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Poésie libre
Damy : La forêt où je rêve [concours]
 Publié le 21/10/17  -  15 commentaires  -  1617 caractères  -  200 lectures    Autres textes du même auteur


La forêt où je rêve [concours]



Ce texte est une participation au concours n°23 : Un monument
(informations sur ce concours).





Des rives du Grand Oued, je m’avance à l’orée
d’une forêt étrange :
un millier de colonnes
de granit ou de marbre ou encore de jaspe
et d’onyx.
Les arcs de cercles de la voûte,
blanches pierres et briques rouges,
baignés aux puits de la Lumière,
me donnent le vertige.

Un vertige mystique au creux de l’âme émue
par la beauté du biotope séculaire
planté avec l’art accompli
des Khalifes
et des Omeyyades,
je rejoins les ablutions
de pureté de l’Être
aux chants des Anachid.

Je vagabonde alors au sein des souvenirs
déserts
pénétrant le sable
de mes oasis premières
qui me brûle les yeux
levés vers le soleil levant
dans le mihrab byzantin.

Divine étrangeté, clairière que l’Histoire
Renaissance
accueille en Ave Maria
incongru.
Les mains jointes,
dans la chapelle du Trésor
à l’ostensoir du Sacrement
d’ivoire et d’argent,
j’encense Schubert,
un vertige au creux de l’âme,
encore,
les yeux levés vers le clocher.

Je rêve, oui je rêve à ces lointains antiques
où le Livre unissait
les identités.

Ai-je perdu la mienne
ou bien s’est-elle abandonnée
dans la biodiversité
des hymnes minéraux,
de toutes les forêts ô sublimes joyaux  ?


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Cristale   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Quelle talent !

C'est le lyrisme, que je trouve habituellement en poésie classique, de ce texte libre qui a fait de ma lecture un enchantement pour les yeux et pour le palais tant les assonances dans le jeu musical et la palette des couleurs me semblent maîtrisées.

J'y retrouve les rythmes de l'alexandrin, et autres octosyllabes, hexasyllabes... ainsi que les tournures qui soulignent une richesse de vocabulaire assez rare de nos jours en poésie.

"un millier de colonnes
de granit ou de marbre ou encore de jaspe
et d’onyx."

et l'image apparaît.

"Un vertige mystique au creux de l’âme émue
par la beauté du biotope séculaire
planté avec l’art accompli
des Khalifes
et des Omeyyades,"

L'Art, je le retrouve ici dans cette merveilleuse dualité crée des mains des hommes:

Une cathédrale bâtie dans une mosquée me fait penser à la mosquée-cathédrale de Cordoue que je ne connais pas et dont j'ai trouvé les images sur wikipédia.

Le sujet du concours est respecté.

Superbe !

   Jano   
1/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis incapable de dire de quel monument vous parlez. J'ai bien compris que vous évoquiez un édifice arabe, des temps anciens, mais je n'arrive pas à le situer. Vous donnez différentes pistes qui me perdent, entre le « Grand Oued » propre au Maghreb et « le mihrab byzantin » plutôt rattaché à la Turquie. Il semble également que ce monument ait abrité diverses confessions ce qui finit par m'égarer totalement.
Au niveau du style, je regrette du vocabulaire trop moderne (« biotope », « biodiversité ») et cette bizarre inclusion de Schubert en décalage avec l'ambiance. Il y a trop d'éléments disparates.

   Arielle   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Cette visite me laisse partagée entre l'émerveillement et la déception.
Je suis toute prête à me laisser emporter par "Un vertige mystique au creux de l’âme émue par la beauté" mais je me heurte aussitôt au "biotope séculaire" qui vient froidement me sortir de ce rêve.
Une deuxième fois le "vertige au creux de l'âme" vient cogner contre une"biodiversité" où la présence de Schubert me paraît incongrue. A-t-il visité les lieux ? A-t-il écrit une partition en leur honneur ?
"Divine étrangeté, clairière que l’Histoire" Cette forêt de colonnades qui semble vous avoir particulièrement ému(e) est souvent l'apanage des cathédrales et des mosquées et j'aime bien cette idée de réunir sous leurs voûtes des cultes qui s'affrontent en d'autres lieux mais je trouve un peu trop descriptives certaines parties de votre texte qui s'attardent sur les matériaux utilisés qui doivent, certes, guider le lecteur vers une reconnaissance mais font un peu dépliant touristique dans un poème

   Bidis   
11/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je n'ai aucune idée de ce que ce monument peut être, mais je trouve ce poème splendide. On voit quelque chose de très beau et j'imagine, d'après ce que je lis, que c'est blanc et lumineux. J'ai hâte d'en voir la représentation sur le Net.

   pieralun   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pour moi, le texte est joli....oui joli, mais il n’appartient pas au registre poétique.
Il me fait l’effet d’une belle publicité pour un site vanté par une agence de voyage.
J’aime l’enchainement :granit marbre jaspe onyx.

