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| in-flight
16/10/2024
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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"Le réel même est en haillons". Voici l'état d'esprit d'un narrateur en panne de socialisation. L'élément déclencheur serait ce courroux d'un souverain qu'on devine bourreau.
Et puis, la fugue... Mais la fugue avec du recul. Une fugue consciente et pas tout à fait assumée. Parce que la trentaine, c'est un peu la vingtaine qui digère la réalité. Sur la forme: une phrase = une formule. C'est un peu beaucoup. D'aucuns vous diront "emphatique". Mais si l'écriture ne plaira pas à tout le monde (et c'est tant mieux), je l'ai trouvée pour ma part remarquable. Mention spéciale à "La carrure à faire des Toinette" :) Mais plein d'autres également... Un texte qu'il faut goûter plusieurs fois, car sa beauté ne se dévoile pas au premier regard. |
| MarieL
17/10/2024
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Un très beau texte qui brosse le portrait en creux d'une âme vive, hypersensible, fugace et fugitive.
C'est un bouillonnement de mots sous une très belle plume "ondoyante et diverse", toute en frémissements, en vibrations. Tout part et tout ramène à ce Moi qui se lasse de lui-même, pourtant. Esquisse d'un nouveau départ. |
| Cleamolettre
20/10/2024
trouve l'écriture
très aboutie
et
n'aime pas
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Bonjour,
Je vais tenter d'expliquer l'apparente contradiction de mes "notations" d'écriture et de ressenti : J'admire la manière, le style, ces petites inventions à chaque phrase, le rythme un peu effréné que ça donne, l'impression parfois de se noyer dans le vocabulaire, les phrases courtes, les ponctuations acérées, de lire un peu en apnée. Ce n'est pas ma manière, j'en suis incapable et je dis chapeau pour autant de trouvailles, de danse des sonorités et de foisonnement. C'est riche, inventif, avec comme une sorte d'urgence à poser des mots pour exprimer des émotions, des faits, des pensées, raconter des scènes. A la lecture c'est une sorte de tourbillon un peu labyrinthique. Et c'est ma transition vers mon ressenti : je suis perdue. Moi qui aime les histoires, les personnages, les narrations (même décousues) qui m'emportent dans des univers parallèles et nourrissent mon imaginaire. ici rien de tout ça pour moi, je reste extérieure, j'admire l'écriture et je ne ressens rien d'autre, elle ne m'emporte pas. Donc je passe à côté et rien ne me reste vraiment. Mais c'est moi et mes goûts ! |
| Laz
20/5/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je n'ai compris qu'un tiers du texte - et encore ! - mais tout me plaît. Une poésie dont je ne sais dire si elle est forte ou légère - pourrait-elle être les deux ? - flotte sur toute l'oeuvre. Oeuvre...ouvrage... de littérature potentielle ? Je me suis posé la question. L'auteure n'a-t-elle pas eu recours à des méthodes oulipiennes ? ( ce qui n'enlèverait évidemment rien à son talent). Toujours est-il que j'ai aimé me faire balader de phase en phrase. Nominales, souvent, parce qu'urgentes ?
j'aimerais pouvoir dire de quoi je sors mais cette langue a ses secrets - pour moi du moins - et ça ne me dérange pas, au contraire. Merci pour la promenade. |
| GLOEL
14/8/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
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Chere Solinga,
J'ai aimé, ... un peu... pour le vécu mêlé au récit. Votre texte est riche en métaphores originales et sensorielles ("véloce comme un épaulement de sourcil", "les pétales du souci s'épandent au sol"). Parfois trop riche, trop travaillé, trop précis pour décrire un ressenti furtif. Malgré tout, une densité poétique qui rend la lecture immersive et presque tactile. L’alternance de phrases courtes et longues, de ruptures et d’élans, reproduit bien une timide sensation de fugue et de mouvement imprévisible et l’écriture oscille entre lyrisme et introspection nerveuse, avec un goût pour le langage rare ou détourné ("obliquité de la bourrasque", "solidité désassemblée de la poussière"). Mais hélas l’abondance d’images et de détours poétiques m'a vite fatigué. Je me suis perdu à plusieurs reprises et chaque reprise perdait son contexte. Certaines métaphores superposées diluent l’impact recherché. Il y a aussi parfois un manque de repères narratifs. Le texte est en fait plus proche d’un flux poétique que d’un récit, pas un défaut en soi, mais ça limite forcement son accessibilité. La conclusion est malheureusement un peu flottante : La dernière phrase ("Petite trentenaire aux mains froides...") apporte un portrait concret, mais il surgit presque comme une annexe, sans réelle intégration au mouvement précédent. Pourtant, la Thématique est bien incarnée : L’idée de la fuite — dans le rêve, dans la matière, hors du monde. Elle n’est d'ailleurs pas seulement racontée, mais aussi vécue dans la forme même du texte. J'espère ne pas vous décevoir. On sent un investissement personnel tres fort. Amicalement, FG |
| moschen
6/10/2025
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Dans une phrase lue, si je trouve un mot suivi d'un autre et encore un verbe, cohérent des précédents alors quel que soit le mot que je vais découvrir par la suite, il devra ressembler à ce que mon esprit dans sa forme actuelle me livre sur un plateau. Je me dirais alors que je suis sauf et que j'ai compris. Ouf. Je fais simple. Ouf, ouf. Parfois j'accepte un contre-pied, de tomber sur un mot inattendu. Ce dernier me force à y revenir pour creuser, combler un écart et tenter de trouver un saut dans le monde des sens sémantiques qui satisfasse mon cortex.
