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Poésie classique
cervantes : Au clair de nos deux voix
 Publié le 09/04/15  -  10 commentaires  -  732 caractères  -  281 lectures    Autres textes du même auteur

À tous les amoureux que le téléphone a mariés,
À tous ceux qu'il a séparés.


Au clair de nos deux voix



J'ai volé pour un soir nos deux voix satellites
Aux lunes de cristal, aux étoiles de nuit,
Façonné l’élixir de leur magique adduit
Pour m’enivrer du chant des amours interdites.

Hors du plasma visqueux des planètes maudites
Que l'ennui, que le temps, infiniment construit,
Elles fuient Thanatos, elles nagent sans bruit
Vers les océans chauds de belles Aphrodites.

Au duo des soupirs, au silence des yeux,
Répond le chœur enfant des serments oublieux
Dans les refrains lointains de musiques charnelles.

Demain ne flottera que l’écho du sabbat,
Que le rêve étouffé de vieilles ritournelles.
Seul, au froid de mes draps, épuisé, mon cœur bat...


 
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   Robot   
18/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Beau sonnet, des rimes de qualité et une écriture qui donne du sentiment et de l'émotion. Et puis aussi un vrai vers de conclusion, expressif, comme l'exige le sonnet.
Ah ! les voix satellites, belle métaphore du téléphone moderne qui traverse l'espace.

   Hananke   
19/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Un très beau poème classique sur l'appel des amours interdites.
Qui n'a jamais rêvé de vivre un mouvement perpétuel
de l'amour ?
Ce texte l'exprime bien :
Hors du plasma visqueux des planètes maudites
Que l'ennui, que le temps, infiniment construit,

J'aime bien aussi l'océan chaud de belles Aphrodites.

Il n'est juste qu'une chose qui me chagrine
c'est la construction de la médaille : un vers ultime, il me semble,
doit claquer comme une fusée de feux d'artifice, ici ce n'est pas
le cas, peut-être la ponctuation ? où :
Epuisé, seul, au froid de mes draps mon coeur bat...

   Francis   
9/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'amour qui résonne comme une voix, comme une symphonie ( voix, chant, musiques, écho, chœur). L'amour, élixir qui fusionne (adduit, duo, deux voix). L'amour, instant magique volé à Thanatos, au temps qui s'enfuit. Un beau sonnet !

   papipoete   
9/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour cervantes;avant que G. Bell n'invente le téléphone, on s'appliquait de la plus belle plume à déclarer sa flamme, à se désirer, à se faire des serments, qu'un billet-doux transportait jusqu'à l'élue de son coeur, et on patientait...pour la réponse!
Vint le téléphone, et la liaison en direct de ce que la plume traçait sur le papier. Les voix s'échangent et se mélangent, les soupirs s'appellent, les envies rosissent les joues, et plane alors " l'élixir d'un magique adduit ". Il y a encore un manque, celui du regard qui imagine, idéalise, scintille; et quand se raccrochent les combinés, il bat si fort le coeur épuisé par tant de palpitations, au fond du lit froid.
Le sonnet classique reste un bâti sur lequel la trame des alexandrins tisse un ouvrage merveilleux où fleurissent les élans amoureux. Ceux du 1er tercet en sont un bel exemple!

   Anonyme   
9/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je pense à la modernité comme théorie esthétique, et Baudelaire dit « la modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable ». Stendhal oppose un « beau idéal moderne » au « beau idéal antique », pour faire vite ; idéal antique qui, selon Baudelaire, devrait se mêler à la modernité. C’est à quoi m’a fait penser ce poème. Sans être totalement moderne — tomber dans le piège aurait été évident — il mêle à cette modernité « l’éternel et l’immuable ».

De beaux vers qui soutiennent l’ensemble pour créer un poème très harmonieux.

   RB   
10/4/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Vraiment désolé mais ce texte ne m'a pas plu.Je n'ai rien, rien de rien, contre la poésie classique mais, please, qu'elle soit originale, moderne, actuelle, porteuse de sens ou d'évocation universels.

   Anonyme   
10/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des voix cristallines, claires comme de l'eau de roche, qui naviguent entre les astres - Hors du plasma visqueux des planètes maudites ; très beau !

   Anonyme   
13/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour cervantes

Que dire ! qu'au delà de ces voix qui s'unissent ...il ne reste plus que
" Demain ne flottera que l’écho du sabbat,
Que le rêve étouffé de vieilles ritournelles.
Seul, au froid de mes draps, épuisé, mon cœur bat..."
et j'en frissonne !

Un impossible amour qui laisse comme un "goût de cendre "!
Superbe sonnet ....merci

   Pussicat   
16/4/2015
je ne suis pas une lectrice assidue de ce genre de poésies sur ONIRIS mais j'ai ouvert le fil par curiosité et je ne le regrette pas.
il se dégage une émotion de votre texte que je ne saurais cerner, définir...
votre sonnet m'a enchantée et bouleversée à la fois,
le rythme (aucun obstacle ne vient couper le fil tendu depuis le premier vers et rompre le charme), la musicalité - une des grandes forces de votre texte - ont fini par m'achever... me convaincre suffira, de vous dire : bravo !
bravo pour ce poème lu de bon matin, et merci donc pour ce plaisir de lecture.
je n'ai pas les armes pour commenter un poème de forme classique mais je tenais à vous témoigner cette émotion ressentie.
pour finir, les deux tercets sont superbes,
à bientôt de vous lire,

   CalamusInscius   
31/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai trouvé ce sonnet très beau et d'une musicalité subtile et charnue à la fois, qui donne de le déclamer dès la première lecture. Chapeau! Le ralentissement final me semble justement une belle trouvaille et donne vraiment à entendre une pulsation. Je crois que ce vers final, en dérogeant à l'usage du tonitruant, est pourtant le prolongement légitime d'un rétrécissement dont nous prévient progressivement le poème. Il est vrai qu'il n'est pas véritablement conclusif, mais plutôt chuchoté.


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