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Humour/Détente
Solal : Le diable par le col
 Publié le 09/01/16  -  9 commentaires  -  14495 caractères  -  84 lectures    Autres textes du même auteur

Pour combien seriez-vous prêt à affronter un démon ?


Le diable par le col


Bon alors j’imagine qu’y faut que je vous balance toute l’histoire. Pas de chiqué, je promets. Je tiens pas à faire dans l’édulcoré. Je suis pas ce qu’on appelle un « irréprochable ». J’ai manigancé des trucs pas cleans dans ma vie. J’en suis plus ou moins fier. Seulement là, je suis bien content de pouvoir tout vous raconter. Ce qui m’est arrivé, comment dire, ça me déborde.

Donc voilà, pour commencer je vous précise que j’ai jamais taffé de ma vie. On dira ce qu’on voudra mais le travail me fatigue trop. Y en a qui aiment, je critique pas, faut bien se le payer le micro-ondes dernier cri avec cuisson vapeur et tout le tintouin. Moi, je me dépatouille sans. Tout simple, un toit bien étanche, un caleçon pas trop crade, un peu de viande de temps en temps sans oublier le picrate pour économiser le chauffage, et c’est bonnard pour bibi. Alors si en plus on me file les grasses mat’ en prime je dis banco.

Pardon je m’égare. Donc il me faut bien remplir la boîte à bidoche de temps à autre. Pour ça j’avais monté la combine idéale. Pour cinquante cacahouètes n’importe qui peut me foutre sur la gueule pendant cinq minutes. Facile on se tient droit et on attend. Si vous pensez que c’est cher payé je réplique que cinq minutes c’est suffisant pour le mec qui encaisse.

Ce soir, ma petite affaire a ronronné du feu de Dieu. Réfléchissez, je dois mesurer un mètre quatre-vingt-dix et peser dans les cent dix kilos au bas mot ; je tombe donc sur un tas de mecs pour qui ça mousse de m’en coller plein la poire. Genre ils retournent voir bobonne et découvrent comme ça que leur molosse a gagné cinq centimètres tout d’un coup.

Donc mon quotidien c’est de voir débarquer tout un tas de zigotos, lascars et autres loustics pour s’en taper une tranche. Mais, comme dans tout deal, il faut respecter certaines règles. On est tous d’accord sur ce point. Je suis un gars réglo d’ordinaire, un contrat c’est sacré. Si vous respectez les termes, pas de lézard. Seulement si on veut jouer au petit bandit normal que je réclame des dommages et intérêts. Le monde y fonctionne comme ça, non ?

En général, je me défends seul. Faut dire, y a pas de mecs balèzes qui profitent de mes services. Eux savent qu’y sont balèzes, z’ont pas besoin de le prouver. Seulement au jour d’aujourd’hui j’ai mis les doigts dans un drôle de merdier. Mais impossible de cueillir un interlocuteur suffisamment responsable pour tâter de mes deux arguments.

Donc la veille au soir, je chopinais, innocent, dans mon bar favori. J’avais raflé le pactole avec trois puceaux. Y en a un qui désirait me voir retirer mon protège-dents. Il a dégainé comme ça qu’il pensait réussir à me faire « cracher un chicot ». J’ai stipulé à cette petite branque que cette option ne faisait pas partie du contrat. Les deux autres corniauds ont cru bon de défendre leur copain. Au final, j’ai débattu avec les trois en même temps avant de les délester de mes frais de « litiges ».

Je transformais donc mon blé en malt chez Didier. Un type sympa, ce Dédé, pas radin sur le pacson de glace. Il se contente de hocher la tête devant la part bleue de ma personne. De plus, il me laisse me servir de son bar comme lieu de transaction.

Tout allait pour le mieux jusqu’à ce que ce type déboule dans le rade. Louche le mec, du genre qu’on croise pas à chaque merde de chien. Sapé comme une lanière de martinet qu’il était. Du cuir, du cuir et encore du cuir, bien collé au corps. Je me suis dit que si le gars voulait se déshabiller un jour, il arracherait sans doute sa peau avec ses frusques. Vous couplez le tout avec une belle crête apache et des clous jusqu’entre les rides. Sans doute, j’ai pensé, l’a paumé son chemin, pas le genre d’énergumène à traîner dans le coin. Pourtant le gars tortille du slim jusqu’au tabouret d’à côté et me mate avec insistance. Y voulait traiter pour sûr. Je sentais le deal pas ordinaire. J’attends, il commande que dalle et m’enchaîne :


– C’est vous qui jouez les défouloirs pour cinquante euros.

