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Poésie libre
AESpes : Poèmes à la Comète
 Publié le 26/03/20  -  3 commentaires  -  1641 caractères  -  85 lectures    Autres textes du même auteur

Quatre courts poèmes sur l'amour impossible, dédiés à une Muse qui m'est précieuse.


Poèmes à la Comète



I Rencontre étoilée

Alors que je suivais le cours de mon existence morne, je vis la comète. Elle m'illuminait de ses doigts d'argent comme des rayons. Une flamme indolore me traversa, j’aperçus la femme de la comète et les volutes bleutées de sa robe. La flamme, c'est l'amour, la comète, la Beauté.

II Rome Antique

Ne vous éloignez pas
Ô
Rome
Antique.

jamais un espace de pureté ne sera accordé
à mon esprit troublé de misère
ne seront jamais accordés à mes vers
ni le bien, ni la chasteté

chanter pur est obsédant
le vulgaire me poursuit, le grossier me hante
l'abandon s'impose-t-il ?
il n'arrivera pas à cacher, à la commissure de ses lèvres
mon désir.


III Bouquets de boue

Je vous enverrai tant de bouquets que vous ne saurez plus quoi en faire
Comme vous ne saurez jamais quoi faire de mon amour
Tant il pèse
Il me fait à moi-même des semaines de plomb
Des jours de chaleur torride qu'accompagne la boue
Et les visages cadavériques de mes mots m'ont percé à jour.

IV La lumière argentée de la Comète

Voici la lumière dans ton regard (elle est celle d'une comète ardente)
Voici ton cœur, voici le mien
Et là, le mouvement lent de ta main dans l'air que je respire
Et me voici, invisible à tes yeux, qui s'ouvrent et se referment à intervalles réguliers sur l'existence,
Mais jamais sur la mienne.


 
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   ANIMAL   
15/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème très intéressant. Atypique, un peu décousu à mon goût mais révélant une réelle beauté.

Le thème de l'amour impossible est ici servi par des vers étonnants et séduisants. Difficile de les désolidariser mais je relève en particulier :

"jamais un espace de pureté ne sera accordé
à mon esprit troublé de misère
ne seront jamais accordés à mes vers
ni le bien, ni la chasteté

chanter pur est obsédant
le vulgaire me poursuit, le grossier me hante"

"Je vous enverrai tant de bouquets que vous ne saurez plus quoi en faire
Comme vous ne saurez jamais quoi faire de mon amour
Tant il pèse"

"Et me voici, invisible à tes yeux, qui s'ouvrent et se referment à intervalles régulier sur l'existence,
Mais jamais sur la mienne."

Un poème dynamique et puissant, qui constate une non-réciprocité sans amertume ni colère. Si la comète lit ce texte, elle se penchera peut-être sur le poète.

Le passage du vouvoiement au tutoiement est curieux mais ce fut une belle lecture.

   Dolybela   
27/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Des fragments inspirés
Une invocation à la muse
Un désir éclatant comme toutes les étoiles de la voie lactée

Au plaisir de vous relire
D

   Vincente   
27/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai bien aimé cette poésie habitée, la passion y est débordante, dévorante, exténuante. Le verbe pêche bien par quelques "inconvenances", mais l'ensemble n'en est pas moins touchant.

Les quatre étapes semblent s'accorder à une chronologie peu linéaire, dans le bon ordre mais provenant des pics des sensations qu'impose cet "amour impossible". Cette construction un peu erratique m'a malgré tout paru cohérente, le lecteur se trouve plongé dans les extrêmes de l'histoire en question, le morne et le fade lui sont évités.

Les quatre déclinaisons présentent également, originalement, des disparités assez intéressantes.
La première, une prose qui s'épanche dans une allégorie cosmique de belle inspiration. Par contre, la formulation aurait pu être plus tenue, moins "explicative" tout en restant aussi imaginative. Je proposerais par exemple : " Alors que je poursuivais ma morne existence, je vis une comète. Elle m'illuminait de ses doigts d'argent comme des rayons. Une flamme indolore me traversa, j'aperçus l'astre flamboyant dans les volutes bleutées de sa robe. ". La dernière phrase semblait dire une conclusion pour "ceux qui n'auraient pas compris".
La deuxième, autour du jeu de mots "Rome antique / romantique" déclare sa passion naissante, dans ce ton et ces expressions duales, lyrique et ancien, mais revisité par des termes très actuels, assez bruts où le "grossier" affleurerait presque, où le plaisir charnel n'est non plus écarté. J'ai bien aimé ce ton qui semble ne pas se prendre au sérieux, une façon de prendre ses distances par rapport au sentiment qui déborde le narrateur.
La troisième a cette belle trouvaille du titre en "Bouquets de boue", et pas mal non plus ces "semaines de plomb" (rappelant les semelles de plomb qui nous font traîner des pieds). La pesanteur pèse tout-à-fait au point de même "percer à jour" l'égarement du narrateur.
La quatrième confronte l'espoir candide du début et la désespérance insupportable qui désormais fait front. Celle-ci est tenue, je parle de l'expression, à défaut du cœur de la muse évanescente…


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