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Poésie néo-classique
Vincendix : Requiem pour l’ami Robert
 Publié le 27/10/19  -  18 commentaires  -  780 caractères  -  244 lectures    Autres textes du même auteur

Robert avait mon âge et je le retrouve soixante-cinq ans plus tard dans un casier du cimetière de notre village natal.


Requiem pour l’ami Robert



Adieu l’ami Robert, tu as perdu la vie
Et pourtant tu l’aimais avec avidité,
Tu n’avais qu’un seul but, tu n’avais qu’une envie
Vivre le temps présent sans insipidité.

Avec ton baratin tu séduisais les filles,
Croquant à pleines dents la pomme sans pépin
À toutes tu plaisais, les rosses, les gentilles.
Don Juan du canton au visage poupin.

Butinant sans répit, sans le moindre scrupule
Tu osais dévoyer la blonde d’un copain,
Tu m’avais fait le coup, sympathique crapule
Je t’avais pardonné en bon samaritain.

Je te retrouve ici, tu n’es plus que poussière
Ad vitam aeternam dans un petit casier,
Avant de te quitter, je fais une prière
Et puis je descendrai me rincer le gosier.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
8/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
néo-classique
Je suis là, devant ta tombe où tous les hommes sont égaux ! toi, qui nous surpassais au point de séduire les plus belles filles, et même nous piquer celle que nous avions pu écarter de ton aura !
Tu profitais de la vie à pleines dents, et tout en toi n'était que baratin, mais on t'aimait bien quand-même...
NB ce Robert devait être un bon bougre, car voir que tout lui réussissait, en particulier le côté " séduction " qui nous tient tant à coeur quand on est " coeur à prendre "...
Je comprend qu'après l'avoir vu au cimetière, lui quiprofita tant de la vie, n'inspire pas tristesse et désespoir !
Mon grand frère ( qui n'est pas mort ) était un " Robert ", et les filles auraient pris un ticket, pour attendre de danser à son bras !
Techniquement, malgré les nombreux hiatus votre texte est bien un " néo-classique " !
papipoète

   embellie   
9/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dans un cimetière, devant le "petit casier" où reposent les cendres de son ami, l'auteur se remémore des souvenirs, mais le ton n'est pas triste. Cette évocation fait apparaître le portrait plein d'action, de joie de vivre du disparu, "croquant à pleines dents la pomme sans pépins (je mets le s manquant à pépin, il y en a toujours plusieurs dans une pomme) et la grande amitié qui le lie à l'auteur, "sympathique crapule je t'avais pardonné".
Cela me fait penser à la chanson de Jacques Brel, "Adieu l'Emile, je t'aimais bien tu sais..."
Ici, l'auteur, comme Brel ou Brassens, traite la mort avec beaucoup de naturel. Aucune emphase, une démystification voulue et réussie.
J'aime beaucoup cette simplicité, cette décontraction avec laquelle on nous parle ici de la mort.
Le fait que l'auteur s'adresse directement à l'ami décédé fait perdre à la mort un peu de son aspect définitif, contribue sans doute, de façon illusoire, à minimiser le poids de l'absence.
Les deux derniers vers nous disent: "pas question d'oublier, mais la vie continue" et je trouve cela très sain.
Merci à l'auteur.

   Anonyme   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincent,

Au fur et à mesure de la lecture de vos vers, je ďécouvre l'ami Robert , un joyeux luron qui croquait la vie à pleines dents , séducteur et...voleur de copines ...
Sans rancune, du moins pour vous.

C'est un bel hommage pour votre ami, un côté dramatique, (le décès d'un ami ) mêlé d'une pointe d'humour, qui sied bien au côté joyeux du personnage .
Des vers simples mais efficaces qui se lisent aisément et se comprennent tout aussi bien.

Je regrette cependant les nombreux hiatus ( v1, 10et 12) acceptés en néo mais surprenants de votre part .

Le dernier quatrain a ma préférence, émouvant .

"Et puis je descendrai me rincer le gosier." Ccomme un clein d'oeil à l'épicurien qu'il était.

