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Réalisme/Historique
carbona : Ma petite sœur
 Publié le 11/01/16  -  16 commentaires  -  7336 caractères  -  122 lectures    Autres textes du même auteur

– Cours, Anna, cours ou ils vont t’attraper !


Ma petite sœur


– Cours, Anna, cours ou ils vont t’attraper !


Anna ne bouge pas. Elle va se faire prendre comme d’habitude et une fois de plus elles vont perdre à cause d’elle. Charlotte en a marre. Maman dit que c’est son devoir de grande sœur de la prendre dans son équipe mais à chaque fois c’est la même chose. Elles perdent et les gamins de l’immeuble se moquent d’elles.


Charlotte va s’asseoir sur le banc, déçue. Anna l’imite en silence.


– Vous êtes trop nulles les filles, raillent les garçons.


Charlotte fulmine de voir Oscar et Louis parader ainsi, alors, pour se venger, elle les ignore et se met à parler à Anna avec les mains. Les garçons détestent quand elles font ça et elles, elles adorent.


– Qu’est-ce que vous dites ? demande Louis.


Les filles ne répondent pas et continuent leur conversation secrète en lâchant par moment de grands éclats de rire.


– Laisse tomber, dit Oscar, elles ne disent rien du tout. Ce sont des crâneuses. Allez viens, on va dans notre cabane.


Les garçons vont s’abriter sous le gros platane au centre de la cour et tentent de monter des barricades à l’aide de branches cassées.


– Si vous voulez venir, il faudra trouver notre code secret, s’écrie Oscar.


Anna les épie.


– Qu’est-ce qu’ils se disent ? demande Charlotte.


La petite lui fait signe d’attendre un peu.


– Alors, s’impatiente Charlotte, tu sais ce que c’est leur code secret ?


Anna les observe toujours. Les garçons rient fort. Ils pensent avoir piégé les filles grâce à leur mystérieux mot de passe.


Quelques minutes plus tard, les sœurs les rejoignent. L’aînée, en tête, annonce sûre d’elle :


– Patate crue 004.


Oscar et Louis les regardent éberlués. Et les autorisent à entrer. Les quatre enfants commencent à préparer le repas dans un rituel bien rodé. Mais avant que la dégustation ne débute, Éloïse, la maman des filles, les appelle du balcon. C’est l’heure du déjeuner. Le vrai cette fois.


– Vous avez bien joué mes chéries ? demande papa.

– Oui oui, répond Charlotte même si on a encore perdu à loup, dit-elle en fustigeant Anna du regard.

– Charlotte ! dit maman.


La famille s’installe à table. Le samedi midi, c’est steak-frites. Les filles adorent ça. Elles supplient les parents pour avoir un peu de ketchup. Charlotte affirme que sans, ce n’est pas un vrai samedi. Papa cède. Maman lui fait les gros yeux.


– Eh, ne me regarde pas comme ça ! Ce n’est pas ma faute si ces deux-là ont hérité de ton caractère, se défend-il dans un clin d’œil.


Les petites rigolent. Quand le flacon de ketchup arrive sur la table, elles se jettent dessus et en remplissent généreusement leur assiette pour dessiner des bonshommes. Anna emploie une frite comme pinceau. Charlotte, quant à elle, opte pour les dents de la fourchette mais papa se plaint du grincement du métal sur l’assiette.


– Tu ne peux pas faire comme ta sœur et utiliser une frite toi aussi ? Ça agace tout le monde ce bruit.

– Non, c’est pas vrai, ça agace pas Anna, argumente Charlotte.


Anna intervient. Si, elle aussi, ça l’énerve quand sa grande sœur utilise les couverts.


– Sale petite peste, lâche Charlotte.


Anna se vexe et lui envoie une frite dans la figure. Papa se fâche et maman menace de les priver de dessert.


Les filles se calment et poursuivent le repas en silence. Charlotte adresse cependant quelques regards noirs à Anna qui mordille ses frites dans un sourire satisfait.


Papa et maman discutent de la semaine à venir et annoncent à Anna qu’elle manquera l’école pendant deux jours pour aller à Paris avec eux. Charlotte voit rouge. Elle a envie d’intervenir mais n’ose pas. Elle sait que si elle le fait, elle va se faire rabrouer.


– Tu iras chez Nanou, dit papa à Charlotte d’une voix douce. Tu es contente ?

– Oui, oui, je suis contente.


En vérité, Charlotte n’a pas envie d’aller chez Nanou alors que Mademoiselle Anna va visiter la tour Eiffel. Parfois, elle regrette d’être arrivée en premier. Elle se demande quelle serait sa vie si les places étaient inversées.


