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Poésie libre
Arielle : La beauté
 Publié le 13/01/10  -  31 commentaires  -  874 caractères  -  682 lectures    Autres textes du même auteur

"Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre," mais…


La beauté



Tandis qu'en leurs musées pâlissent les statues
la beauté
par les rues
court en robe légère
caresse les regards en effleurant la ville
de sa manche soyeuse et cousue de mystère

C'est une fugitive évanouie dès qu'éclose
sous l'aile d'un sourire
ou le tempo d'un pas

Elle esquisse une volte
quand l'archet virtuose
glisse dans le tumulte
les vrilles de sa voix

Elle émiette de l'or et du pain aux oiseaux
sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil

Elle croque le jeu
de ce geste gracieux
qui repousse une mèche à l’ombre d’un chapeau

Elle a la fulgurance
d'un parfum qui rallume
dans son sillage vert les hivers mal éteints
alors qu’aux doigts du temps
sans flamme s'asphyxient
les marbres souverains bâillonnés de poussière


 
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   ristretto   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
c'est rafraîchissant, papillonnant, vivifiant !
un goût de framboise
(là, ne me demandez pas pourquoi ! :-) )
postée en libre , bien évidement , une forme qui colle si bien au sujet
une farandole !
de plaisirs – de beautés - de joie – d'amour – de vie -

j'aime beaucoup « un vieux picorant le soleil » prendre encore du plaisir ...
dans le corps du poème, tout est mouvement – court, volte, tempo..-
tous les sens sont titillés – vue, parfum, voix -

je regrette seulement « dès qu'éclose » sur lequel j'ai buté

et le premier et derniers vers encadrent rigoureusement le tout pour mieux servir le sujet que l'auteur a choisi
la beauté morte des musées ( sans la remettre en cause) vaut elle plus que toutes ces beautés de vie ordinaire qui nous entourent

   Anonyme   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Ce qui frappe au premier abord dans ce poème, c'est sa musicalité.
Le rythme, la sonorité, tout est fait pour enchanter l'oreille.
C'est assez rare en poésie libre pour être signalé.

Le découpage en vers tient lieu de ponctuation. Cela ne nuit en rien la compréhension du texte et, paradoxalement en facilite la lecture qui n'est interrompue par nul obstacle. Je pense aussi que cela contribue à la musicalité du poème.

Le texte est fluide, vous ne cédez pas à cette manie qu'on certains auteurs de poésie libre d'inverser artificiellement l'ordre des mots dans les propositions.

Les images sont très belles. Ce qui, sous un titre pareil, semble être la moindre des choses.

Merci pour cette très agréable lecture.

   Anonyme   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est vrai que la beauté n'est pas toujours là où on la cherche, dans les musées mais plus simplement dans la rue, ce que ce gentillet poème prouve s'il en était besoin. J'ai beaucoup aimé la première strophe mais aussi le poème dans son ensemble.
Toutefois l'absence de ponctuation m'a parfois obligé à la relecture pour une bonne compréhension. Merci pour cette agréable lecture.

   pieralun   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique, un feu d'artifice de mots, d'images poétiques:
"court en robe légère
caresse les regards en effleurant la ville"
"de ce geste gracieux
qui repousse une mèche à l’ombre d’un chapeau"
"dans son sillage vert les hivers mal éteints"
des vers plus beaux et profonds les uns que les autres, un rythme que la liberté du poème ne dément jamais.
Bravo

   thea   
11/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
sans trop d'intérêt....
mal rédigé, les vers achoppent à la lecture à voix haute:

"C'est une fugitive évanouie dès qu'éclose
sous l'aile d'un sourire
ou le tempo d'un pas"

de plus il y a un truc...jla phrase est complètement bancale

Bon c'est pas tout il faut écrire en français correcte - sourire - et reprendre, et reprendre....la mise en forme est importante en vers libre...je vous propose une autre mise en forme pour les derniers vers:

"Elle a la fulgurance d'un parfum
qui rallume dans son sillage vert
les hivers mal éteints
alors qu'aux doigts du temps
sans flamme
s'asphyxient les marbres souverains
baillonnés de poussières..."

bon c'est une simple proposition bien sur....

merci de votre participation.

