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Poésie libre
Arielle : Jardin des anges
 Publié le 13/04/17  -  26 commentaires  -  468 caractères  -  438 lectures    Autres textes du même auteur

« Le bonheur est un ange au visage grave. »
Amedeo Modigliani


Jardin des anges



Le dédain vous hausse le col
jusqu'à l'ennui
jusqu'au vertige
ô femmes-tiges
aux yeux crevés !

Ourlant vos lèvres minuscules
d'une mélancolie lascive
les doigts du peintre
vous maquillent
croquent un bourgeon de baiser

Fines et fières orchidées
vos chairs polies vers lui se penchent

Dans son délire se déhanchent
vos calices où il vient boire
l'austère gravité des anges


 
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   Anonyme   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Commenté en EL.

L'étonnant est ceci : je lis ce poème en me disant "tiens, on dirait un tableau de Modigliani " puis mon regard se pose sur l'exergue...

Que dire de plus ?

   troupi   
20/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je crois que grâce à vous je vais regarder les peintures de Modigliani autrement, de plus lisant l'incipit je comprends mieux sa façon de peindre les portraits.
J'ai failli dire que le premier quintil était le meilleur mais finalement à la relecture tout est parfait. ( enfin pour moi)
Je suis curieux de voir qui a écrit ce poème,( j'ai une petite idée quand-même) et j'attends avec impatience sa parution.

   Brume   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Je visualise très bien ce tableau lumineux.
Vous n'êtes pas tombé(e) sur un descriptif figé. Tout n'est que nonchalance.

Le bémol est cette image "femmes-tiges". Une femme a des courbes, donc là ça gâche mon visuel, j'ai du mal à imaginer leur silhouette. Une tige c'est raide, droit comme un i, très loin des postures et expressions lascives et fatiguées que vous décrivez avec brio.

EDIT: COMMENTAIRE rédigé en EL, j'annule mon reproche sur le choix de l'image "femmes-tiges ", et je me rends compte de mon erreur. En relecture cette image est au contraire bien adaptée d'être en plus très belle. Oui là je visualise les courbes douces. Bravo.

   PIZZICATO   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De belles images très représentatives des tableaux de Modigliani.
" Le dédain vous hausse le col "
" ô femmes-tiges
aux yeux crevés ! "
" Fines et fières orchidées
vos chairs polies vers lui se penchent "

Arielle, l'écriture toujours élégante mais sans préciosité.

   luciole   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un tableau ce poème !
Il me semble l'avoir déjà lu ailleurs. Quoi qu'il en soit, c'est une réussite.
Court mais tout y est.
Bravo.

   Robot   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai trouvé cette poésie très visuelle grace à des images expressives. La rédaction en étroite correspondance avec le sujet contribue à nous faire partager la vision de l'auteur. Belle réussite.

"les doigts du peintre
vous maquillent
croquent un bourgeon de baiser"

Superbe passage.

   leni   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Arielle
Je suis allé revoir le tableau de Modigliani Avant de commenter
J'avais oublié que l'ange avait les yeux bleus
Le dédain vous hausse le col Dès le premier vers les mots sont priés
de donner le meilleur de ce qu'ils peuvent à la poésie A ta poésie Amie Arielle
Les quatre vers qui suivent ne vont pas me démentir

Ourlant vos lèvres minuscules
d'une mélancolie lascive
les doigts du peintre
vous maquillent
croquent un bourgeon de baiser

C'est fascinant dans la façon de dire et chaque mot tient son rôle
IL n'y a pas un mot de trop C'était la manière d'écrire de Brassens
Ce dépouillement du style en fait sa richesse Quand Daudet écrit
Monsieur Seguin n'avait jamais eu de chance avec ses chèvres On ne peut pas faire plus concis Mais voyons Leni tu joues les critiques
littéraires alors que tu écris des chansonnettes Excusez-moi!
Je souhaite ajouter que le quatrain cité est fort joliment sonore
Et les trois derniers vers que j'aime beaucoup prennent le verbe déhancher à contre-pied
Il y a dans ce poème manigance à démesure comme chez Modigliani la longueur s'impose à la largeur
Merci Arielle pour ce moment choisi Amitiés Leni

   BeL13ver   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les mots paraissent sans ambition, le texte sans prétention, et cela nous offre un joli moment de poésie ; court qui plus est ;p
Très mignon cette description d'orchidées ! J'aime beaucoup ! Après, je suis inculte quant aux œuvres de Modigliani, donc je ne saurais dire de laquelle il s'agit...

