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Chansons et Slams
Charivari : Le mille et unième
 Publié le 31/12/11  -  12 commentaires  -  2504 caractères  -  154 lectures    Autres textes du même auteur

C'est le mille et unième, le dernier d'mes poèmes...


Le mille et unième



Je roule ma bosse et déblatère
Vérités fausses et poésies
Sur des pays imaginaires
Où vivent marabouts et houris.

Les chameaux et les dromadaires
Ont bu toute l’eau du désert,
Et moi, j’ai mordu la poussière
Dans les lits vides des rivières.

Et t’es là qui bois mes paroles,
J’ai enrobé mes mots de sel
Pour t’abreuver d’idées folles
Contre un de tes baisers de miel.


Je t’ai raconté mille histoires
De Berbères et de barbares ;
Mais aujourd’hui, au grand jour,
C’est la nuit, c’est l’amour,
C’est l’éclipse
Ou c’est l’apocalypse,
C’est le mille et unième,
Le dernier d'mes poèmes…



J’ai traversé le désert,
Et fait des paris stupides,
Comme chercher parmi les pierres
Le jardin des Hespérides
(désespérant !),

Comme avaler des vipères,
Bâtir des châteaux de sable,
Caressant l’idée improbable
D’apprivoiser les courants d’air.

En visitant tous ces pays
J’ai pu percer bien des mystères :
La rose des sables à ce qu’on dit
C'est de la bouse de dromadaire.


Je t'ai raconté mille histoires (etc.)


Si on prend les vessies pour des lanternes,
On voit de l'or dans le fond des tavernes,
Et les latrines d'un trou à rat,
C'est la caverne... d'Ali Baba !

Et si on prend pour la lampe d'Aladinn'
Une vulgaire bouteille de Djinn,
Quand le djinn "fizz" en pleine nuit
On laisse échapper le génie !

J'avais trois vœux, mais à vrai dire
J'ai oublié les deux premiers,
Au fond je n'ai qu'un seul désir,
Et c'est de pouvoir retrouver

Sous le sésame de tes paupières
Mon Alhambra, mon oasis,
Al Andalus, terre de lumière,
Dans le miroir de tes iris.


J't'ai raconté mille histoires (etc.)

Et si le monde est un vaste mouroir,
Si le monde est un vilain mouchoir,
Un mouchoir tout froissé dans la poche
Des plus riches et des plus moches...

Je voudrais le leur voler
Pour le laver, le repasser,
Et pouvoir essuyer
Les larmes en tes yeux délavés.


Ces poèmes, au miel et à la menthe,
Pour ces moments-là, ma belle amante,
Où t’es comme le monde qui se lamente,
Et ne crois pas qu’ces mots mélos là mentent...
(ad lib)


 
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   David   
8/12/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Salut,

J'ai lu 1001 et j'ai pensé Shéhérazade peu de temps après. Ça serait plutôt un narrateur qui prendrait son rôle, on peut le lire ainsi je crois dans le refrain :

"Je t’ai raconté mille histoires
De berbères et de barbares ;
Mais aujourd’hui, au grand jour,
C’est la nuit, c’est l’amour,
C’est l’éclipse
Ou c’est l’apocalypse,
C’est le mille et unième,
Le dernier d'mes poèmes…"

Il y a une menace, comme la mort qui guettait Shéhérazade si elle ne distrayait pas le sultan, mais allégorique "l'éclipse ou l'apocalypse" serait la nuit temporaire ou la nuit définitive peut-être, mais je penserais plutôt à une relation qui passerait une nouvelle nuit ou s'interromprait définitivement. Je le lirais plus loin :

"J'avais trois vœux, mais à vrai dire
J'ai oublié les deux premiers,
Au fond je n'ai qu'un seul désir,
Et c'est de pouvoir retrouver

Sous le sésame de tes paupières
Mon Alhambra, mon oasis,
Al Andalus, terre de lumière,
Dans le miroir de tes iris."

Le Taj Mahal serait aussi prêt de l'endroit où je situerais les contes des milles et une nuit que l'Alhambra, sans vouloir tomber dans un regard trop géographique, le lien n'est pas si évident il me semble. Mais ça colle au personnage qui se revendique conteur/menteur, c'est peut-être un peu isolé vu que ce n'est pas une référence aux contes des 1001 nuits, l'Alhambra et "Al Andalus" contrairement aux autres strophes évoquant "marabouts" (tiens, ça aussi c'est pas très en lien avec les contes persan) "Houris", "Hespérides" (ça aussi serait plus occidental qu'oriental, mais hispanique par contre comme l'Alhambra) Ali Baba, la lampe d'Aladinn' et les djinn serait les référence directes.

