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Aventure/Epopée
wancyrs : Ô mères !
 Publié le 05/10/09  -  15 commentaires  -  15209 caractères  -  131 lectures    Autres textes du même auteur

À ma mère, à toutes les veuves et à toutes les femmes...


Ô mères !


Ce matin-là, je m’étais réveillé songeur, maussade et paresseux, avec en tête une seule envie, rester couché. J’aurais aimé être sourd, muet, aveugle, hémiplégique, paralytique et juste me laisser aller, à rêver.


Dehors le vent soufflait. Le vent ? Le blizzard, voilà le mot ! C’était l’hiver ; un mot qui deux années en arrière ne signifiait rien pour moi. Je souris. Je me rappelais de cette nuit où je perdis le contrôle de mon véhicule sur une autoroute du Québec, en pleine tempête de neige, luttant désespérément pour le stabiliser.


Je ne sais si vous avez déjà ressenti l’adrénaline que provoque le dérapage dû à un freinage brusque sur la glace ; vous comprendriez alors l’état psychique dans lequel je me trouvais cette nuit-là. Quant à ceux qui n’ont jamais vécu l’expérience, je leur dirai que c’est l’instant où même le plus athée des hommes fait appel aux Divinités.


Certains disent qu’à l’approche de la mort le film de la vie se joue dans l’esprit. Foutaises ! Je ne pensais à rien ! Juste à redresser mon véhicule, voilà ce à quoi je peux prétendre avoir pensé. Aucune panique néanmoins, aucune peur de mourir.


C’est étrange ! Au cours de l’action, on n’éprouve pas vraiment d’émotion ; mais le danger passé, on se retrouve submergé par un flot de suppositions et c’est à ce moment qu’on se rend compte que rêver n’est pas toujours bénin. J’avais rêvé d’aller loin de mon Afrique natale, partir au Canada, ou en Australie…


Les flocons de neige tombaient à l’extérieur de la maison. Le vent sifflait en se faufilant dans les ruelles abandonnées : on aurait dit une ville fantôme. Je tirai la couverture de laine sur mon torse, et me laissai aller à la rêverie. Je remontai le temps, il y avait longtemps, ma vie de garçon…


C'était un an après la mort de mon père, j'avais six ans ; ma mère, veuve, avec cinq enfants à sa charge ne pouvait continuer d’habiter la ville pour des raisons pécuniaires, alors elle décida d'aller vivre en campagne chez son frère. Elle nous laissa, ma petite sœur et moi, chez notre tante paternelle et s’en alla avec le reste de la famille.


À cette époque, je vivais avec des cousins qui n'avaient pas une attitude honnête. Ils jouaient des tours aux voisins et volaient. Progressivement je sombrais dans la même voie et deux ans après lorsque ma mère vint me chercher, j'étais transformé.


En campagne les gens étaient assez crédules et se laissaient facilement éblouir. Le citadin que j'étais, à l'allure sympathique et aux pas de danse magiques, les intriguait et bien des portes m'étaient ouvertes.


L’une de mes tantes, tenancière d’épicerie, avait comme la plupart succombé aux charmes de l’enfant prodige. Le lien filial qui naquit entre nous était si fort qu’elle m’autorisait à passer derrière son comptoir. Des fois elle allait dans l'arrière-boutique faire du rangement, me laissant seul dans la pièce principale. Les mauvaises manies acquises en ville refaisaient surface et je tirais la caisse, me servais ; pas plus qu'un billet mais elle ne s'en apercevait jamais car le tiroir était toujours plein.

Hélas je n'étais qu'un enfant ! Je ne calculais pas assez. Un malheureux matin je fis mon coup comme à l'accoutumée et m'éclipsai après mon forfait. Ce jour, je n’avais pas pris la peine de vérifier si la caisse était assez fournie ; à mon grand dam il n'y avait que trois billets.


L'après midi, alors que je rentrais à la maison, ma mère m'apostropha violemment ; entre ses mains, le fameux fouet qui servait à nous punir après qu’on ait commis une bêtise. Elle me conduisit dans sa chambre, m'administra une fessée qu’on pouvait qualifier de mémorable. Le bâton je m'en foutais car j'étais habitué, mais je feignis d’avoir mal, alors elle me laissa partir.

