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Poésie classique
David : Topaze
 Publié le 31/12/11  -  12 commentaires  -  722 caractères  -  349 lectures    Autres textes du même auteur

À ma zone.


Topaze



Déjà la canopée à ton ventre émeraude
Avançait semble-t-il alors que tu dormais,
Comme un rai de lumière obscurci désormais
S’enfuit rejoindre l’ouest, et ce qui le taraude.

En chaussant dès l’envol un oiseau de la fraude
À l’imberbe étendue, à la fraîcheur des mais ;
Ces pas laissaient intacts les monts que tu formais
Du feuillage orangé qu’un peu de bleu galvaude.

Aucun mouvement sauf quelques élans subis
Du pétale de jais, des cloches de rubis,
Surpris comme un moustique abattu que l’on gaze.

Alors c’est grande ouverte auprès du diamant
D’une plaine empruntée à ces bois sciemment
Que ta bouche m’a pris comme au bout de ton taze.


 
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   Jano   
19/12/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ce sonnet est encombré de lourdeurs. Déjà reprendre les mêmes rimes dans les deux quatrains n'est pas une bonne idée car le poème devient monocorde, sans variation de sonorités.

Ensuite l'expression reste confuse et maladroite dans la plupart des vers, à la limite de la faute grammaticale :"Comme un rai de lumière obscurci désormais S’enfuit rejoindre l’ouest".

Enfin les images, les évocations sont obscures ou totalement saugrenues : "D’une plaine empruntée à ces bois sciemment".

J'ai l'impression de lire des mots alignés sans souci de cohérence. Ce n'est pas comme ça que je vois l'expression poétique qui demande plus de rigueur.

   Anonyme   
2/1/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour ! Tout d'abord je ne comprends pas le sens de ce texte malgré x lectures.
Pour ce qui est de la forme classique je note que le vers 4 :
"S’en/fuit/ re/join/dre/ l’ou/est/, et/ ce/ qui/ le/ ta/raude."
comporte 13 syllabes.
Enfin je ne vois pas très bien ce que vient faire ce "taze" (?) en fin de poème... si ce n'est pour la rime avec gaze.
Je dirai que ce texte est tout au moins à revoir pour la forme et le fond. Désolé...
Edit : Mea culpa ! Je présente mes excuses à l'auteur pour avoir vu 13 syllabes dans le vers 4. En fait, un "classique averti" m'a fait remarquer à juste titre que le mot Ouest peut se prononcer, au choix, avec diérèse (deux syllabes) tout comme avec synérèse en une seule syllabe... aussi bizarre que cela puisse paraître ! Sorgel, que j'aurais dû consulter au lieu de me montrer si sûr de moi confirme ce fait tout comme De Vigny dans La bouteille à la mer : Au large flot de l'est le flot de l'ouest succède...
On apprend tous les jours...

   Lunar-K   
22/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Une espèce de poème érotique halluciné : végétalisation et minéralisation du corps féminin (du moins, certains éléments laissent entendre une certaine féminité, même s'il n'y a rien de bien explicite à ce sujet...). Un texte qui me plaît assez également par cette espèce de couperet qui tombe à la toute fin ("gaze" et "taze"), rompant ainsi brutalement la langueur presque inerte de la description qui précède, sorte de retour brusque et violent de la vie et, par là, du mouvement.

Toute cette dimension me semble vraiment bien rendue, ce sensualisme et, surtout, ce contraste final assez surprenant (surprise encore renforcée par ce terme aussi vif que mystérieux : "taze"). De même, l'hermétisme, semble-t-il tout à fait assumé, me paraît plutôt bien dosé, en tout cas suffisamment ouvert à l'interprétation libre. Je pense notamment à cet "oiseau de la fraude" dont la signification exacte m'échappe mais qui, au regard du contexte, s'éclaircit finalement.

En fait, c'est tout le poème qui semble construit autour de ce thème de la fraude et du faux-semblant. Sinon à la toute fin qui serait comme la dénonciation de cette fraude. Tout ce texte, en effet, met en scène cette vie dormante, avec quelque chose d'assez pernicieux même : la canopée qui avance durant le sommeil, les pas qui ne laissent aucune trace, les quelques mouvements subis qui échappent à l'immobilisme (et qui, en cela, annoncent déjà le réveil), etc.

Bref, beaucoup de subtilité dans le choix des images et dans la mise en scène de ce thème assez mystérieux. Car c'est bien là ce que je reproche à ce texte : même ayant ainsi compris (je crois) la lettre du poème, il m'est difficile de le saisir plus en profondeur, dans ce qu'il a vraiment cherché à signifier par cette espèce de résurrection spontanée. Cela m'est plutôt frustrant, je dois bien l'admettre...

