Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
mbrandao : Les vivants
 Publié le 06/11/15  -  11 commentaires  -  1181 caractères  -  205 lectures    Autres textes du même auteur

Un peu simple peut être, mais j'aime l'idée qu'un cimetière puisse mettre au monde des vivants.


Les vivants



La foule se pressait vers l’allée de cyprès,
Fuyant à la peine les souvenirs du mort
Qu’on avait enterré, là, sous un sycomore.
Elle fuyait dans l’amour vers l’allée de cyprès.

Elle fuyait d’un pas lent, quand soudain tout se tut,
Les remords, les enfants et le vent dans le soir.
Le cimetière coi, semblait ne plus vouloir
Tous les laisser partir, quand enfin tout se tut

Et la paix mûrissait dans le silence d’or
Et l’enclos de cyprès n’était plus la prison
Où chacun planifiait sa sournoise évasion
Mais les bras d’une mère dans lesquels on s’endort

Là, chacun s’étonnait de cette communion
Où le temps, arrêté, rendait à la mémoire
La force du sourire et celle de l’espoir.
Tout se chargeait de vie… Dieu vit que c’était bon.

Puis la brise revint sur la foule ennoblie
Papillonnaient alors les rires et les enfants
Et dans un même élan le cortège sortit.
La mort a de l’amour à donner aux vivants.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Damy   
24/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Même si je ne sens pas très bien comment s'opère ici la métamorphose (des souvenirs du mort et de la fuite aux sentiments des bras d'une mère, d'une communion, de l'espoir, de la vie) - j'aurais pour ma part mis plus l'accent sur l'ouverture, le passage, sur la chrysalide plus que sur le papillon en quelque sorte -, je suis ému par ce poème grâce à la puissance et à la beauté de son dernier vers. Il me semble qu'en commençant par lui tous les autres y auraient puisé leur force.
Mais la critique est aisée...
Merci en tout cas pour la sensation que je partage. Le cimetière est souvent le premier lieu que je visite dans mes pérégrinations touristiques pour cette raison.

   Pimpette   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bien réussi sur un beau sujet rarement exploité.

Un cimetière évoque pour moi aussi la vie aussi bien que la mort et les concerne tous les deux...On a pu dire que les femmes accouchent sur des tombeaux et c'est un constat sévère mais très juste...
Le silence quand on s'y promène n'est pas un silence sinistre, mais une paix très tranquille

"Elle fuyait d’un pas lent, quand soudain tout se tut,
Les remords, les enfants et le vent dans le soir.
Le cimetière coi, semblait ne plus vouloir
Tous les laisser partir, quand enfin tout se tut"

je trouve très heureux de trouver ce beau texte en cette période...

   Hananke   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

La mort rapproche les vivants, c'est un paradoxe de nombreuses fois
vérifié( tout au moins, avant de passer chez le notaire...).
Ce texte sans atteindre des sommets de l'écriture poétique
me semble sympa et sincère, ce qui me plait.
Quelques beaux vers également m'ont décidé à commenter :

Et la paix mûrissait dans le silence d'or
Et l'enclos de cyprès n'était plus la prison

La force du sourire et celle de l'espoir.

Comme nous sommes en contemporain, je ne relèverai pas
les erreurs de prosodie me contentant d'apprécier, moi l'amoureux des cimetières, ce texte dans son ensemble.

   phoebus   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
La mort a besoin d'images pour raconter son histoire. L'usure et la lassitude l'ont rendue presque translucide par endroits: de l'absence de remède, il ne s'écoule que des récits et des mots, dans une alchimie du temps.Peut-être que la mort nait de ce qui n'a jamais été regardé. Sa matière fruste s'éveille sur des ruines et reprend conscience dans les débris du monde.L’œuvre en noir est ivre de souvenirs.

