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| Lebarde
27/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un sujet d'actualité qu'il n'est guère difficile d'identifier et impossible d'ignorer, de la situation géopolitique mondiale actuelle assujettie à des esprits dérangés, orgueilleux et dominateurs qui imposent par la puissance dissuasive, la peur entretenue, les mensonges trompeurs, leurs ambitions impérialistes et leurs lois aux règles universelles bafouées, à un "troupeau somnolent, pacifique et rêveur/Concédant à changer ses propres habitudes." (Chacun de nous se reconnaitra!)
"Bêlez gentils moutons", mais n'acceptez plus que "Les paroles du loup sur les âmes fragiles/ Sèment l'effroi, le doute et touchent les dociles ." Ce poème courageux de mises en garde et d'alertes sur un sujet majeur qui ne supporte ni faiblesse ni concession, ne manque pourtant pas de poésie: une manière courtoise, mesurée mais efficace de dire les choses et de sensibiliser les esprits. Bravo, votre poème est super tant sur le fond que sur la forme classique irréprochable. Merci de l'avoir écrit, j'applaudis sans réserve. En EL |
| ANIMAL
30/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Voici un poème particulièrement réaliste, dommage qu'il ne soit pas qu'une fiction. Il pourrait s'appliquer de nos jours un peu partout mais est de toutes les époques. Car, encore et toujours, certains veulent dominer les autres en jouant sur les peurs, la complaisance, le besoin de laisser penser à sa place qui pousse à tout déléguer.
"Bêlez gentils moutons " Sur la forme, rien à dire de particulier. Le texte est bien rythmé, se lit aisément. La chute est telle qu'attendue. Je ne saurai juger la catégorie classique, je laisse pour cela la parole aux spécialistes. |
| Donaldo75
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Eh bien, le commentateur à grosses lunettes d’écailles arrive à son train de sénateur, je lui fais un croche-pieds et lui pique sa place dans la file de l’Espace Lecture. Et voilà ! Du coup, je commente ce poème que je trouve solidement construit, classique dans sa forme, maîtrisé dans son rythme, et clair dans son intention. Et oui, ça c’est de la synthèse les amis, pas besoin de disserter des plombes dans le monde de Donaldo ! J’ai ainsi lu un ensemble qui à mon goût tient de la fable politique moderne, où le loup et les moutons servent de métaphore pour un pouvoir manipulateur. C’est efficace et cohérent, à la portée de tous les lectorats, même si parfois le poème s’avère un peu trop explicite, alors que de la bonne vieille métaphore de derrière les fagots permettrait de gagner en subtilité ou en tension poétique.
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| Ornicar
31/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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J'apprécie l'intention, plus que jamais nécessaire de nos jours. Pourtant, je peine à être emballé, le résultat me semble assez fade au regard de la référence à Orwell.
Sur le fond, il me semble lire pas mal d'évidences et de lieux communs. Sur la forme, l'utilisation de nombreux concepts ("certitudes, vertu, danger, le bien, le mal, défiance, les vérités") rend ce poème assez abstrait. Il y a peu d'images hormis celles, convenues, du troupeau, des moutons et du loup. Encore ne sont-elles que mentionnées sans être véritablement exploitées. Le titre, à la tonalité didactique ("La culture de la peur") n'a rien de poétique. L'expression me semble ici phagocytée non pas par les nécessités de la rime mais par la gravité de son sujet. Dommage. J'aurais tant voulu montrer plus d'enthousisme. |
| papipoete
8/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour Boutet
Le Roi va parler : - tremblez gens de peu de foi, moutons de toute laine, ouailles d'une mauvaise chapelle... - ça va barder, et le ciel m'en est témoin, vous risquez de ne plus être demain... à moins qu'en moi ayant toute confiance, vous vous soumettiez et filez droit ! De qui parle-t-on ? d'un blond au charisme exacerbé ; d'un mollah fatigué ; d'un coréen ventru ? je vous laisse réfléchir ! " oh les vilains immigrés qui mangent nos chiens ! " NB à part le Pape qui ne craint rien en sa basilique, ou le gardien d'un coffre d'or en pays neutre, nous tremblons tous un peu en songeant, que notre belle France plus vite que l'éclair, peut sous ces menaces, s'écrouler... dans la 3e strophe qui est ma préférée, j'aurais davantage vu " jurant " à la place de " croyant " des alexandrins sans faute, comme nous a habitués l'auteur! |
| Passant75
8/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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À qui s’adresse ce message sinon à ceux qui ne voient, sur le mur du fond, que les ombres de ceux qui passent devant l’entrée. Peur du soleil, peur de la lumière, peur de la vérité, peur qui fait accepter les chaînes !
