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Poésie néo-classique
Bidis : Le dernier fil [concours]
 Publié le 31/08/09  -  21 commentaires  -  1300 caractères  -  266 lectures    Autres textes du même auteur

Un poème à chute (c'est le cas de le dire...)


Le dernier fil [concours]



Ce texte est une participation au concours nº 9 : Le personnage (informations sur ce concours).




Les doigts tendus de sa main élégante et fine
Effleurent la rampe en glissant.
Les hanches dansent, le col gracieux s’incline :
Marche après marche, elle descend.

Coulent le long des joues, tombent jusqu’à la taille,
Les algues noires des cheveux.
Elle a les traits purs d’une vierge de médaille,
De l’air et de l’eau dans les yeux.

La robe moulante souligne la poitrine
D’un dessin fier et résolu.
Le galbe exquis des cuisses à peine se devine
Sous la caresse du tissu.

Elle va pour s’admirer, d’azur et d’or parée,
Vers le miroir du palier.
Mais ne s’y voyant pas, elle demeure figée…
Tandis que dans l’escalier

Portant le corps en sang d’une femme sans âge
Affublée d’oripeaux bleus,
Des hommes montent, la traversent au passage…
Elle n’est plus ce monstre hideux.

Cette chair grise, flasque et sillonnée de rides,
Ces maigres cheveux grisonnants,
Elle les a maudits et rejoint dans le vide,
L’éternité de ses vingt ans…


 
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   jaimme   
31/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une femme âgée se jette dans les escaliers. Des hommes qui la portent, traversent son fantôme, heureux d'apparaître éternellement sous les traits de ses vingt ans.
Une succession de quelques images qui m'ont peu marqué. J'ai buté sur "algues noires". Soit je n'ai pas compris l'image, soit je reste interdit devant ces algues qui sont tout sauf attirantes.

   Anonyme   
31/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Moi j'ai aimé les algues, l'envie de retrouver ses 20 ans... le parallèle entre le monde et son monde.

Au compte goutte, mais je trouve une petite tendance Christienne qui n'est pas pour me déplaire.

J'aime les algues noires pour évoquer le cheveu... ça me parle beaucoup sur plein de plans différents.

Et pour ne rien gâcher c'est assez bien écrit.
Merci

   brabant   
1/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle écriture, souple et déliée, courbe et ronde comme un corps de femme, voluptueuse et volutueuse.
Un portrait aux allures de femme fatale, qui me fait penser à Rita Hayworth au faîte de sa beauté, à son abondante chevelure noire comme des algues évidemment, onduleuse, brillante et vivante, torrentueuse et tentaculaire, photo de vamp en noir et blanc.
Le problème est que cette beauté retrouvée, elle ne la voit plus. Elle ne voit plus non plus sa laideur de recluse. Cette beauté c'est nous qui la voyons, élévée au rang de mythe car les hommes la traversent.
Je n'aime cependant pas trop les traits purs d'une vierge de médaille qui contredisent la main, les hanches, le col, les cheveux noirs qui descendent jusqu'à la taille, la poitrine fière et résolue, le galbe des cuisses (je n'ai pas réussi à placer ma petite bébête qui monte, qui monte, qui monte... elle s'est perdue en route, il y a trop de sinuosités! ah! les chemins de traverse!...), cette femme-là est vénéneuse et canaille, c'est la condition pour plaire aux hommes.
Il y a des contradictions que je ne m'explique pas dans ce portrait. Séduire ou léviter, il faut choisir!
Bon! de toute façon il semble que la force de gravité ait choisi pour votre héroïne.
Mais elle n'est tombée que pour mieux s'élever, tant pis et tant mieux pour elle.
Dites-moi, cette beauté du corps vierge est-elle si importante pour les femmes? Celle-là ne semble placer sa force que dans son apparence physique, au point de la vouloir éternelle.
Vanité! Les hommes sont-ils à ce point méprisables?

Oui! Car j'ai aimé votre texte! J'aime cette femme!

   Anonyme   
1/9/2009
Bonjour Bidis. J'ai bien aimé la première strophe. Mais ensuite, la poésie ne m'a pas transportée et j'avoue que cette femme ne m'a pas attirée. Pour ma part, je n'ai pas aimé "les algues noires", ni "vierge de médaille", et j'avoue, sans vous offenser, que je n'ai pas aimé la fin.