Une demi-heure après je sortais de ma chambre pour aller retrouver mes compagnons de jeux lorsque passant près de la chambre de maman, je perçus un sanglot étouffé. Je poussai la porte et vis ma mère dans un état pitoyable, le visage ravagé par les pleurs. Je m'approchai d'elle et lui demandai ce qui n'allait pas, désorienté.

C’était une femme tellement courageuse ! Pour moi elle était le symbole de la témérité, du stoïcisme et de l'amour. Qu'est-ce qui pouvait l'ébranler de la sorte ? Elle leva les yeux sur moi et je vis la lumière du jour refléter dans les larmes qui coulaient, suivant le sillon des bordures de son nez jusqu'à sa fine bouche. Elle me dit :


- Lorsque votre père mourut, j’allai consulter un oracle pour savoir ce que sera notre avenir. De tous mes enfants, il te désigna comme celui qui allait me sortir de la misère, mon rempart en quelque sorte. Aujourd'hui je me demande si ses allégations étaient véridiques. Regarde ce que tu fais ! Tu salis la réputation de la famille, tu ternis mon image, tu voles ! Comment pourrais-je supporter les rires moqueurs à mon passage dans la rue ? Et ces doigts qui pointeront la maman du « petit voleur » ! Ces sarcasmes qui me suivront où que j’aille…


De plus belle elle se mit à pleurer. J'étais éberlué par cette déclaration. Je réalisais ce que mon esprit enfantin ne pouvait analyser : un acte peut être banal pour moi, mais lourd de conséquences. Je m'agenouillai face à ma mère et de mes yeux de gamin se mirent à couler des larmes par saccades ; je pense que ma mère supportait moins mes pleurs autant que je ne tolérais les siens. Elle me prit dans ses bras et je sentis la chaleur de ses larmes dans mon cou. De sa voix rassurante, elle me faisait des "chuuut" dans l'oreille, tout en me berçant doucement.


Je m'arrachai de cette étreinte, et la regardant en face, je lui promis de ne plus jamais la faire pleurer, de ne plus jamais prendre ce qui ne m'appartenait pas...


Ce jour, la trajectoire de ma vie changea pour la première fois.


Dans certaines régions du Québec, les violentes tempêtes de neige et l’humidité à l’intérieur des maisons confèrent à la période hivernale un caractère hostile... Je grelottais malgré le chauffage ! Je me levai, allai ajuster le thermostat et rapidement revins me glisser sous les draps, regrettant mon soleil d’Afrique.


Afrique de mon adolescence, Afrique de mes frustrations ! Je me souviens…


Mon dernier réveillon de Noël…


Très tôt le matin, les oiseaux gazouillaient. Les lueurs du jour naissant chassaient crescendo les ténèbres. La brume nocturne peu à peu se laissait inhaler par le vent sec diurne. Les rayons du soleil matinal s'immisçaient par les interstices du toit de tôle ondulée et révélaient la beauté de cet instant transitionnel : l’aurore. Dans mon lit, je m'étire paresseusement, donnant ainsi le signal de départ d'un cycle journalier qui se répétait seize printemps déjà.

Les sages disent que la fortune appartient à ceux qui se lèvent tôt. Allez ! Faut se lever ! Seize ans... Je me regarde et c'est vrai que je n'avais pas encore aperçu la transformation : la musculature, la pilosité, et une barbe naissante...

Le tintement des casseroles me rappelle que ma mère, l'infatigable ménagère est déjà aux fourneaux. Je me demande des fois qui d'entre le jour ou elle se lève en premier... Marie-Victoire, mon père l'avait surnommée... Je l'aime d’un amour sans borne, elle qui depuis une dizaine d’années s’occupe de cinq mioches sans aide aucune, depuis la perte de son bien-aimé...

Ouste ! Faut que je me dépêche à l'aider dans ses tâches sinon elle va bientôt gueuler ; surtout pas par méchanceté, mais un enfant demande à être de temps en temps secoué pour obtenir un résultat. Je n’aime pas quand elle crie ; il lui faut tellement d'énergie pour s'occuper de nous que je hais la voir en gaspiller ainsi...


