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Poésie libre
Automnale : Les ambroisies [concours]
 Publié le 14/09/15  -  32 commentaires  -  1514 caractères  -  579 lectures    Autres textes du même auteur

Je n’irai jamais plus fouler les ambroisies…


Les ambroisies [concours]



Ce texte est une participation au concours n°19 : T'as de beaux yeux, tu sais ! (informations sur ce concours).




Quand je venais le soir dans cette chambre blanche,
T’apporter mon amour,
Des fragrances de vie,
Tu m’attendais fébrile, un peu comme un dimanche
Lorsque je t’emmenais fouler les ambroisies.

Sans ciller, sans te plaindre,
Tu livrais ta bataille,
Sur un lit de chardons et d’épines d’ajoncs.
Comme l’oiseau blessé des grèves de Cornouaille,
Tu allais t’envoler vers d’autres horizons.

Je te prenais la main dans la lumière blême,
La posais sur mon cœur pour mieux la réchauffer.
Je te disais : « Respire »,
Je te disais : « Je t’aime »,
Te suppliais tout bas de ne pas me quitter.

Tu ne voulais pas mourir…
Tu voulais retrouver les folles ambroisies,
Ta robe bain-de-soleil,
Tes boubous fantaisistes aux teintes d’isatis,
Nos grands chapeaux de paille aux rubans de bohème.

Un soir, tu m’as souri,
Divinement souri…
J’ai vu dans ton regard des merveilles infinies,
Ton amour incommensurable…
Et puis, tu es partie…

Aujourd’hui, c’est dimanche.
Je n’irai jamais plus fouler les ambroisies.
Je revois ton regard,
Ton ultime sourire…
Et les pépites d’or dans tes yeux de maman.

Je pleure…


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   bipol   
18/8/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je te prenais la main dans la lumière blême,
La posais sur mon cœur pour mieux la réchauffer.
Je te disais : « Respire »,
Je te disais : « Je t’aime »,
Te suppliais tout bas de ne pas me quitter.

et

Aujourd’hui, c’est dimanche.
Je n’irai jamais plus fouler les ambroisies.
Je revois ton regard,
Ton ultime sourire…
Et les pépites d’or dans tes yeux de maman.

Je pleure…

bonjour

votre texte est magnifique

j'ai sorti ces deux passages que je préfère

mais quoi dire d'autre que je suis sous le charme de votre écriture

de votre construction

j'ai adoré

   papipoete   
21/8/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Cette chambre blanche, à l'atmosphère noire, nous l'avons hélas bien fréquentée; et passé tant d'heures à attendre...
Mais le fils ou la fille ont-ils su, tenir la main, dire ces mots << respire, je t'aime >> à celle qui leur donna la vie, et s'apprête à la quitter?
Quelle déclaration d'amour de cette fille à sa mère, dans ce magnifique et pathétique poème.
Ces vers
"Tu livrais ta bataille,
Sur un lit de chardons et d'épines d'ajoncs.
Comme l'oiseau blessé des grèves de Cornouaille,
Tu allais t'envoler vers d'autres horizons. "
et la dernière strophe, sont éblouissants!

   LeopoldPartisan   
28/8/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
voilà un texte véritablement émouvant.

De plus sachant qu'il est en lice pour un concours dont le theme est l'une des répliques les plus célèbres du cinema français. Tout nous amène au final à nous remémorer ces mots à la fois si simples et pourtant magiques... Sacré Prévert

Il y a les larmes de Michelle Morgan qui brillent sur ce quai des brumes, il y a le terrible déchirement d'un amour qui pour devenir éternel doit maintenant passer par l'inévitable et définitive séparation.

mis en musique ces mots m'évoquent ce que je considère comme parmi les plus beaux solos de guitare (subjectivement les plus émouvants : Eric Clapton pour sa reprise en concert du morceaux "Little wing" de jimi Hendrix et Rory Gallagher : "walk on hot coals"

   Bidis   
29/8/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte tout simplement beau. J'ai beaucoup aimé, que dire d'autre ? Peut-être qu'en lisant, j'ai entendu de la musique aussi et j'ai vu des couleurs...

   cervantes   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un texte d'une rare émotion et d'une rare pudeur, extrêmement bien articulé et qui délivre sa conclusion un peu comme la célèbre chanson de Barbara -Il pleut sur Nantes-.

