Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Charivari : Un reflet de forêt dans l'étang
 Publié le 30/11/12  -  20 commentaires  -  970 caractères  -  794 lectures    Autres textes du même auteur

Association poème - peinture. Deux couleurs, deux rimes, censées retranscrire la correspondance entre les objets et leurs reflets.


Un reflet de forêt dans l'étang







Un reflet de forêt dans l'étang

Le temps file et pourchasse sans trêve
Toute vie, de l'aurore au couchant ;
À l’envers réfléchissent les rêves,
Projetés dans le flou des étangs.

Le reflet souligne et surélève
La forêt que l'horizon suspend,
Prolongeant dans les eaux, sous la grève,
Le tracé de ses troncs ondoyants.

Sur la berge se scelle et s'embrève
Chaque souche à son double troublant,
Rêve et temps font confluer leurs sèves
Sur le fil entre inerte et vivant.

Comme l'ombre esquisse et parachève
Les objets éthérés dans le vent,
Le concret s'alimente du rêve
Et le rêve est nourri par le temps.



 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
9/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ouah ! Déjà, j'aime beaucoup le rythme d'ennéasyllabes qu'on croise trop rarement à mon goût. Ensuite, je trouve la description vraiment belle, simple, nette, précise et avec une force évocatrice qui me parle. Un bémol sur l'omniprésence du mot "rêve" : quatre fois en quatre quatrains, pour moi c'est trop. Deux superbes derniers vers à mon avis, qui closent l'ensemble juste comme il faut.

De la très belle ouvrage pour moi. Chapeau.

   Miguel   
10/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le rythme 3/3/3, qui pourrait devenir monotone, est heureusement coupé par du 4/5, de temps en temps. Le poème est léger et chantant, le thème agréablement traité. On aime cette relation de l'espace au temps, du réel à son double virtuel.
Les illustrations sont superbes, surtout la deuxième dont la représentation des reflets me semble plus aboutie.

   Lariviere   
11/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour !

J'ai beaucoup aimé le rythme de ce petit texte. C'est aussi vif que léger, c'est entraînant et les images sont construites (avec succès) pour renforcer l'aspect vaporeux, évanescent, presque onirique de la description et laisser les impressions flotter tout au long de la lecture...

Le rythme est très musical et le texte suffisamment court pour ne pas être gêné par la répétition monotone de la rime, même si je l'aurais bien vu disparaître sur le dernier quatrain pour marquer la fin du poème. Le choix de l'auteur a été différent, et c'est tant mieux, parce que le dernier quatrain est vraiment très réussi, aussi bien sur le fond que sur la forme.

En résumé, un texte très abouti, que j'ai lu avec plaisir, grâce à sa force d'évocation et sa musicalité, malgré sa facture "conventionnelle"...

Un dernier point : Les illustrations sont superbes, mais elles induisent peut être un peu trop la lecture...

   Artexflow   
30/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bon, clairement, c'est une réussite, je pense que personne ne dira le contraire !

Le rythme du poème, comme évoqué dans les précédents commentaires, est particulièrement bien maîtrisé, et les images sont fortes, belles.
Le thème est au top.

J'aurai la même remarque sur le mot rêve, qui est trop répété, cependant je dois vous concéder que je l'ai remarqué à la seconde lecture. C'est ça écrire un beau poème :) Finalement vous aurez remarqué qu'il y a là une critique et un compliment !

Sur la berge se scelle et s'embrève
Chaque souche à son double troublant,


Bravo à vous.

   Brisemarine   
30/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
e bleu( tonalités dominantes des illustrations) est la couleur du rêve, de la fraîcheur, de la pureté et de la sérénité. La lecture de ce joli petit poème procure généreusement de la fraîcheur.
De belles images et un rythme qui nous entraîne du début à la fin. Le choix d'ennéasyllabes accentue l'effet musical et poétique
« De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. » Verlaine
Mais ce bel écrit est trop descriptif à mon sens, l'émotionnel fait cruellement défaut. J'aurais aimé moins de visualité et plus de ressentis.
Brisemarine

   brabant   
30/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Charivari,


Y a pas à dire, c'est beau ! Voilà un poème qui part à vau le rêve de reflet d'eau, mais j'aurais placé le rêve au-dessus, vers les nuages et dans le vent, et non au-dessous, vers l'"inerte". L'un va vers les tiges, les feuilles, l'autre vers les racines, les radicelles. Le temps, bien présent dans ce poème, doit y être pour quelque chose. Quel temps chacun traverse-t-il de sa propre existence, de sa propre expérience ? Le temps de chacun diffère. Comme tu es le peintre et le poète, c'est toi qui dois avoir raison, ici, à ce moment.

