Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Bidis : La préférée d'Henri IV [concours]
 Publié le 21/10/17  -  10 commentaires  -  1771 caractères  -  151 lectures    Autres textes du même auteur

Charles le Chauve lui fit don du Voile de la Vierge quand elle n'était encore qu'un sanctuaire.


La préférée d'Henri IV [concours]



Ce texte est une participation au concours n°23 : Un monument
(informations sur ce concours).





Souvent, je viens m'asseoir sur ce banc vermoulu.
À mes pieds, coule l'Eure et de loin, je regarde
Les hautes tours jumelles. Vers les cieux, elles dardent
Loin par-dessus les ponts, les toits et les feuillus,
Leurs deux flèches qui filent vers le firmament.

Un soleil de cuivre couronne de rayons
La plus haute – tardive et de style gothique.
À ce côté solaire et masculin répond
Sur l'autre flèche, lisse et sans autre ornement,
Une lune en pendant féminin symbolique.

Le pèlerin ne peut pas voir depuis le sol
Ces astres alchimiques griffer les nuages
Il sent planer sur lui l'esprit du Moyen Âge
Son âme vers son Dieu déjà prend son envol
Épiée de la façade par l'oculus géant.

La pierre ajourée de l'immense rosace
Protège le vitrail, sclérotique de l'œil
Quand nimbé de soleil, il jette dans l'espace
Des éclats de couleur comme signes d'accueil
Que nous ferait le Christ du Dernier Jugement.

À ce grand troisième œil un autre phénomène
Dans la partie ouest de la nef nous attend :
Étrange, un labyrinthe, chemin pour l'âme humaine
Dessiné par des entrelacs du pavement
Dont la rose du centre forme un hexagramme.

Dans mon esprit scintillent les vitraux magiques
Et leur célèbre bleu entre tous qui proclame
De l'homme de jadis le génie chromatique
Rosace et labyrinthe, mandalas alchimiques,
Je vous sais, je vous vois, assise sur mon banc...


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
l'auteure nous emmène tout là-haut, au sommet de ces " tours-jumelles " que l'on voit de si loin ( recouvertes de vert-de-gris ) et nous fait pénétrer dans son ventre, où déambule le pèlerin, le touriste . Son " fameux labyrinthe " nous invite à en suivre le dédale .
NB à la première esquisse, on reconnaît la cathédrale de Chartre avec ses flèches vertes élancées vers le ciel, et tout le cheminement du guide est découverte extraordinaire, avec ses images symboliques éclatantes " rosace et labyrinthe, mandalas alchimiques " .
J'ai, grâce à vous re-visité cette " grande dame " .
L'écriture m'apparait plus " contemporaine que libre "
papipoète

   wancyrs   
8/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut à vous !

Belle description de la majestueuse basilique de saint-Denis ! On se croirait en face en se laissant bercer par vos vers. J'aime

   Jano   
9/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà un monument pas trop dur à trouver. Le voile de la Vierge et l'Eure ont suffit pour me mettre sur la piste de la cathédrale de Chartres. J'ignorais par contre que c'était l'édifice préféré d'Henri IV, on en apprend des choses avec ce concours !
Ceci dit et pareil à une poésie que je viens de commenter précédemment, le souci de donner des détails sur le monument escamote un peu l'aspect émotionnel. Mais il est vrai que ce n'est pas évident de jongler entre les deux, comme si la contrainte du thème bridait les élans lyriques. Dans l'ensemble le texte est tout de même joliment formulé.

   Vincendix   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Aucun mystère dans ce texte qui nous décrit un monument parmi les plus prestigieux de France.
Évidemment, ce lieu était aimé d’Henry IV puisqu’il y a été couronné roi, Reims étant entre les mains de ses adversaires et à Paris quelques contestataires risquaient de perturber la cérémonie.
Une description bien détaillée qui donne envie de visiter ce "vaisseau" échoué au milieu d'une riche plaine .
Vincent

   PIZZICATO   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pas facile de décrire la magnificence de cet édifice.
La narratrice , assise sur " ce banc vermoulu " s'en sort assez bien.

J'ai une préférence pour cette stophe :
" Dans mon esprit scintillent les vitraux magiques
Et leur célèbre bleu entre tous qui proclame
De l'homme de jadis le génie chromatique
Rosace et labyrinthe, mandalas alchimiques,
Je vous sais, je vous vois, assise sur mon banc... "

   Donaldo75   
22/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

A la lecture de ce poème, je m'imagine assis sur mon banc en train de contempler ce monument, ce qu'il représente, ses personnages mythiques propres à la religion, bref tout ce qui ne tient pas du cérémonial mais de l'Histoire.

En cela, j'ai aimé lire votre poésie.
Elle m'a reposé.
Je peux me lever de mon banc, sans me poser la question "mais quel est donc ce monument ?" parce que finalement ça n'a pas tant d'importance.

   pieralun   
23/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème assez bizarre.
D’indeniables élans poétiques, le premier quatrain, puis quelques traits rappelant une brochure touristique: deuxième et cinquième quatrains en particulier.
J’aime beaucoup le dernier quatrain : trois très beaux derniers vers
Ce ne sont pas des quatrains mais je ne sais pas les nommer........

   David   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir,

Je ne devine pas précisément, mais c'est visiblement un édifice religieux, en France. Je n'ai pas eu de sensation de longueur, mais je n'ai pas trouvé les vers très intenses non plus : l'émerveillement de la description n'a pas enflammé ma lecture, ça me fait un peu comme la description d'une jolie femme pour la finesse de ses traits et l'aspect soyeux de ses cheveux, ce genre de choses forcement un peu innées. En disant ça, je passe à côté de la métaphore divine qui fait que ce n'est pas juste une description de surface quand même.

Ah, il y a le "banc" aussi, qui clôt le poème après l'avoir ouvert, c'est le titre de quelques poèmes oniriens, une métaphore en soi cela aussi.

   BRH_CORP   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Eh bien le concours s'annonce serré ! Une fois encore, de la poésie à l'état pur dans laquelle je me suis laissé bercé tel un enfant ébahi devant tant de grâce.

Mille mercis,

BRH

   Vilmon   
29/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, oui, Chartre, mais je n'avais pas remarqué la flèche avec le soleil et sa voisine avec la lune lors de ma visite. Très belle description et de beaux vers. Merci !


Oniris Copyright © 2007-2017