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Poésie libre
antone : Lettre aux vases bleues
 Publié le 19/02/11  -  14 commentaires  -  489 caractères  -  390 lectures    Autres textes du même auteur

"J'ai mal au ciel maman."


Lettre aux vases bleues



Sous mes yeux
L'enfant vogue les sanglots
Des cieux

Tombent en trombes d'oiseaux

Sur ses lèvres
Un mot étrange au sang d'encre
Attend l'éclaircie

Hier

Hier a trop bu

La mer s'agite
Essouffle les vaisseaux
En transparence

Où disparaissent
Et l'amer et l'enfant

Sous une liasse de promesses

Le ciel s'allonge
Et maman

S'abîme à l'océan


 
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   Anonyme   
11/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un poème délicat et en finnesse. Il est plaisant à lire, mais je ne suis pas convaincu par :
"Hier a trop bu"

que je trouve trop facile

ni par
"Sous une liasse de promesses"

trop classique. Et comme le texte est court c'est un peu dommage, mais c'est plaisant tout de même.

"

   Marite   
11/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas tout compris mais ai aimé lire et relire ce poème d'où m'arrivent tristesse et nostalgie.
" ...
Sur ses lèvres
Un mot étrange au sang d'encre
Attend l'éclaircie
..."
Ce sont les mots que je retiens.

   Anonyme   
13/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le titre du poème m'a accroché de suite ; impression favorable qui s'est vite confirmée pour la suite : candeur de l'enfance où tous les possibles sont tolérés. Mots qui cinglent sous la douce agitation des embruns où "l'enfant vogue les sanglots des cieux" (très beau). Merci pour cette tendre lecture.

   Chene   
19/2/2011
Bonjour

J'avais lu en EL ce court poème libre et dès mes premières lectures j'ai été confronté à plusieurs interrogations qui ont fortement perturbé ma compréhension. Les voici :

- J'ai déjà une impression qu'il y a confusion possible entre "narrateur", "auteur" ou "l'enfant". Je m'explique. Tout d'abord l'accroche du poème "j'ai mal au ciel, maman" place d'emblée l'enfant comme "narrateur". Mais, première incohérence, les premiers vers "Sous mes yeux"... viennent contredire cette accroche : à qui sont ces "yeux" ?
- "Sur ses lèvres" tend à confirmer que "le narrateur observateur extérieur de la scène" parle de l'enfant.
- les vers suivants jusqu'à "où disparaissent / Et l'amer et l'enfant" poursuivent la compréhension dans le même sens.
- Or, "Et maman" ramène le lecteur dans une confusion liée au vocable "maman" : qui s'exprime ? L'enfant ? Le narrateur ? Si c'est le premier l'enfant parle de "sa maman", si c'est le narrateur, de "la maman", de "la mère de l'enfant". L'absence d'article ou de possessif crée la confusion. Logique du phrasé et du sens... et du lien avec l'accroche.
- De plus l'isolement de "Tombent en trombes d'oiseaux" ne permet pas de relier ce vers à un sujet explicite. Je ne mets pas en cause le phrasé poétique (au demeurant très bien transcrit), mais sa construction syntaxique : impossible de trancher entre "cieux" ou "sanglots" comme sujet.

Sur le fond du poème, à mon avis il n'y a rien de tendre ou de nostalgique dans ce poème, mais un fond tragique, désespéré (suicide de la mère - Et maman / S'abîme à l'océan - suite à une maltraitance conjugale : "hier a trop bu", et malgré de sempiternelles "promesses").

Quelques mots sur le titre. Une simple remarque : s'il est évocateur de l'estran il m'apparaît en contradiction avec les circonstances de la tragédie... qui survient à la pleine mer...
Du moins telle est ma vision du contexte temporel de ce poème. A moins qu'il ne s'agisse de tout autre chose et dans ce cas, il est complètement opaque pour le lecteur (et je ne remets nullement en cause ce choix d'auteur).

D'aucuns diront que peu importe le sens, il suffit de se laisser porter par les "vagues des mots"... Mais telle n'est pas mon approche, où le thème et les mots qui l'évoquent mériteraient plus de cohérence de construction.

Avant d'évaluer ce poème (dont j'apprécie la qualité poétique), j'attends de l'auteur quelques éclaircissements sur sa démarche.
Merci d'avance
Chene

   Lunar-K   
19/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme l'a fait remarquer Chene, il me semble que le statut du narrateur est assez confus. Tout le texte est raconté par une personne extérieure, jusqu'à ce qu'on bascule, avec l'avant-dernier vers, dans la peau de l'enfant :

"Et maman"...

Sinon, c'est un très beau texte, très émouvant. J'aime beaucoup cette identification de l'enfant avec le ciel, ainsi que l'animisme un peu naïf qui attribue aux choses inertes une volonté propre :

"Un mot étrange au sang d'encre / Attend l'éclaircie" ; "Hier a trop bu"

Des images qui me touchent, mélancoliques sans être morbides. Un langage simple, presque enfantin, ce qui, peut-être, participe à cette confusion du narrateur.
Par contre, je ne suis pas sûr de comprendre la signification des derniers vers :

"Et maman / S'abîme à l'océan"

Un texte très agréable donc, mais dont le statut de narrateur demande à être clarifié.

   Charivari   
19/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
"l'enfant vogue les sanglots
Des cieux
tombent en trombes d'oiseaux" -> ce vers est à l'image du poème, qui possède à la fois de grandes qualités et de gros défauts.

Au registre des qualités, il y a des images magnifiques et de belles sonorités. Par contre le jeu sur les mots est parfois un peu agaçant, comme "l'amer et l'enfant" par exemple.

