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Poésie libre
AntoineB : Derrière les voiles...
 Publié le 16/12/15  -  6 commentaires  -  1354 caractères  -  148 lectures    Autres textes du même auteur

Je n’ai rien à ajouter sur ce texte.


Derrière les voiles...



Derrière les voiles crasseux du réel j’aperçois
Une voiture traversant la France,
Mes yeux usés par la transe.
J’aperçois des mots
et tes regards trempés,
Nos danses
et tes hurlements poudrés.
Le mélange de nos peaux brûlantes
De nos lèvres incandescentes.

J’aperçois mais bien plus tard…
Tes phares qui éclatent dans la nuit
Mes côtes qui explosent dans le noir
Les joies fracassées du passé,
Le retour à la vie,
Des plaies
Et des cris.

La dernière photo qu’il me reste,
Immortelle incartade…
De mes pupilles noires de peste
Coulent les larmes les plus crades
Les larmes les plus crades.

Aujourd’hui même le soleil s’encrasse
Dans les vapeurs de nos vies grasses
Les petits oiseaux suffoquent sur leurs branches
Écrasés par la pesanteur puante des dimanches.

De chez les voisins s’exhale un agréable fumet,
Une douce odeur de grillé,
C’est l’esprit des enfants
Englué dans l’écran de la télé.

Le silence de l’ennui emplit la maison
Du bruit assourdissant de la raison,
La rue m’aspire goulûment,
Ils sont moches et rigolos les gens.

Il faut se décider à partir
Usée qu’elle est cette vie
À présent il me faut pire.

(Éclats de rire)


 
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   Anonyme   
16/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour AntoineB,

Votre poème commence par son titre. Trois points de suspension et j'ai aussitôt envie de savoir ce qui ce trouve derrière...ce voile.
Mais si c'est juste une reprise des premiers mots (souvent quand il n'y a pas de réel titre au poème)" l'accroche" est faite.

Beaucoup de noirceur derrière ces voiles, de la musique -par des allitérations, assonances et des rimes, le deuxième paragraphe est particulièrement réussi à mes yeux.
Et c'est un "réel" bien "crasseux" que nous décrit ce narrateur. Son réel, bien sûr au travers de ses yeux. Composé d'un passé traumatisant et des images parvenant aux yeux de ce "ressuscité".
Et toute la force du texte est là. Les oiseaux, les enfants voisins, les odeurs, les gens, tout est lointain ou laid, transfiguré par la douleur du narrateur ; qui n'a pas oublié le cynisme, cependant, la dernière phrase entre parenthèse est terrible !

Globalement un poème très fort, composé avec beaucoup de soin;
Bravo et merci !

   hersen   
16/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
A tort peut-être, je vois un accident de voiture qui laisse le narrateur seul dans sa douleur.
La souffrance morale lui fait alors voir le monde sous un voile crasseux, puisque ce qui en faisait sa lumière est parti.

Très beau texte sans concession.

La douleur semble lui montrer le monde tel qu'il est, si moche. Le champ lexical de la laideur bien fourni ne laisse pas de doute sur l'issue.

Dernière strophe très forte.

Merci

   Vincendix   
16/12/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Un texte peu réjouissant et que je ne vais pas lire plusieurs fois.
Même s’il se termine par des éclats de rire comme pour faire comprendre que c’est une blague, je le trouve un peu trop « crade » à mon goût.
De ma fenêtre, je vois des petits oiseaux, ils ne suffoquent pas sur les branches, au contraire, ils sont joyeux et heureux.

   Lulu   
16/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour AntoineB,

personnellement, je n'ai pas compris la présence de ces éclats de rire, mis entre parenthèses à la fin. Il me semble que cela gâche un peu l'ensemble du texte. Faut-il y voir une autodérision ? Je ne sais.

Indépendamment de cela, j'ai bien aimé ce poème que je n'aurais sûrement pas écrit, car je ne partage pas l'expérience de son locuteur.

Un accident de voiture, a, semble-t-il, fait basculer le regard vers le sombre et la laideur des choses. Cela peut se comprendre. L'humeur est vagabonde et peut nous faire voir la réalité selon ce qui se trame au plus profond de nous-mêmes. De fait, je comprends que l'on puisse ne plus se réjouir d'entendre le chant des oiseaux, par exemple. Je trouve, d'ailleurs, que c'est bien rendu dans votre texte.

Tous mes encouragements pour la suite.

   Anonyme   
16/12/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne sais réellement que penser de ce texte, parce que la phrase entre parenthèse (Éclats de rire), est déstabilisante. Elle vient presque à remettre le récit du texte en question. Je trouve qu'il en est un peu trop fait, vos mots s'accompagnent d'adjectifs que je trouve excessifs, et c'est ce qui me crée problème. "La douleur" s'offre trop en spectacle.

   Pouet   
22/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai aimé le ton de ce poème, "ils sont moches et rigolos les gens"...
Original dans l'expression ai-trouvé dans l'ensemble.
Un texte qui parle du "pire" avec une certaine légèreté, sans "pathos" (dont il était question récemment).
J'aime particulièrement les trois dernières strophes mais le reste me plaît aussi.
Un vrai bon moment passé à vous lire.


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