Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
antonio : Impressions africaines
 Publié le 07/11/15  -  8 commentaires  -  1697 caractères  -  131 lectures    Autres textes du même auteur

Paysages, couleurs, odeurs... ressentis.


Impressions africaines



Impressions africaines 1

Succession d’apparences
Des berges de la nuit,
Enchevêtrement luxuriant de la flore en folie,
Lianes qui se nouent sur les vieux baobabs :
Paysage.

Odeurs d’herbes lourdes,
Bruissantes forêts.
Puissants fleuves convoyeurs d’espoir.
Rares, violentes et limoneuses pluies :
Sécheresse.

Fragrances épicées,
Arachide et sapotille.
La narine s’enfle d’exotiques senteurs ;
L’air a la couleur de l’ambre :
Sensualité.

Le soleil rouge comme une blessure
Enflamme les boubous
Chatoiement de plumes,
Masques bariolés :
Ocres.

Dans la savane, le fauve guette
Le gnou, le zèbre et la gazelle
Au carrefour de leurs destins,
Dans leurs immobilités majestueuses,
Attendent.


Impressions africaines 2

Crocodile du Royaume de Tokor
Toi qu’on surnomme « Génie bon »,
Voici le chant des griots qui t’honorent,
Écoute le tam-tam et la kora qui l’accompagnent.

Tu reçois en offrande des grappes de kaïcédrats
Que l’on dépose pour toi au pied de la fontaine des éléphants
Dans une corbeille de feuille de palmier.
Écoute le froissement du pagne des fidèles qui s’agenouillent.

Le zèbre, jaloux, invoque l’esprit de Kouss
Jusqu’à Tombouctou, on entend sa plainte ;
Elle fait trembler les piroguiers.
Écoute le rythme saccadé des pagailleurs qui s’affolent.

Mais toi, crocodile du Royaume de Tokor,
Fort du sang de tes ancêtres,
Indifférent, tu reposes sous l’arbre du voyageur,
Et tu n’écoutes pas la voix de ton pays.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Mauron   
26/10/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Dans le genre "retour d'Afrique", c'est beau, cela ressemble à Senghor, (je pense au "kaïcédrat royal"), mais au fond, quelle est l'intention? De quels "carrefours de destins" s'agit-il?... Ces textes me semblent bien... déserts. Des animaux, certes, mais point d'humains. Alors, on se dit qu'il s'agit peut-être d'un "chromos", d'une Afrique de clichés osons le mot, néo coloniaux. C'est dommage. Les vers libres en effet évoquent la Négritude et cela fait "objet d'époque"... Même s'il s'agit du début de la modernité. L'air, le soleil, le fauve, le gnou, le zèbre tous ces déterminants définis essentialisent ce dont ils parlent, or peut-être qu'un poème voit moins le symbole dans ce qui est vu que quelque chose d'à la fois infini et indéfini, une fragilité d'apparence...

   Pimpette   
7/11/2015
je vais être modérée mais je ne résiste pas!

Ce qui manque cruellement à ton Afrique, c'est une petite dame à côté de toi...

Pimpoune

   PIZZICATO   
7/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai trouvé intéressants les tableaux de la partie 1 ; quelques belles images " Puissants fleuves convoyeurs d’espoir."
Le deuxième volet, relatif à certains rites ne m'a pas vraiment intéressé.

   Anonyme   
7/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour antonio... J'ai bien aimé la première partie, cette succession de tableaux sur l'Afrique et plus particulièrement celui-ci :
Dans la savane, le fauve guette
Le gnou, le zèbre et la gazelle
Au carrefour de leurs destins,
Dans leurs immobilités majestueuses,
Attendent.

La seconde partie de votre poème est plus difficile à interpréter...
Je connais les crocos sacrés de Sabou, au Burkina, pas ceux du Royaume de Tokor, pas plus que je n'ai réussi à cerner l'esprit de Kouss...

Le dernier quatrain est tout aussi énigmatique...

Mais toi, crocodile du Royaume de Tokor,
Fort du sang de tes ancêtres,
Indifférent, tu reposes sous l’arbre du voyageur,
Et tu n’écoutes pas la voix de ton pays.

Faut-il voir ici une quelconque métaphore ?
Peut-être aurons-nous droit à quelques précisions dans les jours à venir ?

Encore un détail... Je pense que dans ce vers...Écoute le rythme saccadé des pagailleurs qui s’affolent... il faut lire pagayeurs !

Au plaisir...

   Vincendix   
7/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
C’est certain, nous sommes en Afrique, la jungle, les baobabs, les marigots, les fleuves puissants, et puis les animaux, les griots, les boubous, les plumes, les masques, le tam-tam, la kora… sans oublier les fragrances épicées, les montagnes d’arachide, les piroguiers…
Je retrouve l’Afrique que j’ai connue, manquent les luttes, les pistes bosselées, les bacs et surtout les femmes aux vêtements colorés maniant le pilon, mais tout cela n’existe peut-être plus ?
Malgré mon amour pour ce continent et mon amitié pour ses habitants, ce texte me parait trop « inventaire » du moins dans sa première partie.


Tokor, ce doit être au Togo?

   Marite   
8/11/2015
Ma foi, je partage un peu l'avis de Mauron lorsqu'il écrit :
" ... on se dit qu'il s'agit peut-être de chromos d'une Afrique, osons le mot, néo coloniaux. C'est dommage ... ces vers libres évoquent la Négritude et cela fat objet d'époque ..."

   Robot   
9/11/2015
Une belle description comme une carte postale ou un guide touristique.

   wancyrs   
16/11/2015
Quand je suis arrivé au Canada, j'ai croisé un jeune homme qui m'a demandé :
- Tu viens d'Haïti ?
J'ai souri et dit "Non !"
- Je viens d'Afrique.
- Tu viens d'Afrique ? La jungle, les lions !!! s'exclama-t-il !

Je l'ai regardé, ébahi. Et c'est comme ça dans l'arrière pays canadien. On est loin de penser qu'en Europe les "impressions africaines soient encore des clichés d'animaux et de paysage... mais il y a au moins le mérite de la belle description,,,

Wan


Oniris Copyright © 2007-2019