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Poésie contemporaine
Anje : Fleurette à la Garenne [Sélection GL]
 Publié le 16/08/22  -  11 commentaires  -  893 caractères  -  188 lectures    Autres textes du même auteur

Légende modernisée des amours de Fleurette et d'Henri IV à Nérac (le prince avait alors 15 ans).


Fleurette à la Garenne [Sélection GL]



À la table de cette auberge
Lorsque Saint-Jean brûle ses feux,
À boire un jus de canneberge
Tu m'avais conviée anxieux.

Lorsque Saint-Jean brûle ses feux
Loin des populaires guinguettes,
Tu m'avais conviée anxieux ;
J'avais libéré mes frisettes.

Loin des populaires guinguettes,
À la foule nous échappions.
J'avais libéré mes frisettes,
Autour clignotaient des lampions.

À la foule nous échappions
Comme deux folles libellules.
Autour clignotaient des lampions,
Dans le verre on soufflait des bulles.

Comme deux folles libellules,
Oisillons goûtant la primeur,
Dans le verre on soufflait des bulles,
Tu m'as balbutié ton cœur.

Oisillons goûtant la primeur
Sous les grands arbres de la berge,
Tu m'as balbutié ton cœur
À la table de cette auberge.


 
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   Coeurdeloup   
4/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La légende de Fleurette est narrée avec originalité.... Et ici l'auteur (ou auteure) a choisi le pantoum.... Ce n'est pas un exercice facile mais le résultat est plus qu'agréable.
Je m'assois à la table de l'auberge et observe le jeune Henri contant fleurette avec retenue et délicatesse à... Fleurette...
Très joliment rendu par "Tu m'as balbutié ton cœur." J'aime beaucoup ce vers.
Merci pour cette agréable lecture.

   Miguel   
7/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bien joli pantoum, fait de mots simples et exprimant des sentiments délicats, mais si authentiques! Qui n'a pas connu ces frémissements ? Sans être prince, on s'y retrouve. Je pense seulement que "anxieux" aurait mérité une diérèse, quitte à modifier, pour la mesure, la forme conjuguée du verbe "convier".

   Anonyme   
9/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Voilà un pantoum très élégamment bâti, je trouve, aux reprises de vers jamais forcées. La forme m'apparaît assurée, gracieuse, quelque chose d'espiègle dans les rimes (j'apprécie échappions/lampions et surtout auberge/canneberge !).
Toutefois, en relisant, je me rends compte que, vu votre choix de rimes croisées, d'un quatrain à l'autre vous reprenez les deux mêmes vers qui riment ; à mon avis, en conséquence le propos a tendance à patiner. Cela ne m'a pas du tout gênée à première lecture car le sujet s'y prête (rumination d'un souvenir), mais je me demande tout de même si cela n'entrave pas quelque peu la trajectoire narrative. Bref, en dépit de cette interrogation je salue la construction habile de votre poème.

   GiL   
11/8/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Comment poser les yeux sur ce gracieux pantoum sans l’honorer d’un commentaire émerveillé ! Quand on connaît la difficulté de cet exercice de style, on ne peut qu’être admiratif devant la spontanéité avec laquelle est traité le thème, l’aisance apparente des enchaînements et la légèreté des octosyllabes. Je suis sous le charme !

Cher poète ou peut-être, plutôt, chère poétesse (j’ai tendance à vous identifier à la narratrice), si vous souhaitez que votre poème garde la catégorie classique, méfiez-vous des diérèses : une diérèse peut en cacher une autre…

Merci beaucoup, j’ai passé un agréable moment à lire et relire votre poème et à le commenter.
GiL en EL

   papipoete   
16/8/2022
bonjour Anje
Me voilà bien embarrassé face à ce " conter fleurette à la Garenne " ; en effet, je touche à toute poésie et aime tous les exercices à " forme fixe " sauf le Pantoum !
Aussi, lirai-je votre poème sans tenir compte des " refrains "
Tu m'avais conviée à boire un jus de canneberge, loin des guinguettes où je pus défaire mes frisettes ; et bientôt, telles libellules nous butinions au même nectar...
NB l'auteur parle au féminin, ce qui n'est pas si courant, lorsque déjà on peut chercher l'inspiration qui colle à notre " propre genre ! "
Peut-être les p'tits nouveaux oniriens, ne savent-ils pas que chérubin masculin, est notre Anje ?
Bien sûr ce type de poème vint à fleurir sous toute plume, depuis que l'homme et la femme sur Terre se côtoient ; mais s'agissant d'amour sur l'herbe, ne nous lassons jamais de ce propos !
Je ne noterai pas, car mon commentaire fait abstraction de la technique, mais je vois encore ici de bien tendres lignes !

   Corto   
16/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un poème à donner des regrets à tous ceux n'ayant pas participé à la Saint Jean.
C'est léger, coquin, provocateur (un peu) et ce "Tu m'as balbutié ton cœur" est bien joli.
On sourit de complicité amusée, comme d'ailleurs la belle qui avoue "J'avais libéré mes frisettes".
La construction est imparable.

Merci pour ce moment.

   senglar   
17/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Anje,


Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus grivois - Henri IV pensez-vous, cet amant compulsif jamais rassasié, même à quinze ans - mais non, le titre indiquait la retenue : "Fleurette", et ici Henri s'est effectivement contenté de la conter.
Pourtant le mot "Garenne" ! Ne dit-on pas "un chaud lapin" des garçons très entreprenants ? Eh ben ici il est resté dans l'assiette, un lapin au beurre noir !

Mais la forme est jolie, c'est d'un naturel confondant, ô les tendres balbutiements !
A un autre mon petit Pantoum !

Edition :
Je lis les autres com. :
"J'avais libéré mes frisettes"
Oui ! quand même !

   StephTask   
18/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je ne suis pas très fan des pantoums pour leur côté entêtant, mais celui-ci est construit très intelligemment. Ici, rien ne trouble l’harmonie du soir, illuminé pas les lampions et les feux de la Saint-Jean. Ce poème est très doux et on se laisse porter par la répétition des vers qui permet de prendre le temps de fleureter.
L’enchaînement des vers est très fluide. Cependant, il me manque l’acidité du jus de canneberge, la petite touche sulfureuse que l’exergue laissait pressentir.

   Cristale   
19/8/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Anje,

Un pantoum !
Cette pièce se fait si rare qu'on en oublierait son existence et sa partcularité.
Des vers qui s'enroulent sur eux-mêmes comme les brins d'une hélice d'ADN, c'est magique comme ils se font face sans à peine s'effleurer.
Je sais le travail en amont que cela demande et je suis admirative nonobstant ces deux diérèses qui se sont invitées inopinément.
Chacun sait que le poète est souvent dans la lune.

"Tu m'as balbutié ton cœur."

Trop mignon !

L'ensemble est fringuant, rythmé, rimé joliment, tout pour me plaire.
Merci d'avoir proposé ce poème sous cette forme avec autant d'élégance et d'une apparente facilité sous votre plume.

Cristale

   Yannblev   
21/8/2022
Bonjour Anje,

C’est une très bonne idée que d’avoir choisi le pantoum pour évoquer cette adolescente romance. La musicalité intrinsèque de la forme nous transporte immédiatement sous les lampions de l’auberge, près du crépitement des feux de Saint Jean… entre les bulles sortant des verres impossible de rater ce « balbutiement » des amours enfantines.
C’est réussi.

   Anje   
25/8/2022


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