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Poésie néo-classique
pieralun : Pluie d'été
 Publié le 23/10/09  -  19 commentaires  -  754 caractères  -  668 lectures    Autres textes du même auteur

Il y a des jours où tout est gris, où l’on a envie de s’enivrer de tout ce que la nature peut nous offrir pour oublier le terme d’un été, la fin d’un amour. Il y a des jours où l’on ne peut pas regarder les larmes.


Pluie d'été



Il pleut sur le jardin, sagement, goutte à goutte ;
Figé dans ma langueur, je vois mourir le ciel ;
La trame de cristal n’infiltre pas la voûte
Du vieil arbre qui m’offre un refuge éternel.

À mes pieds, brin par brin, s’entrouvre le gazon,
Comme pour convier l’eau que la terre aspire,
Et laisser les parfums, mûris par la saison,
Embaumer la tiédeur d’un été qui s’étire.

Tout contre le vitrail où ruisselle la pluie,
Apparaît son visage aux regards incertains :
Que puis-je y deviner de nos tristes matins ?

Est-il mouillé des pleurs de son cœur qui s’ennuie,
Ou n’est-ce, sur sa peau, que la moire des gouttes ?
Dieu fasse que la nuit puisse les boire toutes !


 
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   Meleagre   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Pieralun,

J'attendais avec impatience ce poème, et je n'ai pas été déçu !
Il décrit avec bonheur un paysage très doux : quelques petites touches, douces et évocatrices, suffisent à nous faire voir, sentir et entendre cette pluie d'été.
Je note quelques réminiscences du poème de Verlaine, "il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville" : "il pleut sur le jardin", 'ma langueur", "son coeur qui s'ennuie". Ces souvenirs poétiques, conscients ou non, contribuent à lier la pluie et la mélancolie, les gouttes et les larmes.

Quelques belles expressions : "je vois mourir le ciel", "Et laisser les parfums, mûris par la saison, / Embaumer la tiédeur d’un été qui s’étire.", et le dernier tercet.
Je trouve d'autres expressions moins convaincantes : "La trame de cristal" (qu'est-ce : les gouttes de pluie ?), "Comme pour convier l’eau" (une diérèse à convier ? Sinon, le vers à 11 syllabes), et "Ou n'est-ce sur sa peau".

Merci Pieralun pour ce beau poème, doux, savoureux et mélancolique.

   Anonyme   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pieralun, c'est magnifique, et je pèse mes mots ! Une histoire d'amour incertain (?) dans l'écrin de velours d'une fin d'été... Je cherche en vain un passage qui supplante le reste, mais non, tout est si doux et mélodieux... Bravo l'artiste ! Alex

   jaimme   
23/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
première strophe:
j'aime beaucoup le "sagement"
Mais pourquoi "éternel"? Le refuge est éternel comme pour tous les arbres, mais pas pour le personnage, je pense.
Premier tercet: j'aime "Que puis-je y deviner ".

Mais en général je trouve les images un peu trop utilisées, un peu trop communes. L'ensemble est beau, mais me touche superficiellement, malgré une musicalité bien adaptée. Pourtant l'exergue m'avait aimanté.

   pieralun   
23/10/2009
Effectivement Meleagre, " CONVIER " est donné par le littré+ en 3 diphtongues.

   Automnale   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Elle est si douce la "Pluie d'été" de Pieralun. Elle convient parfaitement pour débuter une grise, mais tranquille, journée d'automne.

J'ai retenu l'image du ciel mourant... Celle aussi du vieil arbre offrant un refuge éternel. Et, pour le plaisir, je ne puis m'empêcher de recopier ceci : "Tout contre ce vitrail où ruisselle la pluie, Apparaît son visage aux regards incertains : Que puis-je y deviner de nos tristes matins ?". C'est superbe.

J'imagine une musique, légère, sur ces jolis mots que nous pourrions, aussi, regarder comme un merveilleux petit tableau.

P.S. - J'ai noté le pluriel de "regards", mais je pense qu'il s'agit d'une volonté de l'auteur.

En tout cas, merci Pieralun.

   Chene   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pieralun

Tout d'abord mon ressenti personnel : très positif dans l'expression de cette "Pluie d'été" qui traduit "l'automne d'un amour" avec ce parallèle très bien illustré de vers empreints d'un vocabulaire très poétique.

Deuxième remarque sur la forme : En poésie classique et seulement dans cette catégorie, oui "convier" doit être compté comme trois diphtongues. Hors, la publication en "néo-classique" fait naître un doute : la diction "moderne" a tendance à occulter la diérèse. Sinon, on serait en présence d'un poème classqiue.
J'estime en effet qu'un commentaire doit prendre en compte tous les éléments, et notamment le choix de publication dans une catégorie donnée. Mais je m'éloigne de ton poème, désolé, Pieralun.

Pour y revenir je voulais souligner ces quelques vers qui m'ont particulièrement touché :

"Il pleut sur le jardin, sagement, goutte à goutte ;"

"À mes pieds, brin par brin, s’entrouvre le gazon,"

"Dieu fasse que la nuit puisse les boire toutes !


Merci pour ce poème aux accents calmes où percent un peu de résignation et de mélancolie.
Chene

   Anonyme   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une première lecture qui m'a laissé une impression mitigée, une seconde qui la renforce. Ce n'est pas l'idée en elle même que je trouve très bien retranscrite, ce ne sont pas les images qui parlent clairement.

