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Poésie libre
ALDO : Autour du feu
 Publié le 21/08/25  -  9 commentaires  -  580 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

Je dis que…


Autour du feu



Autour du feu le soir a peu d'images,

qui souffle parmi nous, le vent,
peu de notes,

mais par le retour des mêmes
l'ordre subtil des choses est changé.



Flamme, fumées,
la nuit comme un regard,

fixe sa mélodie à peu d'étoiles

et dans l'herbe où peu à peu
affleure une eau noire

le serpent de la flûte s'éloigne : je m'endormais…



Est-ce comme un espoir ?
là où tout doit finir,

ou se soumettre au rythme
profond d'apprendre à mourir.


 
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   Provencao   
21/8/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
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Bonjour ALDO,

"Est-ce comme un espoir ?
là où tout doit finir,

ou se soumettre au rythme
profond d'apprendre à mourir"

Mon passage préféré avec ce rythme qui se colore en guerison d'âme. Affronter..trouver la paix...et quoiqu'il arrive...tout peut se finir, tout peut arriver.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   papipoete   
21/8/2025
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et
aime bien
bonjour ALDO
Autour du feu, nous voyons une seule image, celle d'un joyeux rassemblement, où n'a plus d'importance que le ballet des flammes...
Le marchand de sable peut venir, et bientôt la danse des rêves nous ensorcellera...
NB par ces temps où le feu n'est que désolation, provoquée par quelque salaud à la clope allumée, un briquet qui traîne malencontreusement dans l'herbe sèche, si sèche...
quel bonheur plus simple que celui du feu qui réchauffe les yeux, le coeur et le corps.
la seconde strophe où une eau noire qui s'écoule, me renvoie hélas dans les pas des pompiers de la forêt, de Notre Dame...

   Cristale   
21/8/2025
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et
aime beaucoup
Un poème tel une respiration de la nuit, un murmure autour du feu où le visible se dissout dans l’essentiel.

Le vent ne semble pas être seulement un élément, mais une présence, une mémoire, un souffle qui, associé à la flamme, peut tout ravager l'espace d'un instant.

J'entends comme une méditation sur la fin de la vie, mais aussi sur la beauté fragile de ce qui précède.

Bonjour et merci Aldo pour ce joli moment de poésie.

   Eskisse   
21/8/2025
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Bonjour Aldo,

Ce "peu" qui peuple votre poème ne suggère-t-il pas la rareté, l'aspect précieux des éléments ?

Un poème-apesanteur où l'on a l'impression que le feu flotte, l'eau apparaît, le serpent disparaît, que le mouvement règne.
La présence implicite du rêve aussi ( Je m'endormais) participe de cet hymne aérien. Tout comme la musique.

Bref, ce poème et son thème correspondent pour moi à la technique du sfumato en peinture dont l'origine est " s'évaporer comme de la fumée" ou " atténuer" .
Or c'est bien ce que fait l'auteur: atténuer les contours des couleurs, des sons...

Bravo !

   Hiraeth   
22/8/2025
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Très beau poème, au goût d'éternité. "L'ordre subtil des choses a changé" : ce vers caresse la vie !

L'ensemble me fait penser au désir d'Achille aux Enfers de vivre à nouveau même en n'étant rien, ou si peu, un paysan ou un chien vivant vaut infiniment plus qu'un héros mort.

Merci et bravo

   Volontaire   
22/8/2025
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Bonjour,

J'aime bien ce poème dans lequel la poétesse semble au bord du sommeil au coin du feu. Comme le premier vers l'indique, il y a peu d'images, le poème visant le noir qui se fait, l'interstice entre la veille et le sommeil (la vie et la mort même?), ce qui me paraît original. Cela me séduit, et en même temps me laisse un petit creux, une petite faim d'images justement. Peut-être que je veux déjà voir les rêves (qui arrivent pourtant en fin de nuit) ou que j'attends une vie après la mort!

Merci beaucoup pour ce partage :)

Bonne fin de journée,

   A2L9   
22/8/2025
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Un soir noir sans attraits particuliers et pourtant chaque nuit est différente. Quelques points lumineux, comme tes yeux et la mélodie de la nuit ferment mes yeux.
Un poème qui éteint le feu.

   Cyrill   
23/8/2025
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Bonjour Aldo
L'atmosphère est tranquille. C'est un leurre. L'inquiétude plane autour du feu et de ces «peu» où semble agoniser tout ce qui vit, menace informe,«une eau noire».
Fin du monde ou fin de son propre monde. Plus simplement le sommeil qui gagne… ou le Grand Sommeil. Les blancs du texte laissent au lecteur la liberté d’imaginer, et j’ai cru apercevoir l’ ‘horizon des évènements’, la frontière d’un ‘trou noir’ de l’univers.
Merci.

   EtienneNorvins   
25/8/2025
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Ambigu feu, de la flamme et du défunt — mais un autre doute semble ici ne plus avoir son cours dans le Jeu Suprême : la nuit a cessé d'être incertaine, elle ne se fera pas porteuse d'ailes d'aurore. Le rêve est répudié — et ne s'offre plus que le sein noir d'une obscurité sans fond, ou la soumission au rythme (mais est-il à l'unisson du serpent de la flûte ?) dans le crépitements d'étincelles aussi rares que les étoiles au ciel — qu'elles semblent mimer pourtant, peut être ?


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