Une actualité de tout temps, bien dessinée en ce lieu, par ailleurs bien versifiée, ce qui ne gâte rien. La tyrannie fait encore plus peur quand le tyran est persuadé de son bon droit. Cette peur n’a pas d’âge, L’Inquisition hier, autant que les mollahs d’aujourd’hui, n’a jamais douté qu’elle était dans le camp du Bien. Et déjà bien avant, le « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » du légat du Pape à Montségur résumait bien ce propos ! Au final, un texte dont j’ai apprécié le fond comme la forme. Mais plus encore le fond que la forme ! |
| Provencao
8/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Boutet,
"Croyant bannir le mal il forge la tempête Et les calamités dont il a fait nos lits, Mensonge et défiance exportent les conflits : Au lieu de divertir il nous gâche la fête." Ce quatrain, à mon sens reflète tout à fait ces manoeuvres et subterfuges présumés nous calmer et apaiser de cette peur mais qui nous abandonneront aussi dépouillés devant la mort qu’on l’a été en naissant. Esr-ce cette valeur de lucidité, qui fait entrevoir la révolte, la fureur et l'agressivité partout, à la base, au terme et dans les manoeuvres élaborées pour la badigeonner ou s’en appuyer? Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
8/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Angoisse, mensonges, flatteries sont parmi d'autres les artifices dont ont usé et usent encore les démagogues afin d'affermir leur pouvoir.
Seule la culture, la réflexion et le doute peuvent contrecarrer les ambitions néfastes et les tentatives de nous décerveler. Si j'apprécie le thème, je suis moins séduit par son traitement littéraire |
| Polza
8/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Orwell était un visionnaire, « 1984 » n’a jamais été autant d’actualité que de nos jours. Sans oublier l’excellent et hilarant livre (mais aussi inquiétant), « La ferme des animaux » où l’on s’aperçoit que tout empli de bons sentiments qu’il affirme mettre un avant, un régime commet très rapidement les mêmes atrocités que l’ancien qu’il critiquait pourtant.
Pour conclure sur mes réflexions personnelles avant de commenter, quand je lis tyrannie je pense toujours à Étienne de La Boétie et son Discours de la servitude volontaire ! Si j’ai apprécié la volonté de dénoncer du narrateur, je trouve la construction légèrement naïve et manquant de profondeur. J’aurais aimé que le tout soit traité de façon un peu plus philosophique. Le problème des brûlots poétiques sur la politique, c’est que bien souvent (pas toujours), je ne les trouve que peu poétiques, le vôtre confirme la (ma) règle. En partant sur ce postulat, je ne vois pas la nécessité de se servir d’une forme poétique pour dénoncer (à quelques exceptions près), de la prose me paraît plus appropriée, cela n’engage que moi bien entendu. « Au non de la vertu dont il est le gardien » dans le quatrain où apparaît ce vers, il y a trois fois l’auxiliaire être « est le gardien/est son outil/est à nos pieds ». Baudelaire, dans « La mort des pauvres », en a mis 4 dans son tercet final, donc pourquoi pas, ce n’est pas ce qui m’a le plus gêné. Par contre, il sait très bien qu’il n’est pas gardien de la vertu, tout ce qu’il peut dire ou penser est captieux (selon moi) afin de servir ses propres intérêts. Mais vous ne pouviez pas utiliser « dont il se dit gardien » par exemple puisque vous aviez déjà écrit « et se dit le sauveur ». « Croyant bannir le mal il forge la tempête » rien de très important, mais personnellement, j’aurais mis une virgule après « mal ». « Au lieu de divertir il nous gâche la fête. » je ne suis pas sûr d’avoir bien sais ce passage. Pourquoi son rôle serait-il de divertir ? J’aurais également bien vu une virgule après « divertir » « Bêlez, gentils moutons/Les paroles du loup » je comprends l’opposition et l’image, mais je la trouve un peu enfantine dans un récit qui se veut être dénonciateur (ou alerter) avec une certaine véhémence. En ce qui me concerne, ce poème manque de poésie (à part la forme), je trouve cela dommage, car je suis persuadé qu’il est possible de dénoncer tout en y ajoutant un élan plus poétique. |
| Beaumarin
8/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Le texte s’inscrit clairement dans une critique d’ordre politique ou, plus largement, sociétale. Pour ma part, c’est un registre qui me touche peu lorsqu’il emprunte la voie poétique. Même chez de grands auteurs — Boileau ou Plutarque pour ne citer qu’eux — cette utilisation de la poésie comme instrument de dénonciation ou de combat m’a toujours laissé réservé.
Je demeure en effet peu sensible à une poésie qui vise moins à élever qu’à abaisser, moins à éclairer qu’à disqualifier. La critique, lorsqu’elle se contente de désigner, de moquer ou de condamner, me semble relever davantage du pamphlet que du poème, et perd alors ce qui fait, à mes yeux, la noblesse propre du langage poétique. Je ressens également une forme de mépris sous-jacent — celui du « troupeau », des « moutons » — qui me met mal à l’aise. La satire antique elle-même, chez Juvenal notamment, oscille déjà entre l’amour exigeant de la vertu et le simple dédain du vice ; or cette seconde posture me semble toujours la moins féconde poétiquement et moralement. Enfin, le poème me paraît affaibli par son indétermination symbolique : le loup n’est jamais nommé, pas plus que les agneaux. Chacun peut dès lors s’y reconnaître contre son adversaire du moment, ce qui rend le propos réversible, presque interchangeable. À force de pouvoir viser tout le monde, le texte perd, selon moi, de sa force singulière et de sa nécessité poétique. D'un point de vue forme désormais, les alexandrins sont fluides et la forme classique clairement maîtrisée, mais à cause du sujet traité, il manque la poésie |
| tome15545
8/2/2026
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Ces vers me paraissent le fruit d'une erreur originelle dans la conception de ce poème : le troupeau, au singulier, pour désigner la foule, ne permet pas une dichotomie exemplaire et polarisée qui aurait pu permettre une haute clarté d'envergure.
