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Poésie néo-classique
Chenier : Étreindre l’amour, des blancheurs immaculées de son aile
 Publié le 09/02/08  -  1 commentaire  -  2736 caractères  -  5 lectures    Autres textes du même auteur

L'amour insaisissable, qu'on croit pouvoir saisir, et qui s'échappe toujours...


Étreindre l’amour, des blancheurs immaculées de son aile



Étreindre l’amour des blancheurs immaculées de son aile ;
— Et tandis qu’elle s'enfuit, étrangement si douce et belle,
Et, cambrant son buste splendide de ses reins,
Étalant fièrement sa chevelure d'or sur ses larges seins
Et son ventre enflammé coloré d'écume de neige noire,
— Amoureuse, elle, qui entrevit cet amour comme une gloire
Fort, ceint d’étoiles sur son vaste corps que nous adulions,
Elle s’avança encore, et je ne vis que son corps doux, à l'horizon !
La lune d'été évoquait vaguement un corps nu éclairé
Toute dénudée, elle était encore devant sa pâleur dorée
Le vent faisait ondoyer sa lourde chevelure, cachant ces yeux bleus
Dans la plaine mélancolique, où l'écume forme des étoiles,
Je la regarde, si belle évoluant dans un ciel silencieux...
La blanche beauté si pure, laisse voltiger son voile,
Elle si timide, n’osant avouer son amour au bel alcyon,
— Et lui jetant son corps dans un pâle rayon...
— La Source de sa tristesse, agonise dans une extase...
— C'est l'Hamadryade amoureuse qui rêve et s’embrase,
Au beau jeune homme blond,
Étreindre l’amour des blancheurs immaculées de son aile ;
— Et tandis qu’elle s'enfuit, étrangement si douce et belle,
Et, cambrant son buste splendide de ses reins,
Étalant fièrement sa chevelure d'or sur ses larges seins
Et son ventre enflammé coloré d'écume de neige noire,
— Amoureuse, elle, qui entrevit cet amour comme une gloire
Fort, ceint d’étoiles sur son vaste corps que nous adulions,
Elle s’avança encore, et je ne vis que son corps doux, à l'horizon !
La lune d'été évoquait vaguement un corps nu éclairé
Toute dénudée, elle avait encore devant sa pâleur dorée
Le vent faisait ondoyer sa lourde chevelure, cachant ces yeux bleus
Dans la plaine mélancolique, où l'écume forme des étoiles,
Je la regarde, si belle évoluant dans un ciel silencieux...
La blanche beauté si pure, laisse voltiger son voile,
Elle si timide, n’osant avouer son amour au bel alcyon,
— Et lui jetant son corps dans un pâle rayon...
— La Source de sa tristesse, agonise dans une extase...
— C'est l'Hamadryade amoureuse qui rêve et s’embrase,
Au beau jeune homme blond, que son onde lumineuse a pressé.
— Une brise de zéphyr d'amour dans nuit, où j'ai rêvé et qui a passé,
Là ! Où le feu sacré de l'amour règne, sous l’ombre des grands arbres,
Impérialement debout comme des soldats, ces sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels tu bâtis ton amour dans son nid,

— Tandis que moi, j’écoute monter les plaintes d’amour d’un monde infini !
L'onde lumineuse a pressé.


 
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   Anonyme   
9/2/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
Je ne sais trop pourquoi cette prose versifié me fait penser à Richter..

étonnante composition

 

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