Merci beaucoup, votre maman a eu bien de la chance d'avoir une fille aussi talentueuse!

   Cristale   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"Un soir, tu m’as souri,
Divinement souri…
J’ai vu dans ton regard des merveilles infinies,
Ton amour incommensurable…
Et puis, tu es partie…"

C'est beau, divinement beau, je ne saurai rien dire de plus que : Merci Automnale pour ce moment de grande émotion.

Cristale

   corbivan   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Automnale,

émouvante et juste...quoi dire d'autre ? On a envie de se taire, comme on fait silence devant le chagrin des autres, et aussi devant l'amour fou, par pudeur et par respect.
Peut-être juste vous remercier pour le partage de ce très beau et triste poème qui respire la tendresse et la piété.

C.

   Anonyme   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Votre poème est tout simplement magnifique. Il va chercher au plus profond de nous une émotion presque insoutenable.

Et puisqu'il faut bien le relever aussi, il y a de belles expressions, comme "fouler les ambroisies" (très joli), "Comme l'oiseau blessé des grèves de Cornouailles" (belle image et en même temps, sentiment de compassion), "tes boubous fantaisistes aux teintes d'isatis" ( belle évocation aussi, qui suscite de la tendresse pour cette maman, même aux yeux du lecteur).

On ne sort pas indemne de cette lecture qui nous renvoie à notre propre expérience de la perte d'êtres chers.

J'ai beaucoup aimé ce tendre poème.

   wancyrs   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut automnale !

Votre poème est sans aucun doute magnifique. j'aime sa fluidité et toute cette charge émotionnelle que vous avez su mettre dans les mots. J'ai toutefois buté sur l'expression "fouler les ambroisies" ; je ne connaissais pas cette plante, donc je suis allé regarder une image de celle-ci. elle est drôlement haute pour être foulée des pieds... peut-être étaient-elles toutes petites ? ou bien les promeneurs s'arrêtaient pour recourber(écraser) les tiges ? hors ce détail, rien n'a perturbé ma lecture de ce poème qui dans son ensemble est magnifique.

Wan

   hersen   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ne pas avoir honte de ressentir des émotions incontrôlables qui nous font pleurer. Parce qu'elles sont authentiques et qu'on ne les voudrait pas, mais les choses sont ainsi, on ne peut pas les effacer. On doit les accepter.
Vous nous parlez dans votre poème de chagrin à l'état pur. Chacun connait ce chagrin, nous n'y réagissons pas tous de la même façon.
Vous, Automnale, vous écrivez.
Admirablement bien.

Merci.

   Alexandre   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Automnale...

Tu livrais ta bataille,
Sur un lit de chardons et d’épines d’ajoncs.
Comme l’oiseau blessé des grèves de Cornouaille,
Tu allais t’envoler vers d’autres horizons.

Beaucoup d'émotion à la lecture de ce poème dont j'extrais ces quatre vers magnifiques qui m'ont particulièrement touché...
Tout a été dit si ce n'est que c'est un superbe hommage à ta maman disparue.
Merci Automnale...

   angelina   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Automnale,
En lisant ce texte j'ai sangloté sans bruit devant ce texte poignant et magnifique .
Je me suis souvenue avoir tenue la main de ma maman toute froide en la posant contre mes lèvres .
Elle repose en paix depuis peu .
J'ai particulièrement aimé cette strophe :
Je te prenais la main dans la lumière blême
La posais sur mon cœur pour mieux la réchauffer
Te disais "respire"
Te disais" je t'aime"
Te suppliais tout bas de ne pas me quitter
La Poésie peut-être à la fois un cri ,et un chant du coeur .

   ameliamo   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème émouvant. Je vous félicite !

   Agueev   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et bien, je ne sais pas quoi dire Et pourtant je ne suis pas adepte du sentimentalisme, mais là je ferai une exception car c'est très beau. Tout raisonne doucement, les rimes, le rythme et les images.
Bravo.

