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Chansons et Slams
Ascar : Les baisers de l'Aurore
 Publié le 28/12/14  -  14 commentaires  -  1895 caractères  -  327 lectures    Autres textes du même auteur

Quand un vent de folie souffle sur la quarantaine rugissante… Une chanson qui ne manque pas d'air mais qui, pour l'heure, reste sans musique.


Les baisers de l'Aurore



À l'âge de l'automne
quand la peau se détend,
quand les tempes grisonnent
et retiennent le temps,
j'ai compris que la mort
n'était plus si lointaine,
j'avais tant de remords
que je brisais mes chaînes.

J'ai cherché ma jeunesse
dans des corps de vingt ans,
suspendu par l'ivresse
aux lèvres du printemps.
J'ai aimé jusqu'au sang,
j'ai aimé corps et âmes,
brûlant et frémissant
sur le chemin des dames.

J'ai extrait ma part d'or
de leurs bouches exquises
tel un conquistador
que l'espérance grise.
J'ai bu le vin des rois
dans leurs yeux de velours
et j'ai touché du doigt
les voûtes de l'Amour !



Dans les vapeurs d'alcools,
dans la moiteur des seins,
imbibé d'amours folles
et de suaves chagrins,
j'ai nargué ces enfers
que la folie dévoile
et mordu la poussière
sur la piste aux étoiles !

J'ai brûlé mes regrets,
j'ai tué mes tourments,
ne gardant au palais
que la liqueur du temps.
Puis j'ai rejoint mon âge
comme la rivière, son lit.
Après les pluies d'orage
le soleil resplendit !



Aujourd'hui je me sens
comme une mer tranquille.
Adieu les coups de sang,
je m'en vais sur mon île.
Quand elle me rejoindra,
cette femme que j'implore,
nous cueillerons là-bas
les baisers de l'Aurore…


 
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   David   
12/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

De l'automne à l'aurore, c'est un peu comme du crépuscule au printemps, c'est l'impression que j'ai eu, comme une parenthèse d'une nuit et/ou d'une saison. J'ai reconnu le "démon de midi" même si en l'occurrence, il n'est pas question dans la chanson d'une séparation préalable (c'est peut-être à lire dans "briser les chaines" néanmoins). Il manquerait un peu d'auto-dérision à mon goût pour compenser l'exagération de se sentir "menacé de mort" par le temps qui passe, comme par une rencontre subite avec un animal sauvage, ou face à une maladie.

   Lhirondelle   
16/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Avant "les baisers de l'Aurore" le démon de midi se chantonne presque parfaitement si l'on fait l'impasse sur quelques omissions de contractions pour garder le rythme de l'hexasyllabe. "
"Comme la rivière, son lit" 8
"Quand elle me rejoindra" 7
"cette femme que j'implore" 7

Je l'ai d'autant plus remarqué puisque les 4 premiers sizains m'ont semblé fluides. C'est dans les deux derniers qu'il y a un léger relâchement, mais tout cela se corrige facilement dirons-nous... Voilà pour la forme.

Pour le fond, si le thème est rebattu en poésie, en chanson... j'y ai trouvé de belles tournures. Entre autres :

"quand les tempes grisonnent
et retiennent le temps"
"suspendu par l'ivresse
aux lèvres du printemps"
"sur le chemin des dames"
"puis j'ai rejoins mon âge"

Donc dans l'ensemble après quelques modestes corrections, des paroles qui, assurément, méritent de rencontrer leur âme soeur mélodique.

Par contre, si je veux bien admettre que la quarantaine soit rugissante... je suis plus sceptique quant au fait qu'elle puisse vous rappeler que la mort n'est plus si lointaine... Dès la deuxième strophe - ouf - nous voici rassurés de la bonne santé que cette quarantaine vous accorde... :)

   Curwwod   
17/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte superbe qui évoque la frénésie des amours charnelles, la quête permanente du plaisir et peut-être du bonheur par le contact intime avec la peau, le sang, les larmes d'une autre, de beaucoup d'autres. Au fond c'est un hymne à la femme, à son pouvoir infini, à la magie qu'elle détient. C'est aussi le constat amer que la mort vous attend toujours à Samarkande et que toutes les tentatives pour échapper au destin commun sont d'une pitoyable vanité. De belles images, des métaphores parlantes tant pour l'évocation de la fièvre que pour l'apaisement final où finalement l'amour vrai seul survit.

   papipoete   
28/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Ascar; la quarantaine serait l'âge de l'Automne, mais vous évoquez cette tranche de vie où s'entassent, déjà vos remords, où la peau se ride et les tempes blanchissent? Selon moi, cette saison a détrôné l'Eté qui nous mouille, nous gèle en Aout! alors votre "quart d'an" devrait laisser penser à tant de lendemains heureux!
Ce n'était qu'un aparté, car votre poème bien ponctué, est splendide avec des vers tels "j'ai bu le vin des rois dans leurs yeux de velours", ou "j'ai nargué ces enfers que la folie dévoile", et encore "j'ai rejoint mon âge comme la rivière, son lit".
Ces strophes de 8 vers garniraient avantageusement un écrin, d'où vous sortiriez ce bijou destiné à cette femme que vous implorez!