   Leo   
11/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Joli texte, des formules originales et très agréables. Dommage que la mise en vers soit parfois plus "hasardeuse" qu'autre chose : je ne comprends pas par exemple le découpage de la première strophe, qui me semble induire un rythme trop heurté par rapport à la légèreté suggérée. Ce découpage ne correspond pas non plus à une ponctuation, il n'a parfois, en apparence, aucun sens. J'aimerais que l'auteur s'explique en forum sur la structure voulue de son écriture, si ce poème est publié. La discussion promet d'être intéressante.

   Anonyme   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas
J'avais commenté le premier jet... je persiste donc, et signe en disant qu'il est dommage d'écrire sur la beauté en la survollant.

Je m'aligne derrière le commentaire de Théa. Je n'y vois rien de vraiment beau si ce n'est la personnification par la robe légère.

Désolée Arielle mais l'effet est pour moi, totalement raté, non original et trop peu crié pour parler de beauté.

Merci et bonne continuation.

   Anonyme   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
M^me chose qu'Estelle...Un bug?


Bon je trouve ce texte qui ne me parle pas assez, la Beauté est un peu vue de loin, pas assez "touchée" du doigt je trouve.

Il y a de belles trouvailles: "
Elle croque le jeu
de ce geste gracieux
qui repousse une mèche à l’ombre d’un chapeau" par exemple, mais l'ensemble me laisse un sentiment d'inachevé.

Cependant je me pose cette question: est ce que justement l'auteur n'aurait pas pris le partie de ne pas trop approcher la beauté en sachant que celle ci est parfois inapprochable?

   bulle   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est le parallèle entre la fixité de la statue et le mouvement de la vie que j'ai apprécié ici.

"Court en robe légère" vs "sans flamme s'asphyxient - bâillonnés de poussière"

De belles images évocatrices qui me plaisent beaucoup :
"Elle émiette de l'or et du pain aux oiseaux
sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil"

"Elle esquisse une volte
quand l'archet virtuose
glisse dans le tumulte
les vrilles de sa voix" (de jolies allitérations)

Une relecture à nouveau appréciée.
Mon précommentaire a apparemment disparu, mais mon ressenti n'a pas changé pour autant..

J'ai aimé l'élégance et la musique de ces lignes aériennes.

   LEVENARD   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
pour un titre plus que quelconque, un texte d'une envollée sans retenue aucune.
Une coulée unique, sous la lumière dorée d'un plein soleil. Une belle revanche sur les beautés mortes, un hymne à la vie, au plaisir...

Finalement, le titre est bien choisi qui ne révèle rien avant que l'on se mette à la lecture.

La musicalité, sans aide de la rime fixe ( mais nombreuses rimes internes ( Statues/rues ; légère/mystère ; or/ (pic)or(ant) ; jeu/gracieux ; éteints/souverains ) , et les correspondances par le biais des allitérations (soyeuse et cousue ; tempo d'un pas ; volte/virtuose/vrilles/voix ; verts les hivers ) est présente d'un bout à l'autre sans relâchement.
Ajoutons un vers de chute particulièrement bien frappé (parce qu'alexandrin).

Une poésie libre de toute première qualité qui ne cède en rien du point de vue de l'originalité de l'expression pour un sujet pourtant risqué ( car a priori banal).

