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Poésie contemporaine
Arielle : Sous les baisers de l’averse
 Publié le 13/06/12  -  18 commentaires  -  645 caractères  -  476 lectures    Autres textes du même auteur

L’oiseau vole sous les feuillées,
Secouant ses ailes mouillées.

V. Hugo


Sous les baisers de l’averse



Dans les mailles serrées du filet de l’averse
les sirènes piégées
ont des gestes gracieux
pour sauter une flaque ou tordre leurs cheveux
Les trottoirs
ces voyeurs éblouis
se renversent

Avant de s’égayer en une course folle
éclaboussant les murs de gerbes d’étincelles
des passereaux s’ébrouent
riant
lissent leurs ailes
sous un porche
un instant suspendus en plein vol

La fraîche pluie d’été crépite de baisers
qui dansent sur la joue naïve d’une bulle
y déposent brûlants
des désirs-canicules
qu’un rayon de soleil suffit à embraser


 
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   kamel   
23/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour
Un moment de concentration qui m'oblige à contempler ce beau paysage de mots pareil à celui de Victor Hugo.Un arrêt à chaque lecture avec une reprise instantanée pour dégager le sens +où l'ensemble du thème se jette dans ce "baiser de l'averse".
Un baiser bien traduit en vers qui vous donne cette envie d'aimer ce vol d'oiseau,de ces passereaux qui s'ébrouent, de ces désirs -canicules et puis de cette danse sur la joue naïve d'une bulle.
Tout se joue par cette pluie d'été bien décrite de façon à percer les vers pour voir des images en filigrane de ce beau baiser de l'averse".

   Anonyme   
24/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve ce texte très beau et paradoxalement totalement hermétique !

J'aime la vraie poésie qui se dégage des mots, avec des images superbes: "Avant de s’égayer en une course folle
éclaboussant les murs de gerbes d’étincelles"
celle-ci notamment que je trouve géniale.

Par contre ce poème je ne le comprends pas, à moins que vous ne vous inspiriez simplement des vers de Hugo en parlant de manière totalement imagée, presque surréaliste, du vol des moineaux ?

Je ne sais pas, tant pis, ce n'est pas si grave ! J'aime ce texte, simplement pour sa beauté.

   Anonyme   
31/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Globalement en première lecture, ce poème est léger et sympathique.
En détaillant, le deuxième paragraphe est un peu surprenant.
En effet si les "passereaux... lissent leurs ailes", on les imagine mal "suspendus en plein vol"
"éclaboussant" fait référence à de la boue qui me semble inappropriée pour l'aile d'un oiseau.

Les premier et dernier paragraphes sont plus légers. On sent la pluie qui, même "piégeante" est source de bien des émois. La pluie orageuse, cette ondée d'été qui ne dure pas est bien évoquée.
J'ai bien aimé "les trottoirs ces voyeurs éblouis" qui donne une belle image des plaques d'eau.

   pieralun   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pourquoi déstructurer un poème neo-classique, ôter la ponctuation, pour en faire une poésie libre qui possède le rythme, les presque-rimes ( rien de péjoratif ), bref, s'appuie sur la prosodie de l'alexandrin? J'aimerais que l'auteur me réponde...
Cela étant dit, je trouve ce texte gai, doux, coloré , frais, à l'image de ce qu'il veut représenter; l'evocation est parfaite.
L'écriture est belle, fluide.

AJOUT APR7S RELECTURE........
c'est vrai qu'il y a de la "vraie poésie" dans ce texte....et c'est tellement rare que je modifie mon appréciation; non pas de façon raisonnée mais réellement avec le cœur Arielle

   socque   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Très belle image ici, pour moi :
"Les trottoirs
ces voyeurs éblouis
se renversent"

D'une manière générale, j'ai trouvé le poème frais, inventif, bien rythmé. Quelques formules un peu faciles à mon goût :
"La fraîche pluie d’été crépite de baisers",
"les sirènes piégées
ont des gestes gracieux".

