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Poésie contemporaine
Arlet : Une vie au fil du temps
 Publié le 07/02/15  -  13 commentaires  -  1500 caractères  -  180 lectures    Autres textes du même auteur

Nous passons dans le temps...


Une vie au fil du temps



C’était un dimanche ordinaire
Elle avait volé au soleil
L’or qui brillait dans sa crinière
Ses yeux étaient un coin de ciel.
Elle ne fit rien pour lui plaire
Elle lui sourit simplement
Il aima ses jolies manières
Son air candide d’une enfant.

Ils sont partis main dans la main
Ils avaient trouvé leur chemin.

Ils ont couru vers l’arc-en-ciel
Se sont mouillés dans les torrents
Ils se sont offerts au soleil
Et séché leurs cheveux au vent.
Ils avaient la vie devant eux
Ils l’ont croquée à pleines dents
Le bonheur était avec eux
Au milieu des rires d’enfants.

Quand la vie les a bousculés
L’un près de l’autre ils sont restés.

La maison est calme à présent
Les enfants se sont envolés
Ils écrivent de temps en temps
Ils sont sûrement très occupés.
Alors, il y a les souvenirs
Que l’on rencontre à chaque pas
Le passé ne peut revenir
Elle verse une larme parfois.

Elle tourne les pages de la vie
Il la regarde, elle lui sourit.

Le temps a froissé leurs visages
Et aussi engourdi leurs doigts
Elle fait toujours son ménage
Il va encore chercher du bois.
Lorsqu’ils quittent le coin du feu
Ils font un tour dans le jardin
C’est juste pour sortir un peu
C’est devenu leur quotidien.

Comme elle marche à petits pas
C’est lui qui la soutient d’un bras.


 
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   Curwwod   
12/1/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une jolie petite longue histoire que le fond rend touchant quoique bien naïve dans l'expression comme dans l'intention. Pas beaucoup d'inventivité, d'originalité, ni dans les thèmes choisis, ni dans les images et procédés utilisés :
"Elle avait volé au soleil
L’or qui brillait dans sa crinière
Ses yeux étaient un coin de ciel.
Elle fait toujours son ménage
Il va encore chercher du bois..."
Ce traitement me rappelle plutôt les chansons-mélo qui fleurissaient au début du siècle dernier. Ca a un certain charme.

   myndie   
15/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien
C'est gentil et frais comme le torrent qui mouille les deux jeunes amoureux.
Ca me rappelle furieusement le « beau roman » de Michel Fugain et les "quatre murs et un toit" de Bénabar.
Ecriture sans afféterie, style enlevé, images lumineuses autant que douces, ce texte est une réflexion sur le temps qui passe et le rapport que nous avons au temps physique, celui qui est évoqué ici, celui qui découpe nos vies en heures, minutes, événements heureux et malheureux, jusqu'à ce moment où l'on prend conscience qu'un cap est passé, le fameux tournant, départ des enfants de la maison, divorce, deuil ou simplement vieillissement...

Heureusement, il en existe un autre, le temps subjectif, celui de l'intérieur, qui coule différemment, variablement, qui fausse nos perceptions. Freud disait que l'inconscient ignore le temps. Et il est des moments de pur bonheur où le temps n'existe plus.
C'est ce temps là qui nous aide à supporter l'idée que la vieillesse est un naufrage. Enfin, il me semble.

Bref, j'aime bien ce poème parce qu'il m'a emmenée très loin dans la réflexion, bien au-delà de sa simplicité.
Il ferait lui aussi une jolie chanson.

   papipoete   
7/2/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Arlet; voici le genre de poésie que j'affectionne, celui de qui ma plume s'approche le plus. Vous racontez sobrement l'histoire d'une vie amoureuse qui commence à deux, timidement main dans la main. Ceux-là se plurent sans doute en rougissant beaucoup, s'aimèrent à croquer le fruit sans satiété, et firent des enfants.
Maintenant que les années ont passé, creusant au passage les visages, la nichée a pris son envol; elle et lui se retrouvent comme au commencement et avancent vers la fin de leur vie, se soutenant par la main...

