Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
baboo : L’écolier
 Publié le 26/03/07  -  6 commentaires  -  1057 caractères  -  159 lectures    Autres textes du même auteur

Ne jamais oublier...


L’écolier





Dans le froid de l’hiver, seul face à la bâtisse,
Le vieil homme voûté contemple son école,
Celle qui fut naguère une amie, sa complice,
C’était durant la guerre, une époque si folle.

C’est la première fois qu’il revient ici-même,
Que de bons souvenirs, la craie, le tableau noir,
Les osselets, les billes, complots sous le chêne,
Le temps de l’insouciance où germe l’espoir.

Mais soudain le regard se fait sombre et se voile
Quand il se pose, ému, sur le portail fermé
Où Sam, son bon copain, a été arrêté
Car sur son tablier se trouvait une étoile.

Il était bon garçon, ne voulait que grandir,
Mais certains Allemands voyaient ça autrement.
L’écolier est parti, ce jour-là, pour mourir,
Jamais il ne revint, il n’était qu’un enfant.

Dans le froid de l’hiver, seul face à la bâtisse,
Le vieil homme voûté ne sèche pas ses larmes.
Elles coulent pour Sam, son ami, son complice,
C’était durant la guerre, une époque de drames.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Athanor   
26/3/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très belle poésie sans tomber dans le cliché.
J'imagine cette batisse et ce portail...
Mais je ne croise pas le regard de Sam.

   Den   
3/4/2007
trés émouvant..

   Absolue   
4/7/2007
J'aime ce genre de poème où les mots sont simples mais touchants...

   Anonyme   
31/3/2009
Un côté "Au revoir les enfants". Un vocabulaire simple pour une réalité bien complexe.

   Anonyme   
29/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Oui, je suis assez pour aussi.
Un poème simple et touchant.
Même si ma lecture fut un poil heurtée à "complots sous le chêne".

   Anonyme   
9/11/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
De mots en mots, les images se font de plus en plus présentes et émouvantes, sur cette "enfance foudroyée", ayant pour cause la guerre, je ne peux m' empêcher de penser à ces enfants quelque part dans ce monde, qui eux aussi n'auront jamais d'enfance.

C'est très beau texte, d'une belle élégance tant par le fond que par la forme.


Oniris Copyright © 2007-2020