L’une de mes occupations quotidiennes consiste à ramener de l’eau potable à la maison, recueillie à une source lointaine, dans un seau que je mets en équilibre sur la tête. Dehors la campagne s'active plus qu'à l'accoutumée : c'est la veille de Noël. De mon pas alerte je marche en me délectant du spectacle des hommes en action ; le leitmotiv annuel des préparatifs de réveillons de Noël : d'une monotonie à pleurer de tristesse ! M'évaderais-je un jour de ce scénario qui s'apparente à celui du mythe de Sisyphe ?


Le même esprit transmis de génération en génération…

Les enfants de chœur testent le carillon. À minuit, il annoncera la naissance du divin enfant et pour la énième fois, les chrétiens seront en fête.


La veille j'étais chez Christian, mon camarade de classe. Ses parents sont nantis et leur demeure aux allures de château fort m’a ébloui. Je me suis esquivé à l'instant où il ouvrait ses cadeaux : un peu trop pour une seule personne à mon avis et aussi blasé de cette injustice voulue par DIEU ? ou la résultante de l’égocentrisme humain ?

Toujours la veille je regardais avec insistance ma mère ; pas dupe sur mes intentions, elle me rétorqua que Noël était une fête pour enfants et que j'étais assez grand pour la fêter : désormais je n'aurais plus de cadeaux.

Elle n'est pas méchante ma mère ! Au fond de son regard qu'elle voulait sévère, j'ai détecté la brillance d'une larme prête à couler. Je me suis éclipsé. Je n'aime pas assister à ce spectacle : ma mère qui pleure ! Quelles images se profilent dans sa tête lorsqu'elle se laisse aller à son chagrin ? Son amoureux emporté précocement par un destin cruel ? Ou bien ses journées harassantes à chercher notre pitance ? Un jour je l'ai surprise sanglotant en solo, le visage collé à l'oreiller pour étouffer le son de sa détresse. J'eus l'impression que mon cœur allait exploser et je courus comme un fou dans la nuit noire crier mon désarroi. Je savais qu'elle s'en voulait de ne pas pouvoir nous donner tout ce dont un enfant avait besoin pour son épanouissement, mais était-ce sa faute ?


Je me fiche pas mal des cadeaux... Au fond de ma vieille valise est plié mon unique vêtement des grandes occasions et ce Noël encore je m'en contenterai. Quant aux chaussures, je laverai méticuleusement les seules que je possède et les porterai... Jésus n'était-il pas né dans une étable ?


Trente minutes se sont écoulées depuis mon départ pour la source. Je reviens ployé sous la charge du récipient d'eau que j'ai sur la tête. Ma mère se précipite pour me délester de mon fardeau. Un instant j'admire la silhouette de cette femme qui me sourit de sa dentition qui n'a subi aucun amendement depuis sa tendre jeunesse. Affectueusement, elle me caresse la joue, m'adjugeant les noms de fiers guerriers : c’est sa façon de me remercier pour le service rendu. Tout au fond de moi, je me dis : " t'en fais pas ma’a*, je ne fêterai plus Noël, je ne te causerai plus de soucis."


Cette expédition dans le passé m’a complètement retourné et je sens mon visage humecté par un liquide tiède : mes larmes…


Maman ! Maman !


Tu sembles si loin de moi par la distance, mais si proche par l’amour que tu sais me donner…


Une mère…


Ah ! C’est important une mère ! C’est dommage lorsqu’une femme ignore le rôle qu’elle doit tenir au sein de la société… Je suis un homme et je ne regrette pas d’en être un ! Je ne prétends même pas vouloir changer de sexe car les déités savent pourquoi c’en est ainsi. Un père a aussi un rôle prépondérant dans la société ; mais une mère…


Maman me disait : pleure mon fils ! Oui pleure lorsque tu as de la peine ! C’est par les larmes que le corps se débarrasse de la détresse et du stress accumulé… Ce n’est pas une honte de pleurer, ce n’est pas une faiblesse ; c’est un soulagement. Lorsque tu considères la façon dont l’être humain a été constitué, il existe en lui une glande lacrymale, qui produit des larmes ; dis-moi mon fils, si tu ne pleures pas, comment évacueras-tu cette matière qui se forme incessamment dans ton organisme ? As-tu vu les volcans pleurer ? C’est parce qu’ils ont un trop-plein de magma dans les entrailles. Pourquoi selon toi des hommes piquent-ils des crises d’hystérie ? Parce qu’ils ne se libèrent pas de ce surplus d’énergie créé par les émotions quotidiennes.


