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| jf2
19/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Comment ne pas penser à Pierre Loti et à son récit : « Un pèlerin d’Angkor », quand on lit ce poème.
C’est une poésie pleine d’exotisme et de romantisme. Cela m’a donné envie d’aller visiter ce pays que je ne connais pas, peut-être y a-t-il encore une nymphe qui m’attend là-bas ? |
| Passant75
19/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai trouvé que l’exergue de Baudelaire était particulièrement bien choisi, il fait, en effet, écho à ces danseuses sculptées qui semblent vivantes malgré leur immobilité. La chute, « Et, libre désormais, ne danse que pour moi » ne crée-t-elle pas un paradoxe entre cette liberté annoncée et le fait que la danseuse ne danse que pour le seul poète ? Cette chute m’a conduit à m’interroger sur notre rapport aux œuvres d’art et sur la frontière entre admiration et appropriation.
Par ailleurs, ce texte m’a fait penser à André Malraux qui, lorsqu’il était jeune, avait déjà tenté de prélever des statues dans un temple khmer, mais lui, si mes souvenirs sont exacts, c’était pour les vendre et se faire du fric. Je ne confonds pas les deux démarches, mais je me suis demandé si notre admiration pour la beauté pouvait parfois se transformer en désir de possession. Sur le plan de l’écriture, je trouve le poème élégant et bien construit. Le vocabulaire recherché, les rimes et la progression du texte contribuent à son charme. Certaines expressions, comme « destin amer », restent assez classiques, mais elles s’accordent avec le ton lyrique et l'inspiration mythologique du poème. L’ensemble me paraît cohérent, même si quelques images pourraient gagner en originalité. |
| Polza
21/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ah là là quel dommage, un hiatus de rien du tout et adieu veau, vache, cochon, classique !
« Et le soir à Angkor, dans les ombres mouvantes, » En plus, il était assez facile à corriger, il suffisait d’écrire quelque chose du genre « Et le soir sur Angkor » « Et le soir près d’Angkor » ou « Et le soir vers Angkor » ou je ne sais quoi Angkor ! J’ai bien aimé l’équilibre entre les strophes. Je veux dire, la première (le premier quatrain) interpelle le lecteur et décrit un paysage et une histoire. Le deuxième quatrain et le premier tercet changent de registre, ils s’adressent directement aux Apsaras et décrivent l’émoi provoqué chez le narrateur. Pour finalement revenir apostropher le lecteur dans le dernier tercet et faire écho au premier quatrain. À part ce hiatus de rien du tout qui ne changera pas mon appréciation générale puisque je pense plutôt à une faute d’étourderie qu’autre chose, je trouve ce poème très réussi, j’arrive aisément à m’imaginer l’histoire, à créer des images concrètes sur ce rêve éveillé… |
| Cristale
21/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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L'image de la déité danseuse qui serait un remède pour le commun des mortels m'apparaît quelque peu ringarde, pour ne pas dire préhistorique.
L'orientation machiste confirme mon malaise avec l'idée de cette danseuse, bien sûr, la plus belle, il y en a qui ne doutent de rien ^^, qui a fui pour ne danser que pour le narrateur. Le "Et, libre désormais" est un défaut de jugement puisque la voici prisonnière d'un seul regard dont l'admirateur se gausse. Mon peu de goût pour la mythologie réduisant la femme à sa seule beauté m'empêche d'apprécier ce sonnet, auquel je reconnais des qualités indéniables de composition et de versification, sauf ce hiatus "à Angkor", à moins que j'ignore une règle concernant les hiatus autorisés. Dommage. Cristale en E.L. |
| LeChevalier
25/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Je voudrais commenter ce sonnet à la fois original et un peu raté à certains égards.
Je commence par remarquer ce fâcheux hiatus « à Angkor » au v. 9, qui règle la question de la catégorie onirienne : ce ne sera pas « classique ». C'est, en plus, un hiatus qui est vraiment moche, puisqu'on a deux fois la même voyelle très ouverte. Tant que je parle de sonorités, je veux louer la rime du premier vers, avec « khmer ». Il n'y a pas très longtemps, GiL avait cherché des rimes en -mer sans penser à celle-là. J'espère qu'il la verra et s'en inspirera dans ces recherches de rimes rares. Cette rime donne au premier vers un goût oriental tout à fait singulier et je le trouve très bien. Mais alors, ce premier quatrain se termine de manière tout à fait désastreuse avec ce « nymphes zaux zyeux de jais » qui était facile à éviter : il suffisait d'écrire « nymphes zà l'oeil de jais ». On nous parle (« amis », v. 1), on nous pose une question (certes, longue de quatre vers). C'est décidément un poème qui veut communiquer et qui ne se contente pas de créer une ambiance floue. C'est bien. Mais au deuxième quatrain cela devient un peu sibyllin. Je ne connais pas Apsaras, moi. Je ne sais pas si c'est un pluriel ou si on est en présence d'un vouvoiement de politesse. Je trouve le deuxième quatrain bien pénible. Le premier tercet semble éclaircir le mystère du quatrain qui précède : les Apsaras, ce serait les danseuses de pierre. Mais dans le tercet suivant on s'adresse de nouveau aux lecteurs. Tout à l'heure on nous demandait si nous connaissions le royaume khmer, nous y voilà carrément transportés seulement dix vers plus loin ! Le voyage a été abrupt. Mais ici se révèle l'idée à la base du poème : l'auteur est parti avec l'une des danseuses. On s'étonne alors que ses amis n'aient pas été au courant plus tôt. La cachait-il ? Est-ce qu'elle est libre maintenant, puisqu'elle a l'air de ne danser que pour l'auteur et ça, à l'abri des yeux même de ses amis. Personnellement, je trouve cette liberté assez relative. Cela m'a fait penser à Agnès de L'école des femmes qui ne fait que passer d'une prison à l'autre, en quelque sorte. |
| Provencao
29/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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Bonjour Carolus,
"Et le soir près d'Angkor, dans les ombres mouvantes, Même en pierre, beautés, vous semblez si vivantes Au point qu’un voyageur en frémisse d’émoi" "Les ombres mouvantes" dans le soir ne serait-ce pas bien plutôt un écho des limites de cette habilité de mettre en effigie ? De ce regard, il se référerait plutôt à l'outrance du "sublime" qui à la fois agraine et met en défaut l'airain et l'appel de donner une forme.... Je suis désolée, je n'ai pas accroché avec votre poésie. Au plaisir de vous lire, Cordialement |




