Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
archibald : Les marginals
 Publié le 10/06/16  -  21 commentaires  -  1265 caractères  -  267 lectures    Autres textes du même auteur

À tous ceux qui s'y reconnaîtront.


Les marginals



Nous sommes à vrai dire autant d’originals,
Nos façons de marcher ont des aspects bancaux,
C’est que nous poursuivons d’étranges idéals
En suivant des chemins qui ne sont pas banaux.

Nous naviguons poussés par nos élans vitals
En quittant l’horizon de nos pays nataux,
Nous divaguons joyeux, singuliers amirals,
Brisant les avirons, jetant les gouvernaux.

Orgueilleux à monter dessus nos grands chevals,
Nous avons pour certains des airs d’épouvantaux.
Des dieux les plus affreux nous sommes les égals,
Des mets les plus amers nous faisons nos régaux.

Nous disons notre ivresse en des chants magistrals
Qui se tiennent au loin de tous les festivaux,
Mais si nous nous taisons aux concerts générals,
Notre silence vaut les plus grands récitaux.

Nous pratiquons des jeux obscurs et anormals,
Nos masques disgracieux troublent les carnavaux,
Nous nous y rebellons en des cris triomphals
Sans toutefois hurler avec tous les chacaux.

Un soir pourtant lassés, loin de nos piédestals,
Nous nous envolerons au gré des éventaux.
Que, nous reconnaissant, des diables amicals
Daignent rendre un hommage à nos destins fataux !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   madawaza   
22/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
BRAV AL
Pour exprimer en mots normals
Votre vision des carnavaux
Ecrits de mots originals.
Bravo pour ces vers pas banaux.

   Marite   
27/5/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne comprends pas du tout ces rimes ... être " marginal " n'implique pas obligatoirement le mauvais usage de la langue dans laquelle on s'exprime, que ce soit dans la langue maternelle ou dans une langue étrangère. Il devrait y avoir possibilité de faire passer efficacement le message de la marginalité, telle que le conçoit l'auteur, en travaillant davantage ce poème au niveau des rimes et en respectant l'orthographe des mots utilisés au pluriel.

   Anonyme   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Inverser les pluriels pour définir la marginalité, j'aurais trouvé cela original, pour une seule strophe.
Mais tout au long du texte ! J'ai trouvé cette continuité lassante voire sensiblement gênante pour analyser le reste.

A vous lire une prochaine fois.

   Vincendix   
10/6/2016
Rien qu’en voyant ce titre original, je me doutais que les fondamentaux de la langue française étaient malmenés dans le texte.
Un exercice de style peu banal et je salue l’effort cérébral de l’auteur, mais je m’abstiens de le noter, estimant qu’il est marginal à la poésie.

   Robot   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème d'Archibald, s'il n'est pas archi-beau m'a tout de même fait passer un bon moment, et pas seulement pour les rimes. Je lui trouve du fond, comme une ironie en direction de ceux qui veulent paraître différents mais qui finalement se coulent dans un moule ou on ne les remarque plus.
Ici les marginaux ne sont pas ceux qui vivent à la marge ou à l'écart, bien au contraire ils souhaitent qu'on les voit au milieu des autres. Plus originaux que marginaux. je sens de l'orgueil (mal placé ?) dans cette tentative de se distinguer à tout prix, de la part de ses gens qui se veulent autre part.

   luciole   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très poétique ce jeu sur les pluriels. Le poème est très bien mené et m'a fait passer un très bon moment.

   Curwwod   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un texte plein d'humour qui transforme un (des) errement(s) grammatical(caux) en outil original et fantaisiste de composition poétique. Je pense que ce texte a demandé pas mal de travail pour faire en sorte d'être goûté à sa juste valeur. Le fond sans être inintéressant ne me paraît devoir essentiellement servir que cette fantaisie agréable où l'on peut apprécier votre maîtrise de la langue et de la prosodie.

   Lulu   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Archbald,

pour ma part, j'ai trouvé le texte un peu lourd. Du coup, je n'ai pas du tout aimé ma lecture. Si j'ai trouvé de l'originalité dans les jeux de mots, j'ai fini par le trouver lassant, vu la longueur du texte.

De plus, on est si concentré sur les derniers mots de vos vers qu'on finit par oublier le sens général du poème, ce qui est bien dommage.

   LenineBosquet   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Excellent! Je viens de passer un bon moment devant votre texte, non seulement le thème est original et la manière de le traiter tout autant.
Il est de plus "prosodiquement" parfait pour une classification en néo-classique, ce qui ne gâche rien, bien au contraire.
Merci beaucoup.

   Pouet   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bjr,

J'ai bien aimé. C'est vrai ça ils nous font braire ces pluriels en "aux" totalement aléatoires!!

J'ai trouvé cela bien troussé.

En revanche, de qui parlez-vous? Qui sont ces marginals?

Au début j'ai pensé à des "migrants" ("En quittant l'horizon de nos pays nataux") puis non, puis oui, puis définitivement non.. Bref je ne sais pas.