Non c'est un certain "laxisme" (le terme peut paraître fort, mais je n'ai pas mieux) dans l'écriture. Des facilitées auraient pu être évitées:

"Comme pour convier l’eau que la terre aspire": le comme comparatif est lourd, superflu, c'est vraiment dommage.

"Est-il mouillé des pleurs de son cœur qui s’ennuie,": la référence à Verlaine est bien trop évidente! Ce qui gâche le vers qui aurait été beau sinon!

Bref, une bonne idée, assez bien écrite, mais des lourdeurs qui "accrochent" trop le regard et le cerveau.

   shanne   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai bien aimé cette histoire d'eau...cette eau qui s'infiltre lentement dans cette terre, comme la fin d'une histoire...
Merci à vous

   bulle   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je prends l'ensemble, dans sa musicalité, dans ses sens, dans ses images... J'ai flotté dans cette eau..
J'aime vraiment beaucoup beaucoup les sensations et l'expression très harmonieuse..

   Lapsus   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est la peinture d'une scène qui laisse volontairement des questions sans réponses sur l'identité du visage aperçu ou sur les relations antérieures ou futures avec celui (ou celle) qui s'abrite sous l'arbre.
L'eau est incontestablement l'élément premier et transversal du poème, par la pluie ou les larmes.
L'expression est caressante.
Ce sonnet irrégulier (les rimes des quatrains ne sont pas identiques) est une réussite d'un pur romantisme.

   wancyrs   
24/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je me suis laissé allé à lire ce sonnet et je me suis confondu dans le décor.
Un style assez photographique, et le punch ! cette sortie qui m'a laisseé songeur...
Ce visage, un être aimé à qui on ose déclarer la flamme et qu'on guette en tout temps même en temps de pluie ?
Et cette volonté de voir cesser ces souffrances, jusqu'à implorer DIEU...
Merci Pieralun pour ce moment d'émotion.
Au plaisir de te lire

   Lhirondelle   
26/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Pieralun

Les deux premiers quatrains m'ont conduite, vers après vers, à me poser dans l'atmosphère et le décor de ce jardin, et au point de regard où va s'ancrer ensuite (dans les deux tercets suivants) le "sujet" et la couleur de l'émotion.

J'aime beaucoup l'enchaînement des interrogations d'un tercet à l'autre qui mène à ce vers final que je trouve d'une très grande sensibilité "Dieu fasse que la nuit puisse les boire toutes !"

Je suis très sensible à ce style où la poésie transparaît dans chaque image et sur le beau tissé des mots.

Ton poème étant posté en Néo classique je n'y mettrai qu'un petit bémol déjà cité sur le vers "Comme pour convier l'eau que la terre asprire", un peu moins harmonieux lors de ma lecture autant mentale qu'à voix haute.

Merci pour l'émotion poétique
Au plaisir de te lire

L'hirondelle

   Pluriels1   
26/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un "beau" Verlaine et tout est dit :

un lent chemin dans le chemin de l'eau
un descriptif qui rejoint le contemplatif du songe

et

ce soleil de nuit qui promet l'espérance.

Un beau travail.

   irisdenuit   
27/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut,

Une langueur nostalgique que je ressens très fort tout au long de ton poème. Peu importe le classique ou le libre, l'important pour moi dans la poésie est d'éprouver des émotions et de sentir que l'auteur habite son poème.

Le seul petit bémol c'est le -sagement- dans la première strophe. Tout simplement parce que déjà le goutte à goutte nous donne l'image.


Amicalement, Iris

   Anonyme   
29/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau poème verlainien, plein de mélancolie...

J'aime beaucoup les tercets, et le surprenant vers final.

Un petit bémol pour "sagement" au premier vers (pourquoi pas "doucement" ?)

   LiliBellule   
30/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une pluie d'été qui nourrit les sillons, embellit la terre mais parallèle à la tristesse dont le dernier vers donne la teneur : la présence intérieure de l'amour (dans l'espoir de sécher les larmes). Une belle écriture.
merci pour ce partage.

   widjet   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un joli poème, sensible qui nous rappelle combien la pluie est un formidable prétexte pour masquer nos chagrins. L’homme questionne, mais finalement le mystère demeure…

C’est simplement et poétiquement dit.

Je n’en demande pas davantage.

W

   Anonyme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un fort joli sonnet que je découvre tardivement ...
Le parallèle entre la pluie et la tristesse, bien qu'assez banal, est élégamment et efficacement mis en musique ; j'y relève aussi de jolies formules comme "je vois mourir le ciel" ou "Que puis-je y deviner de nos tristes matins" ?
J'ai aimé me laisser gagner par cette douce mélancolie, au fil de la lecture.

   BernardG   
2/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Votre poème est beau !

Il développe très bien cette tristesse qu'engendre les journées de pluie et vous y incluez (peut-être !) une peine de coeur.
Les vers s'enchaînent parfaitement et l'ensemble est compréhensible ☺.....Ce qui n'est pas toujours le cas dans nombre de poèmes.
En le lisant, j'ai revu quelques images d'un essai retrouvé d'Alain Fournier (Colombe Blanchet) où un étudiant laisse la mélancolie l'envahir face à une longue journée de pluie et d'ennui.

Bien à vous

Bernard G.


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