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Poésie libre
Brisemarine : Boire l’espérance
 Publié le 15/09/14  -  6 commentaires  -  633 caractères  -  216 lectures    Autres textes du même auteur

Quête.


Boire l’espérance



La soif se fait pressante
Rien que le doute aride
S’abreuver au mirage ?
Sucer les racines du printemps desséché ?
La terre s’effrite d’une trop longue quête
La tempête de sang engloutit les mirages

J’agite mon amphore
J’écume l’eau étale
En vain ; que chant de peur
Car toute errance suit un gave de sueurs
Où flottent les cendres de la saison perdue
Aux typhons des complots et crues velléitaires

Reste à faire jaillir l’eau du reg de l’exil
Et boire les rayons des espérances neuves
Quérir la liberté serait-ce une chimère ?




 
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   Anonyme   
28/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'aime beaucoup votre texte. Il est très cohérent dans son choix d'images, dans son ton, fort, succinct... et dans son contenu, la quête de cette liberté.

Juste : "que chant de peur" ne sonne pas de façon élégante... voulez-vous dire "rien qu'un chant de peur" ?

Ce vers est particulièrement éloquent : " Car toute errance suit un gave de sueurs".

   Purana   
7/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Boire l'espérance" Quelle merveilleuse image ! Vraiment !

Le narrateur annonce sa quête dès le début du poème et y fait également référence à la fin du texte.
La soif est décrite d'une manière époustouflante.
Désespéré, on se demande ce que l'on peut faire.

S’abreuver au mirage ;
Sucer les racines du printemps desséché ?

On se trouve dans une tempête de sang !
Les typhons des complots et crues velléitaires.

La quête presque sans espoir finit par un petit hymne, un mélange d'espoir et de doute, mis en vers d'une façon touchante.
La musicalité toujours présente et permet de lire ce poème sans aucun effort.
Les images sont vives et claires ; elles ne sont pas forcées.

Je ne peux qu'admirer la beauté de ce poème.
L'auteur me transmet l'angoisse de celui qui est perdu dans le désert et se débat pour sa survie. Serait-ce cela, l’espérance ?
L’angoisse serait-elle la manifestation d’une espérance ?

Je comprends cette quête, comme souvent dans le désert, la quête d’une chose qui est difficile à obtenir, qui ne vient pas, comme l’eau dans le désert.
Une quête qui n’aboutit pas et on sent alors monter au fil des vers le désordre dans les pensées et les actes de celui qui est perdu au désert et aussi son angoisse, qui se termine en une espérance douloureuse.
Le terrain reste stérile et aride et l’auteur se désole de comprendre que la liberté est aussi difficile à obtenir qu’il est difficile de faire jaillir l’eau des pierres du désert.
C’est ce que je comprends du poème, mon ressenti, ce n’est pas forcément ce que l‘auteur a voulu dire.

Bravo !

   Pimpette   
15/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A part les trois derniers vers j'ai fait une lecture forte et triste et, malgré moi je l'ai située géographiquement et historiquement tant l'évocation que vous faites est intense....entre l'exil, le sang,le printemps desséché,...et les cendres de la saison perdue...

La mise en mots est simple comme j'aime et efficace comme toujours avec ce style là
Je continuerai à vous lire

   Brisemarine   
21/9/2014

   Arielle   
21/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les désillusions puis la peur n'ont fait qu'exacerber la soif de la narratrice qui espère trouver dans l'exil de quoi étancher son désir de liberté.

Dans ce court poème j'ai trouvé quelques belles images

"Sucer les racines du printemps desséché"

"J’agite mon amphore
J’écume l’eau étale"

"toute errance suit un gave de sueurs"

quelques maladresses aussi : la répétition du mot" mirage" dans la première strophe par exemple
Mais dans sa brièveté pudique je le trouve touchant et témoignant bien, sans doute, des déceptions qui ont suivi ces printemps arabes dans lesquels vous aviez mis tant d'espoirs !

   sauvage   
19/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Joli style où des images peuvent surgir soit contractés comme « j'agite mon amphore », soit développées comme « Aux typhons des complots et des crues velléitaires ».
Belle allitération en « r » pour les premiers vers et cette soif très présente.

J'aime ce passage pour sa rupture de rythme (6+6+2+4+12)
« J'agite mon amphore
J'écume l'eau étale
En vain ; que chant de peur
Car toute errance suit un gave de sueurs »

Cette quête de liberté est intemporelle et ce poème écrit en 2014 entre tout à fait en résonance avec 2020, sur la définition précise à donner à certaines idées qui nous sont chères.

sauvage


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