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Poésie libre
Bous : Amélie
 Publié le 09/03/08  -  9 commentaires  -  1554 caractères  -  27 lectures    Autres textes du même auteur

L'illusion du temps qui passe...


Amélie



Amélie, douce Amélie,
Assise sur ton banc, lisant
Au jardin sous le vieux pommier.

Je garde précieusement ta photo
Trouvée au grenier, au fond d'un coffre
Vide, abandonné il y a bien longtemps.

J'en fis la découverte un jour d'orage
Et de pluie, de foudre et de tonnerre
Sur la ville, à la lumière d'un éclair.

J'étais monté, soucieux, vite voir si le toit résisterait
Au déluge annoncé. Je redescendis lentement, émerveillé,
L'image à la main.

Ton nom, Amélie, était écrit au dos de l'épreuve
Défraichie par l'illusion du temps qui passe,
Par les années qui semblent nous partager.

Tu lèves la tête légèrement du livre
Que tu tiens ouvert sur les genoux,
La bouche souriante.

Tu contemples, ravie, les moineaux
Venus picorer à tes pieds
Les miettes répandues de ton goûter.

On aperçoit tout juste encore la cafetière
En faïence, posée à proximité
Sur une table de jardin, et une tasse.

Amélie, douce Amélie,
Cousine lointaine de ma grand-mère,
J'habite aujourd'hui ta maison.

Une demeure étriquée,
Mais agrémentée en secret d'un verger
Entouré de hauts murs.

Ce serait enfantillage sans doute de penser,
D'imaginer que tu reviens parfois
Hanter en esprit ton oasis.

Pourtant des fois m'asseyant sur ton banc,
Je sens bien ta présence heureuse à mes côtés,
Sachant que tout au plus un mirage nous sépare.


 
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   Anonyme   
9/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien
L'histoire est jolie, le texte se lit bien. J'ai bien aimé cette rencontre improbable.

   clementine   
9/3/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très joli poème d'une tendresse infinie.
Qu'est ce que c'est agréable à lire.
Moi aussi, j'ai habité jadis une vieille maison ou à tort ou à raison, je sentais souvent la présence bienveillante de l'ancien propriétaire.
Et bien que cette maison fut très isolée, je m'y sentais en totale sécurité.
Imagination, peut-être, peut-être, probablement mais...

   Anonyme   
9/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien
poème paisible d'une grande tendresse

..mais non Clémentine, les lieux ont de la mémoire. Suffit de les faire parler

   Anonyme   
9/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien
"Un mirage nous sépare" : Je trouce cette chute trè belle ! surpenante et délicate.
Une photo suffit pour que des millions d'autres inérieures parviennent à notre esprit ! Ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle une maison hantée mais une "maison tentée" La forme n'a rien de poétique mals le fond l'est totalement tant la rencontre est sensationelle !

   Anonyme   
9/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je partage ici le point de vue de tous, sur la paisible beauté de ce poème et ce dernier vers magnifique.

Quelques maladresses sur la forme, mais il y a tellement de tendresse dans ces mots que je me laisse attendrir.

   Bous   
9/3/2008
Merci pour vos agréables commentaires. J'avoue que cette « maladresse de forme » habituelle chez moi me trouble. Je m'appuie sans doute trop hardiment sur le bonheur de mon intuition, et n'y prête pas suffisamment attention. C'est un « au petit bonheur la chance » qui me perd. Je ne promets rien, mais...

Bous

   Scrib   
18/3/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très belle rencontre avec des souvenirs ! J'ai apprécié...

   Anonyme   
21/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je suis très enthousiaste après la lecture de cet écrit, dès les premiers mots, me voilà très attentive, à l'émotion qui peu à eu vous envahit après la découverte de cette photo. J'ai l'impression d'y prendre part, car votre écrit semble posé de façon très spontanée.
Pas de fioriture, juste en partage se révélant la beauté du moment, que le hasard place sur votre chemin, en cette photo, révélant un être d'autrefois, dont il reste juste une photo abandonnée.

Vous m'avez ému, et transporté, beaucoup d'élégance dans votre écrit, parce que vous vous êtes intéressé à cet hier avec tendresse, respect, après tout vous auriez pu très bien la déchirer cette photo.

   Curwwod   
21/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme l'a déjà précisé un commentateur, la poésie de ce texte ne réside pas dans sa forme. La prose poétique, voire le contemporain eussent réussi à transmettre votre émotion et votre sincérité. J'ai éprouvé bien des fois ce sentiment en bien des lieux. C'est quelque chose de troublant et de délicieux. Vous avez bien traduit cette présence avec simplicité et tendresse.


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