme parsemé d'images très belles.
Où est la réalité?...Du fantastique qui évoque le style Stephen King. Cela donne envie de lire d'autres textes de Roberto.

   Anonyme   
19/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Nouvelle agréable à lire mais la fin est un peu trop prévisible et l'élan du reste du texte retombe dans "le sordide ordinaire". vaut la peine d'être un peu retravaillée. Puis-je signaler deux ou trois petites erreurs? "j'ai enlevé mon "canon"" Je pense que vous avez voulu dire "emporté". Il faudrait un futur à "lorsque j'aurai" et il vaut mieux dire "Je suis allé voir" que "j'ai été voir".
persévérez!

   MissNeko   
20/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une nouvelle qui ménage le suspens jusqu au bout.
De mettre en scène une gargouille est original. La lecture est agréable et fluide. Un bon moment de lecture.


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