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Poésie néo-classique
Chene : Tu viens à mon visage
 Publié le 25/10/09  -  19 commentaires  -  1235 caractères  -  364 lectures    Autres textes du même auteur

L'étrangeté de la voile et du songe.


Tu viens à mon visage



Tu viens à mon visage avec clarté d’ombrage,
Plus claire qu’une nuit aux éclairs de l’orage.
Tu sens la vague bleue translucide et si forte
Au revers de la houle où ton filet m’emporte.
Tu es l’oyat mouvant au cœur des asphodèles,
Ondulant sur la dune où vole l’hirondelle.

Tu viens à mon visage avec tes mots sans voix,
Soupirs, désirs écrits sur le sable grivois,
Tes bras telle une écharpe ou une grande senne
Par le pêcheur lancée de sa yole indigène.
Tu es la rive bleue de falaise et de roche
Pailletée de mica où ma bouche s’approche.

Je viens à ton rivage et me brûle à ta fièvre,
À la chaleur des grès, au parfum de genièvre.
Tu sens le cuivre chaud, le bronze des vestales
Tu respires l’été des langueurs orientales,
Nuque brûlée d’amour et chevelure ardente.
Tu es l’onde elle-même et la vague évidente.

Je souffle à ton rivage et ton cœur s’amarine.
Tu m’es fraîcheur de mer et jour d’aigue-marine,
Horizon de mes soirs où le soleil s’allonge.
Tu m’es l’étrangeté de la voile et du songe
Et l’aube voyageuse au vaisseau de mes bras,
Un délice de courbe au froissé de nos draps.


 
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   ristretto   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
une lecture matinale qui enchante

Tu es l’oyat mouvant
Tu m’es fraîcheur de mer et jour d’aigue-marine,


entre autres, mais c'est surtout le rythme et les assonances , le tout créant un balancement hypnotique ... on tombe sous le charme

merci

   Lapsus   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des vagues de douce sensualité dans ce poème, où tout se joue rapprochement.

J'aime la symétrie du texte apportée par les expressions en amorce des sizains : Tu viens à mon visage / Je viens (je souffle) à à ton rivage, contribuant encore à renforcer le caractère consensuel et réciproque du mouvement.
Les mots sont beaux de leur e muet qui sonne en fin de vers : genièvre, vestale, amarine.
L'amateur de classique remarquera l'absence de diérèse sur "orientales" mais c'est choix d'auteur.

   jaimme   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et là l'avis du "j'y connais rien en poésie, mais je lis".
Les deux dernières strophes sont de toute beauté, j'ai un moins aimé les premières. Pourquoi? Parce que les unes me semblent plus artificielles alors que les autres sont emplies d'images très sensuelles et très belles, qui voguent sur de splendides images.
Mais, bon, c'est pour chipoter. C'est vraiment très beau.
Parmi tout ce que j'ai aimé, je retiendrai surtout:
"Tu sens le cuivre chaud, le bronze des vestales (sauf qu'elles doivent rester vierges, les pauvres!! lol).
"la vague évidente"
et
"Je souffle à ton rivage et ton cœur s’amarine.
Tu m’es fraîcheur de mer et jour d’aigue-marine,
Horizon de mes soirs où le soleil s’allonge.
Tu m’es l’étrangeté de la voile et du songe
Et l’aube voyageuse au vaisseau de mes bras,
Un délice de courbe au froissé de nos draps"
Oui j'ai tout aimé, là!

Merci Chene!

   Garance   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle construction pour un souffle poétique tout en délicatesse.
Un lent déploiement rythmé de clapotis de mots.
La lecture est fluide grâce au jeu d'une métrique maîtrisée qui malgré tout reste discrète.

   bulle   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Harmonie, musicalité, sensualité..
Tout en mouvements délicats et raffinés..
Un beau souffle d'évidences..