   leni   
28/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Ascar
cette proposition de chanson est du brut de pomme Je perçois dans ce texte une belle potentialité Ma première critique:le premier couplet peut-être supprimé Le couplet 2 me plait beaucoup Le couplet 4je n'aime pas les suaves chagrins
Ma préférence le couplet 6

Aujourd'hui je me sens
comme une mer tranquille.
Adieu les coups de sang,
je m'en vais sur mon île.
Quand elle me rejoindra,
cette femme que j'implore,
nous cueillerons là-bas
les baisers de l'Aurore…
J'ai passé un excellent moment Ce texte contient des pépites
salut cordial Leni

   Anonyme   
28/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Ascar... Les Quarantièmes rugissants sont bien illustrés dans cette chanson malheureusement sans musique... pour l'instant.
Le tout bâti en hexa syllabiques lui donne beaucoup d'ardeur...
Dommage que quelques vers dérogent à la loi... Exemple :

Quand elle me rejoindra,
cette femme que j'implore,...

facilement transformable en :

Et quand me rejoindra
La femme que j'implore... etc.

Simple suggestion, c'est vous le boss !
Ceci-dit, le texte est plaisant et très bien enlevé ! Vraiment sympa...

   Anonyme   
29/12/2014
Je n'ai pas grand chose de particulier à dire, alors je ne vais pas mettre de note, mais je tiens à dire à l'auteur de cette chanson qu'elle me plaît beaucoup. C'est à la fois léger et littéraire, sans doute aussi fort à l'oral que charmant à l'écrit.

   Francis   
29/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La musique est déjà là ! Cette fleur peut-être cueillie trop tôt qui s'ennuie dans son soliflore et qui, avant de faner veut rejoindre une dernière fois la rosée des prés où les fleurs sauvages à peine écloses.
Les images sont belles :" lèvres du printemps, j'ai bu le vin des rois, la liqueur du temps, comme une mer tranquille..."
Ce sera une belle chanson !

   Robot   
29/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Même sans musique je découvre une très bonne poésie libre.
Parmi toutes ces belles strophes, voici celle que je préfère.
"J'ai extrait ma part d'or
de leurs bouches exquises
tel un conquistador
que l'espérance grise.
J'ai bu le vin des rois
dans leurs yeux de velours
et j'ai touché du doigt
les voûtes de l'Amour !"
Et ces deux vers qui me parle:
"Puis j'ai rejoint mon âge
comme la rivière, son lit."
Dommage qu'ils n'aient pas servi de conclusion à ce texte de bonne qualité.

   funambule   
31/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bon élan un peu coupé par quelque chose d'un peu trop "fouillé" bridant un tantinet mon propre imaginaire. Le refrain mis en avant ne masque pas l’aspect monolithique de la construction (pour une chanson s'entend)... mais un bon compositeur saura aussi en tirer parti.

Bon thème, contrat rempli sans grande surprise mais il fallait déjà le faire. En gros j'aime assez sans être complètement "happé". Difficile d'en exprimer le pourquoi !

   Anonyme   
3/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Lecture facile et envoutante dans le sens ou on ne s'arrete de lire qu'à la dernière image du texte.
On sent que le débutant et loin derrière.
L'émotion est omniprésent.BRAVO

   Pussicat   
6/1/2015
Bonjour Ascar,
Joli texte, chanson peut-être, sur le temps qui passe et ne se rattrape plus... pour être franche, je n'aime pas la première strophe que je trouve trop pesante dans l'expression... ensuite, je ne comprends pas le découpage, la mise en page... à mes yeux, je ne lis ni refrain ni couplet... je retiens la dernière strophe, malgré ses imperfections...
à relire en chantonnant,
A bientôt de vous relire donc ;)

   Anonyme   
26/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De tout ce texte qui est fort bien écrit, j'en retiendrai :

"J'ai brûlé mes regrets,
j'ai tué mes tourments,
ne gardant au palais
que la liqueur du temps.
Puis j'ai rejoint mon âge
comme la rivière, son lit.
Après les pluies d'orage
le soleil resplendit !"

Viens toujours le calme après la tempête, nous traversons des zones de turbulences, nous donnant l'impression de retrouver comme une seconde jeunesse, mais ce n'est qu'une illusion, après ce tourbillon de folie, nos esprits retrouvés, nous reprenons le cours de sa vie, mais il en reste sûrement de bonnes choses.

Un texte qui ne manque pas d'intérêt. Je n'ai pas trop compris le décalé de ces deux strophes, cela n'enlève rien mais cela n'ajoute rien non plus.

   Lulu   
21/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Ascar,

j'ai bien aimé les paroles de cette chanson.

J'ai d'abord pensé que c'était facile de se tourner vers des jeunes filles de vingt ans, mais cela m'a semblé réaliste, et simple dans sa description. Au delà de l'âge des jeunes filles, ce qui touche, c'est cette espèce de volonté farouche de vouloir vivre à tout prix, comme si la quarantaine passée était un signe du temps avec ses "tempes grises"...

J'ai surtout aimé la seconde partie de votre texte, ce passage où le locuteur attend, finalement, "les baisers de l'Aurore", d'une façon plus sage, plus posée.

Par ailleurs, il est vrai qu'à vingt ans, on ne songe guère à la mort... On a la vie devant soi, mais, pour autant, sommes nous déjà à l'automne vers quarante ans ? Tout est si relatif...

Enfin, j'ai bien aimé vos mots. Je les ai trouvés simples, appropriés.


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