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Poésie néo-classique
Arthaume : L'inéluctable [Sélection GL]
 Publié le 18/07/18  -  11 commentaires  -  750 caractères  -  173 lectures    Autres textes du même auteur

Un jour on m'a dit :
"Tôt ou tard tu laisseras la vie derrière toi, donc danse, souris, vis pour quand ce jour arrivera tu partiras heureux d'avoir vécu."


L'inéluctable [Sélection GL]



Quand le ciel en feu luit, que l’horizon s’éteint
Le calme de la nuit retentit sur le monde
Ainsi qu’un vaste écho dont la musique inonde
Notre esprit fatigué de tous les bruits lointains.

— Il faut (dit-elle) il faut enluminer ton teint,
Va donc te raviver dans la fraîcheur de l’onde ;
Pars, pars jusqu’à la mer sentir une seconde
Son souffle intemporel sur ton corps qui déteint.

Puis mon âme a tourné, tournoyé dans les flammes,
J’ai craché tout mon sang et hurlé sous les lames :
Si nous devons mourir, ami, faisons-le bien !

Puisque jamais nous ne pourrons comme l’aurore
Resurgir à nouveau pour respirer encore
L’odeur rafraîchie de la flore qui revient.


 
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   Anje   
8/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé "le calme de la nuit retentit..." qui sonne comme un réveil de conscience dans son sommeil de routine et retient l'attention pour la suite du poème.

"Dit-elle" au cinquième vers ne serait-il pas mieux entre deux virgules qu'emprisonné dans des parenthèses ?
Au onzième vers, ne serait-il pas judicieux de déplacer la virgule derrière mourir ? A moins d'écrire ami au pluriel, cela donnerait "Si nous devons mourir, ami faisons-le bien !" plus dans l'esprit du texte me semble-t-il.

Le premier quatrain, malgré son joli deuxième vers, me semble alourdi par la répétition du son "ui", notamment en rime interne et la locution conjonctive "ainsi que". De même, pour les répétitions du deuxième quatrain (il faut il faut et part part).

"Et hurlé" détonne un peu dans l'oreille. Le verbe pourrait trouver un synonyme.

Un poème qui mériterait quelques arrangements pour me plaire beaucoup.
Bon courage à cette plume qui devrait nous offrir d'autres jolies rimes.

   Gabrielle   
8/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème, véritable exercice de jeu, se joue des images de vie/mort présentes dans son contenu.

Le poète s'amuse avec le ciel qui luit (vie), l'horizon qui s'éteint (mort), le calme de la nuit (mort), un vaste écho (vie) et ainsi de suite.

La deuxième strophe est consacrée à la vie alors que la troisième se réfère au concept de la mort.

La quatrième strophe comme une conclusion.

Merci pour ce bel exercice.

Au plaisir de vous lire...

Cordialement.

   Eclaircie   
9/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un sujet classique traité de manière classique aussi (néo)
Votre poème se laisse lire, approcher et approprier.

Deux détails me gênent :
..."il faut enluminer ton teint" la sonorité "ton/tin" n'est pas vraiment heureuse. Alors que le début de ce vers est assez habile, "elle"/la mort après le mot "faut/faux.

Et puis le premier vers du dernier tercet, il présente la construction 4/8, certes mais semble" bancal".

L'ensemble me satisfait sans m'extasier plus que de raison, mais ce style de poésie atteint rarement ce but en notre 21eme siècle.

Merci du partage,
Éclaircie

   PIZZICATO   
18/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Si nous devons mourir, ami, faisons-le bien ! "
Cela m'a rappelé une parole de Confucius (je crois) : << Vis comme en mourant tu voudrais avoir vécu >>.
Puisque nous savons qu'Elle est " inéluctable" (la Dame...), tâchons de remplir notre vie du mieux possible - autant que faire se peut-

" Puisque jamais nous ne pourrons comme l’aurore
Resurgir à nouveau pour respirer encore
L’odeur rafraîchie de la flore qui revient. " un beau tercet final.

   Lulu   
18/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Arthaume,

J'ai bien aimé ce poème que j'ai trouvé bien écrit.

J'ai aussi aimé les images, toutes simples, qui apparaissent au fil de la lecture. C'est assez sobre, sans tournure lourde particulière.

Les parenthèses gâchent un peu, visuellement, la présentation du sonnet. Je les trouve généralement inutiles dans un poème. Des virgules, ici, auraient pu suffire.

J'ai bien aimé le jeu des répétitions "Il faut […] il faut" ou "Pars, pars jusqu'à la mer", lesquelles renforcent la dimension orale du texte.

Mes encouragements.

   papipoete   
18/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonsoir Arthaume
Il ciel s'est éteint, le soleil ne me touche plus et ses rayons me glacent ! Je dois me tourner vers la nuit qui me tend les bras, et trouver hors de " la flore qui revient ", la paix et le repos éternel .
NB le mauvais oeil lui susurre d'aller chercher la rédemption, là-bas au plus loin que peut l'emmener la fraîcheur de l'onde, et ne pas regagner le rivage ...
Les 7e et 8e vers résonne dans ma tête en vous lisant ...
Un fort " néo-classique !

   Robot   
18/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle écriture pour ce sonnet qui nous parle de la destinée commune, tout en regret, comme semble le dire le second tercet que j'apprécie particulièrement.
Je relève une ambigüité du vers 11. Faut-il comprendre qu'il faut faire du bien pendant notre vie puisque nous devons mourir ou, autre interprétation : si nous devons mourir, mourons bien, de la meilleure manière qui soit.

   Pandelle   
18/7/2018
Bonsoir
Au sujet du style et des répétitions, autant le "Il faut (dit-elle) il faut ..." ne me gêne pas, autant le "Pars, pars..." m'est difficile (peut-être: Va, pars..)
Dans le premier tercet "tourné" et "tournoyé" sont vraiment trop proches.
Dans le dernier tercet les césures (premier et dernier vers) ne me sont pas du tout agréables (Jamais nous ne/...L'odeur rafraîchie de/)
D'autre part, il me semble que vos deux tercets sont inversés.
Votre dernier tercet, en enlevant ce "puisque" et en travaillant, un peu, les césures, devrait se trouver en première place pour annoncer la couleur et votre premier tercet ( en travaillant ce "tourné-tournoyé")devrait se retrouver dernier tant ce vers, superbe: "Si nous devons mourir, ami, faisons-le bien !" mérite la médaille.

   Hananke   
19/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

C'est un texte intéressant sur un sujet bien connu mais qui selon moi
comporte quelques maladresses d'écriture.
Après un bon premier quatrain même si une rime léonine l'alourdit
(nuit/luit), la construction du second avec ses répétitions de verbes
me gêne quelque peu.
Quelques incompréhensions de lecture dans le premier tercet mais
j'aime bien le second même si l'architecture du vers ultime
n'est pas très académique.
Au final, un texte qui pourrait être amélioré sans trop de difficultés.

   Miguel   
19/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai pas bien compris "ton corps qui déteint" et je regrette le rythme du dernier vers, qui rompt la magie ; sinon, de bien jolis vers, images et sonorités, un poème musical et plein de charme.

   Vanessa   
19/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime beaucoup.
Votre poème est très mélodieux. La lecture à voix haute est un bonheur.
A la lecture, je n'aime pas les parenthèses en poésie alors je vous avoue qu'elles m'ont un peu embêtées.
:-)


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