   Anonyme   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
tu m'es...tu viens...
"clarté d'ombrage..." je suis pas certain...
La nuit derrière, c'est attendu, suis pas surpris... juste je m'endors...
Tes mots sans voix, ça fait entendu aussi et puis je ne suispas certain d'avoir envie de partir dans tes filets....

J'aime les oyats je ne sais rien des asphodèles (heu c'est koi ce bidule ?)... font-elles le printemps ?

Soupirs, désirs, des mots sans voies...sans parler de sable grivois... ????

J'ai une impression de "me faut une rime, merde, grivois ça le fait"
Les paillettes, j'adore, c'est la fête !

les langueurs orientales, c'est super nouveaux... j'aurais bien vu Océane... une impression de déjà lu, mais alors tant de fois... comme les chevelures ardentes, ça aussi c'est cliché mortel...

Par contre un bonus max pour s'amarine, là je suis époustouflé... magique !

Aigue marine me requliche un brin, mais j'adore cette pierre, associée à la fraîcheur...

Par contre songe et voile, je trouve ça facile... comme la chute.

Au total, pas désagréable, mais bof bon...
Je reste très mitigé

   Anonyme   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Chene... Une bien belle poésie, des alexandrins de belle facture, des tournures élégantes, en conclusion, une très agréable lecture. La poésie dite néo-classique n'a pas les mêmes contraintes que son aînée, la "Vieille classique" si exigente, d'où le grand nombre de rimes féminines et quelques vers de 13 syllabes, mais je te rassure Chene, tout cela ne remet pas en cause la beauté du texte... du moins pour ce qui me concerne.
En attendant une prochaine lecture, merci de la présente. Alex
Ah oui ! J'ai particulièrement apprécié la chute des deux derniers vers

   jamesbebeart   
25/10/2009
Commentaire modéré

   Anonyme   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai démarré ma lecture sans grand enthousiasme, car les premiers vers ne m'ont pas vraiment emportée... je n'ai pas aimé la répétition des sonorités en "age" deux fois dans le premier vers, en plus de la rime du second, j'ai trouvé ça lourd, pas très harmonieux.

Mais dès la "houle où ton filet m'emporte", et surtout "l'oyat mouvant" et les asphodèles... je me suis prise au tableau.

Au début de la seconde strophe, les deux premiers vers m'ont fait un peu retomber à nouveau (je suis aussi étonnée par ce "grivois"... gris-voix ?), mais à partir du troisième vers, et tout le reste du poème, j'ai ressenti une langueur et une sensualité qui ne m'ont plus lâchée.
Juste un petit bémol pour la répétition de "bleue" deux fois en deux strophes.

Mais à part ça, tes images toujours empruntées au monde minéral ou végétal sont vraiment envoûtantes pour moi, et j'ai voyagé sur tes mots océaniques et parfumés avec plaisir.

Les deux dernières strophes sont de toute beauté, un vrai rêve éveillé, j'adore le tout, clichés compris ! Aucune raison de bouder mon plaisir.

   jamesbebeart   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je relis donc ce texte et je vous fait part de mon ressenti. J'ai beaucoup aimé la musique de l'ensemble des vers et le choix du vocabulaire. En particulier les sonorités pour :
"Au revers de la houle où ton filet m'emporte"
"Tu es la rive bleue de falaise et de roche"
"Tu m'es fraîcheur de mer et d'aigue-marine" (superbe)
Merci pour cette lecture.

   pieralun   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une vraie maîtrise de la poésie qui débouche sur un rythme parfait, des rimes ondoyantes et des sonorités modèles.
Ton poème me plait, il est traité à la façon des poètes romantiques: des métaphores et des comparaisons où les sentiments s'emballent dans une composition un peu théatrale: c'est le seul reproche, au demeurant, que je puisse faire à ce très beau texte.
Bravo Chene

   Maëlle   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je ne comprends pas vraiment le choix de l'auteur de ne pas atteindre une régularité qui est presque présente, pourtant. Les "demi-fautes" de rythme casent un peu les pattes du poème, je trouve.
Le choix des métaphores (nature, oiseaux) renforcent l'idée du poème sage, mais sans ambition.