   Vincendix   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Je crois deviner le nom de ce « monument » à travers ces vers que je trouve bien construits malgré mes réticences face à la poésie libre.
Je regrette un peu le « biotope » que j’ estime anachronique.
Je constate que beaucoup de participants au concours se sont focalisés sur des lieux antiques du Moyen-Orient, il y a pourtant d’autres merveilles dans le monde !
Vincent

   papipoete   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour,
Des forêts de colonnes de marbre non loin du " Grand Oued " se dressent là depuis des millénaires, et les pèlerins lèvent les mains jointes, prient Marie ...
NB peut-être que le texte évoque le Saint Sépulcre à Jérusalem, mais je ne suis pas certain du tout !
La première ligne m'a transporté chez les cow-boys en lisant le " grand ouest " ! mais bien vite j'ai traversé le monde jusqu'en orient, pour me rappeler " les ablutions de pureté de l'être aux chants des Anachid " .
Vos vers sont rutilants comme " ces puits de lumière ", mais j'avoue errer dans votre sillage et me perd dans cet immense désert .
Je voudrais marquer mon étonnement sur le fait que notre France n'a guère inspiré les poètes jusqu'à présent, et qu'en plus ( pas le vôtre ) l'on évoque des monuments lointains que la furie des hommes jette à terre !

   Marite   
22/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nul besoin de savoir quel monument est magnifié dans ce poème. Une seule lecture a suffi pour survoler les âges et me transporter jusqu'à
"ces lointains antiques
où le Livre unissait
les identités."

   PIZZICATO   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai d'abord pensé au mihrab de la grande mosquée de Kairouan (encore le même secteur que les textes précédents ...).

Puis j'ai été dérouté par cette strophe :
" Divine étrangeté, clairière que l’Histoire
Renaissance
accueille en Ave Maria
incongru.
Les mains jointes,
dans la chapelle du Trésor
à l’ostensoir du Sacrement
d’ivoire et d’argent,
j’encense Schubert,
un vertige au creux de l’âme,
encore,
les yeux levés vers le clocher. "

Dans son ensemble, ce texte ne m'a pas vraiment séduit. Il est plus question du ressenti de l'auteur que la beauté et l'histoire d'un monument.

   Ananas   
21/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'ai été incapable de trouver le monument, en lisant votre poème.

Pour ma propre approche du concours c'est problématique.

Sinon l'écriture est belle, même si je trouve que le vocabulaire fait plus classique que libre :)

Merci pour le partage et bonne chance pour le concours !

   Arsinor   
22/10/2017
Champs lexicaux évoqués sans être exploités, est-ce fait exprès pour évoquer une balade insouciante à travers les cultures ? Personnellement, ça m'a semblé un peu facile, fourre-tout.

   Goelette   
23/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Parmi "la forêt des colonnes" d'où se dégage la magie du lieu, on voyage dans un vocabulaire empreint de couleurs
"blanches pierres et briques rouges,
baignés aux puits de la Lumière,"

Vous avez habilement choisi des matières nobles
"de granit ou de marbre ou encore de jaspe
et d’onyx." et plus loin "d'ivoire et d'argent"

Puis vous nous entraînez vers les temps anciens et
"l’art accompli
des Khalifes
et des Omeyyades,
je rejoins les ablutions
de pureté de l’Être
aux chants des Anachid."

Viennent ensuite vos méditations qui reprennent le terme de "vertige" que nous éprouvons avec vous "au creux de l'âme"

Une seule remarque : les mots "biotope" et "biodiversité" me semblent dénoter dans l'atmosphère mystique si bien rendue par ce très beau texte

   David   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir,

Je ne devine pas le monument, le début me semblait oriental puis vient Schubert, clocher. J'aime bien les enjambements du premier passage comme :

"Des rives du Grand Oued, je m’avance à l’orée
d’une forêt étrange :
un millier de colonnes
de granit ou de marbre ou encore de jaspe
et d’onyx."

mais je n'aime pas trop celui-là :

"Divine étrangeté, clairière que l’Histoire
Renaissance
accueille en Ave Maria
incongru."

"Renaissance" me semble justement "incongru"

Le vocabulaire exotique m'a un peu charmé, mais sans coup de cœur véritablement, je n'ai pas eu de sensation de longueur mais pas tant d'intensité non plus.

Je vais citer l'ex cathédrale Sainte Sophie devenue mosquée d'Istanbul pour le monument quand même.

   BRH_CORP   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème en vers libres qui a su me transporter loin dans l'imaginaire. Toute la poésie à l'état pur avec ce fabuleux voyage au coeur de l'Orient. Je vous dit bravo !

BRH

   Darques   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Est-il besoin de répéter, que le trait marquant de ce texte est l'anachronisme.
La poésie est bien loin dans ces mots qui voudraient dire l'émerveillement de l'auteur, par le biais d'un lyrisme tapageur.
Vous l'aurez compris, votre forêt, qui doit abriter quelque minaret remarquable, ne m'a pas convaincu. Ni votre style, d'ailleurs.


Oniris Copyright © 2007-2017