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Poésie libre
Bastien : Réflexions citadines
 Publié le 01/10/19  -  8 commentaires  -  1947 caractères  -  116 lectures    Autres textes du même auteur

Portrait des villes.


Réflexions citadines



Les réverbères, leurs reflets sur l'asphalte tiède
Les néons bleus, rouges et verts
Gerbes lumineuses
Les noms d'enseignes
Les hauts panneaux de lumière
Organisent ensemble un bien savant théâtre
Quand je fuis par la route le nez collé aux vitres.

Et j'admire avec calme leur tendre poésie.

Leur ombre sur le ciel est toute scintillante
Ils ne se lassent pas et chaque soir s'enivrent
De ce noir ciel qu'ils brusquent quand leur morne jour naît.

***

Le bruit courait les lèvres
Grimpait au mur
Montait du sol au plafond
Comme une diffuse fumée
Il emplissait la salle
D’un certain embarras
On pouvait dès lors
Y suffoquer avec aise
Mourir comme la rumeur
Se jeter pas la fenêtre.

***

Lors de leurs fastes entrevues
Les vifs portraits verts
Se fixaient dans les reflets
Propres et lisses du verre
Du métal plein de chrome
Dépourvu de revers.

***

J’ai pris le dernier train
Et je pars pour la ville
J’y vais vivre le soir
J’y vais vivre la nuit

Le dernier train est doux
Il soupire sur la route
Et puis j’y vis le soir
À l’orée du sommeil

Le dernier train est calme
Il est tendre, prend son temps
Il rampe vers l’aurore
Vers l’orée de la ville

Où les murs ternes brillent
Là, sous les réverbères
Et les belles jambes s’animent
Dans les bars et les rues

Toutes empreintes de lumière
Toutes belles et nues.

***

Il y a dans ma rue
Un petit cordonnier
Qui rafistole
Cœurs et souliers
Et un restaurant express
"L’anamour grill"
Qui me rappelle à toi mon ange
Et à mes sentiments volages
Qui naquirent dans le mélange
De nos rencontres et voyages.


 
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   Anje   
12/9/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Contemporain très libre... Par la quasi absence de rime ou d'assonance, par la longueur hirsute des vers. Un texte ébouriffé dans son expression où je n'ai pas su trouver le cœur, un texte brouillon de réflexions lancées dans le vent que je n'ai pas su attrapper.
Je peux être d'accord avec la "tendre poésie" des lumières de la ville mais pour les admirer, j'aurais aimé qu'elles soient décrites, exprimées, peintes. Au lieu de poésie, j'ai cru voir ici un bouillonnement tout à fait citadin mais qui ne m'a pas accroché.
Anje en EL

   cherbiacuespe   
15/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aurais plutôt titré : ballades citadines. Cette suite me fait penser à une personne qui flâne au grès de ses envies et qui pose un regard amoureux sur la Cité (au sens Grec de la chose). Encore une poésie reposante, simple, amusante parfois.

C'est bien écrit, cela jazze presque au contours de quelques vers. Avec quelques jeux de mots bien placés on aurait presque pu y voir du Claude Nougaro, c'est dire que j'apprécie.

"De ce noir ciel qu'ils brusquent quand leur morne jour nait" est quand même pas mal du tout, il fallait l'oser!

   Corto   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voici un texte touffu dont on cherche en vain la colonne vertébrale.

Certaines formulations sont contradictoires sans qu'on en comprenne la raison: "Organisent ensemble un bien savant théâtre
Quand je fuis par la route le nez collé aux vitres." S'il y a un bien savant théâtre, pourquoi le fuir ?

Je ne saute pas d'enthousiasme devant un jeu de mots comme "quand leur morne jour naît."

En seconde partie j'apprécie volontiers le bruit "montant du sol au plafond Comme une diffuse fumée". Belle image.

En troisième partie, la meilleure de mon point de vue, on voit bien "Lors de leurs fastes entrevues
Les vifs portraits verts" (et suite...).

En quatrième partie je peux adhérer à l'ambiance et la description du train "Le dernier train est calme" mais l'arrivée des "belles jambes" parait vraiment opportuniste.

La dernière partie qui passe du "petit cordonnier" aux "sentiments volages" me parait déconcertante, encore une fois sans démarche solide.

Au total pour moi, ce poème est une collection d'images et d'inspirations multiples qui aurait mérité une autre structure. On sent que l'auteur aurait pu développer ses observations et son ressenti de façon plus convaincante. La description d'une ville offre tellement d'opportunités intéressantes.

A vous relire.

   PIZZICATO   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ces divers tableaux décrivant les lumières de la ville la nuit, " le nez collé aux vitres " d'un train, m'ont assez séduit.

J'ai trouvé les images justes ; pour ma part elles rendent bien ce ballet multicolore et l'ambiance qui ne manque pas d'attirer les noctambules
" Et les belles jambes s’animent
Dans les bars et les rues
Toutes empreintes de lumière
Toutes belles et nues. "

" Le dernier train est calme
Il est tendre, prend son temps
Il rampe vers l’aurore
Vers l’orée de la ville ". J'aime ce passage.

" Leur ombre sur le ciel est toute scintillante
Ils ne se lassent pas et chaque soir s'enivrent
De ce noir ciel qu'ils brusquent quand leur morne jour naît." Moins séduit par celui-ci.

