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Poésie contemporaine
czerny31 : Alchimie
 Publié le 12/04/15  -  8 commentaires  -  1036 caractères  -  208 lectures    Autres textes du même auteur

Vision des quatre éléments au travers d'un regard.


Alchimie



Au travers de vos yeux j’ai visité les cieux
Méprisé Andromède conquis mille planètes
Bravé tant de dangers dans des pluies de comètes
Et me suis reposé en monde silencieux
Pour consoler à l’Astre mon cœur réduit en miettes.

Au travers de vos yeux j’ai contemplé le feu
Dont un amour fervent attisait le bûcher
Tel un buisson ardent qui voudrait dévorer
De gerbes d’escarbilles la peau de l’amoureux
Qui se serait perdu en vos draps immolé.

Au travers de vos yeux j’ai sillonné les mers
Quand vos lèvres soufflaient jusqu’à me réchauffer
Sur cette plage d’or où je suis naufragé
Ma vigueur revenant je vous vis l’écuyère
De ma pauvre puissance par vos cris honorée.

Au travers de vos yeux j’ai parcouru la Terre
Quand mes mains caressaient la courbe de vos hanches
Quand mes lèvres abordaient de vos seins la peau blanche
Vos tétons aux reflets de porphyre du désert
En eux j’ai su le musc, le pavot, la pervenche.


 
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   Vincent   
30/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Au travers de vos yeux j’ai parcouru la terre
Quand mes mains caressaient la courbe de vos hanches
Quand mes lèvres abordaient de vos seins la peau blanche
Vos tétons aux reflets de porphyre du désert
En eux j’ai su le musc, le pavot, la pervenche.

magnifique texte d'une douceur exquise

je site ce passage mon préféré

votre écriture m'a pris par la main

pour m'emmener dans mes contrées que je ne connaissais pas

à travers vos yeux ...et on s'en va

j'ai aimé vous lire

   papipoete   
12/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour czerny; au travers de ses yeux, quel fabuleux voyage nous évoquez-vous? Vous, ardent capitaine d'un vaisseau flamboyant, tanguant sur la mer d'un lit aux draps de soie. Elle, licorne quand amoureux fourbu, vous la voyez écuyère de votre corps.Vos sens, vos mains reprennent vie devant le miroir de ses prunelles. Yeux que jamais elle ne baissa tout au long de ce périple, même pas de gêne feinte...
Eblouissement d'un amant pour sa mie, que des vers brillants mettent en pleine lumière.
La 3e strophe est comme la crête d'une vague, plus haute encore que la précédente, mais les autres n'ont pas à pâlir...

   Francis   
12/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel beau voyage au travers de ses yeux ! L'amour est décliné à partir des quatre éléments sous forme de belles images. Ma préférence irait pour la dernière strophe . L'ensemble est bien construit, musical.

   Anonyme   
12/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,

J'ai particulièrement aimé la première strophe, bien que les autres n'aient pas à pâlir, et de loin.

J'ai voyagé à travers les quatre éléments et les cieux me parlent peut-être plus que les autres, à cause - ou grâce - aux astres et aux pluies de comètes.

Un très beau poème, un brin merveilleux...

   Anonyme   
13/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai pensé au poème de Théophile Gautier : « A deux beaux yeux » et au poème d'Eluard : « La courbe de tes yeux ».

En traversant l'infini, l'impalpable, l'espace onirique où votre imagination prend un reflet tout virginal, vous revenez à la réalité concrète, la plus importante à vos yeux, la majuscule à « Terre » est probablement posée en ce sens... La vision de la Terre — l'élément par lequel vous vous remémorez un souvenir porté par un sens direct, le plus complet et le plus accessible de ces quatre éléments — est porteuse d'actions tangibles par lesquelles vous vous rassurez. D'ailleurs, ces éléments « descendent » petit à petit vers la réalité, les trois premiers exploités comme pour mieux savourer le dernier. Il y a une volonté de parvenir à un souvenir précis, puissant et élégant ; en lui donnant toujours plus de beauté, d'intérêt, de primordialité. Ce n'est pas un dualisme entre les cieux et la Terre, car les cieux contribuent à l'émergence de la terre, à sa raison et à sa manière d'être. L'on voit à quel point l'imagination peut découler sur un instant que, peut-être, vous aviez oublié. À mon sens, c'est un effort soutenu comme une possibilité qui exploite le rêve, un accord entre les cieux et la terre.

   Anonyme   
13/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir

Là ,je viens de faire un beau voyage à travers Ces yeux ....

Le premier quintil vous voit comme un conquistador , ensuite on sent la brûlure de l'amour et crescendo le texte va jusqu'à l'apothéose

"Au travers de vos yeux j’ai parcouru la Terre
Quand mes mains caressaient la courbe de vos hanches
Quand mes lèvres abordaient de vos seins la peau blanche
Vos tétons aux reflets de porphyre du désert
En eux j’ai su le musc, le pavot, la pervenche."

Très belle poésie

   Myndie   
15/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Czerny,,

Je pense qu’ici le mot titre est à prendre dans son sens le plus littéral, car vos vers, à défaut de transformer les métaux ordinaires en or, ont bien cette faculté de hisser l’ordinaire vers ce qu’il peut exister de plus pur.
Je pense aussi beaucoup à Eluard (cela a été relevé déjà) qui a si bien célébré lui aussi la femme aimée, la « femme-poésie ».
C’est un magnifique poème, tout entier centré sur la femme et dans lequel l’amour est le lien de fusion entre elle et le ciel, elle et l’eau, elle et la terre, elle et le feu.
Quelle douceur et quelle sensualité dans vos vers!
Et quels reflets superbes révélés dans ce jeu des regards ou se tisse tout un réseau d’images et de perspectives :
par exemple, l’image de la Terre est fort judicieusement mise en rapport avec les courbes féminines ; ailleurs, l’image est juste esquissée, quasi elliptique et pourtant extrêmement suggestive (la 4ème strophe).
Bien que ma préférence aille aux deux dernières strophes que je trouve sublimes, c’est vraiment l’ensemble de votre poème qui m’a emportée.
Bravo pour ce superbe texte.

   CassandreB   
17/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Que ce voyage est grandiose. Douceur de l'écriture, subtilité du propos. Tant d'amoureux transis ne savent que dire. Vous avez sublimé l'amour et au travers de ses yeux, nous faites visiter des Eden qui n'existent que pour bien peu de personnes.
Cette Belle qui vous transporte auprès des quatre éléments paraît tout à la fois inaccessible et tellement en vous que l'on ne peut que vous voir dans une osmose parfaite.
C'est l'amour au delà de l'amour. La Belle que vous portez si haut en la magnifiant et elle même qui vous ennoblit dans un profond respect.
Je ne suis pas en mesure de choisir une strophe plus que l'autre tant elles sont complémentaires et s'unissent pour conter un amour puissant, magique, irréel et pourtant probablement vécu intensément. Je ne pense pas que des vers si puissants et si beaux inventent les sentiments. Je ne veux dans tous les cas pas le croire.


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