Je préfère le texte aux tableaux, de loin ; et le premier tableau au deuxième. Mais l'ensemble corrélé est une réussite à mes yeux, à mon entendement et à mon oreille. Y a du Van Gogh en moi !

lol


ps : "s'embrève" : je kiffe !
TB - : (-) parce que je suis du haut et que tu es du bas... de la "grève" :))

   Ioledane   
30/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un poème harmonieux et fluide, où le rythme peu courant des ennéasyllabes coule comme de l'eau.

Une légère réserve sur le vers 9 où le rythme en 3 + 6 n'est pas tout à fait respecté, mais cela reste agréable à l'oreille.

Les images sont 'simples' mais belles ; du travail sur les sonorités également.

Bref, j'ai vraiment aimé ce poème.

   wancyrs   
30/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Chari,

Je suppose que encadrer le texte par ces illustrations c'est parachever ce que le texte démontre en commençant par le temps et finissant par le temps... une espèce de boucle, un cercle infini.

Il y a beaucoup de travail dans ce texte, entre recherche de la rime et du raisonnement, presque mathématique... il y a aussi cette résonance que crée la musique des vers, et ce bleu synonyme d'immensité...

J'aime beaucoup la logique qui découle de ces quatrains. C'est un peu le raisonnement par récurrence mathématique : d'une analogie à une autre, on arrive à une évidence. J'ai juste peur que l'émotion ne soit pas de la partie...

Néanmoins, c'est un bel exercice, un exercice réussi.

Wan

   pokilm   
30/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve la troisième strophe particulièrement belle et évocatrice ainsi que les illustrations. Dommage qu'elles soient deux oeuvres différentes et non le reflet l'une de l'autre . Il est vrai que je pense trop au magnifique poème d'Ariettes oubliées IX où le reflet jouait à l'intérieur du poème ainsi qu'avec l'épigraphe. J'espère ne pas vous faire injure en préférant Verlaine dont je vous remercie d'avoir utilisé le vers impair.
Un texte fort agréable à lire.

   Mona79   
30/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,

Il est beaucoup question de rêve dans ce joli poème, mais il est vrai que le paysage prête aux rêves ses reflets qui se mêlent admirablement à la vie et au temps. J'aime particulièrement le dernier quatrain :

"Comme l'ombre esquisse et parachève
Les objets éthérés dans le vent,
Le concret s'alimente du rêve
Et le rêve est nourri par le temps."

Et l'impair lui va bien.

   pieralun   
1/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis très étonné par ce poème qui ne ressemble pas à ce que j'ai lu de toi Charivari.
Beaucoup d'apaisement, de sérénité, sur le fond et sur le forme.
La musique est douce, lancinante dans le bon sens du terme, au point qu'il faut mobiliser l'esprit pour en écouter le sens.
Personnellement et sans charrier, j'ai pensé à Verlaine et son "arbre par dessus le toit, ou dans le ciel qu'on voit, si bleu, si calme"......je ne me souviens plus très bien, mais j'ai ressenti cette ambiance.
Bravo monsieur....

   Folibri   
1/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des rimes embrassées auraient sans doute mieux retranscrit l'idée de reflet (?), mais le poème est prodigieux. Je dirais : qu'importent les illustrations, elles ne m'ont que peu dérangé.

   melancolique   
1/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Charivari,

J'avais déjà vu ces deux tableaux, et je les ai trouvé magnifiques, cette teinte bleue est vraiment très jolie. En ajoutant ce beau poème, l'ensemble est une belle réussite.

Le poème a un rythme musical, et des images bien trouvées, j'en retiens:

"Sur la berge se scelle et s'embrève
Chaque souche à son double troublant,
Rêve et temps font confluer leurs sèves
Sur le fil entre inerte et vivant."

Le mot "rêve" revient plusieurs fois, mais ça ne me gène pas.

Merci beaucoup pour cet instant poétique.
Au plaisir de te relire.

   Arielle   
2/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce rythme lancinant qui balance à merveille entre rêve et réalité.

Deux rimes, deux univers qui se répondent.
La rive serait le "fil entre inerte et vivant", peut-être ce mot "inerte" est-il trop statique évoquant la mort plus que le rêve. Pour moi le rêve est loin d'être inerte ce qu'illustre bien le reste du poème qui parle de sèves échangées et de nourritures réciproques.
Il est vrai que l'idée de mort est déjà présente dans les deux premiers vers et que tu as peut-être voulu y revenir par cette allusion ...