   Lhirondelle   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Arielle

La beauté éphémère d'un instantanné, la beauté qui n'existe que par le regard qui l'aura captée, un pendant à cette autre beauté figée dans le marbre des statues.
J'ai bien aimé la légereté des images qui n'ont d'autre prétention, je pense, que celle de nous rappeler que la beauté est à saisir sur le vif. A chancun de nous d'en faire de belles images. Les tiennes m'ont bien plues. En particulier "La beauté par les rues court en robe légère" "de sa manche soyeuse et cousue de mystère" "Elle émiette de l'or et du pain aux oiseaux sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil" "Elle le croque le jeu de ce geste gracieux qui repousse une mèche à l'ombre du chapeau" "dans son sillage vert des hivers mal éteints"
Le rythme est là, dans des alexandrins (pour beaucoup) gardés tels quels ou scindés en vers de six voire de trisyllabes.
L'hirondelle

   Anonyme   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Charmée aussi par ce joli poème, léger et gracieux. J'aime énormément cette image de la beauté qui "court en robe légère" par les rues... en opposition avec les statues qui pâlissent à l'ombre des musées. Cette opposition immobilité pâle/course légère, d'entrée de jeu, est très parlante.

J'émets un très gros bémol pour le vers suivant :
C'est une fugitive évanouie dès qu'éclose
Il est, à mon oreille, tout à fait bancal, pas du tout harmonieux par rapport au reste, et de plus le "dès qu'éclose" n'est pas joli du tout. Mais c'est, pour moi, le seul souci rythmique du texte.

La dernière strophe, avec la première, a ma préférence, et j'aime assez cette façon très personnelle de découper le poème, ce rythme aléatoire qui colle bien à l'image de la beauté qui trotte dans les rues sans but précis. Ca me fait l'effet d'une fée clochette qui volette et effleure de sa poussière de fée quelques objets ou quelques gens, pour les mettre en lumière un instant :-) C'est... aérien.

Et puis cette dernière phrase, qui répond parfaitement à la toute première, et clôt le texte en bouclant la boucle.

Bravo.
N'était cette phrase qui me chagrine, et qui me fait un peu baisser mon appréciation, ma lecture aurait été parfaite. Merci.

   Arielle   
13/1/2010

   Anonyme   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Erf, cette élégie ne fonctionne pas sur moi non plus.

Le concept de beauté est pour moi beaucoup plus éclatant/ravageur : ici, ce sont des métaphores un peu fades qui la définissent. Ce poème correspondrait mieux à l'adolescence.

Dans la sonorité, comme l'a souligné théa avant moi, il y a des choses un peu bancales, 'C'est une fugitive évanouie dès qu'éclose'

Des formules compliquées/ampoulées 'tandis qu'en leur musées' 'dès qu'écloses'

et puis surtout un certain nombre de choses qui ne signifient pas grand chose pour moi 'marbres asphyxiés sans flamme' ?? 'sous (...) le tempo d'un pas' ?!

Bref ...

L'intention est louable mais le résultat me laisse de marbre sans flamme :D

Une prochaine fois peut etre. Bonne continuation Arielle

   Garance   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce poème. De libre il n'a que les apparences, je le pense bien compté et patiemment construit. Ceci ne donne que plus de valeur au résultat final ; il nous fait survoler la ville avec l'allégresse d'une jeunesse qui rêve de s'épanouir là où elle se trouve.

   widjet   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Toujours intéressant, au vue des réactions très diverses, de voir et de constater le fossé des sensibilités. En tout cas, c’est très instructif et cela permet une fois encore de réaliser une fois pour toute la vacuité de vouloir plaire à tout prix à tout le monde même lorsqu’on a (artistiquement parlant) rien en commun.

Voilà un poème écrit par une plume délicate, fait d’images simples, mais terriblement bien trouvées et visuellement remarquables.

J’aime beaucoup les :
« Sa manche soyeuse et cousue de mystère »
« Elle émiette de l'or et du pain aux oiseaux sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil »
« Dans son sillage vert les hivers mal éteints »
« Les marbres souverains bâillonnés de poussière »
« Une mèche à l’ombre d’un chapeau »

Sorti du contexte, cela peut sembler banal, convenu mais intégrés à l’ensemble, cela donne une vraie musique citadine (« tempo d’un pas ») et coquine (« robe légère qui effleure la ville »).
Beaucoup aimé le début et la fin qui se rejoignent (le marbre poussiéreux renvoie à la pâleur des statues).