   Anonyme   
1/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Bidis,
Superbe et délicat portrait de femme à la beauté à jamais inoubliable par la grâce de cette chute.
Dès la première strophe, le mouvement s'installe, je la vois descendre cet escalier, j’entends le léger bruissement de la soie. Une bien belle sirène "aux algues noires" que la gracieuse et superbe Madame G. Kelly (cheveux teints) aurait pu incarner.
Il me semble que pour vraiment ressentir la douleur de ce poème il faut aussi avoir passé le cap de ces vingt ans, si beaux, si fiers qui font que pendant ce laps de temps, on a si peu à redouter. Cela nous réconcilie peut-être avec «Cette chair grise, flasque et sillonnée de rides, Ces maigres cheveux grisonnants, » Ce qu'il est doux de se dire, en fin de compte, c'est qu'à moins de s'appeler Madona, tous nos mannequins, aussi sylphides soient-ils, y auront droit, et c’est très bien ainsi.
Bravo Bidis. Un bien beau portrait.

   LeopoldPartisan   
1/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Désolé mais je n'ai vraiment pas du tout accroché à cette vision manichéenne de la beauté de la jeunesse et de la laideur de la vieillesse. Je dirais même que ce genre de caricature va réellement finir par m'écoeurer complètement. Peut être que je suis vieux, sans doute, mais non arrêter là vraiment la coupe commence à déborder. Ce matérialisme exacerbé est à vomir. Avez vous déjà regardé dans d'autres cultures le respect fait à la vieillesse gage de sérénité. Ce week-end, j'ai vu un incroyable reportage de Gilbert Montagnié, oui le vieux chanteur aveugle, au Tibet. Là les vieux avaient encore un rôle très très humain. Ils se balançaient pas du haut de l'Everest parce qu'ils étaient vieux, moches et édentés. En fait personellement je suis pour une société multi culturelle, où chacun apporte sa pierre à l'édifice qu'on appelle le monde.Comme c'est quand même fort bien écrit je mettrai moyen.

   Garance   
1/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle description d'une femme qui a quitté son enveloppe de chairs où toutes sensations se sont évanouies depuis longtemps.
Un retour à la vie.
Belle et poétique perspective !
Je me laisse charmée.
Je ne pense pas que ce poème souhaite faire l'apologie de la jeunesse, il n'enlève rien à la dignité de l'homme quelque soit son âge...et si l'on pouvait vieillir en gardant légèreté et frissons agréables et bien sûr vivacité d'esprit...mais à un certain âge porter la vie en son corps doit être fatigant...la vie dans ce poème semble s'être délivrée du trop lourd...enfin, c'est ainsi que je le perçois et c'est pourquoi j'aime ce personnage.

   pieralun   
2/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le premier quatrain est magnifique et le troisième me plait également. Je n'aime pas le second, mais la suite est originale et excellement traitée avec une formidable juxtaposition de la beauté et de la laideur des ans.
J'aime
Amicalement Bidis

   Marite   
2/9/2009
Bonjour Bidis. J’ai trouvé la plupart des vers agréables en sonorités et rythme ainsi que les images évoquées, en particulier celle de l’entité qui descend l’escalier jusqu’au miroir. Ce qui gâche le poème et refroidit l’émotion à mon sens, c’est la « vierge à la médaille » et surtout à la fin, la description négative de la vieillesse. Ce n’est pas la souffrance qui est dite mais plutôt le mépris et le rejet de cet état. Je trouve que c’est dommage et ça m’enlève l’envie de donner une appréciation malgré la qualité de l’écriture. Je n’ai pas compris non plus le titre : « Le dernier fil », de quel fil s’agit-il ?

   misumena   
3/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir, Bidis,

Le fil des Parques, peut-être ?
J'ai vu dans ce poème la dépression d'une femme qui n'a vécu que de sa beauté, une futile magnifique.
"Elle va pour s'admirer"... si sa vie n'est faite que de ça, pas étonnant qu'elle lâche la rampe. La vieillesse n'est vue qu'au travers de ses yeux plutôt vides : de l'air, de l'eau... presque du creux, en somme. Il est logique qu'elle n'ait aucune pitié pour ce corps devenu imparfait, dans son système de pensée.

J'aime plus particulièrement la dernière strophe -un goût pour l'âpreté, qui me fait apprécier un peu moins la description de la jeune femme, par ailleurs joliment tournée.