Là visiblement, il y a volonté de faire souffrir. Au bout du bout, il ne restera que les endurants de la masturbation intellectuelle, les résilients aux assauts littéraires innovants, ou les poètes admiratifs et complaisant d'une vague nouvelle qui ne roulera dans la farine qu'un petit nombre d'élus. J'aurais voulu adhérer. Mais ne puits. Que sont-ils devenus ces auteurs géniteurs de brebis à trois poêles aux pâtes ? Ils se sont entêtés. Perdus leurs lecteurs épuisettes. La quête du sens voilà leur condamnation pour l'instantanéité. Une petite voie me dit que je serais en jalousie de ne pouvoir au temps. Que nenni. J'ai même promptement quérit le Miaou et rien de tel n’a été régurgité. C'est dire. Salutations respectueuses de mes phalanges icebériques sans sons craquelés, et dégourdies. |
| GLOEL
20/4/2026
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Bonjour,
Certains passages de cette nouvelle (comme le début sur l'altérité et la glaciative) demandent une attention soutenue. La densité des images peut parfois saturer le lecteur avant d'arriver au cœur du récit (la scène du café). La fin sur les "mains aux nervures hivernales" est belle mais reste ouverte. On pourrait souhaiter une résolution un peu plus marquée sur ce que l'autrice va finalement "faire" de ce cri recueilli. Dans votre texte, l'influence de Jorge Luis Borges est indéniable, mais elle agit par subversion. Le texte utilise les codes "borgiens" pour mieux s'en extraire et revenir à une réalité organique. Et c'est là que le texte devient original. Si Borges reste souvent dans le domaine du concept, du livre dans le livre ou du rêve, ce texte s'échappe du borgien pour tomber dans le vivant C’est somme toute un texte d'une grande maturité littéraire. Il réussit à transformer une expérience banale (comme une conversation surprise dans un café) en un manifeste pour une littérature de la présence. Il rappelle que l'écrivain n'est pas celui qui invente des mondes pour fuir, mais celui qui "recoud les bredouillis de tristesse" pour que le réel ne s'émiette pas totalement. Au final, une œuvre exigeante à la lecture, à la fois charnelle et intellectuelle, qui illustre parfaitement le passage du "Je" solipsiste au "Nous" de la communauté souffrante. Bravo ! |
| GLOEL
30/4/2026
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Bonjour,
Sur le plan littéraire, votre nouvelle est une œuvre de grande qualité, car elle parvient à marier une forme poétique exigeante avec un sujet d'une grande humanité. Avec une puissance stylistique rare (grande précision chirurgicale de la langue utilisant des métaphores qui transforment des éléments grammaticaux, comme la ponctuation, en véritables bouées de sauvetage face au vide) Avec un basculement émotionnel efficace : La force du texte réside dans le contraste violent entre la « fugue » lyrique de la narratrice et la sécheresse factuelle des mots de la femme battue. Avec une réflexion éthique profonde qui évite le piège de l'esthétisme pur en questionnant la légitimité de l'écrivain face à la douleur réelle, transformant ainsi l'acte d'écrire en un acte de solidarité. Avec une structure en miroir car le texte réussit à faire de la lectrice ou du lecteur un témoin actif. L'intérêt de l'histoire ne réside finalement pas dans son intrigue, mais dans son basculement thématique. J'ai cependant trouve a première partie un peu longue privilégiant l'action, l'introspection occupant une place prépondérante avant que l'élément déclencheur ne survienne. Conclusion : c est un tres beau texte mais il faut les lire plusieurs fois pour suivre le developpement d'un texte ecrit avec de la dentelle... Bonne journee. Frank |
| GLOEL
30/4/2026
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C etait ma troisieme lecture !
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