Ainsi "les" au second quatrain ne renvoie pas clairement à autre chose qu'aux habitudes, et "il" pourrait plausiblement renvoyer au troupeau, si nous ne nous doutions pas des intentions de l'auteur. Le dernier vers semble avoir guidé l'ensemble du poème. Malheureusement, d'une part je le crois faux, et d'autre part il ne provient pas d'une démonstration logique amenée par le texte. Je prends cela pour de la propagande, et un sentiment de supériorité de la part d'un narrateur qui verrait des comportements moutonniers auxquels il échappe évidemment à partir du moment où il les observe. Beaucoup de formules sont archaïques sans raison à mon sens que le combat contre la métrique : j'ai l'impression que l'écriture manque de repos, a été rapide, et manque de recul et de souffle. "Mensonge et défiance exportent les conflits" serait peut-être un vers banal au XVIIème siècle, mais cela donne une impression étrange de clavecin non tempéré aujourd'hui. |
| LeChevalier
8/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Des quatrains embrassés d'alexandrins, la forme de « Booz endormi » ou des « Eléphants » (Leconte de Lisle).
Je trouve la première phrase laborieuse : seulement deux verbes conjugués, alors que nous avons à côté « rassurant », « somnolent » et « concédant », sans compter tous les autres adjectifs. En plus, « rassurant » et « certitudes » disent la même chose. La deuxième phrase me plaît un peu mieux, mais là aussi une forme en -ant : « en criant ». En plus, le pronom « les » force le lecteur plus à deviner, qu'à comprendre. En effet, les seuls pluriels déjà rencontrés sont « certitudes » et « habitudes » mais on voit mal comment celles-ci peuvent être rassemblées ou divisées. Qui se cache derrière « les » ? Pourquoi ne pas dire « le » pour rendre la référence au troupeau du 1er quatrain plus claire ? Le discours direct à la fin du quatrain améliore les choses. Le troisième quatrain commence aussi avec un -ant et je pense que c'est vraiment trop. Par contre, la qualité générale monte encore, grâce aux verbes conjugués. Le dernier quatrain est le meilleur et c'est comme ça qu'il faut que ce soit. Le titre retenu me semble, en revanche, mal à propos, quand le mot « peur » n'apparaît jamais. D'ailleurs, toute l'expression « culture de la peur » me semble trop contemporaine, trop discours journalistique, pour coller à la belle métaphore classique des moutons. |
| Luron
9/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Boutet,
Une seule petite remarque sur le fond. La crainte est bien pire que "le vecteur des fausses vérités". Elle permet à la servitude de s'installer. Les moutons deviennent alors des robots. Je regrette un peu qu'une telle qualité d'écriture n'ait pas exprimé, au moins au niveau des deux derniers vers du dernier quatrain, un cri du cœur plus puissant contre les dictatures. Merci pour le plaisir de la lecture. |
| Ramana
9/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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"Au lieu de divertir" : non, je crois que le divertissement entretenu, comme la peur entretenue, font également partie de l'ingénierie sociale mise en place pour que nos élites illégitimes puissent contrôler le troupeau. Cet aspect distraction est décrit dans le livre d'Aldous Huxley "le meilleur des mondes". Le moyen le plus efficace de contrôler les foules, plus que la force brutale, c'est de contrôler le narratif, c'est à dire les pensées. Et on y ajoutera la force si le narratif ne suffit pas... Les oppositions sociétales (peur de l'autre) également suscitées à dessein, permettent une division dans le même but.
Votre lucidité n'est que trop peu partagée ! |
| BlaseSaintLuc
9/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Que c'est bien résumé, tout est * presque dit, tu n'iras pas aux USA poète pamphlétaire !
Un petit cochon bâtisseur de béton, qui aurait mangé le loup de wall street et aurait pris sa forme pour être celui de Tex Avery celui avec des yeux de pervers lubriques lorgnant sur le petit chaperon rouge made in FSB En ce qui concerne les masses insensibles, abruties par l’absorption de fausses informations et de fast-food (Oui, oui, c’est vraiment lamentable, Jean-Pierre !)) Je leur souhaite bonne digestion, AMEN olé olé biblique. |
| Million
11/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Sujet d'une actualité brûlante !
Tout y est, la forme, le fond, et puis l'élégance je trouve. Ça aurait été parfait si la ponctuation l'était ;-) Mais je crois que vous y avez pensé sans avoir la solution parfaite. Bref, c'est du tout bon, on en redemande ! |
| Boutet
12/2/2026
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