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Poésie contemporaine
baccala : À l'arbre nous pendrons...
 Publié le 20/11/13  -  6 commentaires  -  511 caractères  -  187 lectures    Autres textes du même auteur

Ce temps qui passe, et qui nous tient.


À l'arbre nous pendrons...



Lorsque nous, délivrés de ce goût d'amertume,
Un hiver imprégnable dans le clos des jardins,
À l'arbre nous pendrons les jaunes asphodèles.

Nous verrons engravé, sur la ramée soumise,
Un ballant de nacelle, comme un jeu d'enfant.
Et nous déchirerons entre un ciel et sa brume
Le plenum alourdi de souvenirs lambins.

Au parterre d'armoise envahie par les prèles
Nous dirons de l'absence, l'insaisissable emprise,
Enracinant nos cœurs à ce bouquet mourant.


 
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   socque   
11/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je reviens à ce poème qui me laisse un goût étrange dans la bouche, d'inabouti, d'obscur, d'indéfinissable. C'est très bizarre, mais il me fait penser à de la bergamote (goût que j'ai découvert ce week-end, comme quoi il n'est jamais trop tard) : doux, un peu veule, charmant.

En effet, il tourne résolument le dos à l'"amertume" évoquée dans le premier vers, je trouve, reste "clos" sur lui-même ; le jaune des asphodèles m'évoque "le rayon jaune et doux" de Baudelaire, la nacelle qui balle est un jeu d'enfant, les souvenirs lambins (ce qui appelle à mon oreille "bambins"), enfin l'armoise et sa sonorité ronde s'accorde à merveille, selon moi, au "bouquet mourant".

Bref, sans avoir trop pigé de quoi qu'on causait (léger regret sur ce point), je me suis retrouvée entraînée dans une ambiance très intelligemment posée selon moi, en demi-teinte et en même temps irrémédiable. Du beau boulot, je trouve.

Oui, et une mention pour le titre ambigu : tout seul, il fait penser à une ballade des pendus, le texte lui donne un tout autre éclairage... mais me reste un peu de ces fruits empoisonnés en arrière-pensée !

   Robot   
20/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien sur, je suis séduit par la beauté du texte, mais plus encore admiratif de la maîtrise technique du décalage des rimes sur cinq vers, conservé sur l'ensemble du poème, tout en gardant l'alternance des masculines et féminines.

   Marite   
20/11/2013
Un peu de difficulté à saisir l'ensemble et sa relation au temps. C'est surtout, enfin je crois, la première strophe et l'expression "Lorsque nous, ..." qui, d'entrée m'a perturbée car je n'arrive pas vraiment à relier ces mots à d'autres de la suite.

   senglar   
20/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Baccala,


Ah ! ça a de l'allure, taillé au ciseau du sculpteur dans, quelque part, un marbre de Carrare de la meilleure eau !

J'ai appris le mot "plenum" - employé dans ce poème d'une haute tenue sémantique - dans son acception argotique, et de "lambins" que je n'avais osé rapprocher du verbe '"lambiner''' (et pourtant), lui carrément familier. Décidément voilà comment faire du très class avec du familier. Faut se lever tôt avec vous, qui maniez le trompe l'oeil avec une dextérité, non pas contemporaine, mais toute classique.

Lol

Senglar-Brabant

   PIZZICATO   
20/11/2013
Comme à mon habitude, je m'abstiens sur la forme; beaucoup d'autres ici sont qualifiés pour le faire.
Quant au fond, à savoir le temps qui passe, je n'arrive pas vraiment à le déceler.

"Et nous déchirerons......Le plenum alourdi de souvenirs lambins."
Déchirer un plenum ? C'est joli, mais bien surprenant....
Désolé, je n'ai pas été séduit.

   Anonyme   
8/7/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je vous ai lu, relu, et relu, mais rien n'y fait, je reste complètement hermétique à votre écrit.

Le texte en lui-même ne me souffle aucune émotion, je le ressens comme un glaçon, en apparence, belle forme mais très froide.

Non vraiment, même avec une dernière relecture, malgré toute ma bonne volonté, ce poème au demeurant bien écrit, me laisse de marbre.


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