   Pascal31   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un magnifique poème que vous nous offrez là. La délicatesse et la pudeur, tout au long de ce récit de la perte d'un être cher, font naître une émotion forte et sincère. Beaucoup de belles images viennent contrebalancer un thème sombre qui peut facilement virer au mélodrame. Vous parvenez à éviter cet écueil avec un choix de mots et d'images qui rappellent la vie : l'amour, les fleurs, les tenues colorées...
Mon seul reproche -uniquement dans le cadre du concours-, c'est que le thème, bien que respecté, ne soit pas plus au centre du poème.

   Francis   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un moment d'intense émotion ! La plume la transmet avec beaucoup de pudeur et de poésie. Un texte magnifique, un hymne à l'amour,à la tendresse. Ce texte restera longtemps dans ma mémoire !
Merci pour ce partage.

   lala   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Automnale,
Pas tout à fait dans la consigne du concours, mais débordant d'émotion et de pudeur.
Un moment de pure douceur.

   Anonyme   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Automnale,

Un poème qui me touche tout particulièrement, ayant vécu à peu près la même chose, à ceci près que je n'étais pas là lorsque les yeux de ma mère se sont éteints...

"Quand je venais le soir dans cette chambre blanche,
T’apporter mon amour,
Des fragrances de vie,
Tu m’attendais fébrile, un peu comme un dimanche
Lorsque je t’emmenais fouler les ambroisies."

Une première strophe qui plante le décor. Votre mère est allitée et attend impatiemment votre visite, tous les soirs...

"Sans ciller, sans te plaindre,
Tu livrais ta bataille,
Sur un lit de chardons et d’épines d’ajoncs.
Comme l’oiseau blessé des grèves de Cornouaille,
Tu allais t’envoler vers d’autres horizons."

Dans cette seconde strophe, les mots sont criants de vérité. Lorsqu'on reste pendant des mois dans un lit, on livre une véritable bataille. La douleur, les escarres (chardons, épines d'ajoncs), sont un véritable supplice...

"Je te prenais la main dans la lumière blême,
La posais sur mon cœur pour mieux la réchauffer.
Je te disais : « Respire »,
Je te disais : « Je t’aime »,
Te suppliais tout bas de ne pas me quitter."

La 3ème strophe me rappelle aussi la difficulté qu'avait ma mère à respirer (bouteilles d'oxygène et tuyau dégageant une sorte de vapeur)...

"Tu ne voulais pas mourir…
Tu voulais retrouver les folles ambroisies,
Ta robe bain-de-soleil,
Tes boubous fantaisistes aux teintes d’isatis,
Nos grands chapeaux de paille aux rubans de bohème."

Similitude, là aussi. Ma mère aussi ne voulait pas mourir, s'accrochant à la vie afin de demeurer le plus longtemps possible avec nous...

Les deux dernières strophes concluent une bataille perdue d'avance. Le thème du concours est bien respecté (regard, yeux)...

Je vous prie de m'excuser d'avoir évoqué un peu de mon passé mais vous comprendrez aisément pourquoi je n'ai pas pu m'en empêcher.

Mention spéciale, donc.

Bien à vous,

Wall-E

   emilia   
14/9/2015
Un magnifique témoignage d’amour à une maman disparue, faisant vibrer au plus profond la corde sensible du cœur en un bouquet d’émotions distillées crescendo sur un rythme musical jusqu’à l’inéluctable et cruelle disparition qui efface le « tu » et le « nous », abandonnant le « je » à son chagrin incommensurable, tel l’amour échangé dans un dernier regard sublimé, en conservant pieusement l’ultime sourire qui rayonne à jamais sur ce visage transfiguré par l’amour maternel, reflet de ce lien unique tissé entre mère et fille et dont on ne peut que partager les pleurs…

   in-flight   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Une poésie un peu hors rail du concours, il me semble. Il n'y a guère que "Et les pépites d’or dans tes yeux de maman" qui sont raccord avec le thème.
De toute façon, la formulation du thème (T'as de beaux yeux, tu sais !) n'est vraiment pas raccord avec le lyrisme qui se dégage de votre texte.

Alors, on vous passe tout devant cette magnifique déclaration.

Bravo!

   PIZZICATO   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que dire qui n'ait pas été déjà dit...
Que j'ai fini la lecture de ce poème avec cette impression que mon larynx était noué, que tout à coup l'écriture devenait floue..