Après le déjeuner, les filles s’installent devant la télé et jouent à pince-mi, pince-moi. Papa, qui n’arrive pas à suivre les actualités dans leur brouhaha, leur demande de se calmer.


– Mais c’est Anna qui pousse des cris, proteste la grande.


Papa ne dit rien mais lui fait signe de se taire avec les yeux.


Si seulement je pouvais être parfaite comme Anna, songe Charlotte, tout le monde serait content. Elle repense à l’appréciation de sa maîtresse sur son dernier bulletin.


« Charlotte devrait se montrer plus discrète et apprendre à laisser la parole aux autres. »


Maman avait lu le mot sans rien dire mais Charlotte avait bien vu qu’elle avait les yeux mouillés. Elle était restée de longues minutes, pensive, à dévisager ses filles. La maîtresse n’était vraiment pas maligne, c’était papa qui l’avait dit à maman quand ils s’étaient retrouvés seuls dans la cuisine et que Charlotte les écoutait à travers la cloison.

Les filles ont arrêté de chahuter et suivent d’un œil distrait les informations. Anna s’est couchée sur les genoux de papa. Charlotte aimerait bien faire pareil mais elle est trop grande, ce sont les bébés qui font ça.


Maman les appelle pour ranger leur chambre avant de se coucher pour la sieste. Charlotte s’exécute alors que sa petite sœur ne réagit pas. Elle se retrouve seule à faire la corvée et elle peste. Elle sait très bien qu’Anna en profite et fait comme si elle n’avait pas compris l’appel de maman. Quand sa cadette la rejoint enfin, sollicitée par papa, la chambre est déjà presque impeccable. Il ne reste plus que la bibliothèque à trier. Anna s’y attelle.


Alors que cette dernière remet de l’ordre dans les livres, Charlotte l’insulte dans son dos, d’une voix faible pour que les parents ne l’entendent pas. Elle lui dit toutes les méchancetés qu’elle contient en elle. Qu’elle préférerait qu’elle n’ait jamais existé, que c’était mieux avant, quand elle n’était pas là et que de toute façon, elle ne fait que causer du souci à tout le monde et peut-être que même les parents préféreraient qu’elle n’existe pas. Qu’elle n’est pas normale, qu’elle la déteste et qu’elle espère qu’un jour elle partira dans une pension spéciale, comme en parlent parfois papa et maman.


Quand maman arrive pour fermer les volets, Charlotte s’arrête. Maman les félicite d’avoir bien rangé la chambre et leur dit combien elle est fière d’avoir de si gentilles et jolies petites filles. Elle les borde et les embrasse. Anna sourit à Charlotte et lui envoie un baiser avant que maman n’éteigne la lumière.

Charlotte se cache sous les draps pour étouffer ses sanglots. Elle s’en veut d’avoir été si méchante mais c’est plus fort qu’elle. Elle ne veut pas que maman et papa l’entendent pleurer. Elle n’oserait pas leur dire ce qu’elle a fait. Elle a trop honte. Et puis elle aurait peur qu’ils ne l’aiment plus. Elle voudrait effacer ce qui vient de se passer et demander pardon à Anna.


Elle pleure encore, ça ne s’arrête pas jusqu’à ce qu’elle sente Anna se glisser dans son lit, se serrer contre elle et lui caresser le visage.


« Ma petite sœur est extraordinaire, elle a des pouvoirs magiques », pense Charlotte avant de s’endormir.



Charlotte est née le 15 octobre. Deux ans après, Anna est venue au monde, atteinte de surdité profonde.


 
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   Pascal31   
18/12/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le problème, c'est que vous basez toute l'histoire sur la chute et qu'en fait, on comprend dès le début qu'Anna est sourde ("elle les ignore et se met à parler à Anna avec les mains").
Du coup, cela déflore l'histoire qui, si elle reste facile à lire, est rédigé de manière simple (trop ?) et sans réelle émotion. Au final, je ne suis pas vraiment emballé par cette lecture.

   alvinabec   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour ...,
Le texte est bon, vous faites circuler la parole de façon libre et fluide entre les différents protagonistes de cette brève tranche de vie où justement Anna ne prononce pas une phase en direct et c'est là que le lecteur peut se dire que qqe chose n'est pas à sa place, qu'il y a un hiatus, une chose dérangeante...ce que confirme la dernière phrase un peu trop froide à mon goût ( en sus une allitération malheureuse 'monde, profonde' dommageable à la narration).
Faire parler des enfants n'est pas simple, vous le faites avec naturel, c'est cela que je retiens de cet écrit.