C'est plutôt dommage: la structure du poème est porteuse, le sujet - bien que rebattu - tout a fait bien traité. Mais ça reste anodin.

   thea   
26/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ma lecture fut fort agréable Chêne, beaucoup de belles images douces et sensuelles

j'ai accroché un peu au début sur la lecture de la première strophe (sans doute la répétition de certaines sonorités en milieu de phrase :age, clair.)..mais très vite je me suis plongée avec délice dans ce bain de merveilleuses métaphores..

La nature toujours présente...et ce doux sourire..que je ressens en lisant

Beau travail. Beau partage.

   Pluriels1   
26/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une lente douceur sur un bel égrènement du coeur.

Un petit bémol : ce "sable grivois" (mais c'est personnel : trop sonore !).

... et un petit "trop" de rimes féminines.

Mais un "Bien +" final.

   Lhirondelle   
26/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un pur délice de courbes douces sur tes mots
C'est plein de sensualité
Des rimes le plus souvent féminines qui accentuent encore plus cette sensation de suavité, une abondance d'images
Entre autres :

"avec clarté d'ombrage" - ou les ombres s'ourlent de lumière, un clair obscur du plus bel effet.

"L'oyat mouvant au coeur des asphodèles" - belle image que la mouvance de l'oyat au coeur de ces protégées que sont ces asphodèles (vivaces)

"Soupirs, désirs écrits sur le sable grivois" - ou quand la plage sans "l" devient la plus belle des pages où tout peut s'écrire, seule la marée montante viendra en effacer le sel.

Et je pourrais continuer ainsi de suite à savourer une à une tes images"
Je préfère garder ce temps pour embarquer à nouveau au gré de des lectures et me laisser bercer par le doux clapotis de vagues à marée montante.

Merci pour ce plaisir de lecture Chene

   Marite   
26/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Alors là tout s’accorde, le fond, la forme, le rythme et l’on est touché. Tout est beau, la musique des mots suggère et nous emporte. Quelques-uns cependant m’ont paru ne pas faire partie du paysage : « grivois » , « yole indigène ». A part ça, j’ai beaucoup aimé.

   irisdenuit   
27/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Chene,


Un hommage que j'aimerais recevoir de l'homme que j'aime.

Je ne serai pas originale dans mes commentaires, mais ton poème coule superbe sur les contours de ma journée.

Pourtant pas fan de la poésie classique, ton poème m'embarque tout doucement puis la dernière strophe me séduit complètement.

Voilà !

Bonne continuation.

Amicalement Iris

   LiliBellule   
30/10/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Chene
la sensualité des métaphores et la douceur de l'élision ajoutées à l'alexandrin apportent une grande légèreté lyrique.
Au-delà de la technique, ton poème est un hymne à l'amour.

   Anonyme   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une très belle ode marine à l'amour.
J'aime :
- l'écho du premier hémistiche de chaque quatrain
- les images riches d'un vocabulaire recherché
- l'abondance de rimes féminines, qui (je trouve) renforce la richesse phonétique de ce poème.
J'aime moins :
- la répétition du "clarté" et "claire" sur les deux premiers vers
- quelques hiatus.
Une belle lecture néanmoins.

   Anonyme   
3/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai beaucoup aimé le vocabulaire marin au service de la sensualité.

Ce n'est sans doute pas un thème très original, mais la facture de ce poème, la qualité de ses métaphores, ou de ses images, en font toute la beauté.

Je regrette un peu les deux premier vers, ou les -age me semblent trop nombreux, et la répétition de clarté/claire pas très heureux.

Ce n'est pas grand chose pour un texte d'une telle qualité.

joceline


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