– Faut voir. Je pose des conditions.

– Voilà mes conditions.


Il déballe une liasse plus épaisse qu’une brique et la dépose sur le comptoir. Et en billets de cinquante messieurs. Sans rien transpirer, j’examine le bonhomme. Vraiment pas le style de ma clientèle. Trop droit dans ses bottes.

N’empêche tous ces biffetons me cramaient les globes. La salive me montait à profusion, jusque dans les trous de mes naseaux. Le mec m’a souri direct. L’air de dire : j’ai flairé ta cupidité mon gros. L’avait pas tort. Pas besoin de laisser durer le suspens.


– Tout à fait acceptable comme conditions. Mais pour autant d’oseille va falloir que je me mette en tutu ou un autre truc bien salé.


En réponse l’encuiré s’est contenté de me promettre une expérience originale.

Donc dans la logique il m’invite à le suivre. Je tends la main, il y dépose une bonne liasse et remballe le reste. Je me lève, il se lève et sort, je le suis.

On trace la route dans une petite bagnole toute pourrie, vachement moins épatante que la combi au cirage. On se gare avenue de Broglie, le mec m’emmène ensuite dans la station de métro. Bien sûr, je me suis un peu gratouillé les méninges pour comprendre pourquoi on allait prendre le métro après s’être baladé en bagnole. Mais bon, tous ces biffetons, je vous jure, mes neurones dansaient la polka.

On descend normal, y a des gens qui nous suivent, d’autres qui nous croisent. Je la ramène à aucun moment et l’autre est pas usager de la parole. On se profile sur la rame ligne B. Jusqu’au bout, plus encore. On s’engouffre dans le tunnel de la rame.

À quelque chose près de la fin du quai, on tombe sur une lourde. L’enclouté l’ouvre et m’invite à poursuivre. Il scelle la porte, fait sombre comme dans le ventre d’une baleine, il sort son portable et déclenche la lumière. Du chouette matos, dernier cri avec Internet, testeur de batterie et je ne sais quoi.

Au fur et à mesure qu’on arpente les boyaux, je détecte un son sourd. À chaque pas je le sens s’alourdir. On descend une échelle, on en remonte une autre et là je suis agressé par plusieurs kilos de décibels bien lourds. Vous savez de ceux qui reproduisent les bruit d’une usine mais avec en prime des plaintes lugubres. On aurait dit qu’une dizaine de loups crevaient dans une fonderie. Pour être clair, l’autre m’a tenu la main jusqu’à une teuf clandestine.

Quand je vous parle fiesta, je vais un peu vous décrire le taudis. Parce qu’un bazar du style que vous auriez l’éternité devant vous que vous êtes pas sûr de trouver un machin pareil.

Voilà le topo, de la lumière rouge clignotante, mais bien, épileptique s’abstenir, quelques tentures représentant des scènes pas franchement gaies, bestiole à cornes et à queue fourchue, immolations de sorcières et j’en passe. Derrière le DJ, un écran vous passait en boucle un mec à dégaine de dingo en train de se scarifier les bras. Avec en prime la zic qui vous triturait le cerveau, on pouvait certifier que rien n’était fait pour mettre à l’aise l’adepte de la mystique « métro, boulot, dodo ». Enfin moi ça me foutait pas vraiment les boules. Des grands enfants qui aiment jouer à Halloween et alors pas de quoi fouetter un chat ; noir.

Fallait les voir, ils débarquaient tous de l’abattoir, du cuir à toutes les sauces, l’entreprise du bœuf peut être rassurée, le jour où il restera que des végétariens, le génocide ne s’arrêtera pas pour autant, y aura toujours du bénef à se faire sur le tannage.

Pour l’exemple, on frôle deux mecs qui se polichaient sévèrement les amygdales. Ils se mettent à bloquer sur ma personne semblant me dire : toi, je te fouetterai bien la croupe pendant que mon pote t’enfoncera une pomme dans la bouche.