La soif et l'eau, les liquides sont présents dans chaque groupe de strophe, souvent imagés, parfois non, pour arriver aux larmes de la fin. Le baiser est étrangement absent dans ce contexte (mince, ça m'étonnait, il est en fin de premier passage en fait).

Je suis un peu coincé entre le trop et le trop peu pour commenter, mais globalement, le défaut que je trouverais c'est que chaque passage pourrait prendre la place de l'autre, sauf le dernier. La référence aux 1001 nuits n'a pas d'obligations particulières mais un narrateur se prenant successivement pour Ali Baba, Aladin et Simbad aurait pu faire un plan par exemple. Sinon, aller de la sécheresse, le désert, à l'abondance, l'oasis, pourrait aussi faire une trame.

L'humour manquerait de légèreté, dans le troisième passage, je l'attendrais plus d'un ton général que de "sorties" épisodiques. Le début avec aussi des jeux de mots passait mieux, après la "bouse de dromadaire" et le refrain il y aura les latrines. Sans fil d'Ariane je retiens plutôt les mots en tant que tels.

Les baisers sont au début et les larmes à la fin, ça serait peut-être à inverser.

   Gerwal   
9/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quoi dire ?
Un texte (pour une -future?- chanson...) dans lequel il n'y a rien à jeter, rien à ajouter...
Un humour doux-amer qui cache une lucidité acide et sucrée... le tout sur un rythme sans faille et des images surprenantes d'audace et d'originalité.
Quoi dire ???

Bravo ?
oui, c'est ça: bravo...

   melancolique   
31/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Charivari,

Une belle chanson originale pour clôturer l'année, j'ai beaucoup aimé cet atmosphère de mille et une nuit, il me parle surtout, évoque mes souvenirs d'enfance bercée par des histoires pareilles.

J'ai aimé surtout:

"Sous le sésame de tes paupières
Mon Alhambra, mon oasis,
Al Andalus, terre de lumière,
Dans le miroir de tes iris."

Merci pour cette lecture.

   Lagomys   
1/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nenni croche anicroche.

Tans pis on chantera le poème (puisque défini comme tel dans le refrain) sans musique.

Et ça m'enchante !

Les trois premiers couplets sifflotent l'eau, la poussière, le sel et le miel dans une circonvolution intelligente et oasique. Excellent : "Je roule ma bosse et déblatère" avec " Les chameaux et les dromadaires" plus loin.

Jouons des "Caressant l’idée improbable D’apprivoiser les courants d’air. En visitant tous ces pays", " l'or dans le fond des tavernes", " Si le monde est un vilain mouchoir".

Entendons la tendre mélodie des couplets 2.3 et 2.4.

Sans se priver d'une bonne dérision dans une rose de bouse de dromadaire.

Et même si le refrain est harmonieux, Charivari, j'espère qu'il ne sera pas vraiment le dernier à nous {ritourner} !

   Anonyme   
2/1/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Theme forme et tournures du fond sont trop classiques à mon gout, quelques idées mais mal utilisées à mon sens, (interruption de texte par parenthèse, mots masqués etc) ça a des airs de relu et sauté mille et une fois sorry. bise flo

   Charivari   
2/1/2012

   brabant   
2/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Charivari,


J'ai apprécié à leur juste valeur les pointes d'humour qui jalonnent votre texte.

- 1ère partie :
Bonus pour le 3ème quatrain avec "mots de sel/baiser de miel".
- 2ème partie :
Bravo pour "(désespérant)" et
"La rose des sables à ce qu'on dit
C'est de la bouse de dromadaire."
(de plus et donc, ça ressemble pas à une bouse de vache, une bouse de dromadaire. Lol)

Mais ne croyez-vous pas qu'il faudrait bannir le mot "improbable" mis à toutes les sauces : un look improbable, un mec improbable, une boisson, un lieu improbables... ici "une idée improbable".
Improbable ?
Lol

- 3ème partie :
Je prends tout spécialement 1, 2 et 4.
Bien, le choix de ne "garder" que le 3ème souhait !
De toutes les strophes de la chanson, c'est celle des latrines que je préfère. Ben oui, et pourtant je ne dois pas faire pipi, là.
Bien, "Aladinn/djinn "fizz" " et le jeu sur "génie".
Très bien, la strophe 4 "sésame/al Andalus", mais bof pour "le miroir de tes iris" (convenu).
-Petit beurk pour la 4ème partie. Lol.