Si tu ne pleurais pas, serais-tu différent d’une chose ? D’un objet ? Étant entendu que la perfection est la somme des éléments contraires et contradictoires qui agissent en nous, serais-tu parfait si ta vie n’était que rire ou joie ? Non ! car il y aurait des choses que tu ne comprendrais pas, entre autre ce qu’on ressent lorsqu’on se laisse aller à ses pleurs.


Mais… mais…


Lorsque tu pleures mon fils, fais-le dans le secret. Jamais n’ignore que l’espiègle rode, prêt à te déstabiliser. Crois-tu que les monarques ne se laissent pas aller à leur chagrin ? Pourquoi ne les voit-on jamais le faire ? Les rois pleurent en secret mais sourient au grand jour ; on appelle cela soigner son apparence émotive. À quoi penses-tu que servent les maisons ? Ces murs que nous érigeons avec un toit au-dessus ? Crois-tu que c’est juste pour nous protéger des intempéries ? Mais non ! Les maisons abritent aussi nos détresses. Dis-moi, à quel moment penses-tu qu’une famille, qu’un couple se brisent ? C’est lorsque leurs problèmes traversent leurs murs.


Soigne ton apparence mon fils car c’est elle qui constitue le mur qui protège tes conflits intérieurs. Ne fais pas tout le temps ce que tu veux, mais toujours ton devoir car le monde est un ensemble, un tout.


Si tu crois que tes agissements n’ont pas un impact sur autrui, alors tu te trompes ! Regarde ces enfants qui se soûlent, ou se droguent, ensuite prennent leur auto, causent la mort d’un individu, père de famille ; que crois-tu que vont devenir la femme et les enfants d’un tel homme ? Ces enfants déséquilibrés par le manque d’affection paternelle ne pourront-ils pas être les délinquants qui t’assassineront demain ? ou bien qui violeront ta fille ?


Détruire même ton propre corps tu n’en as pas le droit, le sais-tu ? Tu es le produit de nos efforts, ton père et moi ; avec ta disparition, c’est une partie de nous qui mourra, et tu nous auras causé du tort.


Quelle sagesse, une mère ! Quelle douceur aussi ! Tout le contraire d’un père…


Un père, c’est plus dur, c’est plus rude ! Combien de fois j’ai souri alors que mon cœur brûlait de peine ? Combien de fois j’ai dit : je ne ressens rien pour toi alors que mon âme espérait une étreinte ? Généralement on évite de dire : « Jamais je ne ferai ceci ou cela ». Mon père, m’exhortait à définir mes lignes de conduite et m’y accrocher car pour lui, un homme c’était celui-là qui savait prendre position et ne pas se défiler devant ses responsabilités.


C’est de nos erreurs qu’on apprend disait-il ; valait mieux agir que de figer, pour éviter d’être rongé par les remords. Enfin il ajoutait toujours : « Tomber c’est humain ; se relever c’est divin ; mais rester à terre c’est crétin. »…


Je crois qu’il avait raison, papa ! Car par expérience, je me rends compte que nos malheurs proviennent de nos hésitations ou des chances que nous accordons aux autres, même en ayant l’intime conviction que l’issue sera fatale…


Zut ! Il est quatre heures de l’après-midi ! Il a encore neigé toute la journée. Vivement qu’elle arrête de tomber, sinon je crois que je me nourrirai de mes rêves.



* Mot familier pour dire maman dans un dialecte de l’ouest Cameroun : le Medim’ba (Bangangté)






 
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   jaimme   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un histoire avec un fond tendre. Des souvenirs, plus que des rêves (dernière phrase). Des lignes de conduite et surtout un rapport à ses parents.
Mais je n'ai pas trop apprécié le traitement. Une ou deux choses: ces italiques, trop longues; cette syntaxe qui ne fait pas bien la différence entre le récit actuel et les souvenirs.
Globalement je trouve que le texte aurait besoin d'être retravaillé pour y gagner en force, d'autant que, je l'ai déjà écrit, le thème le mérite.

