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Poésie libre
chachnikov : Principe de discipline
 Publié le 28/03/11  -  6 commentaires  -  1960 caractères  -  122 lectures    Autres textes du même auteur

Poème surréaliste.
Critique du conditionnement.


Principe de discipline



Qu’elles sont belles, les tulipes ouvertes !
Les rouges-gorges au champ d’adieu ne s’y sont pas trompés,
Salutations pour cet engrais de chaire.
Et l’enfant tout équipé sur le trottoir des prophètes va tout emporter, qu’importe la dette.

Muselés, les chiens puant aux abois, corps sans pêne à l’amphore pleine, dessinent les percussions androgynes.
Une immonde beauté au gré de l’iris se disperse sur la peau puis un fragile déplacement d’atmosphère génère de précieuses galeries souterraines.
C’est une pluie d’étoiles tissant, petit à petit, la moelle d’un rêve authentique.

Ouvrir.

Les portes de l’enfance sont, au futur, dans de vieilles cultures en mouvement.
Malgré les tuteurs allongés sur des lits de soies,
L’appétence se propage à travers des régimes où "Je" est un jeu de patience.

Les ombres, semées par des flammes de plus en plus nombreuses, sculptent des panneaux solaires sur des murs démembrés.

Tour à tour, s’écroulent et se hissent les podiums olympiques.
Courses de relais, à l’heure, avant d’entrer dans l’hémicycle.

Tremblement de ciel dû aux fumées de détresse.
Elle en a la gorge sèche, la rocheuse qui paye.
Panique dans la collerette puis retour à la case cage.
Les marchands marchent sur l’eau, changée en vain.

Magie du crachoir,
La vie est une énergie qui s’adapte.

Les vers illuminent la crèche.
Ils défèquent leurs couleurs sans pinceau ni tableau.
Ils sont dans l’image.
Pas très bas,
Mais trop haut pour fuir l’irrévérence d’un geste innocent.

Référence au mouvement, l’enfant est éléphant.

Derrière le panneau il y a un monde pittoresque.
Vingt mille lieux dans la tête sans jamais se noyer.
Accompagnés par les vents du voyage,
Les messagers d’un cycle unique tendent les douces voiles d’une roulotte sauvage.


 
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   Anonyme   
12/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé et l'exercice surréaliste me semble réussi. C'est maîtrisé, plutôt agréable.

"Tremblement de ciel dû aux fumées de détresse.
Elle en a la gorge sèche, la rocheuse qui paye.
Panique dans la collerette puis retour à la case cage.
Les marchands marchent sur l’eau, changée en vain."

   Lunastrelle   
19/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème surréaliste, oui. Mais dont la logique nous guide jusqu'au bout, j'ai bien aimé.
Grande question tout de même: qu'est-ce que le conditionnement? Ce texte s'efforce d'y répondre, du moins de la traduire, et je trouve l'exercice assez réussi.

J'ai vu aussi que plusieurs registres de langue se mêlaient, ça rend le texte plus proche de nous, et plus "vrai", en quelque sorte.

   LeopoldPartisan   
21/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
vraiment impressionnant que ce texte dont l'accroche m'inquiétait un peu. Vieux reflexe de méfiance vis-à-vis d'un pseudo intellectualisme de bazar. Ici rien de tout cela, si le surréalisme est au rendez-vous, il apporte à l'ensemble une réelle vision novatrice et d'une rare intelligence.

"Une immonde beauté au gré de l’iris se disperse sur la peau puis un fragile déplacement d’atmosphère génère de précieuses galeries souterraines."

"L’appétence se propage à travers des régimes où "Je" est un jeu de patience."
Bravo

"Derrière le panneau il y a un monde pittoresque.
Vingt milles lieux dans la tête sans jamais se noyer."

   Pascal31   
28/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pour être franc, je n'ai pas compris grand-chose.
Je n'ai peut-être pas fait l'effort nécessaire pour tout saisir, mais il est probable aussi que l'auteur n'ait pas su m'intéresser au fond du problème. Je ne dis pas que c'est uniquement de sa faute (je vois que d'autres commentateurs ont su apprécier), mais pour moi, ce texte est à la fois hermétique et très peu poétique. Désolé.

   jamesbebeart   
28/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je me suis laissé embarquer volontiers par cette roulotte sauvage : sensations garanties, équipées lourdes de sens pour des ailleurs radicaux. Le champ lexical sert à merveille cet univers. Merci pour cette lecture revigorante.

   David   
8/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Chachnikov,

Le poème semble parler d'enfance, peut-être de sa trace en chacun de nous, il y a deux vers assez explicites :

"Les portes de l’enfance sont, au futur, dans de vieilles cultures en mouvement."
"Référence au mouvement, l’enfant est éléphant."

On parle d'une "mémoire d'éléphant" avec peut-être une mise en avant de la rancune par cette image, pour le "mouvement" c'est moins clair, est-ce en référence au pachyderme et son pas comparée aux "vieilles cultures" qui ne renvoient pas forcement au sens figuré du mot comme "la culture d'un peuple" mais à son sens propre, la culture de ses tulipes par exemple, qui débute le poème.

L'impression de rancune, elle me vient aussi de quelques oppositions : "immonde beauté", "Magie du crachoir", "défèquent leurs couleurs" qui parsèment des allusions bien plus oniriques :

"C’est une pluie d’étoiles tissant, petit à petit, la moelle d’un rêve authentique."

Le dernier passage, sans noirceur, semble promouvoir la bohème, l'imaginaire, propre à ce temps-là.

La mise en vers ne m'illustre rien de précis, ça irait autant en prose poétique j'ai l'impression, que faire sinon de ses vers plus longs qu'une ligne, une plus grande page ?


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