Bref, pour la faire courte, je parlais de martinet tout à l’heure eh bien sont plusieurs les lanières sur ce genre d’engins. Là vous aviez du matos de luxe.

Mon intermédiaire stoppe la marche pour en tailler une avec un espèce de punk sanguinaire. Évidemment, avec le tintamarre, je réceptionne que dalle. J’en profite alors pour coller le gars et glisser ma main dans la poche de son blouson juste histoire d’en extraire son bigophone. C’est pas dans mes habitudes seulement toute cette histoire commençait à sentir le substrat de digestion. Me fallait donc une espèce d’assurance pour service rendu.

Au bout d’une soixantaine, la planche à clous se tourne vers moi et me balance un signe de tête. Il me conduit jusque sur une estrade avec un portail en toile de fond. Le truc en bois bricolé par des amateurs mais bien massif.

Le vigoureux macchabée lève les bras et la musique s’arrête net. Il commence à déblatérer et, bon Dieu, je me souviens encore par cœur de tout le débit de conneries.


– Mes bien chers frères. Nous voilà réunis une nouvelle fois ce soir pour honorer l’instinct de décadence de l’être humain. Le jour de l’avènement est proche. Un âge où les hommes ne renieront plus leurs instincts sombres, loin du mercantilisme et de la torpeur.

Réjouissons-nous car, même si le chemin est encore long, chaque offrande nous rapproche un peu plus de notre but.


Offrande, le gars a dit « offrande ». Au beau milieu d’incantations loufoques, je sens ma jauge à emmerdes s’affoler. Mais, direct, v’là deux malabars pyrogravés à barbe qui me harponnent sous les aisselles. Pendant ce temps-là, l’autre chasseur de têtes s’est pas gêné pour ouvrir un battant dans le portail. Et, sans y mettre les formes, on me projette dans le noir béant. Même pas le temps de renégocier les termes du contrat. Me voilà donc, marron d’une moitié de redevance, en train de palper l’obscurité.

On y captait pas la couleur de sa peau là-dedans mais, pour ce qui est de sentir, on sentait, un mélange de moisissures de placo et d’œufs pas frais.

Peu à peu mes yeux se sont habitués à la brouille ambiance. Un peu sonné, me suis contorsionné sur le sol. Me suis vite rendu compte qu’une flopée de mecs m’entouraient. Tout nus, avec des taches rouges sur la peau. Mais je me suis pas laissé démonter, dans mon écosystème vaut mieux pas. Je me suis donc dressé fissa sur mes guibolles. Les gugus ont pas bronché. En plus de cela, il leur manquait les bijoux de famille, alors j’ai compris que je faisais face à des mannequins pour fringues. Z’étaient sans doute là pour foutre l’ambiance. Je me suis senti un peu con, je me suis rapproché. Ils tendaient tous les bras en avant, leur peinture s’écaillait par endroits ; elle fouettait pas mal, une odeur de ferraille.

Alors que je tendais mon pif, j’ai capté un souffle dans mon dos. Quelque chose respirait, planqué.

Je me suis retourné et ça m’a sauté dessus. Ma gorge m’a brûlé, j’essayais de choper n’importe quoi. Suis tombé sur un doigt, je l’ai retourné. Ça a lâché son étreinte en hurlant. Un cri sinistre, proche d’un porc qu’on égorge.

J’ai tâté mon cou, il saignait sévère. Le machin continuait de respirer et me tournait autour. Il a bondi et je me suis ramassé. Le portable que j’ai chouravé à l’autre planche à clous a glissé de ma poche. La torche s’est activée et le truc m’a lâché avec son cri porcin.

J’ai remercié mon penchant pour la chaparde, l’autre machin ne supportait pas la lumière. J’ai récup le phone et me suis mis à zieuter alentour. Le faisceau m’a conduit jusqu’à un tas de loques roulé en boule. Une tête en est sortie en hurlant :


– Ah la lumière. Ça brûle !


Le truc répétait sa phrase. Ok, il parle, l’est donc qu’un simple être humain, ni plus ni moins. Et pour un humain, jamais vu un mécréant pareil. Blanc comme une merde de crémier le gus, décharné comme la carcasse d’une bagnole de banlieue et bien défraîchi du bulbe, pas un poil sur le caillou, pas de cils, pas de sourcils, que dalle. Et crade avec ça, du genre fringues fermentées, dents pourries et ongles noirs. Le pire messieurs, ses yeux, comme voilés, on devinait à peine leur couleur bleue.

