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Poésie contemporaine
Anje : Soupirs
 Publié le 27/10/19  -  12 commentaires  -  702 caractères  -  385 lectures    Autres textes du même auteur

Départ, regard vide et soupirs...


Soupirs



Je regardais les couleurs du silence
Suspendues au vol d'un grand vautour.
Il caressait l'azuré d'indolence,
Ombrant les monts et les vaux tout autour.

Quand vint l'hiver sur les plis de labour,
Je regardais les couleurs du silence
Et les flocons, comme dames d'atour,
Vêtir Gaïa de douce somnolence.

Loin de tes yeux, la rose en sénescence
Drapant ses pleurs sous le pommier rambour,
Je regardais les couleurs du silence
Sur son pétale et ses perles d'amour.

Au sablier, le séculaire jour
Coulait le grain de ta cruelle absence.
De ma fenêtre au-dessus de la cour,
Je regardais les couleurs du silence.


 
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   papipoete   
7/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
tout est à présent silence ; même le clocher qui sonne, me semble si loin alors que je suis à ses pieds, comme toi qui es en moi mais si loin ne reviendras pas ! Les rosiers resplendissent mais je ne t'entends plus soupirer devant leur beauté, plus de murmure, plus un souffle de toi, la vie maintenant n'est que silence...
NB on écrit beaucoup sur l'aimé (e) une fois qu'il est parti ; en écrivit-on autant alors que le vie nous réunissait ? Amant, fiancé on était inspiré et le facteur était notre ami !
Toujours est-il que vos " soupirs " sont bien écrits, et chaque strophe porte si bien vos vers !
la première est ma préférée !
au 2e vers, ( suspendu/es ) ne peut se lire comme une syllabe, aussi le vers ne mesure-t-il que 9 pieds
papipoète

   Gabrielle   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui relève de l'intimité.

La narration s'épanche, met l'accent sur l'absence et le ressenti de la personne délaissée.

Le silence se fait violence...

Merci à l'auteur(e) pour ce texte qui pose un regard différent sur certaines situations relevant de la vie privée.

Belle continuation...


Gabrielle

   Provencao   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Loin de tes yeux, la rose en sénescence
Drapant ses pleurs sous le pommier rambour,
Je regardais les couleurs du silence
Sur son pétale et ses perles d'amour."

J'ai beaucoup aimé cette liberté de l'absence en vos mots, dans cette dimension qui ne se veut ni héroïque, ni amère, ni mélancolique.

Il y a presque une impression dans l'émotion d'une certaine innocence....

" Je regardais les couleurs du silence
Sur son pétale et ses perles d'amour." C'est simplement délicieux, sans peur, sans gêne, et surtout très libre.

" Au sablier, le séculaire jour
Coulait le grain de ta cruelle absence.
De ma fenêtre au-dessus de la cour,
Je regardais les couleurs du silence."

Beau quatrain où vous nous dévoilez ô combien comme ce vide, ce manque, cette solitude deviennent enveloppant...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Anonyme   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Je ne me souviens plus du nom de cette forme de poème avec son vers
répétitif qui avance d'un cran au fil des quatrains.
Et 16 vers sur 2 rimes obligent un auteur à quelques acrobaties,
c'est inévitable : comme dames d'atour, le séculaire jour etc...
Mais bon, de beaux vers émaillent ce texte comme l'ensemble
du 3ème quatrain que je trouve le plus abouti.

   Anonyme   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dommage que ce deuxième vers ne respecte pas la forme 4/6.
Le poème valait bien ce petit effort supplémentaire, pour passer en classique.
Des images splendides :

Je regardais les couleurs du silence
Suspendues au vol d'un grand vautour

Au sablier, le séculaire jour
Coulait le grain de ta cruelle absence.

J'ai apprécie que le sujet (je) n'apparaisse pas ailleurs que dans le vers conducteur.
J'attendais une allitération en "S" dans le dernier quatrain, pour indiquer les soupirs. Mais l'ensemble est si bien écrit que cela reste un infime détail.

   Cristale   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un Maillet ! Une forme délicate joliment menée...


"Je regardais les couleurs du silence
Suspendues au vol d'un grand vautour.
Il caressait l'azuré d'indolence,
Ombrant les monts et les vaux tout autour."

J'ai vu le grand vautour au coeur des Pyrénées et "les monts et les vaux" de vos chères montagnes.
Les couleurs de votre silence éclatent de poésie sur cette toile que l'hiver a repeint d'un blanc bruit feutré...

Vers 2 : "suspenduES"....de plus à la césure du décasyllabe...c'est dommage.
Sinon le rythme 4/6 est impeccable tout au long du poème.

"Quand vint l'hiver sur les plis de labour,
Je regardais les couleurs du silence
Et les flocons, comme dames d'atour,
Vêtir Gaïa de douce somnolence."

Et devant mes yeux, les mots deviennent larmes de roses et rosée d'amour...