Je trouve un peu dommage l'utilisation de "surélève" et "parachève" qui me semblent alourdir la musique envoûtante de l'ensemble où la répétition du mot "rêve" ne me gêne pas du tout en revanche.

En dépit de ces broutilles une belle réussite sur le plan musical, un vrai plaisir de l'oreille.

   MissNode   
2/12/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Charivari,
Je fais comme d'habitude : je ne lis pas les commentaires précédents avant d'écrire le mien (chaque fois que je l'ai fait, je n'ai plus rien eu à écrire).

Merci, dès l'abord, de nous projeter dans cette ambiance floue-feutrée-mystérieuse-onirique avec ces deux très belles peintures.

Le (-) de mon appréciation est du chipotage sur les sonorités en "ch" qui écorchent la poésie à mes oreilles là où elles sont placées :
- "chaque souche ..." et "parachève", que par ailleurs, j'ai trouvé incongru comme terme (peu approprié?) à cette belle dernière strophe qui fait la chute

Partout ailleurs, je n'ai trouvé que poésie - images, mouvement, émotions, beaux rythmes et beau choix que ces "neuf-pieds" ['scusez je suis ignare quant aux formes poétiques]
Images bien conduites (je veux dire qu'elles ont bien fonctionné chez moi) et en beauté.

Surtout, votre manière d'amener l'argument "philosophique" sur le temps, qui nourrit les rêves, qui nourrissent le concret ... est une réussite, le thème étant à mes yeux "casse-gueule" ; ici, c'est discret, et ça coule de source avec les visuels et vos mots.
merci Charivari!
MissNode

   leni   
3/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Excuse mon retard J'aime cette association peniture-texte Le peintures sont superbesJ'aime le rythme du poème ses sonorités et ses images Ma préférence va à la 2è strophe que je trouve idoine
La beauté pure de ce texte laisse peu de place pour exprimer des sentiments C'est mon ressenti Bravo Chari Leni

   Lagomys   
3/12/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Charivari

Je ne sais pas si le thème et la figuration sont gémellaires, en tout cas, l'idée est excellente et le résultat à la hauteur du projet.

Faut dire qu'on s'est donné les moyens : la douceur des illustrations bi-chromiques, symétriquement disposées, les rimes duales (embrassées elles eussent été encore plus miroitantes mais le texte aurait sûrement souffert de la gageure).Tout fonctionne par paires dichotomiques ("rêve"/"concret"; "inerte"/"ondoyant"; "aurore"/"couchant"; "scelle", "souche"/"troublant", "éthéré"…) pourtant le mètre est impair, ce qui rend le rythme fluide et mélodieux.

La forme est séduisante, mais ne s'agirait-il pas d'habiles artifices qui cacheraient les insuffisances du texte "à nu" ?

Que nenni, le fond est à la hauteur : la thématique est profonde, existentielle (la sublime troisième strophe engendre la réflexion, cette fois philosophique). La beauté est là : on distingue le grand souci de poétisation; d'évidence, les mots ont été choisis pour leur suavité; de belles choses sont dites, en particulier dans les deux derniers vers, "Le concret s'alimente du rêve Et le rêve est nourri par le temps." : ouaaah !!

"Rêve" revient avec insistance parce que les rêves sont insistants; l'audace était risquée (à fortiori la double participation aux rimes) mais l'effet est réussi, chapeau !

Je ne peux qu'être admiratif,

Lagomys, albédo 0

   funambule   
4/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte en immersion, à la fois précis et inspiré... et qui tire son équilibre de ça. On devine que rien n'est gratuit, que chaque image est pesée, recherchée pour son équilibre entre le sens et la poésie. Pour autant, je ne parviens pas à être emporté totalement. Peut-être que la part de "raison" m'en empêche... ou simplement le sujet, échappant à mes mots.

   Fanch   
18/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Deux choses me touchent
la musique et le rythme qui se dégagent et que je trouve renforcés (dans le bon sens du terme) par les rimes en ève
une richesse sur le fond et une exploitation parfaite des images suggérés par le reflet...il y a une force dans ce texte que l'on ressent de plus en plus au fur et à mesure de sa relecture...et cela, à partir de l'observation de ce simple reflet
bref, une harmonie complète

   LJB   
26/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est en me promenant sur votre site que j'ai découvert ce poème.

J'aime le rythme subtil de celui-ci et ce choix de deux rimes qui semblent se répondre l'une à l'autre.

Les deux illustrations accompagnent délicatement ce poème aux magnifiques reflets.


Oniris Copyright © 2007-2020