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Provencao
20/8/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Magellum,
J'ai aimé ce trouble inspiré d'un mystère en ces conques. Dans ce tercet: "Traversé de néant comme ce coquillage Insonore, taciturne, je reprends mon voyage Cherchant un joueur de conque pour saisir ce mystère." En ce mystère, j'y ai lu en quelque sorte que ce dans quoi nous pouvons traverser dans notre vie, ce dans quoi nous nous dirigeons, ce dans quoi nous évoluons, ce d’où nous venons et où nous entrons se nomme le mystère ... A vous lire plusieurs fois, je me pensais que l'on pouvait peut-être, perdre le lien vivant, et créatif avec le secret de Soi. Est-ce ainsi que l'on apprécie le Mystère ? "Traversé de néant comme ce coquillage": véritable souffle et silence avec ce " néant" qui vibre à l'unisson de ce "Cherchant un joueur de conque pour saisir ce mystère" Au plaisir de vous lire, Cordialement |
papipoete
20/8/2025
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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bonjour Magellum
Bien que Roland dans un cor souffla à plein poumon, et qu'une troupe enfin vienne à la rescousse, votre poème semble ressembler à un autre fait d'armes, qu'un homme aux cheveux argentés serait le héros au coeur noble. Votre personnage légendaire n'existe que l'instant où l'on souffle en elle, une conque vide qui s'en ira à son sommeil éternel parmi d'autres coquillages, pour peu que portée à la bouche en elle on vienne à lancer un S.O.S.... NB telle une ode lancée aux oreilles d'une Ost à l'abri, ne bougeant pas plus qu'une feuille, vos vers écrivent en gothique un sursaut à la fougue, au courage - ohé les amis, on y va ! et retournant à son rôle éphémère, l'instrument à vent commence la longue attente, qui verra un preux personnage la ranimer. les dernières strophes ont ma préférence. il manqua juste quelques notes de musique, pour faire de ce texte, une chanson de geste... assonances plutôt que rimes, et métrique aléatoire font bien de ce poème, un " contemporain " |
Cyrill
21/8/2025
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Ah donc ce serait la conque qui soufflerait ses vers au poète, par l’entremise du vent. Quelle bonne idée ! Je vois donc Éole dans cet «homme aux cheveux argentés». Bribes de poème épiques, bribes de néant, vous nous promenez de l’ Ô lyrique à l’ordinaire langage parlé : «Je n’ressens rien».
À quoi tient l’inspiration... Vous ménagez bien vos effets, à grand renfort de questions et dénégations, les mots en embuscade : «Pourtant», «Si !», «Alors». La quête est éternelle, semble-t-il, vers quel siècle la conque va-t-elle vous mener ? |
Mokhtar
21/8/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J’aime bien ce poème et son lyrisme aux accents hugoliens reprenant le thème de la conque à l’instar de Heredia.
La conque, cette coquille vide, vestige de ce qui vécut des aventures tourmentées dans les mers agitées. Et qui repose, vide, statique, inutile, nostalgique sauf…sauf.. si le vent, le vent capricieux se met à souffler pour la faire chanter, crier, hurler… Et si ce vent est le souffle d’un homme impétueux, la conque devient cri. Je crois qu’il faut voir, dans l’esprit de l’auteur, une sorte d’allégorie. La conque c’est l’homme, modeste, insignifiant, qui peut, par un souffle ardent , être emporté par une passion, un amour, un révolte…La passivité devient vitalité, l’indifférence devient exaltation, le modeste devient leader, l’impuissant veut renverser des montagnes, l’insignifiant devient prophète, le poète devient génie…Il y a dans ce texte une certaine parenté avec le dernier texte de Damy, « l’insoumis », lui aussi gonflé par le vent, celui de l’insubordination. Bel hymne vibrant à la grandeur humaine. Qui exalte et transcende |
Volontaire
22/8/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour,
J'ai beau relire ce poème, il conserve pour moi quelque chose d'insaisissable. Je crois que cela tient à la conque. D'abord, il semble que c'est la capacité du poète, et en même temps de "nos" corps en général, à faire des vers. Puis c'est celle du corps du poète, et de "nos" corps à ressentir quelque chose. Faire des vers, ne pas rien ressentir, c'est alors "résonner" (et pas produire ou créer=la conque est un corps sans organe=pas d'ingestion, déglutition, digestion, procréation, génération). Puis paf, un vieux monsieur apparemment pas conque comme les autres (il a même du sang sur les mains, c'est dire) fait résonner tout ça. Et là, les conques elles ne font plus dans la poésie ou de la sensation, mais dans l'action directe. Puis plus rien. Et la conque n'est plus personne, c'est une entité détachée, dont on se saisit puis qu'on délaisse, une partie amovible de tout un chacun, quelque chose comme l'inspiration (d'où le souffle?) qui fait autant créer et ressentir qu'agir. J'essaie, j'essaie, mais les variations entre métaphore et comparaison me perdent. Je m'accroche quand même, parce que les images me plaisent, m'évoquant un désert fantastique. La conque me fait penser aux coquillages magiques des contes, puis aux olifants qui commandent les oliphants (Mûmakil) du peuple des sables (les Haradrim) dans le Seigneur des anneaux. Le vent intermittent, les poumons en feu m'évoquent des étendues désertiques, à la Lawrence d'Arabie, à la Dali. Le vieillard aux cheveux argentés m'évoque le Grand-Oncle du Garçon et du Héron (dernier film en date d'Hayao Miyazaki) et les Saint-Jérôme qui pullulent dans les déserts picturaux. C'est riche, mystérieux. Merci pour ce partage :) Bonne fin de journée, |