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| Ornicar
28/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce poème m'a beaucoup plu pour plusieurs raisons évidentes.
A commencer par son ambiance médiévale et mystérieuse dans laquelle nous transporte le choix de tout un lexique frappé au coin d'un imaginaire riche et porteur de contes et de légendes : "alchimie, contrée enchantée, sirène, velin, rondeau, princes, démons". A ce contact, même le terme de "griffonnages" semble descendre en droite ligne des créatures fabuleuses d'un autre temps. Ensuite et surtout, parce que c'est métaphorique d'un bout à l'autre. En le lisant, l'image de Raimu dans "La femme du boulanger" s'adressant à sa chatte s'est imposée de façon naturelle. Comment ne pas y penser d'ailleurs en voyant ces deux vers : " Et puis, sur la pointe des pieds, la voilà qui revient,/ D’avance pardonnée, la coquine infidèle." ? C'est le même procédé qu'utilise ici le narrateur par cette translation de l'animal (Pomponette) à la figure romanesque de la femme infidèle pour s'adresser au final... à sa plume ("Elle"). Enfin, la progression de la narration vers son dénouement est subtile. Après un début intrigant, le sens finit par se dévoiler peu à peu au fil des strophes : il faut attendre d'être parvenu à l'avant dernière strophe pour que tout s'éclaire rétrospectivement, comme un voile qui se déchire. Avec un sens du détail qui concourt au succès, le titre ("L'Infidèle") n'omet pas de lancer le lecteur sur une fausse piste. Que dire de l'écriture sinon qu'elle est fluide. Les vers sont travaillés comme en atteste la présence d'alexandrins, de jeux de sonorités (exemple : "Tissent la trame de lendemains / Tristes et vains"). Rares, en général, sont les textes ayant pour thème l'écriture et les affres de l'inspiration qui parviennent à captiver. La réussite de celui-ci n'en est que plus éclatante. Bravo ! |
| Provencao
3/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour ANIMAL,
J'ai bien aimé cette inspiration, ainsi ramenée de ces ambiances gothiques, secrètes, chimériques sous forme de fables et de récits incarnant les imaginations de la société. J'aime cet art d'énoncer, art d’accueillir, art d'imaginer, art de concevoir, art du rythme partagé, l’inspiration ainsi appréhendée est au cœur de notre compassion. J'aime bien cette fantaisie très pertinente, en sa récurrence et son souffle. Très généreuse et très inspirante. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| papipoete
3/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour ANIMAL
C'est plus fort qu'elle ; elle ne peut rester près de moi éternellement, alors elle s'en va alors que moi je commence à compter le temps qu'elle mettra pour me revenir. Elle sait que je ne dirai rien, s'approchera comme un chat fugueur, tendant son dos pour que le caresse ; ( mes mains cependant savent la frontière à ne pas dépasser ) elle se lovera contre moi, et puis un beau jour repartira. NB un poème que divers scénarios pourraient tramer ; celui dont je viens de parler plus haut et puis l'autre que ce chat qui régulièrement s'en va, puis revient comme si de rien n'était. Je pense que le héros n'a droit que " toucher ", doit s'en contenter, comme une icône sans cadre dont il rêve toujours et toujours...et se meurt d'amour quand l'objet de ses tourments lui manque tellement. C'est fort bien écrit dans une strophe, autant que dans une autre et je les vois exaequo, la 5e me plaît un peu davantage. |
| LeChevalier
3/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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La syntaxe, le choix des mots, sont excellents. Excellente aussi la manière dont l'auteur tire avantage des alexandrins blancs, avec des enjambements expressifs et non pas accidentels. Le fond est le plus simple possible mais, justement, il est poétisé. D'une situation plutôt banale il a été tiré un bel objet textuel. Merci.
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| Passant75
3/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Combien de fois, alors étudiant, ai-je pu chanter « Ô Muse prête-moi ta lyre afin qu’en vers je puisse dire… » !
J’ai retrouvé cet air dans la recherche éperdue de l’inspiration qui momentanément a pu se perdre. Par ailleurs, l’idée que cette Muse ait pu s’égarer entre les pages d’un vieux grimoire aux caractères gothiques m’a transporté dans des rêves d’enfants et des films moyenâgeux (Ivanhoé le Desdichado), voire de magie (Harry Potter et Voldemort). C’est fou ce que la page qui reste blanche peut inspirer comme images ! Mais le titre, très inspiré, le rappelle, la Muse est infidèle ! Au final, un texte travaillé et bien écrit et un ressenti plaisant. |
| Ascar
3/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai vraiment apprécié cette poésie qui traite de façon originale le thème de l'inspiration sous l'angle d'une muse fugace jamais nommée et qui se cache derrière les masques de l'Amour, de la souffrance, du bien-être, de l'impulsivité, de la réflexion, du réel, de l'imaginaire… Jamais là où l'on voudrait mais quand elle arrive, il faut savoir la saisir.
Pour un sujet maintes fois ressassé, la structure est habile, les vers se lisent sans heurts, les images sont bien trouvées. C'est très abouti |
| Polza
3/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Avant de vous commenter, je dois vous avouer une chose, même si votre pseudo n’est pas en rapport avec, Animal est mon personnage préféré du Muppet Show, je regarde souvent avec le même plaisir l’épisode de drum battle avec l’excellent Buddy Rich.
Si le narrateur avait été un peu plus joueur, il aurait pu écrire pour guise de titre, le diminutif de la salopette ! Que je sois damnée encore plus que je ne le suis déjà, si personne ne vous parle de la femme du boulanger et du retour de la Pomponette ! J’ai trouvé ce poème fort original et pourtant ce n’était pas gagné. Ce genre d’exercice est assez périlleux et déjà mille fois tenté, bien d’autres ont essayé, ils ont eu des problèmes ! Mais vous vous en êtes très bien sorti, je trouve… Quelques remarques tout de même. « Bel enfant/si beau/belle » peut-être une variation de vocabulaire aurait été le bienvenu, même si c’est de la poésie libre comme Max… « et de sombre tourment » peut-être à tort, mais j’aurais plus vu sombre tourment au pluriel. « Je n’ai su/ont su » j’ai trouvé les deux un peu rapprochés, un vers les sépare, même si c’est (je le répète) de la poésie libre… « Leur union revêtant de courbes d’un noir d’encre » j’ai trouvé la construction un peu lourde et peu fluide en plus d’être difficile à prononcer à l’oral, question de goûts et de couleurs ! « Je renais ; l’Inspiration est revenue ! » votre poème est construit sur un même schéma que vous avez tenu à garder jusqu’au bout. Cependant, pour mettre en avant cette inspiration revenue, j’aurais bien aimé une phrase du genre : « Je renais ; patati patata… L’Inspiration est revenue » en phrase isolée pour conclure le poème. Mais la lecture fut agréable malgré ces quelques petites remarques. |