   Michel64   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Heureusement il y a l'incipit qui révèle ce poème. Je ne l'ai lu qu'après et de suite le texte en a été éclairé.
Il ne m'est plus possible de le relire sans avoir devant les yeux certaines oeuvres du peintre.
Le second quintal est mon préféré.
Une belle poésie rendant un bel hommage à cet artiste que vous devez aimer.

   papipoete   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Arielle,
C'est vrai qu'en imaginant une orchidée, je la vois toiser les fleurs bien humbles d'un bouquet des prés .
Et leurs lèvres mimant un baiser, ne peuvent que séduire et tenter le peintre d'y croquer ce fruit défendu ...
NB la poétesse voit ce que d'autres ne remarqueraient pas, et laisse sa plume traduire son impression, sa contemplation !
L'ultime strophe est très vivante, comme une image animée .

   deep   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,
Votre poème décrit à merveille un portrait de femme de Modigliani, tel que je me le représente.
Il est court, simple, sans chichi ni long discours mais tout de même plus expressif et vivant que ces tristes visages peints. Ce qui le rend plus attrayant.
Evidemment ce n’est que mon avis et vous savez bien : Les goûts et les couleurs…
Vos mots apportent le son qui manque à ces visages muets. Le son qui s’est perdu, étouffé dans un cou trop long, trop droit ou trop étroit, fermé par un embryon de bouche, « un bourgeon de baiser ».
Un visage où le sourcil est suspendu, haut perché au-dessus d’un regard vide, crevé.
Qui ne voit pas et ne donne pas à voir.
Hautain et figé comme un masque.

Bravo pour ce « bourgeon de baiser », c’est très beau et très expressif.

NB:Je découvre, après avoir posté ce commentaire, l'image qui accompagne votre poème...Je ne change rien.

   emilia   
13/4/2017
Un poème expressif pour rendre hommage à un peintre impressionniste et sculpteur dont le portrait de « Lunia » empreint de mélancolie et de gravité pourrait correspondre à votre description « des yeux crevés »…au long cou rehaussé d’une coiffure pouvant évoquer une orchidée… ; une particularité de cet artiste « maudit » poétiquement retranscrite…

   hersen   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup, beaucoup ce qui est plus une évocation poussée d'une oeuvre d'un peintre, ou de son travail en général qu'une description.

Ce qui est extraordinaire quand vous traduisez en mots ses lignes, ses nuances, c'est qu'il y a immanquablement une ambiance.

Cela est la preuve, s'il en était encore besoin, que les mots dessinent des images des couleurs tout autant que le pinceau. Avec le même émerveillement pour le lecteur/spectateur.

Merci beaucoup, Arielle, pour ce texte tout en peinture.

hersen

   sourdes   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Arielle,

Pour tout dire j’ai failli ne pas rédiger de commentaire, lisant et relisant votre poème, à la manière qui nous vient quelques fois en librairie, quand nous revenons plusieurs fois lire à la volée un texte qui nous a captivé, de même dans une exposition de peinture, quand nous retournons voir avec insistance un tableau, à plusieurs reprises, sans se lasser, en découvrant chaque fois quelque chose de nouveau, souvent de toutes petites choses qui grandissent d’elles-mêmes dans l’âme, il suffit d’être là, d’écouter, de regarder, dans le silence qui se crée autour de soi. Modigliani est réputé pour peindre l’âme sans retouche, vous avez atteint la mienne, direct.

