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Poésie néo-classique
Adraboz : Pamphlet contre l'humanité
 Publié le 11/08/08  -  9 commentaires  -  3482 caractères  -  49 lectures    Autres textes du même auteur

Le cri de rage et de désespoir d'un vieil homme dans l'antichambre de la mort...


Pamphlet contre l'humanité



Frères humains, que sont vos rêves d’un monde meilleur devenus ?
Tous ces sacrifices par vos aïeux consentis,
Ces larmes de sang dans un graal sans fond déversées
Ces batailles, ces révoltes, sans répit, sans merci

Une goutte d’eau dans une immensité de désespoir, ô Dieux !
Laisserez-vous vos enfants jusqu’à la nuit des temps se déchirer
Se craindre, se haïr, s’affronter et s’occire ?
Pensée impie, soupçon sacrilège ! Les cieux majestueux, les hauteurs culminantes
Abritent-ils toujours en leur sein les demeures étincelantes
Des maîtres de l’univers ?

Ou bien l’avidité et le désir de conquête de l’homme
L’ont-ils poussé à annihiler jusqu’à la remembrance de ses pères ?
Nobles créateurs, avez-vous abandonné le fruit de vos entrailles
Humanité, à l’humanité ? L’humanité s’est-elle emparée
Telle une meute de loups affamés sur un cerf jetée
D’elle-même ?

À cette idée mon cœur s’alarme
Effaré, pétrifié, affolé, effrayé
C’est la débâcle en mon esprit, la Ratio en moi s’amenuise
Et je me retrouve seul, nu et désemparé
Face à une si atroce vérité qu’elle parcourt mes viscères de convulsions :

L’Homme est mort ! C’est un semblant de souffle qui anime encore son corps
Tandis qu’une odeur pestilentielle emboîte chacun de ses pas
Et que les charognards rient à gueule déployée
Du fastueux banquet auquel ils ne manqueront pas d’être conviés

L’Homme est mort ! S’il ne l’est encore, tel est son destin, il est condamné
Plongé dans les affres de la solitude et voué au plus obscur oubli
L’Homme est avec l’homme, mais plus esseulé que jamais
Car il n’y a de bonne compagnie que celle qu’on apprécie de côtoyer
Or l’Homme déteste l’homme et n’a de cesse de le lui prouver
En l’asservissant, en l’exterminant, en l’éradiquant, en le génocidant

Malheur ! Ô cruelle fatalité ! À jamais l’homme sera l’instrument de ta vengeance
Bourreau et victime, intimement mêlés, ne formant plus qu’un,
Brûlant du désir d’infliger la douleur et implorant en même temps sa propre clémence

L’Homme est mort ! Et s’il n’est mort il est fou !
Ivre de puissance, assoiffé de pouvoir, aveuglé par ses rêves de gloire
Pauvre de lui ! Pauvre de cet être exsangue de cœur, énucléé de son âme, dépossédé
De la moindre once d’humanité qu’il pût jamais détenir
Je saigne ! Et avec mon sang me déserte désormais tout espoir, toute velléité de joie
Car je sais que l’humanité est condamnée

L’Homme est mort ! La Terre est un monde peuplé de morts-vivants
Qui errent sans but, sans fin, jusqu’au crépuscule de leurs jours
Où des hordes de démons surgiront de toutes parts
Et arracheront de leurs dents acérées les quelques lambeaux de chair qui seront restés accrochés
À ces pauvres hères si misérables

Ô vénérés Pères, prêtez une ultime fois l’oreille aux supplications d’un vieux fou,
Un vieillard sénile qui vous implore d’accepter sa vie
Avant qu’il ne puisse contempler de ses propres yeux
L’horreur du sort qui échoit aux hommes !
Ôtez-moi la vie, de grâce, ô Dieux naguère miséricordieux
Que ce spectacle abominable reste dans mon cœur une vision cauchemardesque
Et non une souvenance de temps apocalyptiques
Que l’incurie et la folie des hommes
M’obligeront tôt ou tard à vivre.


 
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   Anonyme   
11/8/2008
C'est Shirl. Comme tu déplorais de ne pas avoir de commentaires, je me suis inscrite pour toi.

Alors, j'ai lu ton pamphlet et je vais être honnête, comme tu t'en doutais, ton style est assez lourd, les idées de fond sont vraiment louables, et tu dénonces une vérité, mais les motss utilisés sont pesants et malheureusement, ce n'est pas agréable à lire et on en perd le fond à cause de la forme.
Je sais que tu as la plume facile, que tu débordes de mots, mais si tu les choisissais plus simples et plus légers, tu gagnerais en sensibilité.
Tu te caches derrières tes mots complexes alors que tu as tant de beauté à offrir. Sois plus naturelle dans tes textes, sois plus vraie, pense plus au thème profond, au message que tu veux faire passer et moins au vocabulaire et à la forme et tu seras vraiment un des meilleurs auteurs que je connaisse.