   Edgard   
7/2/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Arlet
J’ai bien aimé la simplicité de votre poème. Bien sûr le thème est rebattu, et les images sont naïves et trop banales, sans recherche d’originalité. Mais ça coule comme un ruisseau en été, un joli filet de fraicheur. Il y a une musique qui rend agréable la lecture. Dommage qu’il n’y ait pas une petite étincelle quelque part, un seul, unique vers super qui reste dans la tête. Ça aurait fait un genre de Guy Béart avec une zique un peu dansante. Mais c'est un peu vieillot tout ça, dites donc !
« Et séché leurs cheveux au vent » y’aurait pas une petite erreur dans la construction ? (« et » reprend la construction précédente avec « se sont »). Bof. Les "espécialistes" vérifieront.
Merci pour ce moment. (Waaaafff)

   Lulu   
7/2/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Une bien belle histoire toute simple, écrite simplement, sur un couple qui se forme et traverse le temps.
Cela fait du bien de lire qu'un couple puisse vieillir ensemble, notamment en ces temps où les familles recomposées ont gagné du terrain... J'aime donc le côté espérance que dégage le texte.

Je n'aurais pas écrit "Son air candide d'une enfant", mais simplement "Son air candide", car cela fait redondance - la candeur implique déjà l'idée de l'enfance.

   Brisemarine   
8/2/2015
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime cette histoire d'amour- l'histoire d'un couple ordinaire- racontée avec une élégante simplicité. Au fur et à mesure de la lecture, le poème devient touchant.
Je n'ai pas pu relever de belles trouvailles, cette simplicité du tyle, c'est peut-être voulu pour accentuer le côté "ordinaire" de la vie de ce couple attachant.
Brisemarine

   Pimpette   
8/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Rien d'original dans le sujet ni dans l'écriture bien que les vers à 8 pieds conviennent bien ici...
MAIS
C'est sans importance car la lecture est un vrai bonheur!
ça coule, c'est tendre et ravissant!
C'est poétique en diable!
C'est capricieux la poésie et elle est là où elle veut...
Là où l'auteur habite ses mots avec amour

   Melusine   
8/2/2015
Le texte s’écoule comme le temps qu’il décrit
Le tout avec délicatesse sans figure acroba-poétique
C’est bien aussi

   jfmoods   
8/2/2015
Si le bonheur est battement, alors l'octosyllabe et les rimes croisées en imposent la cadence. La présence marquée du corps (périphrase : « sa crinière », « yeux », « cheveux », « dents », « visages », « doigts », « bras »), des sens (vue : « l'or qui brillait », toucher : « main dans la main », goût : « ils l'ont croquée », ouïe : « des rires d'enfants ») et des quatre éléments (« ciel », « vent », « soleil », « jardin », « torrents ») berce agréablement le propos. La métaphore (« Elle tourne les pages de la vie ») et les parallélismes (coupe à l'hémistiche soulignant l'équilibre : « Il la regarde, elle lui sourit », jeu de correspondances des actions : « elle marche », « lui... la soutient », le mot subordonnant « Comme » matérialisant l'évidence de la cause) mettent en lumière, au-delà du vieillissement (personnification : « les souvenirs / que l'on rencontre », allégorie : « le temps a froissé... engourdi ») et de la mise en perspective d'une distance subie (hyperbole : « les enfants se sont envolés »), la douce harmonie du couple.

Merci pour ce partage !

   Francis   
9/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Mon cœur s'est posé sur ces mots car ils ont mis en scène ma vie.
C'est un film, une chanson, une belle poésie qui me touche par sa simplicité, son brin de mélancolie. Le temps a passé mais l'amour est toujours là. Le bonheur est là simple et tranquille. Les derniers vers m'ont ému.

   Anonyme   
12/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nostalgie du temps qui passe... Horloge inéluctable qu'on ne peut que regarder de temps en temps sans pouvoir intervenir. On aimerait parfois - souvent même - jouer des aiguilles pour retrouver nos vingt ans, mais le temps nous échappe et nous ne pouvons que regarder devant, sauf à se souvenir des moments les plus parlants.

La dernière strophe est un bijou.

   Robot   
17/2/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est gentillet, pas franchement ce que j'aime mais l'écriture est correcte.
Pour mon goût, c'est un peu trop linéaire et ça manque d'élan. Bien que versifié le texte me semble tenir plus du récit que de la poésie.

   Anonyme   
16/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Que c'est magistralement beau, "Une vie au fil du temps", telle que celle-ci, elle fait envie, comme le bonheur paraît simple, il coule de source lorsque je lis et relis cet écrit, je suis touchée, par cette force, cette complicité qui les lie, ils me font penser à ces "inséparables". J'aime cette phrase "Le bonheur était avec eux".

Il y a une très grande fluidité dans ce texte, une belle élégance, cela vous touche au plus au point, car rien ne vient perturber la lecture. A n'en pas douter, une composition musicale lui donnerait toute l'embellie qu'il mérite amplement.


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