Mais surtout, les plus gros défauts, selon moi, sont les suivants :
-Le texte est abscons (on ne sait pas vraiment de quoi il parle, on ne comprend pas bien qui est le narrateur)
-Au niveau grammatical, il ne se tient pas. Un poème, même décousu, même surréaliste, c'est tout d'abord un texte qui doit se plier, comme tous les textes, aux règles grammaticales. Donc, je suis désolé mais : "l'enfant vogue les sanglots (un point?) Des cieux tombent", ça ne peut pas se dire, ça ne veut RIEN DIRE !

   costic   
19/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème qui provoque une émotion délicate, en particulier dans les derniers mots. J’aime sa simplicité. Il y a du désespoir dans l’attente de cet enfant qui assiste à la « noyade » d’une mère emportée par la vague d’une puissante détresse. Plus on le lit plus on arrive à s’imprégner du rythme un peu lancinant, et ainsi j’ai oublié ce que j’aimais moins à la première lecture.

   shanne   
19/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Lettre aux vases bleues...Adieu les vases bleues, pas trainants, Sables mouvants, Sables heureux, Sables de vent de vases bleues....?
J'aime beaucoup:" j'ai mal au ciel maman" qui correspond pour moi, j'ai mal au plus profond de moi.

Beaucoup d'émotions en lisant ce poème, des mots bien choisis.
Bravo

   wancyrs   
19/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme les autres, je n'ai pas pu élucider le mystère du narrateur, mais c'est assez simple pour moi.

Il faut déjà comprendre la phrase d'introduction pour pouvoir saisir le reste.

"J'ai mal au ciel maman"

C'est un message d'outre tombe, si l'on se place dans un contexte Catholique où l'on se retrouve au ciel ou en enfer après la mort. Dans le cas de cet enfant, c'est le ciel. En fait, c'est un naufrage raconté soit par l'enfant qui hier périssait dans ce naufrage, soit par un autre enfant qui est aux cieux depuis, mais le "Et maman" de la fin ne tient pas.

On peut alors dire que c'est l'enfant mort la veille qui revoit la scène de son naufrage, ce qui rendrait logique le vers "l'enfant vogue les sanglot" car c'est l'âme qui voit le corps d'hier ; alors, le "Et maman" serait logique aussi.

Voici comment je perçois le texte :

Des cieux
L'enfant vogue les sanglots
Sous mes yeux

Tombent en trombes d'oiseaux(les sanglots)

Sur ses lèvres
Un mot étrange au sang d'encre
Attend l'éclaircie(qu'est-ce qui se passe maman ?)

Hier

Hier a trop bu(il a beaucoup plu la veille, et les orages agitent la mer repue)

La mer s'agite
Essouffle les vaisseaux
En transparence(tempête)

Où disparaissent
Et l'amer et l'enfant(naufrage. L'enfant et son questionnement resté en suspens disparaissent)

Sous une liasse de promesses(tout va bien mon garçon, ce n'est que passagère, tu verras, on s'en sortira)

Le ciel s'allonge (peut-être l'angle de vision du ciel lorsque le bateau se penche pour couler... m'a fait penser au Titanic)

Et maman

S'abîme à l'océan(enfant qui voit sombrer sa mère.)

Bon, c'est une approche, mon approche. Je trouve ce texte génial. il a tous les ingrédients pour perdre le lecteur, le faire baver pour trouver un sens aux mots.

Bon moment de gymnastique cérébrale, Merci

   Pascal31   
20/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas tout compris au poème, surtout que le titre n'aide en rien (quelles sont ces mystérieuses vases bleues ??)! Mais peu importe, certaines images sont fortes. J'ai aimé ces passages : "'Tombent en trombes d'oiseaux", "Où disparaissent et l'amer et l'enfant"...

   Anonyme   
22/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je dois avouer que je n'ai pas vraiment compris le sens de ce poème. Sinon qu'il est question d'enfant, de mère, de mer, d'amer.
Les "vases bleues" m'évoquent les fonds marins, mais je ne suis sûre de rien.
J'ai cependant senti de la souffrance, de par le choix des mots.
Tout ça reste très -trop- obscur pour moi.

joceline

   Anonyme   
24/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
``J'ai mal au ciel maman``
Que c'est beau! Je vois ce texte comme une observation d'un enfant qui a déjà son mal de vivre et qui aimerait tant le dire à sa maman...
L'enfant a déjà trop bu et vogue les sanglots attendant l'éclaircie des promesses mais maman s'abime à l'océan...
Infiniment triste...pour tous les enfants mal-aimés...
Poésie d'une extrême sensibilité et très émotif comme des petites plaintes d'enfant...
Difficile d'y rester insensible... Bravo!

   Anonyme   
24/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un vague à l'âme touchant, je trouve, une clarté angoissante... J'aime ces quelques mots, mis à part ce "Et l'amer et l'enfant" ; pour moi, le calembour casse l'ambiance !

   Anonyme   
22/7/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
C'est ici un texte bien trop confus, bien trop abstrait, après plusieurs lectures je suis complètement dans le flou, cela donne un aspect désagréable, quand je lis un écrit je n'ai pas vraiment envie de faire du déchiffrage.

Je renonce à comprendre l'hermétique de cet écrit, je n'ai ressenti aucune émotion, ce texte est bien trop complexe, je lis des associations de mots et je suis comme sans le mode d'emploi pour les saisir, les partager.

Les difficultés d'entendement commencent dès les premiers mots et cela ne va pas en s'arrangeant. Très franchement rien de ce poème ne m'a paru avoir d'intérêt.


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