   Hananke   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un peu court ce requiem à l'ami Robert qui se résume, uniquement,
à son attirance profonde pour la gent féminine.
On aurait aimé en savoir un peu plus sur sa vie, ses relations
avec l'auteur, enfin bref, un sujet un peu plus développé.
Autrement c'est joliment conté, comme d'habitude, mais ce poème
me laisse un goût d'inachevé.

   leni   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
adieu l'ami robert
adieu toi le dragueur tu piquais nos copines
mais je ne t'en veux pas vieille crapule
Dans ton poème j'ai trouvé de belles imges

Croquant à pleines dents la pomme sans pépin

Je t’avais pardonné en bon samaritain.

Cette finale est très chouette

Je te retrouve ici, tu n’es plus que poussière
Ad vitam aeternam dans un petit casier,
Avant de te quitter, je fais une prière
Et puis je descendrai me rincer le gosier.

Allez tchin vieille crapule
BEL écrit Salut cordial LENI

   Corto   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème se lit facilement mais on n'y trouve pas un contenu transcendant.
Je me demande d'ailleurs si Robert apprécierait d'être réduit ainsi à son côté dragueur.

C'est sympathique les souvenirs de jeunesse mais qu'était devenu Robert tout au long de ces 65 ans ? On ne le saura pas hélas.

Une ou deux strophes de plus pour un contenu plus étoffé auraient été bienvenues.

   hersen   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je regrette que le thème ne soit pas un peu plus fouillé.

En bon samaritain, je t'ai pardonné. Vraiment ?

Quand de l'ami on ne retient qu'une facette à sa mort, celle dont on a pâti, il me semble qu'il y a matière à plus;
le narrateur a oublié; sans doute. On oublie tous, sinon on deviendrait fou ! Mais je trouve étonnant qu'il n'ait que cet éloge devant l'urne de son ami : ses conquêtes féminines;
Du coup, cela me donne une vision très étroite de l'ami mort, et le narrateur y pense encore, à cette conquête volée.
La vie se réduit à peu d'aspects, c'est ce que nous dirait ce poème ?
Et autant aller boire à la santé du disparu, ça, au moins, il ne l'a pas volé !

Un vocabulaire un peu prosaïque, quelquefois, un peu lourd, avidité/insipidité, cela ne "sonne" pas très poétique, mais au moins, c'est clair;

Merci de cette lecture, avec donc un petit regret de n'être pas allé au bout. Ou en tout cas au bout de ce que j'imagine.

   Lebarde   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Vincendix

J’aurai voulu commenter en EL mais le poème est sorti de la liste avant que je le fasse.

Ah l’ami Robert tout le monde sait qu’il avait aussi d’autres traits de caractère et défauts Il était un peu égoïste, un peu radin aussi, non pas radin alors dépensier ah bon ! Et au travail infatigable et puis serviable aussi: on pouvait lui demander n’importe quoi, il aimait bien boire le coup et quelquefois il en abusait un peu et le coup de fourchette, vous vous souvenez,
À la fin de ses jours il était devenu ronchon et pouvait même être désagréable et avec sa femme il abusait un peu. Et puis il voulait toujours avoir raison et puis .....et puis .... mais pour cela c’etait Vraiment un bon copain.

Vous n’avez retenu qu’un seul bon côté de l’ami Robert, celui qui fait l’anecdote, celui que vous lui avez envié, celui que vous lui avez pardonné, celui que tout le monde retiendra de lui.
Et c’est très bien ainsi.

Mais il avait votre âge l’ami Robert et il vient de disparaître et vous venez lui faire sobrement un adieu avant d’aller vous rincer le gosier, parce que la vie continue et que c’est comment ça et très bien comme ça!

J’ai bien aimé ce poème neo-classique et la manière et le ton avec lesquels vous l’avez traité: c’est bien écrit, c’est fluide, c’est plaisant, c’est presque gai, c’est subtile , c’est agréable à lire, c’est la vie vue du bon côté .
Bravo j’ai pris plaisir

Lebarde

   Anonyme   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'auteur nous parle de " l'ami Robert " en évoquant surtout le " Don Juan du canton au visage poupin ".