Un peu moins séduit (à l’oreille), par les :
« C'est une fugitive évanouie dès qu'éclose »
« Sans flamme s'asphyxient »

Une façon intelligente, joliment insolente et sensible de dire que la beauté est souvent dans le quotidien, dans l’extérieur, dans les petits riens et pas forcément dans les expos, musées et autres lieux parfois « « bobos ».

Sans frime, sans effet de style, sans effet spécial, un vrai texte poétique, selon moi.

Widjet
(auteur-oiseau qui en prend de la graine)

   PostBlue   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas
L'impression qu'il m'est venue en lisant ce texte était de contempler un vieux essayant de repeindre médiocrement ses souvenirs adolescents ; ainsi il ne verrait que la superficialité de ces heures, incapable d'en ressentir aussi intensément les passions - mais ne s'en souvenant que par beauté du geste : il ne sait pas de quoi il cause, ou si peu.

Certaines formulations sont lourdes, a-musicales (cassent les oreilles et la voix) - un effet vaporeux au point que je les trouve totalement décalées par rapport à leur sujet. Ce texte est fort "nature morte" - majoritairement, dans mon esprit -, en fait, et je n'y trouve aucune beauté. Pour cela, je rejoins le commentaire de Lohengrin en forum.

J'ai néanmoins, en dehors de non-sens et des images que je ne vois pas en quoi elles pourraient seulement illustrer la beauté, apprécié : "qui repousse une mèche à l’ombre d’un chapeau". Je trouve par contre "dans son sillage vert les hivers mal éteints" moche, en la répétition du [ver].

C'est fade et inadapté.

   Automnale   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce poème est, forcément (et globalement), très beau ! Mais justement... Comment ne pas s'attarder outre mesure, compte tenu de son titre plaçant la barre très haut, sur des mots, des images qui, éventuellement, dépareraient. Ô si peu !

En tout cas, le début est magnifique : "la beauté par les rues court en robe légère caresse les regards en effleurant la ville de sa manche soyeuse et cousue de mystère". La fin, également, est magnifique : "alors qu'aux doigts du temps sans flamme s'asphyxient les marbres souverains bâillonnés de poussière".

D'habitude, il y a un mot que je n'apprécie pas du tout, c'est, en évoquant une personne âgée, le mot "vieux". Et pourtant, là, l'image est tellement forte (Elle émiette de l'or et du pain aux oiseaux sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil) que j'oublie - presque - ce mot. Presque.

Esquisser une volte ? Je suis allée regarder la signification exacte. J'aurai, au moins, appris quelque chose.

Alors, oui, sans doute que la "fugitive évanouie dès qu'éclose" n'est pas à la hauteur... Et, puisqu'il convient d'être exigeant (toujours à cause du titre - ou grâce au titre), le verbe "rallume" me heurte un peu.

Mais, je le répète, globalement, le poème d'Arielle est très beau (et original). En outre, je suis certaine que si nous l'entendions de la voix de l'auteure, il le serait encore davantage. Plus que de la beauté, je vois de la poésie. Mais, par définition, la poésie est belle... Alors !

Merci, Arielle.

   Anonyme   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Arielle,

De la beauté, j'en ai trouvé dans ce poème, légère, virevoltante, lumineuse ... vivante ! J'aime beaucoup la manière dont tu déstructures les vers néoclassiques, pour leur donner ce rythme très particulier, parfois vif, parfois paresseux ...

Mes passages préférés : la manche "cousue de mystère", la "fugitive évanouie dès qu'éclose / sous l'aile d'un sourire / ou le tempo d'un pas" (tellement vrai !!!), l'émiettage de l'or, ce parfum qui "rallume / dans son sillage vers les hivers mal éteints" ...

J'aime aussi l'ouverture sur les statues pâlissantes, et la fin qui y revient ... Pour mieux souligner que la vraie beauté finalement, c'est la vie elle-même, fugitive, impalpable, avec toutes ses surprises et ses imperfections, plutôt que ces oeuvres d'art à jamais figées ...

Enfin, j'ai apprécié que tu n'aies pas mis de majuscule à "beauté", ce qui aurait pu être tentant ; le poème y gagne en légèreté, en sourire ...