   Coline-Dé   
5/10/2009
J'ai scrupule à commenter ce texte très touchant, parce qu'il sent trop le vécu et que du coup mon commentaire risquerait de faire mal... Il est difficile de parler de sa mère sans redevenir un peu enfant, avec les naïvetés et les maladresses de cet âge. Je crois que c'est ce qui t'arrive : cet apologue te rend un peu de ton enfance, je pense qu'il t'a procuré beaucoup de plaisir et c'est très bien comme ça ! La tendresse n'a pas de prix !

   florilange   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bel hommage à la mère, à toutes les mères. On comprend bien que c'est ce que wancyrs a retenu de son éducation & c'est parfait. Personnellement, je trouve le cours de morale 1 poil indigeste, parce que très long.
Il aurait fallu en outre prendre des temps de conjugaison différents pour ce que vit le narrateur (l'hiver, la neige), le présent par ex. et pour ses souvenirs (l'Afrique), le passé simple ou l'imparfait par ex., ça aurait rendu le texte + clair pour le lecteur.
J'ai noté, en passant :
- "qui se répétait (depuis) seize printemps"
- "que de (se) figer..."
Mais ce sont des broutilles.
Merci de cette nouvelle,
Florilange.

   Myriam   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Je me suis un peu perdue dans ce texte trop confus, où j'ai trouvé de belles choses ( les larmes des volcans en est une...) noyées dans de multiples souvenirs qui m'ont semblé manquer de cohérence.
La perte de contrôle du véhicule par exemple... Je n'ai pas compris le rapport avec le thème.

La mère... oui, c'est un beau thème. Les larmes d'une mère qui espère le meilleur pour son fils...

Mais le traitement en est trop brouillon...
Les paroles de la mère au retour du vol sont trop soutenues. On ne parle guère au passé simple...
Le dernier Noël en Afrique... je relis le texte et ne comprends toujours pas comment on est arrivé là...
J'ai souri au proverbe des sages... En Afrique, le monde appartient plutôt à ceux qui palabrent tard...!!

Un beau thème donc, mais un texte où je n'ai pas trouvé mes marques.

Amicalement. Myriam.

   widjet   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Je pense qu’il faut avoir lu plusieurs textes d’un auteur pour savoir si on aime ou pas. Je l’ai fait. Désolé, mais je crois que j’accroche vraiment pas avec les textes de Wancrys. [passage modéré par Pat : cette remarque n'a rien à faire ici]

J’avoue : j’étais à deux doigts d’abandonner. Entre l’utilisation très bancale des temps, des maladresses, de l’absence de crédibilité (le dialogue de la mère sonne archi faux), des étrangetés (« Les flocons de neige tombaient à l’extérieur de la maison »…on voit rarement neiger chez soi, sauf si on a des soucis avec la toiture !), des lourdeurs dans le style (« stabiliser une voiture » ? « c’est plus dur, c’est plus rude », « un homme c’était celui-là qui savait »…et j’en passe) déjà assez monotone, une surabondance de questions ou d’affirmations (tantôt nébuleuses, ou réductrices du genre « ? Ces enfants déséquilibrés par le manque d’affection paternelle ne pourront-ils pas être les délinquants qui t’assassineront demain ? ou bien qui violeront ta fille ? « ou alors d’une banalité désarmante), un vocabulaire qui hésite entre deux formes (dans la même phrase, on lit « mioches » et « bien-aimé) bref tout ça a eu raison de ma patience et mon énergie.

Désolé. Hormis la sincérité (et c’est déjà pas mal), j'ai beau chercher, je ne vois guère de choses à sauver dans ce texte.

W

PS : et puis ce titre emphatique....