Point de rancune, de surcroît devant ce " casier du cimetière " pour le pote chapardeur.
" sympathique crapule
Je t’avais pardonné en bon samaritain."...

On pardonne tout lorsque quelqu'un s'en va.

   Robot   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Si l'hommage est sympathique, je le trouve un peu succinct dans son développement qui résume la vie de Robert à son côté coureur.
Il devait sûrement être plus que celà.
Et puis, le mot ami me paraît un peu excessif puisque l'intro nous dit que ce sont des retrouvailles au cimetière soixante-cinq ans après. Copain de jeunesse, de là à parler d'amitié. Ou bien c'est que des éléments sont absents pour la suggérer.

Reste un récit bien conduit, une prosodie intéressante.

   BernardG   
27/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Hello Vincendix,

Une tranche de vie - celle de Robert - décrite sans fioritures, efficace, percutante, qui nous conduit tous au même endroit ☺
Ses jeux de séduction auront peut-être donné du relief à sa vie puisqu'il vivait "le temps présent sans insipidité" .
Poème fluide et agréable à la lecture.
Merci

Bernard G

   Vincendix   
28/10/2019

   Anonyme   
29/10/2019
C'est une évocation plutôt sympathique d'un ami disparu. On sent l'émotion du narrateur dans ce cimetière.

Je ne trouve pas le mot "insidipité" si bien choisi... Trop recherché pour un texte qui se veut un hommage sincère.
Le dernier vers est un peu décevant :
"Et puis je descendrai me rincer le gosier"
(et trop de sons é...)

   krish   
29/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve l'humour de ce texte savoureux. J'y verrais presque, en filigrane, une forme de grivoiserie dans ce requiem pour un Don Juan pour qui séduire tout ce qui porte jupons est une gageure, un nouveau défi à relever.
La description admirative du début, commence à se nuancer à partir de :"sans le moindre scrupule"
On comprend qu'il s'agit du requiem d'un mari trompé par son ami
mais je finis même par me demander s'il n'exprime pas une forme de fierté de "savoir" que c'est avec lui que "sa blonde" a commis l'adultère.

"Tu m’avais fait le coup, sympathique crapule
Je t’avais pardonné en bon samaritain."

Quoi qu'il en soit, je trouve la fin savoureuse : Trinquer au départ de cette "crapule" peu fiable qui, comme tout un chacun, finira dans "un petit casier ", est quand même une belle revanche.
Merci pour ce bon moment et à la santé du personnage !

   troupi   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
De retour au village après tant d'absence je ne pensais pas te retrouver dans une petite urne, sacré Robert toi qui aimais la vie et la dévorais sans trop te préoccuper de décevoir tes copains.
Je te laisse à ton éternité car il fait soif ici.

L'urne funéraire d'un ancien copain de classe inspire à l'auteur un petit poème, ce n'est pas la manifestation d'une grande tristesse mais plutôt un salut amical.

   Miguel   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bien sympathique oraison funèbre, avec un personnage rendu plus vivant que la tombe ne le laisse penser. Une émotion contenue et pourtant très perceptible : c'est cela, la pudeur. Ce dernier vers épicurien qui semble rendre hommage au disparu, tout inattendu qu'il est, sonne particulièrement juste. L'ami Robert, d'où il est, doit être sensible à cette fidélité.

   Donaldo75   
3/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Vincent,

Dès l'exergue, j'ai senti que ce poème allait tailler l'ami Robert. Je ne sais pas si tu lui as pardonné d'avoir dévoyé ta blonde, en tant que copain, mais la vengeance poétisée est savoureuse, surtout le quatrain de fin. Evidemment, il fallait savoir terminer en beauté, et je trouve que l'idée de se rincer le gosier après la prière est une bonne trouvaille, au moins dans ce contexte.

Bravo !

Donaldo

   virgo34   
28/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vif comme la vie que les deux copains semblent avoir menée, mais aussi emprunt d'humour. Un poème davantage sur le thème de l'amitié que sur celui de la mort, original pour un adieu devant le "petit casier".


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