J’ai pu avoir accès à plusieurs lectures, une filée, porté par les images et la mélancolie qui se dégage de l’ensemble, une cadencée, le rythme lent, rapide, adapté à la sensualité de la scène et agencé dans des vers libres qui nous guident le plus souvent à travers huit et quatre syllabes.

Votre tercet final m’a fait penser également aux anges de Botticelli dont les visages dégagent une douce et « austère gravité » qui leur donne cette beauté indicible. Ils avaient la réputation d’être de purs esprits…

Votre poème vient comme une fleur délicate dans un printemps ensoleillé.

   Cristale   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle,

Des mots sur la peinture oui, aussi poétiques que les vôtres j'aime.
J'aime le rythme dont le mouvement s'appuie majoritairement sur huit syllabes, sur quatre dès l'ébauche de la toile.

Un joli rendu de votre pinceau-plume délicat :)
Bravo et merci !

J'oubliais de dire que j'avais vu quelques toiles de Modigliani dont celle que vous nous présentez ici.

   Anonyme   
13/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Arielle... Avant de commenter ton Jardin des anges, j'ai parcouru la galerie de portraits de Modigliani...

Tu as su trouver les mots justes pour illustrer ces femmes-tiges qui, je dois l'avouer, manquent un peu de rondeurs mon goût.
Reste que ce très court poème restitue parfaitement l'œuvre de l'artiste dont je possède malgré tout une reproduction de Jeanne Hébuterne au grand chapeau...

Un poème tout en délicatesse... Bravo !

   jfmoods   
14/4/2017
Est-ce la femme qui est fleur ? La fleur qui est femme ? Le tour de force de la poétesse est d'avoir, au fil d'un tissage subtil de vers (octosyllabes, tétrasyllabes, trisyllabe), entretenu cette troublante confusion (néologisme : "femmes-tiges", métaphore : "bourgeon de baiser", personnifications : "Fines et fières orchidées / vos chairs polies vers lui se penchent", "se déhanchent / vos calices").

Forcément, la problématique s'impose aussi dans l'autre sens... Face à la femme-fleur d'élection, au pouvoir reconnu (image subliminale de l'art divinatoire : "aux yeux crevés"), triant impitoyablement ses vassaux (marqueur d'intensité : "Le dédain vous hausse le col / jusqu'à l'ennui / jusqu'au vertige", apostrophe : "ô", forme exclamative, groupe nominal : "l'austère gravité des anges", entête : "un ange au visage grave"), l'artiste, habité (terme évoquant la vigueur de l'inspiration : "son délire"), nous apparaît à la fois comme un homme (paradoxe invitant à une forme particulière de sensualité : "une mélancolie lascive", préparation d'un cérémonial amoureux : "les doigts de l'homme / vous maquillent") et comme un insecte pollinisateur (métaphore florale suggérant le butinage : "Ourlant vos lèvres minuscules", double sens du verbe : "croquent", groupe verbal : "il vient boire").

Merci pour ce partage !

   Pouet   
14/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

C'est marrant, y a un passage sur la "femme-fleur" dans mon dernier poème... :)

Deux vers me marquent plus particulièrement: "croquent un bourgeon de baiser" et "l'austère gravité des anges".

Mais l'ensemble est bien évidemment de très bonne facture.

Original et très visuel.

Au plaisir.

   Cat   
14/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un tableau dépeint en touches élégantes, et quelques vers très imagés du "dédain qui vous hausse le col" au "les doigts du peintre... croquent un bourgeon de baiser"

Merci Arielle, pour le partage délicat de ton regard porté sur cette toile.


Cat

   Anonyme   
14/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Arielle,

Voilà un poème sobre, élégant et fertile. Tout ce que j’aime. Il ouvre grand l’espace de notre imaginaire. Un mauvais poète aurait sans doute parlé de femmes minces, fragiles ou je ne sais quel autre qualificatif. Toi tu parles de femmes-tiges, et tu donnes bien plus à voir, tu montres au lieu de nommer ; c’est la distinction je crois, des bons poètes.