Je suis de tout coeur avec ton art.
(je n'ai pas mis d'appréciation parce que je ne suis pas là pour ça)

   Melenea   
12/8/2008
Le thème est grand, et il y a tant que choses à dire...
Je trouve le texte trop long à mon goût, les mots sont choisis, les images fortes, mais elles s'accumulent et le trop tue l'ambition initiale. Mais ce n'est que mon avis. Au bout d'un moment je me suis empêtrée dans la lecture, et me suis ennuyée par la reprise, la longueur et le lourdeur des vers...

Mél

   widjet   
12/8/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Trop de "Ô" de "!" de "Malheur". Bref trop de lyrisme finit par lasser, voire agacer. Les phrases sont en effet trop longues, les effets trop appuyés et finissent par noyer la déclaration aussi sincère puisse t-elle être dans un magma assez épuisant à la lecture. Des lourdeurs aussi En l’asservissant, en l’exterminant, en l’éradiquant, en le génocidant
Ce n'est que mon humble avis...

Bon courage

W

   Mewi   
12/8/2008
J'ai bien aimé la première strophe, je trouve qu'elle pouvait aboutir à un poème très intéressant. Malheureusement, ce n'est pas le fond ou les idées qui me gènent, c'est la forme. Un peu lourde, un peu trop tragique à mon goût, qui fait que j'ai eu du mal à lire. Mais c'est un texte encourageant, une réflexion intéressante (n'ai-je pas déjà employé cet adjectif? désolée, je suis en conflit avec les adjectifs, en ce moment!)
Une phrase que j'ai beaucoup aimé "L’Homme est mort ! Et s’il n’est mort il est fou !"
En tout cas, bonne continuation et bon courage !

   David   
27/8/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Adraboz,

C'est à la fin que j'ai compris qu'il s'agissait des "supplications d’un vieux fou, Un vieillard sénile... " peut être que ce dernier passage aurait fait une meilleur introduction pour ce pamphlet, le côté théatral est bien rendu, la tirade empesée je crois volontairement, au moins pour le registre de langage, aurait pu donner mieux - je ne sais pas faire du Shakespeare non plus - mais endosser un personnage dans un poème, c'était une bonne idée.

   Anonyme   
27/8/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Je me demande si tu as pensé à "la ballade des pendus" de Villon, en démarrant de la même façon que lui avec "Frères humains" et en adoptant ce ton de supplique adressé aux "Dieux naguère miséricordieux"
Villon s'adressait à ses frères humains en ces termes :
"Car se pitié de nous pauvres avez
Dieu en aura plus tôt de vous mercis"
La grandiloquence de ton poème n'est pas pour me déplaire. Je l'aurais préféré en prose, avec un découpage de paragraphes bien étudié.
Le vieillard sénile justifie le ton employé. Il est peut-être présenté un peu tardivement.

   Athanor   
27/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Alors...
Perso, j'aurais volontiers choisi la prose pour ce texte.
Un vocabulaire très riche, des images très fortes, des tournures intéressantes sont dévalorisés par la présentation en vers désordonnés.
Il est bien de mettre des Ô mais pas trop car on arrive à avoir trop de thèmes dans le thème.
Chaque strophe pourrait donner à digressions et textes séparés.
Il y a des vers trop longs.

Néanmoins, et afin de juguler cette litanie "peu positive", je dirais que je soupçonne une grande qualité d'écriture. L'auteur me semble avoir beaucoup de choses à dire mais ne lui reste plus qu'à les ordonner.
J'aime beaucoup le thème et des images ont frappé ma cervelle.
Et ça, c'est ce que j'apprécie le plus au cours d'une lecture.

Alors je souhaite bonne continuation à l'auteur qui, à mon sens, peut être un élément très prometteur sur Oniris.

   Adraboz   
28/8/2008
[Message edité]

Une discussion liée à ce texte a été ouverte ici :

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   Anonyme   
6/7/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Teste bien bien trop long, j'avoue ne pas avoir été jusqu'au bout, je me suis arrêté à moitié de l'écrit. Je trouve, hélas, cet écrit très très ennuyeux. Le peu que j'ai lu est du déjà lu, plus plaisamment, plus structuré, plus percutant. Ici rien de tout cela. C'est un texte terne, sans relief.

Je n'ai pas du tout accroché, pour moi ce texte serait à retravailler pour mieux captiver l'attention du lecteur.


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