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Poésie classique
Donaldo75 : Nous étions des enfants
 Publié le 02/02/26  -  9 commentaires  -  744 caractères  -  133 lectures    Autres textes du même auteur

When I was young, it seemed that life was so wonderful
A miracle, oh, it was beautiful, magical
And all the birds in the trees, well they'd be singing so happily
Oh, joyfully, oh, playfully watching me.

(Roger Hogdson – The logical song)


Nous étions des enfants



Nous étions des enfants pleins de très jolis songes,
À taper dans les mains en un deux trois soleil
Jusqu'au beau lendemain quand sonnait le réveil
Et se couchait la lune, un monde sans mensonges.

Nous étions des poupons, des aspirants éponges
Apprenant la leçon dans un livre vermeil
Dont les lettres, les mots, peuplaient notre sommeil
Où de gentils lutins vivaient dans des oronges.

Puis ils nous ont appris à charger un canon,
À lever le drapeau sans jamais dire non,
Dans les grandes couleurs de la mère patrie.

Nous courons sombres fous, de sinistres pantins,
Le fusil à la main, orphelins des matins
Quand mes yeux innocents t'admiraient ma chérie.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lebarde   
25/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un joli sonnet d’une belle élégance classique qui nous parle de l’innocence naturelle de l’enfance peuplée d’ »aspirants éponges »( belle trouvaille) à qui les livres ont parlé de « gentils lutins viv(ant) dans des oronges », ont aussi « appris à charger un canon ».

Un sujet original traité avec une pudique simplicité et beaucoup de poésie,
Bravo
J’aime.

En EL

   papipoete   
28/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
classique
- Je ne peux pas t'expliquer maintenant, tu n'es encore qu'un enfant ! "
me disait mon père...
et puis un jour vint la guerre, qui tue les grands mais aussi les petits.
Ce matin, alors que mon fusil me semble si lourd, je pense à toi ma chérie...
NB un texte presque banal, tant les Rois du Monde ne font que loucher sur " moins puissants ", à capturer faisant fi du sang que pour cela il faudra verser...de grands, d'enfants.
Le titre évoque " ce qui fut vécu ", mais dans d'autres pays, des enfants n'y auront pas droit, et l'on écrasera ce qui put être l'enfance, sous les bombes " pour de vrai "
Le crescendo du texte monte, monte vers l'horreur.
et pourtant, je retiens la première strophe comme préférée.
des alexandrins au classique sans faute !
papipoète

   Provencao   
2/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Donaldo75,

"Nous étions des poupons, des aspirants éponges
Apprenant la leçon dans un livre vermeil
Dont les lettres, les mots, peuplaient notre sommeil
Où de gentils lutins vivaient dans des oronges."

Belles propriétés artistiques en vos vers! Cette invitation à l'enfance à l'imagination et à l'insouciance de la dure réalité, au-delà du lever de drapeau, enlumine à merveille l'airain de la simplicité.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Boutet   
2/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Un joli sonnet qui se tient malgré quelques dissonances comme ce mains et lendemains l'un en dessous de l'autre et cette oronge qui vient bien à propos, mais je reconnais que la rime est très restrictive.
Un poème qui démarre par l'enfance et se termine à la guerre comme la vie dans beaucoup trop d'endroits
malheureusement.
Une bonne lecture mais encore une fois, malheureusement.

   Polza   
2/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
La journée commence bien avec une chanson de Supertramp de si bon matin !

Il est difficile de dénoncer un fait, une idée, une réalité dans un sonnet. Il n’y a pas énormément de place, chaque mot doit être choisi après une longue réflexion, afin de savoir s’il a sa place, s’il sert le récit ou n’apporte pas grand-chose…

J’aime l’engagement de ce poème, même si e reste plus dubitatif sur la façon dont il a été traité, ce qui ne veut pas dire qu’il a été mal traité, il y a juste certains passages que je n’aurais pas vu ainsi.

« Nous étions des enfants pleins de très jolis songes » vous avez sûrement voulu faire parler le narrateur comme un enfant, d’où le « très jolis songes » cependant, j’ai moyennement apprécié cette formule.

« À taper dans les mains en un deux trois soleil » les règles ne sont sûrement pas les mêmes selon les endroits où l’on y joue, personnellement, quand j’y jouais enfant, personne ne tapait dans ses mains, sur un mur à la limite, même si ce n’était pas obligatoire… peut-être l’auteur a dans un premier temps voulu dire quelque chose du genre « nous jouions à un deux trois soleil » mais que l’hiatus l’en a empêché et qu’il a cherché une autre formule pour exprimer la même chose ?

« Et se couchait la lune, un monde sans mensonges. » Peut-être pour mettre plus en avant « un monde sans mensonges » j’aurais mis soit un point, soit trois points de suspension après « Et se couchait la lune ».

« Nous étions des poupons, des aspirants éponges » vous ne pouviez (vouliez) pas répéter le mot « enfants », mais j’ai trouvé « poupons » inapproprié comme synonyme.