Une lecture agréable.

   papipoete   
1/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Bastien
J'ai changé de nid et tout près de là où je vis maintenant, passe le train de jour et d'orée de la nuit ; votre poème me fait voir ce que ces passagers voient défiler sous leurs yeux entre la ville, et la campagne quand au dehors la nuit a tiré son grand écran noir...
L'auteur lui est à bord du train qui file vers la ville, avec toutes ses enseignes, ses réverbères autant d'acteurs qui ne font point relâche, alors que volets et paupières se ferment doucement.
Il prendra la voiture, et la projection continuera derrière les vitres embuées...
NB le paysage défile, comme dans la machine noire fumante de Zola, mais ici point d'escarbilles, que des lumières qui brillent.
je suis surpris par la fin ( très belle ) qui me semble échappée d'une autre histoire ?
Vous pourriez d'ailleurs, à partir de cette jolie strophe en faire tout un poème...

   Vincente   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Dit comme cela, en titre d'un poème, l'expression "Réflexion citadines" a un côté prosaïque qui donne une information sèche, plutôt pauvre, tout peut s'y enchaîner, elle n'excite pas le lecteur, je pourrais presque dire qu'elle n'incite pas à la lecture, un peu comme si l'auteur comptait sur la curiosité du lecteur mais sans la titiller. Quant à l'exergue, on aurait pu l'attendre pour compenser la banalité du titre, eh bien non, il en est la redondance situationnelle. De plus, il prétend à introduire un "portrait" mais on verra qu'il n'en est rien, seuls quelques instants du regard du narrateur viennent l'évoquer, on est loin d'un portrait.
Le titre est important, il devrait dire "très peu" tout en donnant envie "beaucoup", ici il fait l'inverse, c'est un peu dommage, mais pas dramatique… d'ailleurs la dramaturgie va se révéler intéressante dans les poèmes, chacun pris à part.

Cinq textes pour cinq saynètes de la vie du narrateur/auteur qui laisse courir sa pensée et sa plume. Autant l'on ne verra de justification à ce que ces moments d'écriture se trouvent réunis en "un" poème, à part leur relative unité de lieu, autant le regard présente une constance de style, d'attitude et de pertinence. Ces trois qualités, de belle facture, donnent à l'ensemble une richesse très séduisante. Tout le plaisir de la lecture sera là.

Ainsi, j'ai particulièrement aimé les deuxième et troisième :
" Le bruit courait les lèvres
Grimpait au mur…/
.../Mourir comme la rumeur
Se jeter pas la fenêtre.
"

" Lors de leurs fastes entrevues
Les vifs portraits verts
Se fixaient dans les reflets
Propres et lisses du verre
Du métal plein de chrome
Dépourvu de revers.
"

Le quatrième m'a plu à part ces trois bémols. J'ai trouvé un peu "étonnant" (bizarre) ces "doux" et "tendre" pour qualifier le train. Quant aux "belles jambes", vu qu'elles n'apparaissent qu'à certaines périodes, il aurait été opportun de glisser une petite incise annonçant que ce n'est pas chaque soir qu'en ville se dévoilent de "belles jambes", ou une autre info.

Dans le dernier, j'ai beaucoup aimé ce reflet du regard du narrateur qui se retourne vers lui-même et s'incarne ainsi dans la perspective émouvante de ses réminiscences amoureuses. C'est joliment fait et pour le coup assez audacieux, comme un contre-temps… qui vient faire le pendant à la banalité du titre ! :))

   Davide   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Bastien,

De tendres "rêveries citadines" - et non pas "réflexions" (?) - qui m'évoquent certaines séquences de films dramatico-psychédéliques, comme si le temps s'étirait à l'infini.

Cette ville qui s'allume la nuit, étincelant dans le ciel ombreux, se raconte au présent, entre présent de narration et présent de vérité générale. Les images sont simples et belles.

Le passé resurgit, ramassé dans deux strophes en bloc sans respirations, les sens exacerbés : les bruits, la fête jusqu'à l'aube, les couleurs hypnotiques... Comme une réminiscence, des souvenirs confus se rappellent au narrateur.

Puis le poème nous ramène au présent, un voyage en train ronronnant à destination de cette ville tant rêvée, où les "murs ternes brillent" (bel oxymore !), si présente dans le cœur du narrateur. Le train personnifié devient un compagnon de route.
J'aime ce qui se dégage de l'ensemble, les images, avec toujours ce regard large, cette distanciation contemplative.

Ce dénouement nous propose un focus attendrissant : la ville devient "ma" ville, "ma" rue, comme une familiarité (un chez-soi) retrouvée enfin : un "petit cordonnier", "l'anamour grill" et "les sentiments volages" d'un amour lointain.
L'anamour est-il - aussi - une référence à la chanson de Gainsbourg ?

Un poème quelque peu désordonné, mais les images du film qui se déroule sous mes yeux sont parlantes, absorbantes et au final... émouvantes.

Merci du partage,

Davide

   krish   
5/10/2019
J'ai beaucoup aimé ces deux strophes empreintes d'une sensualité et d'une volupté que le fils des campagnes que je suis n'arrive même pas à imaginer. Merci de m'avoir fait ressentir autrement ce que je considère comme une épreuve :

"Le dernier train est doux
Il soupire sur la route
Et puis j’y vis le soir
À l’orée du sommeil

Le dernier train est calme
Il est tendre, prend son temps
Il rampe vers l’aurore
Vers l’orée de la ville"


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