Très joli poème, j'ai vraiment beaucoup aimé, merci à toi !

   jaimme   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Arielle,
Très séduit à la première lecture par de nombreux vers.
J'en garde essentiellement une impression de légèreté. Est-ce que la beauté, pour toi, est légère?
Pour moi pas toujours, mais là je me suis laissé emporter par ce mouvement. Et surtout au début du poème.
Un petit ralentissement à "dès qu'éclose", mais surtout à "or". Oui, là c'est un ressenti sans doute très personnel, mais jusqu'à ce mot tout était dans le même registre aérien pour moi. L'or est un éclat, une matière, bien plus agressive que le reste.
J'aime beaucoup ensuite: "elle croque le jeu". Un peu moins elle a la fulgurance".
J'aime beaucoup la statuaire antique, et ce poème en a la grâce.
Merci à toi.

   Anonyme   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beauté artificielle, à vocation esthétique (symbolisée par les oeuvres d'art : statues du premier et du dernier vers) qui s'use, et à laquelle l'auteur n'accorde que deux vers, opposée à la beauté naturelle, quotidienne, sous toutes ses formes, qui se contente d'être, qui est inépuisable, et qui occupe l'essentiel du poème ; opposition servie par des images parfois insolites, jamais ennuyeuses, et un rythme alerte, gai, assez rapide, virevoltant (le mot a été employé très justement plus haut) qui contraste clairement avec l'aplomb presque pompeux des alexandrins d'ouverture et de clôture (pour le dernier vers, on ne pouvait pas choisir de meilleur mètre que l'alexandrin pour employer l'expression "marbres souverain") ; non ! non ! ce poème est maîtrisé du début à la fin.

Décidément, cette poésie libre-là, j'y adhère !

   domi   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
ce poème est d'une beauté... la vraie beauté, celle de la vie; les verbes sont bien choisis : courir, caresser, esquisser, glisser, émietter.. croquer! croquer la vie... la beauté et fugitive...
tout est beau sauf "dès qu'éclose" au niveau des sonorités

   colibam   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai vraiment apprécié la lecture de ce poème saupoudré de délicatesse.

La beauté reçoit ici le traitement qui lui convient, par petites touches discrètes comme le sillage d'un parfum ou d'un souvenir.

Si la notion de beauté est universelle, son expression revêt des formes, des sensations et des sentiments infinis qui transparessent bien dans le chant de vos vers.

Un premier vers classique dans son expression, suivi d'un agréable passage au parfum aérien :
"court en robe légère
caresse les regards en effleurant la ville
de sa manche soyeuse et cousue de mystère" (j'aime un peu moins la "manche soyeuse").

Le vers "C'est une fugitive évanouie dès qu'éclose" me semble maladroit dans sa formulation.

"sous l'aile d'un sourire
ou le tempo d'un pas" : ça chante, ça virevolte, ça sent le printemps.

"Elle émiette de l'or et du pain aux oiseaux
sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil" : j'aime beaucoup ce tableau et l'originalité du verbe picorer offert au petit vieux.

Le dernier vers enfin est magnifique.
Bravo

   Anonyme   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé ce poème qui m'a un peu rappelé dans le fond à : "à une passante" de Baudelaire.
J'aime cette description gracile de l'inconnue.
Il y a de beaux passages qui ressortent : "Elle émiette...picorant le soleil".
ou : "elle croque...l'ombre d'un chapeau.

Quelques maladresses en revanche au niveau du rythme. Mais je n'y reviendrais pas, quelques commentaires ont l'air d'en faire mention.
Et puis bien sûr ce vers : "C'est une fugitive évanouie dès qu'éclose" qui heurte la lecture. Je me demande même si c'est bien correct comme tournure. Je ne pense pas. Dommage car je saisis bien l'idée qui aurait pu être mieux écrite.

une lecture agréable donc.

