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| A2L9
25/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une solitude profonde et dès que l'oeil se pose, les éléments qu'il voit remplisse cette solitude, lui donne du poids, tout est gris, tout est ennui.
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| Lebarde
27/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Vraiment un temps de chiens, d'automne ou d'hiver;
"Il pleut des hallebardes/ Sous un ciel d’outre-tombe"... "Je suis seul sous l’averse, Et mon sang se glace," ta présence me manque... "de quoi dissoudre le cœur " Dans les ombres du soir". Tout est dit et bien dit, "le temps est à ...l'eau", sur un ton vivant et enjoué malgré la situation déprimante mais somme toute suffisamment poétique pour me séduire. En EL |
| Donaldo75
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je rentre dans la file de l’Espace Lecture, grillant la politesse au commentateur à grosses lunettes d’écailles poussant son popotin à un train de sénateur. Auteur, tu ne m’en voudras pas, je vais t’économiser des neurones par un commentaire synthétique dont j’ai le secret. Et oui, je trouve ce poème riche en images, visuel, cinématographique par moments, tout ce que j’aime en poésie. Certes, parfois la métaphore pèse des tonnes au détriment de l’émotion mais ça marche pour moi (comme dirait le philosophe californien Rick H). Oui, je l’admets volontiers, à quelques endroits la densité d’images fleure l’indigestion mais j’ai tout bien lu sans tomber dans les vapes ou rendre mon petit déjeuner au lait d’acaï. Et il y a de très beaux moments.
Bravo ! |
| Ornicar
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'aime beaucoup cette poésie d'atmosphère.
C'est un poème plein de références et réminiscences verlainiennes avec son "chant de l'automne", ses "jours anciens", sa "statue flétrie", son "horloge". Et pourtant, à partir de ces emprunts, ce libre réussit le pari de créer son propre univers poétique avec en prime quelques créations originales : "feuilles mortes, lasses d’ennui", "encrier de larmes". Une chouette ambiance. |
| papipoete
7/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour blaiseSaintLuc
Il pleut sur mon corps et sur mon coeur, et j'en ai tellement gros sur la patate. Chaque minute qui passe me rappelle dans un fracas de silence, combien sans toi j'ai le mal de vivre... NB ça ne baigne pas pour le poète, qui tempe sa plume à l'encre de son chagrin, et dessine avec force métaphores un poème digne de Toussaint. la dernière strophe, encore plus grise que ses soeurs, me plaît particulièrement. Question de grammaire : au 12e vers... glisse ne doit-il pas s'écrire au pluriel ( glisse/nt ) bien que je comprenne que " le vent et son souffle " soit la même personne ? |
| Passant75
7/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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« Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ». Comment ne pas penser à ces deux vers de Verlaine quand on lit ce poème ? Si le compagnon de Rimbaud mettait plus de simplicité quand il chantait la solitude et l’ennui, les images de BlaseSaintLuc n’en sont pas moins parlantes (parfois trop, peut-être !) et voir la pluie s’écrouler dans les égouts au moment où son cœur se dissout dans les ombres du soir termine ce poème par un parallèle très évocateur. Comme celui qui est fait entre « les égouts » et « un encrier de larmes ». Au final, un texte qui aurait pu gagner à être plus sobre, mais dont le charme m’a plu. |
| Provencao
7/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour BlaseSaintLuc,
"Le temps s’abîme, Je suis seul sous l’averse, Et mon sang se glace Au souvenir des jours anciens : C’est le chant de l’automne" J'ai bien aimé ce quatrain qui s' oppose au silence qui entoure le fait d’être soi, d’être avec soi. Cette coexistence avec ce chant d'automne fait diversion, qui meuble ces jours anciens et soulage de son poids. Belle confrontation avec soi. Ces ombres du soir ne sont ni vide ni silence. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
7/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Un beau texte libre, j'aime bien le temps de l'automne ainsi sublimé.
Des feuilles mortes, lasses d'ennui. Comme une statue flétrie. Je compte les craquelures du mur, Comme des vagues à l’horizon. La pluie s’écroule dans les égouts Comme dans un encrier de larmes; Comme un commentateur l'a déjà signalé, Verlaine est bien présent dans ce poème. |
| LeChevalier
7/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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C'est le grand classique de la solitude, à laquelle la nature semble compatir. C'est un thème nécessaire en poésie, mais aussi difficile à traiter sans tomber dans le sillon tracé par les milliers de poètes qui nous ont précédés.
Ici le début est justement une tentative de sortir de clichés : « Il pleut des hallebardes ». Personnellement, je trouve cette image trop violente, trop déclarative, comme si l'auteur disait : « Je vais parler des choses autrement ». Dans la deuxième strophe, cependant, il y a comme une résignation : il est impossible de parler autrement, Verlaine l'a déjà très bien dit dans sa « Chanson d'automne », dont le titre se mue en « C'est le chant de l'automne », tandis que « Je me souviens // Des jours anciens » devient ici « Au souvenir des jours anciens ». « L'horloge égrène ses silences, // Chaque heure creuse un peu plus » -- ce passage m'a rappelé un poème de Théophile Gautier, intitulé précisément « L'Horloge » et qui contient l'hémistiche suivant : « Chaque heure fait sa plaie ». J'ai bien aimé le comptage des craquelures du mur, que je trouve particulièrement réaliste. La fin du poème est aussi bien réussie, il y a un caractère de conclusion très net, à mettre peut-être en correspondance avec « outre-tombe » du début. |
| Polza
7/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Malgré les quelques références verlainiennes, j’ai trouvé que le style était propre à l’auteur et que le tout était savamment dosé, sans exagération ni volonté de copier.
Le spleen du narrateur est parfaitement restitué. « La pluie s’écroule dans les égouts » j’ai énormément apprécié ce vers, s’écoule aurait été facile, s’écroule est très poétique je trouve, j’imagine l’image. Je n’ai pas grand-chose à apporter à l’auteur dans mon commentaire, pour moi, comme dirait François-Régis Gaudry, c’est du très très bon ! |