C'est bien d'avoir conclu le refrain par une variante qui est une somme. Philosophique ? refrain et conclusion semblent par ailleurs suivre leur propre logique et évoluer parallèlement.


ps : J'aurais aimé voir le refrain reproduit en entier à chaque fois, ces "etc" rompent la lecture et nuisent à son charme, n'obligez pas votre lecteur au jeu des montagnes russes. Lol.


Bon, je m'en vais lire votre forum. Qu'est-ce que vous avez tous à communiquer sur vos textes alors qu'ils viennent seulement de paraître. Laissez-les vivre un peu tout seuls !... Lol :)

   vicon   
3/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Charivari,

Merci pour cette lecture !
Un très chouette texte à la bosse bien roulée !

Pour ne pas venir les mains vides : quelques réactions au fil de la lecture.

- Les trois premiers quatrains : rien à dire, ça fonctionne sur moi. Les images se déploient vraiment très vite, ce qui me fait regretter de lire votre texte et de pas l'entendre chanté. Le "tu" arrive au bon moment. Dynamique.

- D'autant plus qu'on enchaine directement sur le refrain. Belle construction. J'aime beaucoup le changement (?) de rythme sur "c'est l'éclipse", petit vertige.
"Le dernier d'mes poèmes..." : c'est sympa ça. C'est cette interrogations qui donne le liant au texte, non ? Pourquoi le dernier?

- Trois quatrains : Comme au dessus, beaucoup d'image très rapides. Dans le désert. Récit effleuré à la bouse de dromadaire :)

- "Si on prends... cavernes" : rythme ? J'aime pas trop mais dur de juger sans entendre : c'est souvent ce genre d’accélérations qui dynamise le chant.

- Le Djinn fizz ahah

- Les deux strophes suivantes : mes préférées. Elles arrivent au bon moment, petit côté dramatique bienvenu pour cette presque fin, pimente un peu le ton. ("Al Andalus, terre de lumière" c'est joli)

- "vaste mouchoir / vilain mouroir". Belle image, c'est vrai que ça pleure pas mal en ce moment. Sinon J'aime pas trop la métaphore filée, une fin un peu facile, un peu nunuche... (à mon gout).
Enfin, l'engagement politique du texte qui se fait sur deux vers tout à la fin, ça me fait un peu me sentir piéger : l'impression qu'on ne m'a pas parlé pour me dire "regarde!" mais juste "écoute bien ce que je vais te dire" (la dernière strophe contrebalance ça, mais bon... comme j'aime pas trop la métaphore du mouchoir ça m'emballe pas tellement).

Sinon, j'ai peut-être pas bien lu... mais je ne trouve pas de réponses au pourquoi du "dernier d'mes poèmes" ? Il me semble que cette construction aurait du amener au récit d'un voyage qui se finirait sur le pourquoi du refrain...!

Voilà voilà.
Au plaisir de vous relire,
vicon

   funambule   
3/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Allitérations... oui mais huilées et "dépaysage"; sans doute que l'émotion n'est pas le premier motif de cet écrit sonnant... mais pas tébuchant. J'entends ce jeu là où l'auteur excelle et même si "chanson" peut se conjuguer dans une infinité de variations, celle-ci, malgré quelque bizarreries de pieds (pas forcément capitales... je ne parle pas du "refrain") est totalement en adéquation avec le genre recherché. J'aime cette voie de contre-pieds "questionnants" alliés à la clarté littéraire. Bon, sur la fin on frôle l'exercice de style... mais j'imagine la saveur possible de l'envoi une fois "mis en bouche". Un très bon texte de chanson même s'il y manque sans doute un petit quelque chose qui lui donnerait plus de force... peut-être simplement la musique et une voix.

   leni   
6/1/2012
Commentaire modéré

   leni   
6/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
les images s'enchainent dans un diaporama d'une grande richesse
l'humour est distillé d'un quatrain à l'autre avec une belle assurance
c'est un poème rose des sables

   zenobi   
12/1/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un texte qui se lit avec plaisir, les images, légères, sont suggestives.
Mais les failles du rythme, même avec une "diction orale", m'ont parfois arrêté. 'Trop de vers ne peuvent constituer des octosyllabes, même avec cette diction moderne et orale).

   Anonyme   
2/4/2012
Commentaire modéré

   Renaud   
27/8/2012
Les textes qui parlent d’écriture sont casse-cou et celui-ci ne s’en sort pas malheureusement. Il reste l’aventure intéressante de la désillusion.


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