« Puis ils nous ont appris à charger un canon » c’est à ce propos que j’écrivais qu’il me semblait difficile de dénoncer en si peu de mots dû à la contrainte du sonnet. La transition m’a semblé trop brutale, mais c’était sûrement l’effet voulu.

« Puis ils nous ont appris à charger un canon,
À lever le drapeau sans jamais dire non,
Dans les grandes couleurs de la mère patrie. » j’aurais trouvé plus fluide quelque chose du style « À sauver les couleurs de la mère patrie » ou quelque chose du même acabit…

« Nous courons sombres fous, de sinistres pantins » la préposition « de » m’a gêné, j’aurais préféré « Nous courons sombres fous, bien sinistres pantins » même si « bien » fait peut-être un peu mot cheville.

« Nous courons sombres fous, de sinistres pantins,
Le fusil à la main, orphelins des matins
Quand mes yeux innocents t’admiraient ma chérie. » j’ai eu un peu de mal à comprendre la continuité de ce passage, il a fallu que j’y revienne plusieurs fois. J’aurais peut-être mieux compris si à la place de « Quand mes yeux innocents t’admiraient ma chérie » il y avait eu « Où mes yeux innocents t’admiraient ma chérie. ». j’aurais d’ailleurs préféré une virgule avant « ma chérie » histoire de bien la mettre en avant.

Je n’ai pas bien saisi non plus pourquoi le narrateur dit « Nous courons/orphelins des matins » en parlant de lui et de ses compagnons et ensuite termine par un « je ». Je m’attendais plutôt dans ce contexte à une phrase du genre (je le dis prosaïquement) « Je cours comme un sombre fou, comme un sinistre pantin, le fusil à la main, orphelin des matins où mes yeux innocents t’admiraient, ma chérie. »

Après, je suis peut-être complètement passé à côté de ce que le narrateur a voulu exprimer, ce ne serait pas la première fois que cela m’arrive !

Édition

Ce n’est peut-être rien, mais dans « en un deux trois soleil/Jusqu’au beau lendemain… » j’aurais bien vu « Jusqu’aux beaux » au pluriel afin de souligner cette période d’innocence et de rêve., souligner au lecteur que c’était des jours heureux, pas qu’un seul lendemain… (même s’il le comprend tout de même !)

   Robot   
2/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un sonnet qui dit avec pudeur et poésie une réalité passée et actuelle. Un texte dans une écriture compréhensible qui n'en demeure pas moins orné de belles trouvailles comme celle de ses poupons aspirants éponges et ces lutins dans les oronges.
Tout les vers sont de qualité mais ces deux là sont extrêmement bien trouvé.

   LeChevalier   
2/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
n'aime pas
Un sonnet à la prosodie parfaitement classique et qui respecte, formellement, toutes les contraintes : rimes quadruples, tournant, chute. La dernière rime des quatrains est forcée, on en comprend la motivation, mais elle crée tout de même un effet peu heureux. Le tournant que constitue le premier tercet est d'une radicalité telle qu'on a l'impression de tomber dans un autre poème. L'unité est formellement sauvée par la présence du « nous ». On pourrait objecter que ce brutal changement était annoncé par les mots à la rime « songes » et « réveil » mais à mes yeux il serait mieux d'avoir un lien entre les images des quatrains et celles des tercets. Par la suite, un nouveau changement brutal survient au v. 14 où le « nous » cède à « toi » et « moi ».

Sur le fond, je trouve que c'est un texte bien-pensant qui n'offre aucune originalité du propos. Après l'enfance bourgeoise sans soldats de plomb ni filles, les garçons se retrouvent à l'école militaire, parfaitement ignorants du monde réel. Ils avaient déjà acquis la capacité d'obéir sans réfléchir, ils la perfectionnent et meurent comme les pantins qu'ils ont toujours été, drame renforcé par l'impossibilité de l'amour. Cela me donne l'impression d'une page de manuel scolaire : « La guerre, ce n'est pas bien ».

   Passant75   
2/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Poupon à l’aube, enfant le matin, apprenti militaire l’après-midi et guerrier quand tombe le soir.
La journée de la vie est remplie d’un triste devenir. Le passage du rêve enfantin à la réalité du temps qui passe.
Les images enfantines appartiennent aux contes de fées, celles de la vie ensuite sont ornées d’adjectifs tristes et noirs. Je m’étonne que, dans ce déroulé de la vie, le regard puisse rester innocent.
Au final, un texte bien écrit, mais un ressenti plus mitigé.

   Luron   
3/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Un sonnet tré bien écrit et agréable à lire. J'adore le premier quatrain et le premier tercet.
Sur le fond, cette opposition poupon-soldat me met un peu mal à l'aise surtout le dernier tercet. Malheureusement un peuple doit pouvoir se défendre donc s'y préparer. Malheureusement.
Mais bravo pour la poésie.
Au plaisir de vous lire.


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