   Vincendix   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le cimetière est un lieu de repos par définition, pourtant, et c'est la réalité, les rencontres autour d'un défunt, surtout quand il était âgé, se prolongent assez souvent par des retrouvailles entre parents, des embrassades, des discussions animées, la mort rassemble et parfois réconcilie. (J'en ai eu la preuve pas plus tard qu'hier, curieuse coïncidence!) La mort a de l'amour à donner aux vivants...Tout à fait d'accord !

   Francis   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Au fil des vers, à petits pas, je me suis retrouvé dans ce cortège, dans ce no mans 'land entre les vivants et les morts. A l'abri des cyprès, tout était calme, tout était silence. Des souvenirs s'envolaient des marbres alignés comme des papillons blancs. Le dernier vers est très beau ! L'ensemble me renvoie à des instants vécus.

   PIZZICATO   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le sujet est original. " La mort a de l’amour à donner aux vivants."
Une écriture sans emphase ou domine la sincérité.
" Elle fuyait d’un pas lent ". L'oxymore exprime bien l'idée.

J'ai apprécié la sérénité du dernier quatrain.

   papipoete   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour mbrandao; cimetière où l'on accompagne un départ pour ailleurs, en silence dans la foule et même le vent retient son souffle, laissant les cyprès reprendre leur " garde-à-vous ". On se rappelle si fort ce que fut celui qui n'est plus, qu'on le croirait vivant parmi nous. Puis la brise se lève, poussant la foule qui s'anime et parle; les enfants courent et rient devant les parents qui retournent dans la vie.
J'aime les cimetières, parcs toujours en fleurs, et j'arpente les allées, me pose un instant devant la sépulture d'un " Grand ", et plus loin dans un monologue retrouve un(une) ami et me souviens.
Je ne saisis pas le sens de toutes vos images, mais j'apprécie la qualité de vos vers.

   lala   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour MBRANDAO,

Votre poème ressemble à une vague, qui se forme et se déploie et s’apaise.
La fuite de la foule, une fois l’enterrement effectué, semble d’abord obsessionnelle (fuyant, fuyait dans l’amour, fuyait d’un pas lent, les laisser partir, sournoise évasion) mais un soudain silence (soudain tout se tut, coi, enfin tout se tut, le silence d’or) apporte une paix, une communion, un instant suspendu à la mémoire du disparu, alors que la conscience du partage de la vie entre les présents les réunit, les soude. Communion, sourire, espoir, vie, ces moments partagés ont fait mûrir, grandir, ceux qui les ont vécus, « la foule ennoblie ».
Le vers conclusif est merveilleux, fort, plein d’espoir, d’optimisme «La mort a de l’amour à donner aux vivants ».

   lala   
6/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour MBRANDAO,

Votre poème ressemble à une vague, qui se forme et se déploie et s’apaise.
La fuite de la foule, une fois l’enterrement effectué, semble d’abord obsessionnelle (fuyant, fuyait dans l’amour, fuyait d’un pas lent, les laisser partir, sournoise évasion) mais un soudain silence (soudain tout se tut, coi, enfin tout se tut, le silence d’or) apporte une paix, une communion, un instant suspendu à la mémoire du disparu, alors que la conscience du partage de la vie entre les présents les réunit, les soude. Communion, sourire, espoir, vie, ces moments partagés ont fait mûrir, grandir, ceux qui les ont vécus, « la foule ennoblie ».
Le vers conclusif est merveilleux, fort, plein d’espoir, d’optimisme «La mort a de l’amour à donner aux vivants ».

   Miguel   
8/11/2015
Dieu sait si j'aime les cimetières, objets de ma prédilection depuis mon plus jeune âge, et théâtres privilégiés de mes rêveries solitaires ; mais j'avoue n'avoir rien compris à ce poème narratif où des gens vont pour sortir d'un cimetière et c'est là que je me perds ; à la fin tout le monde sort quand même et entre temps je ne saisis pas ce qui s'est passé, mais apparemment c'est quelque chose de merveilleux ; je suis frustré d'être le seul à ne pas en profiter.


Oniris Copyright © 2007-2019