   Anonyme   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Arielle,

Je me fais la même réflexion que Pieralun qui se demande pourquoi ce poème constitué d'alexandrins bien rythmés, s'est vu ainsi désarticulé alors que la lecture laisse apparaître sans équivoque une musicalité "classique". vous nous le direz sans doute. Pour le reste ce poème est frais, gracieux et votre regard de poète engendre de charmantes images. J'ai aimé imaginer les passantes comme des sirènes affolées et les attitudes à la fois réalistes et poétiques qu'elles empruntent. J'apprécie galement ce regard voyeur des trottoirs luisants sous l'averse. Je vois dans la dernière strophe et la jolie personnification qu'elle comporte une explosion de couleurs qui me fait penser à la lumière décomposée de l'arc en ciel.
J'aime moins la seconde strophe qui me semble plus laborieuse, peut-être à cause justement du démembrement des alexandrins.
C'est un très joli poème.

   Charivari   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut.
Je commence à comprendre un peu ta "technique" poétique, qui fonctionne très bien: rimes internes, allitérations qui font que les sonorités rebondissent et te permettent d'éviter la rime systématique. Ici, par exemple, on a "bulle-brûlant-Canicule"... Ça fait penser au jeu de "Marabout - bout de ficelle", c'est léger et musical.

Par aileurs, j'ai aimé cette idée d'alexandrin "deconstruit", ...

La forme est en adéquation avec le fond: un texte sensuel, sans prétention, mais très joli et finalement assez original, malgré le sujet choisi. J'ai bien aimé la pluie comparée au feu (crépite, étincelle, brûlant...) et "les trottoirs se renversent".

   Marite   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau poème qui, du moins en ce qui me concerne, me fera regarder les prochaines pluies fraîches de l'été sous un angle très sympathique : le filet de l'averse, les sirènes, les passereaux qui s'ébrouent, les trottoirs qui se renversent, les gerbes d'étincelles, le rayon de soleil ... tout y est.
Des alexandrins déstructurés ? Je n'y aurais pas pensé mais c'est peut-être pour cette raison que le rythme de cette pluie d'été est si agréable à l'oreille.

   Anonyme   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai dû me résoudre à augmenter légèrement ma note, saluant ainsi l'effort que nous sommes quelques uns à fournir pour ne pas ponctuer la poésie.
Chapeau. Le texte est clean, il se présente à mon goût, me laissant choisir moi-même les pauses, me réclamant un juste effort de compréhension, peut-être de relecture, mais au final quelle satisfaction!

Peut-être mon cynisme naturel m'empêche-t-il d'adhérer à cette métaphore sentimentale, cette bleuette où les passereaux côtoient les tourtereaux, manière d'apporter un peu de poésie à la banalité du quotidien.

Il n'y a pas grand chose à dire d'une averse, et c'est très bien dit.
Car ce poème est une péripétie du quotidien, où l'on passe d'un trottoir à l'autre, en courant sous la pluie.
Instant magique s'il en est, puisqu'il est le prétexte à des révélateurs sensuels. Des " désirs-canicules " est d'ailleurs le seul vers que j'apprécie vraiment, même si la correspondance est facile, justement parce ce qu'il " suscite " une conscience chez les personnages, et que pour moi, c'est le rôle essentiel de la poésie.
Peut-être aussi " la joue naïve d’une bulle " où le mot " goutte " qui semble naturel à une description de premier niveau, est transformé en " bulle " qui isole parfaitement les tourtereaux du reste du monde.

Je n'ai donc pas vraiment aimé ce poème trop banalement descriptif ( les gestes gracieux - s’égayer en une course folle - gerbes d’étincelles ), trop imparfait dans les métaphores choisies ( les sirènes - ces voyeurs éblouis - La fraîche pluie d’été crépite de baisers )
D'autre part la destructuration artificielle ne m'empêche pas de lire des alexandrins. J'aurais préféré des vraies ruptures de rythmes, correspondant mieux à la structure moderne qui semble avoir été recherchée.

   LeopoldPartisan   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a dans chaque texte d'Arielle, ce petit supplément qui fait que chacun de ses textes me laissent toujours un sentiment de plénitude. J'aime cette distance amusée qu'elle emploie:
"les sirènes piégées
ont des gestes gracieux
pour sauter une flaque ou tordre leurs cheveux "

l'écriture est plus limpide que simple, sans cynisme, sans méchanceté et si tourment il y a, un zeste de désinvolture le contrecarre. De la poésie pure et vraie.