"Loin de tes yeux, la rose en sénescence
Drapant ses pleurs sous le pommier rambour,
Je regardais les couleurs du silence
Sur son pétale et ses perles d'amour."

L'amère solitude a brisé mon écran sur l'horloge du temps du narrateur et j'entends l'écho du silence, et je vois ce regard brouillé...ce coeur aux battements suspendus, de sa fenêtre au dessus de la cour, qui se meurt de l'absente, avec ce dernier quatrain, prégnant :

"Au sablier, le séculaire jour
Coulait le grain de ta cruelle absence.
De ma fenêtre au-dessus de la cour,
Je regardais les couleurs du silence."


J'aurais peut-être écris :
Au sablier, séculaire le jour
Coulait le grain cruel de ton absence.

À part ce "suspenduES" qui vous fait rater le classique...et justifie mon curseur...

voici un très joli maillet pétri de poésie ! Vous y êtes Anje, bravo !



Cristale
ravie !

   Castelmore   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très belle évocation !

Avec ce petit air du seizième siècle que lui donnent les inversions -imposées par le respect des règles de prosodie choisie ...-

Et nous voilà bientôt dans cette saison où avec le poète, nous pourrons redire :
Quand vint l'hiver sur les plis de labour,
Je regardais les couleurs du silence
Et les flocons, comme dames d'atour,
Vêtir Gaïa de douce somnolence.

Les couleurs du silence sur les champs de labour ... superbe !

Merci pour le partage

   hersen   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ces couleurs du silence, auxquelles tu donnes une très belle tonalité.

Le spectacle de ce champ, cette nature en plein hiver est, à mon sens, pleine de ce sentiment qu'elle nous fait éprouver, le vide.

Et si la nature se renouvelle, qu'en est-il de l'absence ?

Un poème très agréable à lire, vecteur de très belles images, même s'il est très triste.
Nostalgique, plutôt.

Une interrogation : vint/regardais. j'ai un petit doute.

   nelson   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
salut

la forme de ce poème est assez plaisant, mais personnellement, le fond ne me convainc pas. les images utilisés ne me paraissent pas assez perçant. un lisant le titre, je m'attendais à une certaine émotion, un soupir transmissible, mais j'ai été assez déçu. je n'ai pas su ressentir ce que l'auteur voulais. cela reste un poème de bonne qualité

   Davide   
28/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Anje,

L'exergue raconte trop ; ce qui précède les "soupirs", en fin de compte, n'est pas indispensable. Le poème se suffit à lui-même.
En effet, la tristesse du narrateur s'attache à ce vers répété, vers qui semble tourner en boucle, comme une douleur lancinante, une tristesse enveloppante. La forme du maillet est un choix judicieux.

Toutefois, comment/pourquoi le narrateur, immergé dans la tristesse, dans l'hiver et l'indolence, perçoit-il encore "les couleurs du silence" ? Personnellement, le silence étreignant, je l'aurais mieux vu sans couleurs - noir ou blanc - regard éteint qui se pose sur les merveilles de la nature "en sénescence" sans les voir vraiment.

L'usage du passé simple au vers 5 est, à mon avis, une erreur de sens. Tandis que la douleur s'étire et s'éternise sur le temps de l'imparfait, le passé simple la "ponctualise" et lui retire son empreinte indélébile. Sans parler du rapprochement "passé simple"/"imparfait" (v5-6) qui sonne faux grammaticalement.
J'ai été également étonné du "jour" qui "coulait le grain" dans la dernière strophe ; une formulation qui me paraît étrange et lourde à la fois.
Un détail : j'aurais remplacé "tout autour" par "alentour" pour éviter l'allitération en [t] non justifiée au v4.
Et puis, pas mal de "de"/"d'" (sans parler des "du" du vers répété) qui font un peu systématisme dans la construction des vers.

En revanche, j'ai bien aimé la 3e strophe, avec le mot "sénescence" particulièrement joli ainsi que les larmes (rosée ?) de la rose mourante.

Sur l'ensemble, ce poème m'a assez plu, mais je lui trouve un vrai manque de rigueur, l'auteur m'ayant habitué à - beaucoup - mieux.

Qui aime bien châtie bien !!! :D

Au plaisir de vous relire, Anje.

   BernardG   
5/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai beaucoup aimé cette lenteur, cette douceur et cette nostalgie qui imprègne tout le poème....mais aussi cette forme (que je ne connaissais pas) fort bien mise en valeur.

Une petite interrogation (faut bien qu'il y ait des trucs sinon l'auteur s'ennuierait ☺) sur le vers suivant que j'ai eu du mal à raccorder à l'ensemble.
"Sur son pétale et ses perles d'amour".

Merci pour le partage

Bernard G.

   Apolluc   
10/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La voix, les couleurs, les parfums du silence ! Voilà bien un poème qui me touche ! On y est d'un bout à l'autre en proie au mystère !

Bravo Anje !


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