N’empêche, c’était bien le seul mec qui ait jamais réussi à me foutre les chocottes. Quelques secondes à peine, c’est toujours une expérience nouvelle. J’ai réfléchi, tant qu’il restera de la batterie, je n’aurai rien à craindre. Je le tenais à ma merci l’autre corniaud. Prêt à poinçonner mon ticket de sortie. Suffisait de demander gentiment. Voilà en gros notre négociation.


– J’éteins la lumière si tu me sors de là.

– Ok, je connais un chemin, tu seras vite dehors.

– Dacodac mais avant, bon Dieu, t’es qui toi ?

– Je m’appelle Samaël, alias Belzébuth.


Voilà ce que le gars m’a balancé, naturellement, sans malaise. Je crois que ce pauvre hère, fou comme un lapin, s’est laissé embarquer dans une magouille bien glauque. Un peu comme quelqu’un que je connais bien.

Ni une ni deux, je le chope par le col et on m’embraye à travers les intestins lugubres. On enchaîne les couloirs humides avec les couinements de rats et tout. Le diablotin me bassine toujours avec ses plaintes, je supporte en grinçant des dents.

Il n’a pas baratiné d’autres infos jusqu’à ce qu’on débouche à la station Rostand, enfin une jonction à une petite vingtaine du quai. À peine il distingue les néons que le gars panique complet. Il s’excite dans tous les sens si bien que je lui en colle une histoire de le sédater un chouïa. Foutue sensibilité à la lumière, pas pratique. J’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir à son cas car le tunnel de la rame a dégueulé un bruit sourd. Un train se radinait vers nous tous wagons dehors. J’ai calé le tas d’os sur mes épaules et j’ai couru. Vous pouvez pas savoir comme c’est long vingt mètres quand la mort vous colle au train.

On évite la cata de justesse, avec coup d’avertisseur et tout. Me voilà donc, entouré par une bonne dizaine de noctambules. Tapissé de sang, la gorge sèche avec une espèce de gollum juché sur le dos et un portable dernier cri dans la main. Un tableau bien con, quoi ?

Le petit malin m’a supplié de le libérer. Je devais évaluer les pour et les contre, et cela rapidement. Clair que le tocsin de la cavalerie tarderait pas à retentir.

Alors le laisser retourner à sa vie minable de dieu des barjots de souterrains, ou voir si la médecine pouvait redonner un semblant de dignité à ce pauvre type. Drôle de dilemme, non ?

Ben finalement messieurs les agents, vous ne m’avez pas laissé pousser ma logique jusqu’au bout. Bon, vous reconnaîtrez que je me suis laissé cueillir comme une fleur.

Vous voyez bien que je suis blanc comme la neige pure d’un sommet de montagne. J’espère que vous dégotterez une solution efficace pour l’autre compagnon. Sérieux l’a dû vivre un véritable enfer ce type.




 
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   hersen   
24/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime dans cette nouvelle le rythme soutenu du récit.
Le ton du départ ne laisse aucune illusion, c'est suffisamment émaillé d'expressions "imagées", mais en fait, elles sont assez bien employées pour ce genre de récit. ( un vrai récit en direct, apprend-on à la fin)
Une histoire un peu abracadabrante, mais c'est ce qu'on attend dès le départ.

Un petit bémol : je pensais avoir affaire à un gars désintéressé et le voilà qui se met dans de sales draps pour un gros tas de biftons qui l'hypnotise.
Si sa raison d' accepter le deal avait été autre chose que de l'argent,
l'histoire aurait peut-être gagné une petite dimension supplémentaire.

En conclusion : un texte pas compliqué, rigolo et qui ne cherche pas à paraître autre chose que ce qu'il est. Et ça fonctionne assez bien.

Merci.

   Anonyme   
29/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est l'exergue qui m'a attirée, c'est très accrocheur.

Au début j'ai bien aimé, même si le style oral n'est pas si bien maîtrisé, c'est sûr, l'auteur peut faire mieux. Mais ça se lit sans encombre. En revanche, au bout de sept ou huit mille signes, je n'étais plus au rendez-vous, ça finit par se diluer et l'intérêt de ma lecture s'en est allé. Mais pour combien vous...? C'est ça que je voulais lire et je ne l'ai pas trouvé.