" Je te disais : « Respire »,
Je te disais : « Je t’aime »,
Te suppliais tout bas de ne pas me quitter." Tout simplement émouvant.

   rosebud   
15/9/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Malgré l’émotion que suscite ce poème, et peut-être aussi un peu à cause de cela, je n’aime pas.
Je n’aime surtout pas ce maniérisme acharné qui consiste à fouiller dans le lexique pour en extraire de jolies choses, quitte à ce qu’elles ne veulent rien dire, juste parce que c’est joli.
L’ambroisie, par exemple, est un mot doux à l’oreille, une certaine classe, une certaine noblesse. Ca vaut mieux qu’herbe à chat ou gratte-cul. Mieux : elle désigne aussi une substance divine dans la mythologie grecque. Oui, mais l’ambroisie est plus prosaïquement une mauvaise herbe envahissante dont le pollen particulièrement allergène provoque rhinite, conjonctivite, trachéite, asthme urticaire et eczéma.
Et l’ « oiseau blessé des grèves de Cornouaille » - pourquoi la Cornouaille plutôt que La-Motte-Beuvron ou St-André-de-Cubzac ? Les oiseaux ne s’y blessent-ils pas ? En tout cas, s’il est blessé, comment pourrait-il s’envoler vers d’autres horizons ?
Et puis les « boubous fantaisistes aux teintes d’isatis ». Oui, bon, un boubou gris, ou un boubou blanc, quoi.
J’ai repensé à une (très belle) chanson d’Alain Leprest : « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », qui serait en quelque sorte un antidote à votre style. J’en cite un extrait :

Guillotine, cirrhose, nuit blanche, les Baumettes
Mirador, Stasi, syphon, baïonnette
Fleury-Mérogis, la rue Lauriston
Tout c'qu'est dégueulasse porte un joli nom

Amygdale, pavot, vérole, aspirine
Ecchymose, ortie, sanglot, carabine
Carmélite, javel, cobra, Charenton
Tout c'qu'est dégueulasse porte un joli nom

   Marite   
15/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Un soir, tu m’as souri,
Divinement souri…
J’ai vu dans ton regard des merveilles infinies, ..."
Ce sont les mots que je choisis de retenir dans ce poème qui touche profondément. Au delà de la douleur de la séparation il subsiste quelque chose d'infiniment doux, aucune révolte, une acceptation de l'inévitable :
" Je revois ton regard,
Ton ultime sourire…
Et les pépites d’or dans tes yeux de maman...."

   leni   
15/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est simplement émouvant quasiment paisible et résigné
C'est fébrile comme un dimanche
Je pleure
Merci à vous
Salut cordial
Leni

   Arielle   
15/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte émouvant, certes. Dès le premier vers on sait où on va et dès le second on sent que la souffrance est au rendez-vous. Mais pourquoi l'ambroisie ? pourquoi l'oiseau blessé de Cornouailles, ces boubous teintés d'isatis ? Si ce n'est pas pour la rime, il s'agit de souvenirs très précis que l'auteure seule est à même d'apprécier et qui laissent le lecteur à l'écart.
J'ai aussi beaucoup de mal à apprécier cet amour "incommensurable"
que je trouve particulièrement lourd de même que ce dernier vers que je trouve inutile.
Je suis vraiment désolée mais je ne suis pas arrivée à entrer dans ce texte que je relis depuis hier sans parvenir à me détacher de ces détails qui m'empêchent de m'émouvoir comme je l'aurais souhaité

   jfmoods   
16/9/2015
Le poème est à appréhender en deux étapes, l'horizon d'attente du lien avec l'allocutrice (« maman ») étant ménagé jusqu'à l'avant-dernier vers.