EDIT : relecture et (légère) modif d'appréciation.

   shanne   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Texte qui peut paraitre un peu long mais peut on parler de son enfance en quelques lignes?
Tellement précis que j'ai pu imaginer ce moi enfant et l'amour de votre mère pour vous enfant
J'ai aimé

   Anonyme   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut wancyrs ! Pour ce qui est du style, je n'y reviendrai pas car Widjet l'a déjà autopsié et je suis plutôt d'accord avec lui concernant les quelques maladresses relevées. Peu m'importe ! Reste ce récit qui est, ne nous y trompons pas, par delà les océans, le cri d'amour d'un fils à sa mère , le cri d'un émigré déchiré entre deux continents, sa terre d'adoption et sa terre natale... Et pour cette sincérité et cette souffrance à peine voilée, je trouve ce texte profondément humain... et très bien. Bonne soirée et bon courage l'Africain du Québec ! Amicalement. Alex

   marogne   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bon, je n'aime pas vraiment commenter ce qui apparaît comme "personnel", et là, cela me semble le cas. mais bon, j'ai lu le texte, et j'espère que l'auteur ne m'en voudra pas trop.

Oui c'est sans doute tendre, émouvant parfois, mais comme on arrive à émouvoir un enfant - naif encore - et le traitement s'en ressent. On a l'impression que c'est cet enfant, à l'age des faits, qui raconte... mais en même temps c'est entremèlé de tournures de phrases, de mots, d'expressions qui ne font ni partie du vocabulaire de l'enfance, ni du vocabulaire de la campagne.

Au dela des émotions, on pourra noter quelques tentatives moralistarices, phylosphiques, mais baste, c'est là une tentaive osée et il faut alors qu'elle tienne la route; ici je ne pense pas que ce soit le cas. Et puis je n'aime pas que l'on me fasse la morale, même par nouvelle interposée.

Enfin, je crois avoir noté quelques incohérences de situation, de temps, ;.... c'est dommage car ça n'aide pas.

Donc un sentiment plus que mitigé, partagé entre l'indulgence face à la volonté de l'auteur de nous faire peut être partager(qui se rappelle avec précision les phrases compliquées que son père lui disait quand il avait 5 ans) l'amour de sa mère, et l'irritation du ton moralisateur et du style un peu trop "nature".

   brabant   
5/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Wancrys,

Après avoir lu ce que tu fais en poésie, j'étais curieux de voir ce que cela donnait en nouvelles. C'est bon! Je retrouve le même style, solide et efficace, tu vas au but, sans être lourd, martial, ni pesant. Ton texte se lit aisément, et, bien que détaillé, sans fatigue.
J'ai particulièrement apprécié le passage où tu t'attardes sur la valeur des larmes:
"C'est par les larmes que le corps se débarrasse de la détresse et du stress accumulé... Ce n'est pas une honte de pleurer..."
et pourtant:
"Pourquoi selon toi des hommes piquent-ils des crises d'hystérie?
Parce qu'ils ne se libèrent pas de ce surplus d'énergie créé par les émotions quotidiennes."
Les sentiments et les idées que tu énonces sont très bien vues car universelles. Au travers de ta mère j'ai reconnu la mienne, au travers de ton père j'ai reconnu le mien, qui était un homme inaccessible alors que j'étais enfant et qui est devenu un enfant alors que je devenais un homme...
Cela m'a amusé de voir que tu souffrais du froid en regretttant la chaleur de ton Afrique natale tandis que moi j'y ai souffert du chaud le peu de temps que j'y ai séjourné en regrettant la froidure du Nord qui m'a donné le jour. Vois-tu j'attends que la neige tombe alors que tu attends qu'elle s'en aille!
Mais, au travers de ton récit, je sens bien que les valeurs essentielles sont communes à tous les hommes.
Bravo pour cette leçon de nostalgie et d'humanité!

Merci à toi!

   nemson   
6/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour wancyrs

d'ordinaire, et dû à ma psychorigidité en matiere de lecture, je ne lis jamais un texte qui commence par "ce matin la" mais bon.

il ya une bonne vonlonté d'exprimer une sensiblité evidente mais...
je trouve que les phrases traine en longueur, ça manque de rythme et surtout abus de qualificatifs, parfois 2 ou 3 par phrases alors qu'un seul efficace suffirait.
Un peu comme une tranche de cake avec beaucoup trop de fruits confits à l'interieur. encouragement.

   Garance   
7/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Je reviendrai sur ce texte dont les intentions me plaisent énormément.
On perçoit nettement le désir de dire, intense qui trace son sillon pour écouler les mots...des mots qui déposent leurs sédiments d'amour filial.