Un écrit avec beaucoup de potentiel, toutefois.

   Pascal31   
9/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bonne histoire qui aurait également eu sa place en "Epouvante/Horreur" ou "Policier/Noir/Thriller". Un style auquel il faut s'habituer mais qui colle bien à l'ambiance glauque et noire à souhait. J'ai aimé certaines formulations ("Je transformais donc mon blé en malt chez Didier", "mes neurones dansaient la polka") et j'en ai trouvé d'autres un peu forcées, moins heureuses ("J’ai récup le phone et me suis mis à zieuter alentour", "Blanc comme une merde de crémier").
Quoi qu'il en soit, cette descente en enfer se laisse lire facilement et reste plausible dans la façon que vous avez de la raconter.
Au final, un bon récit, autant sur le fond que dans la forme.

   Anonyme   
9/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Oui j'ai bien aimé cette lecture.
D'abord, le style n'est à mon avis pas simple à faire passer car ( à moins que ce soit votre parler de tous les jours....sourire ) on peut vite tomber dans le trop: trop théâtrale, ce qui sonnerait faux.
Non, ici j'ai trouvé le personnage très vrai même s'il se la joue.
Et puis, la fin m'a décroché un sourire en me disant " Ho l'enfoiré! "
Merci.

   Bidis   
9/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ecriture percutante tout du long et tout du long correcte dans l'argot. Ce n'est pas si simple à faire, à mon avis, pas du tout même.
De l'action et du suspense mais la fin m'a déçue. Ou plutôt, je n'ai pas bien compris à quoi servent les pauvre hères à ce qui m'a paru être une secte anti-violence. Les mannequins émasculés sont peut-être une piste, difficile à envisager certes mais enfin, là, l'auteur prenait un chemin aussi... disons scotchant qu'audacieux. Qui aurait fait basculer le texte dans la catégorie "Horreur".
Ou alors, comme à mon habitude, je n'ai rien compris.

   Anonyme   
10/1/2016
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai eu du mal à finir cette histoire, heureusement courte, tant elle m'a semblé saugrenue. Déjà qu'un bonhomme se fasse payer pour qu'on lui tape dessus... Ensuite la descente dans les couloirs du métro pour aboutir à une secte satanique s'approche sinon du grotesque voir du thriller de série Z. Enfin, pour parachever le tout, arrive un personnage difforme (Samaël, alias Belzébuth) qui ne supporte pas la lumière. Une espèce de Golum. Ça fait beaucoup non ? En tout cas pour ma part je trouve le scénario tiré par les cheveux, excessif. À l'image du style, qui se veut argotique mais ne l'est pas vraiment car on sent trop qu'il a été peaufiné. J'ai envie de dire que c'est de l'argot littéraire, pas celui des rues.

   carbona   
13/1/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Une texte qui se laisse bien lire même si le style peut devenir lourd. Y'en a un peu d'trop quoi...

Assez prise par l'histoire au départ, la fin m'a lassée. L'histoire avec Belzébuth m'a un peu ennuyée.

Merci pour la lecture.

   Anonyme   
7/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai pas compris la fin, à partir de " ben messieurs les agents", mais qu'est-ce que je me suis amusée, sourires spontanés en cascades et quelques perles que je n'ai pu m'empêcher de relever :
"-Tous ces biffetons me cramaient les globes"
"-Usager de la parole"
"-On n'y captait pas la couleur de sa peau là-dedans"
"-Pour un être humain, jamais vu un mécréant pareil"
"-Le diablotin me bassine, je supporte"
C'est tout simplement savoureux, merci pour ce bon moment.

   YvanDemandeul   
16/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai beaucoup apprécié votre récit. Ce style argotique et imagé parfaitement maîtrisé est attrayant. Il accentue le côté réaliste de l'histoire qui pourrait être également classée dans le genre fantastique et lui donne une valeur très particulière. Bravo pour cet impressionnant exercice de style. Vous êtes un virtuose ! Ce mélange d'humour et d'horreur est un excellent choix . Merci pour ce bon moment de lecture.


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