   Lulu   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je crois que dans la version de Baudelaire de "La Beauté", il y a l'empreinte de son temps - son talent aussi, bien sûr ! mais aussi ce même plaisir, sans doute, dans son écriture, que celui que tu as éprouvé en t'inspirant de ses mots, de son regard, car lui-même a été influencé pour ce même poème par un autre poète qu'il a à peu près "recopié"... Mais il en a fait un chef-d'oeuvre ! Pour ceux qui ne connaitrait pas ce texte, ou qui l'ont oublié, lisez-le.
Mais ces mots, Arielle, les tiens, ceux que tu as ressentis et perçus, nous les ressentons bien aussi. Ils te sont personnels et je suis sûre que Baudelaire aurait apprécié cet hommage ; c'est certain, car c'est digne, simple, léger, aérien à la manière, en effet, comme on te l'a dit de "A une passante". Une vraie fraîcheur, un vrai plaisir.
Je ne peux que t'encourager à écrire encore. Tu as la sensibilité et la manière, je crois. C'est mon sentiment.

   belaid63   
15/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce que je lis dans ton texte c'est un hymne à la beauté vivante que l'on trouve partout dans la vie de tous les jours. tu démarre en parlant de statues poussiéreuses dans les musées (beauté glacée morte en fait). tu continue en faisant des allusion à tout ce qui est vivant et palpitant (le sourire, le tempo, volte, vrille, fulgurance, parfum qui rallume). Je lis dans ton poème un hommage à la force vivifiante de la beauté.
le texte se laisse lire avec un grand plaisir
bravo!

   Lunastrelle   
27/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une certaine vision de la beauté, qui est juste effleurée, comme pour ne pas se blesser contre... J'ai lu le poème plusieurs fois, je l'ai trouvé chantant, même si parfois j'ai buté sur certains mots, je vais citer certaines choses:

"dès qu'éclose", je bute sur l'enchaînement, et le mariage entre les consonnes.

"sans flamme s'asphyxient", j'ai la langue qui fourche quand je tente la lecture à voix haute, peut-être est ce personnel ;).

J'aurais aimé plus de profondeur, mais peut-être n'est ce qu'un simple passage pour revenir une autre fois... Bref, j'ai apprécié ce texte, qui a un goût vraiment léger, fruité...


J'ai surtout apprécié ces vers là:
"de sa manche soyeuse et cousue de mystère"
"sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil"
"les marbres souverains bâillonnés de poussière"

   tibullicarmina   
27/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'admire beaucoup la forme de ce poème.
Ce sont des vers libres, soit, mais la structure de base reste l'alexandrin classique (il y en aurait 16, ici), c'est-à-dire découpé comme suit: 1 2 3'4 5 6/7 8 9'10 11 12.

Puis les alexandrins sont "émiettés" en vers de 3 ou 6 syllabes; ou bien ils restent intacts. Résultat, beaucoup de rythme et de tempo pour un poème musical, frais, sans prétention, poétique en un mot.

L'absence de ponctuation ne se fait pas sentir, l'absence de rimes non plus, car les sonorités internes (allitérations et assonances) sont nombreuses. Je relèverai juste le "vert/hiver".

Au vers 7, la synérèse é-va-nouie (3 syllabes au lieu de 4) est assez gênante à la lecture. Je propose:

"C'est une fugitive envolée dès qu'éclose"
Reste le "dès qu'éclose", assez disgracieux. Mais là, je sèche.

Cette beauté-là est plus vivante que la Beauté de marbre du célèbre sonnet de Baudelaire. Un hymne à la vie donc, soutenu par un poème encore une fois frais et sans prétention.

Je suis très admiratif des quatre premiers vers que l'on aurait envie de fredonner.

   silene   
29/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Encore une découverte ; des images que je n'oublierai pas de sitôt, "sur l'épaule d'un vieux picorant le soleil".
Superbe ; et je suis dans la litote.

   Anonyme   
16/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe ce poème : joli rythme, belles images. Tout y est.
"La beauté par les rues court en robe légère" : magnifique !
J'adore.

   Alcyon   
11/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

je suis conquis par cette beauté
et en plus un poème sans ponctuation
comme j'aime
c'est frais et sautillant
à lire et relire


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