   Anonyme   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Arielle ! Un texte débordant de cette poésie féminine dont tu as le secret... J'ai particulièrement apprécié la première strophe que je qualifierai d'Exceptionnelle. La seconde me semble un peu moins spontanée, ou si tu préfères, plus laborieuse dans sa conception... La chute, avec ses désirs-canicules, nous ouvre grands les mois qui se profilent à l'horizon... L'été sera chaud !
Quant à la construction, c'est du néo-classique qui ne dit pas son nom sans qu'on sache vraiment pourquoi mais qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'averse...

   brabant   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Arielle,


J'ai tout simplement adoré ce poème contemporain au rythme superbement brisé tout en restant remarquablement équilibré et comme suspendu aux "... baisers de l'averse", gracieuse et canaille.

Il surpasse à mon avis largement les deux vers de Victor Hugo cités en exergue, Hugo que pour une fois je trouve pâlot. Il est vrai que deux vers courts et isolés avec une rime en "-illées" ça n'aide pas. Ils vous auront cependant inspirée.

Je préfère et de loin la première strophe avec ses sirènes à la gestuelle de Loreley dont je sais maintenant où se cachent leurs plus précieux trésors. lol. Bravo pour les trottoirs : habileté inventive et création !

Si vous me permettez, j'eusse employé "égailler" plutôt qu' "égayer". Mais c'est vous qui menez ces jeux et ces chants de l'amour et de la pluie.

Encore bravo et merci !

   wancyrs   
14/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien
La première strophe est magnifique, l'image charmante, et je me figure bien ces sirènes(de belles femmes ?) en train de faire des gestes gracieux... La deuxième strophe, dans ma lecture, est perturbée par ce participe présent du verbe rire intercalé entre deux présents... quant à la troisième strophe, j'aurais vu un participe présent pour le verbe "déposer" "y déposant" pour un peu plus de fluidité, laquelle fluidité est déjà perturbée par la non ponctuation...

Néanmoins, j'ai apprécié ma lecture, même si je m'y suis pris à plusieurs reprises.

   funambule   
15/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne comprends toujours pas (faut pas m'en vouloir) le découpage du texte puisque de toute façon la musique se fait en alexandrins... enfin... est-ce du à la présentation (pas convaincu par cette idée) mais je trouve la musique magnifique... à moins que ce ne soit la légèreté des mots... ou la fusion au sujet. Ce que j'aime, c'est quand le sens induit les mots, quand le message (ou pas) ne dévore pas le texte, ne le dirige pas... un peu comme une intuition, un tableau que chacun pourra "reconstruire" selon l'humeur du moment, investir de l'humeur du jour. Du coup (et malgré une indéniable clarté), rien n'est ici étriqué. Je pense qu'arriver à baigner dans cette ambiance est une performance ingrate tant tout semble facile... et tant l’écueil de la "lourdeur", lorsqu'il n'est pas, peut donner une fausse impression de complaisance, de paresse. Sauf "qu'essayer" répond à bien des questions.

Après plusieurs lectures, le charme est parfaitement intact!

   Damy   
17/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Quel bonheur de retrouver la plume musicale de ce passereau !

... et les tourtereaux en goguette singing in the rain dans ce rythme décomposé, "marque déposée" Arielle" qui moi aussi me fait danser sous la pluie, au soleil ...

Amicalement
Damy

   Arielle   
17/6/2012

   leni   
20/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La fraîche pluie d’été crépite de baisers
qui dansent sur la joue naïve d’une bulle
y déposent brûlants
des désirs-canicules
qu’un rayon de soleil suffit à embraser

Je voudrais faire un copier coller de tout ce poème qui déroule ses images sonores dans la plus belle simplicité Voilà le merveilleux au coeur de l'ordinaire J'adore la dernière strophe dont les mots rebondissent par connivence et beauté Merci Leni

   Tankipass   
9/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un instantané à la haïku qu'on a l'impression de revivre à chaque lecture.
Je regrette juste "les trottoirs" qui me gâche un peu le paysage, c'est pas très beau...


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