Misumena

PS : J'ai trouvé, c'est Gloria Swanson qui a loupé une marche !

   wancyrs   
3/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ô temps suspend ton vol !
Je ne sais plus qui le disait... il est vrai qu'on aimerait garder incessament sa jeunesse, mais hélas ! l'engrenage du temps est difficile à remonter... sauf si on décide de l'arreter par soi-même
Décrire amèrement la vieillesse, pourquoi pas ? c'est amer de vieillir, et il n'y a personne qui se réjouit de devenir une mécanique obsolète... Mais faut-il pour autant s'enlever la vie ?

   Anonyme   
6/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve ce récit très bien mené.
L'on découvre cette femme à travers son fantôme, fort joliment dépeint ; l'on ne s'aperçoit qu'au 4ème quatrain, grâce à sa propre stupeur, qu'elle n'est pas réellement vivante ; et cette rencontre ensuite, avec sa propre caricture, qui pourtant elle, était bien réelle ...
Un poème qui transcrit avec beaucoup de grâce et d'imagination, le désarroi de la vieillesse, surtout lorsque l'on fut femme et belle !

   David   
10/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Bidis,

Une bonne impression qui tient au revirement de situation, la mise enscène est vraiment bien faite. Je rapporte quand même ici des excès pas nécessaires je crois :

"sa main élégante et fine"
"Le galbe exquis"
"ce monstre hideux."

Je m'interroge aussi sur le titre, qu'elle est ce "dernier fil", je ne trouve pas l'image voulu...

Une excellente atmosphère en tout cas, un air de cauchemar bien rendu.

   colibam   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une écriture très correcte qui exprime bien l’élégance et la sensualité intactes d’une femme âgée engluée dans le refus du temps qui passe, altère et avilie (même si je ne partage pas du tout cette vision sur le travail des années) et qui n’a pas su trouver les trésors qui sommeillent en elle, au-delà du schéma futile des apparences (mdr, j'aurai pu mettre un point avant).
J’aime beaucoup les deux derniers vers.

   Anonyme   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un fil d'Ariane, enfile ton aiguille charmante couturière... et le temps passera, ça tient à un fil et... Une écriture charmeuse, exquise, poétique, une histoire comptée. J'ai vu dans l'escalier le portrait au mur d'une fille fraîche.

   Melenea   
13/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Très original... ça me fait presque pensé à ces films sombres, de peur.
Les algues noires de ses cheveux, je n'ai pas trouvé l'image séduisante, car cela m'a plus fait pensé à une noyée...
Sinon l'histoire est intéressante surtout dans l'opposition entre la déchéance du corps par l'âge et celui de ses 20 ans...

   Mr-Barnabooth   
14/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème très intéressant que j'ai aimé lire plusieurs fois !
La lecture est agréable et certains vers se gravent dans le bronze et l'argent.
je trouve que la composition de ton personnage qui se dévoile en descendant et montant cet escalier est très fine et très originale.
Cela ajoute de la force à la lecture et du visuel à ton texte.
Bravo !
Mr B.

   Selenim   
15/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce qu'il y a de beau dans ce poème, c'est la simplicité avec laquelle il habille cette dame.
L'écriture est vraiment à l'image du personnage : humble.
Et il y a dans cette sensation épurée une force qui nous touche car les mots sont directs, il ne transitent pas par notre intellect, à rechercher tel ou tel référence culturelle, tel ou tel technique poétique.

Une vraie réussite.

Selenim

   Maëlle   
22/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime bien les miroirs, en général. J'ai été surprise à la relecture: j'avais gardé un souvenir meilleur du texte que ce que j'en ai relu...

Enfin, bref. J'aime la description, le contraste, l'histoire racontée. J'accroche un peu sur le rythme.

   Anonyme   
1/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une façon d'imager "sa" mort : se voir derrière le miroir de l'éternité, apercevant les "vivants" portant en "terre" sa propre dépouille. Enfin retrouver sa jeunesse et beauté perdue ?

Ce poème est un "plein coeur" d'espoir.

Un bien pour la tentative sur le nombre de pieds alternés qui aurait pu être un 6/12 ? non ?

   Anonyme   
1/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
une atmosphère tragique, proche du cauchemar, mais écrit de si élégante façon.
J'ai beaucoup aimé la douche froide à partir du quatrième quatrain, qui ramène l'image d'un femme (d'une strar) à la simple condition d'humain, vieillissant, et sans illusion pour le lecteur.
Il y a dans ce poème une chute que l'on attendrait plus volontiers dans une nouvelle : cela en fait sa force et son originalité.
On éprouve une compassion certaine pour cette femme, déchue ? pas si sur : elle garde sa superbe jusqu'au dernier vers, et grâce à eux.

joceline


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