   Vincendix   
11/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une historiette facile à lire et à comprendre.
C’est vrai que rapidement le lecteur comprend la situation, deux sœurs dissemblables, une bavarde et l’autre sourde et naturellement muette.
On comprend aussi l’attitude des parents, plus attentionnés pour la cadette, ce qui provoque un sentiment de frustration chez l’autre.

   hersen   
11/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette histoire se lit vraiment agréablement.

Le thème abordé, pas toujours facile à développer sans compassion superlative, passe ici idéalement bien car l'auteur a choisi la soeur de la petite fille sourde pour nous dire ce qu'elle ressent, elle. Donc avec ses mots simples.

J'en retiens que les tensions fraternelles, et aussi les élans d'amour, viennent du coeur et non pas d'un handicap. La jalousie, par exemple, fort bien exprimée ici, n'a pas besoin de handicap : on la trouve dans toutes les familles, avec plus ou moins de raisons. Peut-être simplement pour exprimer sa propre angoisse ( mes parents m'aimeraient-ils plus si j'étais sourde, si j'étais meilleure en maths, si j'étais plus jolie etc, veut surtout dire : suis-je à la hauteur de l'amour de mes parents)

Pour moi, les deux phrases de la fin sont en trop. Elles détonnent.
Dans l'avant dernière phrase, les mots "pouvoirs magiques" ne sont reliés à rien dans le texte, ou dans l'ambiance du texte. Ces mots atténuent l'impression d'amour très fort ressentie entre les deux soeurs et apportent une note "il était une fois..." qui a nui à ma lecture. Surtout que l'histoire commence par des jeux d'enfants bien ancrés dans la réalité ( loup, la cabane, le code secret)

Quant à la toute dernière phrase, je n'en ai pas besoin. J'ai compris déjà et (à ne pas prendre mal !) ça m'est égal. Puisque tout est déjà dit par le biais de Charlotte.

Un très bon moment de lecture.

   Pepito   
11/1/2016
Bonjour Carbona,

Forme : le style m'a paru assez enfantin, même dans le texte du narrateur. L'impression que la nouvelle est destinée à des enfants d'école maternelle. Une sorte de conte avec morale finale.

Fond : jolie description de relations difficiles entre deux sœurs. Manque peut-être une explication sur le but du voyage à Paris.
L'explication finale ne me semble pas utile.

Merci pour la lecture.

Pepito

   Anonyme   
11/1/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Hum, vraiment désolée mais je me suis ennuyée.
Le style d'écriture est plat, sans surprise.
Pourtant, l'histoire pourrait être intéressante si vous développiez plus les scènes.
Quand les fillettes se parlent, la cabane ou encore quand la petite soeur rejoint sa grande et vilaine soeur dans son lit.
Vous faites une narration de faits sans rien autour.
Une autre fois je l'espère.

   carbona   
12/1/2016

   in-flight   
12/1/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Carbona,

Une tranche de vie qui pose un regard sur la surdité et quelques unes de ses conséquences: problèmes de communication, délaissement de l'enfant "normal" (parfois c'est l'inverse), recherche d'instituts spécialisés... La fin est mignonne, j'aime bien le début mais globalement le style m'a parut plat (un effet souhaité sans doute.)

Au risque de démonter une légende, Anna ne peut pas avoir deviner le code des garçons car la lecture labiale, pour être efficace, ne peut se passer de la LPC (https://fr.wikipedia.org/wiki/Langage_parl%C3%A9_compl%C3%A9t%C3%A9)
Pour la faire courte, si quelqu'un prononce "papa" "maman" "bébé" devant une personne sourde, cette dernière sera incapable de différencier les mots. Ce sont ce que l'on appelle des sosies labiaux et seul le LPC permet de distinguer les différentes syllabes.
Donc "Patate crue 004" pourrait très bien devenir "Pintade gru ségo ségo cadre"

Bonne suite.

@ bientôt

   Anonyme   
12/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Simple et efficace, c'est ce qui ressort de ma lecture. En vérité il n'y a pas grand chose à dire sur votre texte, tout est finement décrit et puis le handicap est vite éventé. On ne s'interroge pas longtemps. Les rapports intra-familiaux sonnent plutôt justes, le comportement de Charlotte correspond bien à celui d'une petite fille. Je ne vois pas de critique sinon que ce n'est pas le genre d'histoire qui va me rester longtemps en tête. Vous nous faites spectateurs mais ne nous entraînez pas plus loin que ça.