Au final, de très belle image et un rendu assez saisissant de cette "belle au bois dormant" (ça aurait presque pu être le titre de ce poème, il me semble, avec ce baiser final qui marque le retour de la vie). Je regrette néanmoins de n'avoir pu saisir le véritable message du texte, de n'avoir pu aller plus loin que sa simple surface (néanmoins très séduisante à mon goût).

   Anonyme   
1/1/2012
A force, je me suis bricolé un petit mode d'emploi pour ce genre de poème. A savoir: fermer son tiroir à comprenette, oublier la syntaxe approximative et ouvrir toutes grandes les portugaises pour apprécier la musicalité des vers.
Ici, ça fonctionne d'autant mieux qu'on bénéficie du rythme bien calibré d'un sonnet marotique (miam, miam, j'adore)
Les rimes sont riches et onctueuses. Aux quatrains les "raude" répondent bien aux "mais". A la chute j'attendais topaze, mais ce fut l’énigmatique "taze" (diminutif de taser ?)
Amateur de diérèses j'ai savouré "diamant" et "sciemment" qui en outre riment de manière éblouissante.

J'ai moissonné nombre de mots chargés d'ondes bienfaisantes: canopée, émeraude, lumière, ouest, oiseau, fraîcheur...

Le premier tercet n'est pas piqué des vers.
Comme toujours chez David, l'humour sous tend la poésie.

[edit]Ce poème est aussi très visuel, mais à la manière d'une peinture abstraite, bleu, orangé, rubis, émeraude, topaze.

Merci Poète, ce fut un bon moment

   Anonyme   
31/12/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Bonsoir, votre poème est fait de rime pour la rime et au fond..Quelle est le message au juste?

J'avoue ne pas avoir compris la fraicheur des mais.Désolé
Les deux derniers vers pareille..

En revanche "surpris comme un moustique que l'on gaze" est un vers tout puissant,une belle image s'en dégage alors..

Il vaut mieux habiller une idée avec des mots que des mots pour un semblant d'idée..Enfin il me semble.

Meilleurs voeux à vous cher ami, et désolé encore de n'avoir pas été convaincu.

   Anonyme   
2/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
haha ! y'a de quoi prendre son pied ^^ c'est fin sensuel et joliment posé, burlesque j'aime beaucoup. bise flo

   vicon   
3/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir David,

Je n'ai pas franchement compris le sens littéral du poème, mais le rendu m'a plu. Je ne comprends d'ailleurs pas très bien pourquoi mais bon !
(se gratte le menton en relisant le poème) : en fait, j'ai l'impression de lire une forme nouvelle en lisant ce texte. Je ne sais pas trop pourquoi mais je ne retrouve pas du tout le mouvement ample et majestueux de l'alexandrin... mais plutôt ceux bizarroïdes et fascinants d'un serpent ou d'une plante venimeuse aux couleurs bien flashy ! Un renouveau bienvenu, donc !

   funambule   
3/1/2012
J'entends la maîtrise du son des mots et une habile faculté à les enchainer... mais je suis resté là, au seuil de quelque chose qui, peut être par manque d'expérience poétique, m'échappe. Je me garderais d'accoler ce commentaire d'une appréciation "notée". Je suis cependant de ceux qui pensent que c'est à l'auteur de venir "me chercher"... mais bien évidemment on ne peut pas "attraper" tout le monde à chaque fois.

   placebo   
4/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour David,

J'avais lu ce poème en EL et reconnu ta patte, mais contrairement à d'autres fois, j'avais plutôt apprécié.

La découverte des champs lexicaux s'est faite progressivement (nature, pierres précieuses, femme avec ce "amazone") et l'ensemble est lié de manière convaincante.

J'ai lu le texte de nombreuses fois, et même si je ne l'ai pas vraiment compris c'est au moins un gage de qualité. Je le trouve assez sensuel mais certains mots menaçants laissent penser que tout n'est pas idyllique.

Les syntaxes un peu tordues que tu apprécies se font ici plus discrètes et je trouve que ce texte y gagne (le premier quatrain va le plus dans cette direction).

Tu arpentes un chemin pas très facile, j'espère que tu trouveras une manière de partager les émotions avec d'autres, au final. Pour ce texte, j'en ai ressenti un peu.

placebo

   leni   
6/1/2012
ce sonnet est une suite de mots alignés qui ne permettent pas de distinguer une idée générale Les rimes semblent être là pour rimer
et pas pour exprimer une idée Ceci est l'opinion d'un apprenti
L'essentiel m'échappe peut-être dans ce cas excusez-moi

   David   
7/1/2012
Quelques mots par ici.

   brabant   
22/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Obscur mais beau, d'une luxuriance où les pierres précieuses jouent de leurs couleurs, je crois saisir ici un acte amoureux où qui a dévoré du regard devient brusquement la proie aspirée.

Y aurait-il du caméléon là-dedans ? Je m'en vais lire le topic que l'auteur a rédigé...

:)


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