Dans cet ordre d’idées, j'aurais peut-être apprécié un autre mot que « minuscules », qui ne dit pas grand-chose de plus que ce qu’on voit sur le tableau. Je préfère de loin « croquent un bourgeon de baiser », métaphore que je trouve à la fois très visuelle et très poétique. La « mélancolie lascive » est plus acceptable, dans la mesure où elle définit mieux une vision personnelle des sentiments que tu prêtes au modèle.

Et puis j’aime bien lorsqu’on identifie une femme à la nature, ici à une fleur, qu’elle trouve un écho humain, ici le peintre. Car la transmutation n’a de sens que si elle se produit pour quelqu’un, pour l’artiste qui la regarde se créer, sous ses yeux de poète, de peintre ou de musicien…
Tu ne décris pas un tableau, tu racontes une histoire sublimée par ton inspiration.
Le dernier tercet est absolument magnifique.

Ludi
apprenti peintre

   Lylah   
15/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un vrai coup de cœur pour ce court poème dans lequel, c'est rare, je n'ai pas l'idée d'un mot de trop ! C'est la poésie qui me parle, qui m'emporte dans son univers quel qu'il soit. Je ne connais pas ce tableau et je n'ai pas eu envie d'aller le voir avant de commenter parce que le tableau qui est peint ainsi, tout en mots, m'a semblé totalement parfait en soi...
Un plus pour ... eh bien non, je ne peux pas citer un passage plus qu'un autre sans dénaturer l'ensemble.
Je peux juste dire que la première strophe, très forte, m'a happée d'entrée et que la "gravité des anges", m'a définitivement conquise...
Bravo !

   Proseuse   
17/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Arielle,

Votre poème est très beau et fidèle à l' oeuvre de Modigliani qu' au demeurant, j' aime assez aussi. Pourtant j' ai été un peu gênée en vous lisant, tant le regard sur ces femmes est presque douloureux .. la gravité dont vous parlez est emplie de tristesse et m' est venue un instant à l' esprit, ces défilés de mode de femmes ( jeunes filles) filiformes et quasiment anorexiques qui ont ce même regard " grave" .. Je sais, le poème m' a certainement renvoyée dans d' autres sphères que l' art et vous n' y êtes pour rien .. mais du coup je me suis détachée de "la beauté" qu' il fallait trouver dans l' oeuvre de Modigliani ! mais j' ai gardé celle de votre poème !
Merci à vous pour ce partage

   archibald   
17/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand un modeste rimailleur tombe sur un authentique poème, il se sent un peu bête et ne sait pas trop quoi dire. Surtout quand il arrive en vingt-troisième position et que les commentaires précédents on si bien analysé l'œuvre. Peut-être ceci : un poème graphique mais non dénué d'une certaine musicalité grâce à des octosyllabes déstructurés.
Bravo, bravo…

   letho   
26/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Arielle

Les anges existent donc ? J'avais cru comprendre le contraire...
J'aime beaucoup votre poème, aux nuances si délicates, si fragiles...on pourrait presque les croire transparentes, mais non, elles s'inscrivent finement sur la toile, et comblent mon regard autant que mon imagination

Merci donc et à vous relire

   Arielle   
26/4/2017

   Curwwod   
10/5/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Encore une réussite que ce poème libre ( et pourtant je me méfie) qui métaphorise jolimentl'orchidée fleur précieuse et d'une sensuelle féminité. Tout concourt à cette assimilation délicate mais expressive :
"Ourlant vos lèvres minuscules
d'une mélancolie lascive...
croquent un bourgeon de baiser...
vos chairs polies vers lui se penchent...
Dans son délire se déhanchent...
Et dans le dernier tercet cette image d'une grande douceur et d'un délicat érotisme.
Même si l'inspiration vous a été soufflée par l'oeuvre de Modigliani, vous en avez fait un poème charmant et très personnel.
Bravo.


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