Le parallélisme initial (« je venais » / « Tu m'attendais ») met en relief l'inversion du rôle originellement dévolu à chacun. C'est ici l'enfant qui veille sur sa mère vulnérable. La répartition des pronoms personnels et des adjectifs possessifs entérine la présence prédominante de cette dernière (« tu x 6, « t' » x 3, « te » x 5, « ton » x 3, « tes » x 2, « ta » x 2 / « je » x 9, « j' », « me », «m' », « mon » x 2) au centre d'une perspective marquée par la prégnance de trois sens (vue : « chambre blanche », « teintes d'isatis », « regard », « yeux », « pépites d'or », toucher : « fouler les ambroisies » x 2, « te prenais la main », « La posais sur mon coeur », odorat : « fragrances »). Métaphore (« un lit de chardons et d’épines d’ajoncs ») et comparaison (« Comme l’oiseau blessé des grèves de Cornouaille ») matérialisent les lignes de force d'un inexorable échouage. Le jeu antithétique (« Tu ne voulais pas » / « Tu voulais ») met en lumière la lutte féroce pour la vie d'une femme courageuse (gradation anaphorique : « Sans ciller, sans te plaindre »). La présence de la locutrice se trouve en quelque sorte amplifiée par le recours au discours direct (forme impérative : « Respire », forme déclarative : « Je t'aime »). Le glissement de l'imparfait (strophes 1 à 4) au passé composé (strophe 5), puis au présent et au futur (strophe 6 et dernier vers) souligne la progression dramatique du poème. Le champ lexical de l'absolu (« divinement », « merveilles », « infinies », « incommensurable ») auréole les prémisses du moment de la séparation définitive. Le verbe réduplicatif (« Je revois ») ainsi que la métaphore (« les pépites d'or dans tes yeux ») impriment, au delà du constat sans appel (adverbes : « plus jamais »), le sceau du souvenir impérissable.

Les trois premiers quintils, en alexandrins, parfois agrémentés de rejets à l'hémistiche, sont en rimes croisées, pauvres ou suffisantes, majoritairement féminines. Par la suite, cette douce mécanique qui s'est installée se brouille peu à peu (octosyllabe aux vers 16 et 24, présence d'hexasyllabes, dissyllabe du dernier vers, disparition progressive de la rime aux vers 18 et 20 et au fil des deux derniers quintils), préparant, à sa manière, la disparition inéluctable de la mère.

Reste l'éternel questionnement sur le titre... Est-il là pour susciter la curiosité du lecteur sur les enjeux du poème ? Doit-il en résumer l'ambiance générale ? « Fouler les ambroisies » me semblerait mieux répondre à ce dernier préalable.

Merci pour ce partage !

   Robot   
19/9/2015
Certes, c'est un beau texte écrit dans une langue ciselée mais...
C'est aussi un texte envoyé dans le cadre d'un concours ayant pour objet "t'as d' beaux yeux tu sais" Et il est aussi nécessaire en toute honnêteté de l'examiner sous cet aspect. Et la je suis un peu frustré car il faut atteindre la fin du poème pour trouver une allusion au thème jamais évoqué dans les quatre premier paragraphes. Deux fois "regard" sans parler de beauté et seulement le dernier vers pour les "yeux de maman" (qu'on suppose beau bien entendu.) Alors il me faut faire la part des choses. J'ai apprécié ce texte que je "noterais" beaucoup mais son rapport au concours m'apparaît tout de même anecdotique. Et c'est bien aussi sous cet angle qu'il convient bien sûr de se prononcer.

   Lulu   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Automnale,

vous nous livrez là un poème absolument magnifique. Il a une telle résonance ! L'émotion passe de par le fond, certes, mais aussi de par le rythme que je trouve personnellement formidable. Il est, en fait, empreint de beaucoup de délicatesse.

Merci de l'avoir écrit.

   Nilina   
12/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
je suis très émue en lisant votre poème. Il est magnifiquement bien écrit. Les métaphores ainsi que les comparaisons sont merveilleuses. Vous avez du talent.

   Automnale   
16/10/2015

   Sofi   
3/1/2016
Commentaire modéré

   Sofi   
3/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai voyagé au gré de vos mots, me suis laissée bercé par le rythme tantôt long, tantôt court. Il y a beaucoup de mélancolie, c'est très beau.

   Anonyme   
15/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème très bien construit, où l'émotion affleure à chaque phrase, touchante, insidieuse. Elle nous ramène au thème universel d'une fin de vie, où les flash nostalgiques, l'attente, les déclarations et ce dernier sourire viennent nous bouleverser avant même la disparition effective. Cette intensité émotionnelle, je la vie actuellement au rythme d'évènements familiaux assez comparables à ceux évoqués dans la première partie du texte. Ce sentiment d'amour, révélé tout au long du texte de ce petit poème délicat, rare et précieux constitue un des plus beaux hommages à votre maman.


Oniris Copyright © 2007-2017