   Anonyme   
11/10/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

désolé, mais je n'ai pas aimé du tout. Alors, oui, l'amour d'une mère et tout ce qui va avec, ok, mais là, moi j'en peux plus des bonnes intentions. Je ne sais pas si l'enfer en est pavé, mais je crains qu'en ce moment, les rues d'Oniris ne le soient elles !
Vraiment non, la morale, les bonnes résolutions, les remords, les larmes... Tout cela sur un ton emphatique et désuet, je dis stop.
Désolé Wancyrs, je ne remets pas en cause la sincérité de tes intentions et de tes sentiments, mais leur traitement me déplait profondément.
Mais c'est naturellement une appréciation personnelle.
Bonne continuation à toi.

   kamel   
28/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

En feuilletant les pages,je me suis aperçu que le thème récurrent "mère" "rêve" "l'enfant que j'étais" revenait sans cesse dans ces nouvelles,alors pour pouvoir les distinguer les uns des autres , je me suis contenté de relever uniquement un souvenir d'enfance,celui du "garçon" que j'étais dans un contexte très long.
Ce foisonnement de mots instruit davantage le lecteur en voie d'apprentissage et élargit du moins ses connaissances.
L'interjection "ô mères" donne une fois de plus cet amour charnel de la mère pour ses enfants. Et l'on constatate que tous les auteurs se démarquent à soutenir cette thèse.
Amicalement Kamel.

   placebo   
26/2/2010
Le texte m'a paru intéressant, je suis désolé de ne pas pouvoir dire plus, mais je n'ai pas réussi à rentrer dedans, à cause du style, principalement.

Trop lourd à de nombreux endroits, dès la deuxième phrase en fait. Ce qui m'a le plus posé problème, ce sont les petits mots (je ne sais plus comment on dit) associés à un verbe, et il y a eu énormément de fautes : continuer à, s'arracher à, se dépêcher de.

Vers la moitié du texte, j'ai trouvé beaucoup de vocabulaire rarement utilisé, et des expressions comme ''en campagne'' au lieu de ''à la'' m'ont fait me demander si tu ne venais pas du canada, pays évoqué dans le texte, ce qui est le cas apparemment.

Je n'ai absolument rien contre les canadiens, et nous parlons tous français, mais j'avoue que n'ayant aucune notion des quelques différences de langage qui existent, je ne peux pas évaluer ton style, n'ai pas pu rentrer dans l'histoire et ne te mettrai pas de note, d'autant plus que j'ai lu un peu rapidement la fin.

désolé, je vais m'accrocher pour apprendre le canadien, et puis le suisse et le belge tant que j'y suis ^^ (là, je vais me faire taper dessus)

placebo

   Flupke   
9/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Wancyrs,

Je pense que j’ai davantage aimé le contenu (très intéressant) que le style.

En tant qu’Africain vivant au Québec, peut-être aurait-il été intéressant de souligner ou d’étoffer sur l’aspect multiculturel de ton expérience, vu l’analogie mère/racines.

"L’une de mes occupations quotidiennes consiste à ramener de l’eau potable à la maison, recueillie à une source lointaine, dans un seau que je mets en équilibre sur la tête". Je pense que cette phrase devrait être reformulée pour ne pas trop dissocier ces composantes.

Suggestion : L’une de mes occupations quotidiennes consiste à ramener à la maison, dans un seau en équilibre sur la tête, de l’eau potable recueillie à une source lointaine.

« Au fond de son regard qu'elle voulait sévère, j'ai détecté la brillance d'une larme prête à couler ». Excellent !!!

« C’est dommage lorsqu’une femme ignore le rôle qu’elle doit tenir au sein de la société… » Ou la la ! Ça frise le ton moralisateur : « Femmes, enfantez ! C’est votre destin » :-)


" Tomber c’est humain ; se relever c’est divin ; mais rester à terre c’est crétin." Une formule intéressante de par le concept exprimé.

"en campagne" je dirais plutôt " à la campagne" sinon ça fait plus campagne militaire ou publicitaire. Mais peut-être s'agit-il la d'un canadianisme ?

Merci de nous avoir fait partager ton expérience.

Amicalement,

Flupke


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