En tout cas je salue l'exercice. Un de ces poèmes très originals dont il est fort agréable de disséquer les mals... heu, les mots.

   papipoete   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour archibald ;
il est des poèmes dont le riche vocabulaire pousse à ouvrir le dictionnaire ( on s'instruit ) ; il est des poèmes dont la subtilité des tournures oblige force gymnastique aux neurones ( ils restent ainsi vigoureux ) ; il est des poèmes au langage courant dont le " double, triple sens " demande une imagination débordante ! ( le lecteur abandonne )
" les marginals " entrent dans cette dernière catégorie pour moi, et bien que le " bâti " néo-classique soit de bonne facture, je me heurte au mur de ses vers, et ne parviens pas à m'accrocher à " l'encre " de ses pluriels inversés !

   Vincente   
10/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonsoir Archibald,
J'ai cru bien m'amuser de votre clin d'œil décalé, j'aime bien les petites surprises fantasques qui s'immiscent taquines ou pourfendeuses… mais là, très vite, l'attrait de l'étonnement s'est émoussé, ne laissant qu'une présence envahissante qui a éteint la belle idée de départ et le propos intéressant qui s'annonçait. Une strophe aurait été bien suffisante pour prendre un peu à rebrousse-poils la rigueur de la belle langue, et nous confirmer par là-même que nos sensibilités peuvent se réjouir de ses harmonies. Dommage.

   Cristale   
11/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Archibald,

Je vois ce poème un peu comme un exercice de style sur, et pourquoi pas, l'utilisation inversée des pluriels et des singuliers de certaines finales. Des alexandrins de bon aloi accompagnent les quatrains basés sur la marginalité et les petits défauts inavoués ou inavouables de chacun.
Tous pareils mais tellement différents...

Un écrit travaillé, parfaitement maîtrisé et subtil qui n'est pas pour me déplaire en tant qu'adepte de ce genre de contrainte imposée à soi-même dans un esprit de créativité assez réjouissant.

Bravo et merci Archibald !

Cristale

   Anonyme   
11/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il fallait bien pour mettre en valeur 'Les marginals" un poème qui lui emboitent le pas avec ces jeux de "als" et de "aux", singularité intéressante, qui donnent de l'originalité à l'écrit, une petite tonalité bien particulière.

Cependant, tout cela empiète un peu sur le contenu de l'écrit, qui du coup paraît alors un peu "fade", trop distant pour un ressenti. J'ai fait plusieurs lectures, de différentes manières, mais aucun éclaircissement n'est venu, ne m'a touché. Je ne trouve pas vraiment d'idées fortes à ce poème, pas de mise en évidence.

En fait, seul le jeu des rimes dominantes a attiré mon attention.

   Anonyme   
11/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour archibald,

Vous signez-là un poème d'une grande originalité ; du jamais vu, en ce qui me concerne.

La contrainte exercée sur l'emploi du pluriel inversé et fautive est tout simplement géniale ! Ce ne sont pas moins de vingt-quatre vers élaborés sur seulement deux rimes (als/aux) : un travail de longue haleine...

Un poème à la fois très technique et d'une grande intelligence !

Bravo !

Wall-E

   David   
11/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Archibald,

Le jeu de langue donne une étrange et joyeuse musique au poème, il y aurait "une faute par ligne !" comme on disait aux plus mauvais cancres. Les propos eux-mêmes ne manquent pas de sel non plus, ou de souffre même à lire la toute fin, c'est une ode aux moutons noirs, aux vilains petits canards, aux intrépides soldats de plombs, ceux qui n'ont qu'une jambe, pour voir plutôt le monde comme un arbre riches de branches à escalader que comme une pyramide à gravir.

   Zoe-Pivers   
11/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Si je puis me permettre, j'ai un doute sur " fataux "... :)
Puis-je abuser ? Il a de la gueule ce poème ! Et du cœur, du genre de celui qui se bat pour son idéal.
Pour ma part, s'il reste un peu de place en marge je mets un TB

Merci
Zoé

   dom1   
23/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Faut-Il faire dans l'original pour être différent ? Peut-être... Ici, on est interloqué et dérangé, un peu ballot. C'est donc que l'exercice est réussi. Bravo.

Dominique

   Paul777   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime cela me fait penser au passage des "oiseaux de passage" que Brassens a chanté, et j'aime l'originalité de jouer avec les terminaisons!

   Anonyme   
16/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

L'auteur est un poète authentique doublé d'un irrésistible humoriste.
Je salue, une nouvelle fois, la maîtrise de ces vers farfelus.

A.

   Anonyme   
16/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai lu ce poème en remettant en place les véritables terminaisons.
Je dois dire en toute sincérité que le poème sonne alors très bien et je m'interroge sur l'intérêt de ces curieuses terminaisons qui n'apportent pas grand-chose à l'ouvrage.
Je ne crois pas que cela apporte réellement quelque chose d'original au texte qui peut vivre aisément sans cela...


Oniris Copyright © 2007-2022