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| GLOEL
6/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
Ce récit me touche d’autant plus qu’il évite toute simplification. La Stasi n’y est pas une abstraction, mais un mécanisme realiste qui s’insinue dans les relations et les déforme de l’intérieur. Cela, je l’ai connu. J’ai vu ce monde de Berlin-Est — gris, froid, médiocre, mécanique — où la suspicion n’était pas une dérive mais une structure. Un système qui ne se contentait pas de surveiller, mais qui utilisait les failles humaines, les compromissions, les petites lâchetés, pour se maintenir, en se justifiant par un ordre davantage politique que moral. Dans ce contexte, Hilde ne peut pas être réduite à un monstre. Elle est plus dérangeante que cela : elle est crédible. Une femme qui, peu à peu, troque sa conscience contre un sentiment d’appartenance, contre une place dans un système qui récompense l’adhésion plus qu’il ne tolère l’intégrité. La fin m’a marqué par sa justesse. Cette solitude, ce regret qui ne porte même pas sur ses actes mais sur la perte de son bourreau — c’est là que réside la véritable tragédie. Non pas seulement la faute, mais la déformation intime, presque irréversible, de ce qui aurait dû rester une conscience. "Une leçon sur la terrible, l'indicible et la quasi-insondable banalité du mal" (Arendt)... lorsque les hommes sont effrayants de normalité et le systeme devient le parasite des relations humaines... Bravo. J'ai enormement aime. Bonne continuation, Frank |
| Lariviere
14/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour,
J'ai bien aimé cette nouvelle. La première partie qui pose le décor et situe le contexte de l'histoire est réussie. Ca m'a tenu en haleine, grâce à l'écriture très fluide et au déroulement narratif. Les scènes et les faits décrits sont très réalistes d'après moi et évoquent bien le climat oppressant de la RDA. Bon, par contre je me suis fourvoyé : j'ai cru tout du long que Martha voulait avoir une relation amoureuse avec Hilde et que c'était cette intrigue qui structurait le fil du récit. En fait, je doit être trop simpliste sur les rapports humains... ;) Ensuite, j'ai bien aimé aussi la partie journal ou le sens du texte et les "sentiments" ou états d'âme de Hilde se découvrent. Mais je trouve que la toute fin en revanche est un peu décevante. Je l'ai trouvé trop abrupte et j'ai eu l'impression qu'elle ne possédait pas la même densité que l'on ressent sur l'ensemble, non pas sur le fond qui est intéressant, mais sur la forme. Mais c'est un bon texte, que j'ai pris plaisir à découvrir. Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |
| Mikard
20/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
Bien aimé aussi, on ne voit pas arriver l’entreprise de séduction calculée de Martha, d’autant plus que la Stasi est à peine évoquée au début, je voyais aussi un truc sentimental. J’ai voyagé aussi dans ce pays sous Honecker, c’était à pleurer, et côtoyé bien plus tard des allemands qui avaient vécu ça. Je pense qu’ils n’avaient pas conscience de ce qu’ils vivaient, de la pauvreté de leur existence, après c’était leur jeunesse. Pour en revenir au texte, il est très bien construit, la personnalité des deux femmes est bien rendue, la gentille paumée, et la garce formatée à la discipline du parti. Tout cela va bien, on pense évidemment à cette merveille de film « la vie des autres » qui a vingt ans mais n’a pas pris une ride pour ceux qui s’intéressent à la DDR. Bien joué en tous cas, pas courant de rappeler cette période surtout si finement. Mik |
| Passant75
21/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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C’est une variation intéressante sur la banalité du mal. Un texte où l’on voit par quels ressorts une femme ordinaire, quasi invisible aux yeux des autres, peut devenir progressivement un rouage d’un système oppressif et ce moins par conviction que par reconnaissance affective. Martha manipule avec intelligence les fragilités psychologiques de son employée. L’écriture est sobre et fluide, l’atmosphère froide et brumeuse. Les descriptions restent discrètes mais évocatrices.
La dernière partie est assez glaçante, Hilde ne ressent aucun remords, elle reste persuadée qu’elle a servi une juste cause. Au final, cette nouvelle rend bien compte des ressorts psychologiques des deux personnages et le récit montre bien comment les régimes autoritaires s’appuient autant sur des individus fragiles avides de reconnaissance que sur des monstres idéologiques. |
| Cyrill
25/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut yakamoz
Je dois dire que je n’ai pas été immédiatement emballé par cette nouvelle, j’ai trouvé la première partie trop lisse. Maintenant je dirais qu’elle est suffisamment sobre pour rendre la tristesse d’un quotidien ordinaire dans un climat oppressant. Mais à la relecture et surtout à celle du journal de Hilde, la nouvelle m’a paru vraiment bien construite, avec la relation entre Hilde et Martha qui se tisse peu à peu, se coud en points d’ourlet si je peux me permettre cette métaphore. Elle est troublante, dans une période troublée de l’Allemagne. Ces deux personnages dont l’activité d’informatrice n’a pas mes bonnes grâces, revêtent suffisamment d’épaisseur pour me toucher et m’être attachantes. Et vous auteur vous restez suffisamment évasif sur les détails pour me permettre d’imaginer, sans certitudes. C’est un point de vue idéal pour ébranler des convictions. Merci pour la lecture et bravo ! |
| Malitorne
3/6/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Le récit veut démontrer les manipulations perverses sur les esprits à l’époque de la RDA. Tentative louable mais qui souffre d’un gros défaut à mon avis : le style. Beaucoup trop démonstratif, explicatif, qui au bout du compte dessert le propos. Il me semble qu’un texte portant sur les rouages de l’emprise mentale devrait être plus suggestif, procédé par petites touches allusives, sous-entendus, or vous vous nous expliquez tout, absolument tout. Hilde fait ci, Hilde fait ça, la stratégie de Martha grosse comme un boulevard, et le comble comme si on avait pas assez compris, vous nous faites un récapitulatif à la fin ! Là j’ai eu l’impression d’être pris pour un demeuré.
Un texte donc pour moi qui n’est pas à la hauteur de ses ambitions, à force de trop raconter passe à côté de son sujet. J'aurais apprécié un traitement plus subtil. (Je vous rejoins Mikard, « La vie des autres » est un film bouleversant). |