   Epitete   
17/1/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
L'idée de départ est bonne, mais j'ai rapidement deviné que la petite était sourde. Du coup, ça m'a gâché le plaisir de la lecture. Je n'ai pas l'impression d'avoir découvert grand chose, en dehors des sentiments de la grande envers sa petite sœur, mais j'ai trouvé que ça manquait d'émotions. Je pense c'est dû au style de l'écriture, sans relief, enfin je ne saurais expliquer.
Ceci dit, je pense que ce serait un bon début pour un livre pour enfants.

   Belle-Helene   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est un texte raconté avec simplicité, mais peut-être trop, bien que ce soit une histoire d'enfants. Peut-être que la jalousie aurait été mieux exprimée si vous vous étiez plus penché sur les pensées de Charlotte au quotidien. On remarque dans le texte des références à la dernière phrase, souvent bien trouvées mais parfois aussi trop claires. Mais j’ai bien apprécié le déroulement de l’histoire.

   Alice   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'ai pas mis Beaucoup à cause de la dernière phrase. J'aurais très bien vu la nouvelle se terminer sur les pensées de Charlotte, tellement émouvante. Du reste, comme on comprend l'intrigue au long du texte, on se sentirait plus spécial de ne pas nous faire mettre tout cuit dans le bec, comme "au cas où", à la fin ;)

Le rapport entre les deux sœurs est touchant, les parents m'ont moins émue, pour aucune raison apparente. Mais ce qui me touche particulièrement, c'est comme l'ambiance est bien mise en dépit du style très épuré. Épuré n'est pas synonyme de plat, selon moi, mais c'est peut-être aussi parce que je trouve que la mise en page est judicieuse, et que le tout semble suffisamment aéré pour que le style, surtout en vous ayant lue auparavant, paraisse volontairement simplifié et écrémé.

Petit passage plus lourd : "Charlotte se cache sous les draps pour étouffer ses sanglots. Elle s’en veut d’avoir été si méchante mais c’est plus fort qu’elle. [...] Et puis elle aurait peur qu’ils ne l’aiment plus. Elle voudrait effacer ce qui vient de se passer et demander pardon à Anna."
Selon moi, on sent un peu trop l'adulte écrivant l'enfant, le mot "méchante", l'expression "peur qu'ils ne l'aiment plus", tout comme dans ce passage plus haut : "elle est trop grande, ce sont les bébés qui font ça", qui sonne un peu trop surfait, par rapport à la judicieuse façon, par exemple, d'exprimer la honte sincère à l'idée de perdre la partie, au début, ou d'avoir dit du mal de sa sœur, ou encore de ne pas vouloir qu'on l'entente pleurer (on se souvient tous de ce moment !) Pour un enfant, plein de petites choses ont de l'importance, et l'honneur compte beaucoup, et ça Charlotte l'illustre bien.

Une belle lecture juste ce qu'il faut d'émouvant. Ça ne marque pas au fer rouge mais ça laisse une grosse pensée. Merci beaucoup,

Alice

   Anonyme   
14/2/2016
Commentaire modéré

   Bidis   
3/4/2016
Je trouve cette nouvelle extrêmement touchante. La chute en est simple et cependant percutante.
J’ai relevé une petite chose qui m’a vraiment gênée dans l’écriture :
- « qui mordille ses frites dans un sourire satisfait. » : ce ne devrait pas être plutôt « avec un sourire » ?

   Lulu   
3/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Carbona,

j'ai bien aimé, ici, me mettre à la hauteur des enfants. Je trouve, de ce point de vue, votre nouvelle très réussie. On se met à la place, ou presque, de ces enfants jouant - même lorsque les adultes font leur apparition, d'ailleurs.

En somme, j'ai trouvé votre nouvelle très réaliste, et le point de vue de la narration bien choisi.

Enfin, j'ai été touchée aussi par le titre qui rappelle cet attachement entre les deux sœurs que l'on trouve dans le récit. Le possessif "ma" en dit long, en effet.

Bonne continuation !

   Mourmansk   
3/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'ai pas l'habitude de lire des nouvelles.
Je l'ai trouvée très réussie.
On retombe bien dans les chamailleries d'enfance.

Je ne suis toutefois pas certaine de l'utilité de la dernière phrase, sachant que le handicap était sous-entendu dans le reste du texte.

Bonne continuation,

Mourmansk.

   aldenor   
3/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Connivence, jalousie, petits évènements de la vie quotidienne. L’action, brève dans le temps, évolue naturellement. Le ton reste toujours juste, retenu, dans l’optique de Charlotte la grande sœur. Un récit simple et touchant, avec beaucoup d’unité.


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